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[RP] Là où les épées se croisent, tout près d'Aix.

Flore
Enored a écrit:

Dia dhuit jolie fourmi éclaireuse ! La colonie est arrivée ! On s'installe où ?


Vous pouvez établir votre nid ici. Le lieu est sûr. Rit et accueille Enored par une franche accolade.
Tu vois ? C’était facile de traverser les lignes ennemies ! Seule ombre au tableau, Nanou. J’attends des nouvelles mais en même temps, il paraît que les félons ont encore massacré des civils. J’espère qu’elle n’est pas parmi ces malheureux. Elle est si jeune. Nous n’aurions peut-être pas dû la laisser partir seule, vu les exactions régulières des marquisaux.
 
Marque une pause, pour effacer de son esprit les visions du sort possible de sa petite cousine. La guerre a déjà touché nombre de ses amis et de plus en plus souvent, son imagination s’égare douloureusement à travers les tentatives d’explication des épreuves qu’ils ont endurées.
Flore ne peut se permettre de se laisser envahir par ces pensées terrifiantes et sa tactique, efficace, est de se concentrer rapidement sur autre chose.
Elle enchaine :

Le départ est pour très vite. Nous voulons tous en finir avec les derniers défenseurs du marquisat. Tu peux rejoindre Sofio. Elle seconde le Capitaine Namaycush. Tu recevras ton affectation au sein de l’armée.
Je suis dans la section « Baston », sous les ordres de Gorborenne. Tu ne peux pas le rater si tu le croises. Je suis plutôt confiante pour la suite, malgré que ce soit ma première expérience au combat.
Tout dans cette armée démontre leur professionnalisme. Les affrontements seront éprouvants mais l’entraînement des soldats de Pa Capituna leur donnera un avantage certain.
Les soldats du MAO ont pour eux leur instinct de survie, décuplé par la peur au ventre. Ils se battent pour une cause illégale, condamnée par l’intégralité des Royaumes connus.
Naturellement, ils ont suivi les dirigeants qu’ils connaissent et aujourd’hui, ils constatent leurs mensonges et sont témoins de l’expression de leur haine partout où un débat naît. Résultat, plus de tribune d’échanges.
Les marquisaux ne combattent pas seulement sur le champ de bataille. Ils tentent de museler l’opposition par tous les moyens. La raison est tellement évidente.
Leur tromperie ne peut tenir la route face aux arguments légitimes de l’Empereur, du Roy de France et du Pape.

Sourit en coin.
Eux peuvent périr écrasés sous cette pression. J’aimerais par contre que le peuple provençal ouvre les yeux.
 
Flore laissa la parole a l’irlandaise, la conversation ne continua pas longtemps sur la politique.
Elles eurent même l’occasion de partager une bouteille de vin rouge, bien utile pour se détendre avant de retourner dans l’arène.

 
 
Nuit du mardi 2 au mercredi 3 mars – Début des travaux de désherbage en zone aixoise
 
 
Les instructions étaient claires. Attaque cette nuit sur le flanc de l’ennemi. Profiter au maximum de l’effet de surprise. La mission était donc de se faufiler à travers les buissons discrètement jusqu'à la position choisie pour l'assaut.
Flore regrettait de ne pas avoir choisi une tenue foncée chez le tisserand. Elle avait encore cherché des couleurs aisément repérables, ce qui en ce moment n’était guère approprié. Heureusement, la lune se montrait timide. Camouflage chanceux.
Première expérience sur le champ de bataille. Elle obéissait sans contestation. Lorsqu’on ne maîtrise pas une situation il est toujours préférable de se taire et faire preuve d’humilité devant ceux qui savent, plutôt que de parler pour se faire valoir vainement.
Flore évolue au milieu de la lance, attentive aux mouvements de ses compagnons. Parmi eux, Samuel. Aucun mot n’est échangé, la concentration est maximale. Ils aperçoivent enfin les étendards ennemis. La demoiselle sourit. Ses informations se révèlent exactes.
Ensuite, l’attente, nervosité contenue, répétition mentale des gestes d’attaque et esquive puis …

Lueur aveuglante


BAAAAAAASTOOOOOOOON!!!!

Le signal ! Ils surgissent de leur cachette, galvanisés par le puissant appel du géant. Devant eux, les adversaires restent un instant interdits devant l’imposante silhouette. Il n’en faut pas plus pour qu’ils soient face à face, se lançant sauvagement dans la bataille.
C’est très rapide, bien plus que ce que Flore imaginait. Des coups fusent de tous les côtés. Peu aguerrie au combat, il lui est très difficile d’esquiver et de se mettre en position pour porter une attaque. Sa hache est affûtée, relativement légère lui a-t-on dit mais ses mouvements sont trop lents pour mettre à mal un adversaire. Flore commence à s’énerver de cette incapacité à toucher du félon lorsque leur chef de section ordonne le repli.

On se replie, dans le maquis, on ne laisse personne! Isa, On les couvre!
Pas le temps de voir qui c’est, ni de la jouer délicate. Les compagnons au sol sont ramenés au plus vite dans les broussailles. Flore reconnaît alors Samuel, inconscient. Effrayée, elle recule, incapable de l’examiner de peur de découvrir sa mort. Gorborenne et Isa poursuivent la lutte. Ils les rejoignent rapidement. Enfin, il lui semble. Elle ne sait pas, le temps ne s’écoule plus normalement. Elle est là, en face de son cousin grièvement blessé, ou pire encore et voit pour la première fois, concrétement, les drames causés par cette guerre. Un sentiment de haine monte en elle à l’encontre de la fausse marquise. Pauvre folle ! Tant de sacrifices pour un trône volé !

Leur lance retourne au campement. La bataille est terminée … pour ce soir. Les marquisaux s’occupent aussi de leurs compagnons tombés. Le géant couvre leur retraite par un joli feu de joie. Les paroles entendues entre soldats font état d’une correction infligée aux félons. Flore n'est pas pour autant rassurée. Elle s’inquiète pour Samuel, emmené à la tente d’infirmerie. Elle serait inutile là-bas, elle ne connaît la médecine que par ses lectures à l’Université de Genève.
Elle doit savoir pour les autres.
Les informer que Samuel est blessé. Oui, elle dira ça. Il n’a pas bougé depuis leur retour du champ de bataille mais ça ne veut rien dire.
Il est inconscient. Oui, c’est ça. Il ne peut en être autrement.

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Sofio
Il va être l'heure azou!!magne toi rhabille toi secoue toi!!

Elle l'avait repoussé ses lèvres apaisantes, retiré ses mains de douceurs en se levant d'un bond, dehors les lances et les hommes s'agitaient, dehors le combat s'annonçait.

Quelques instants avant ,elle était plongé, dans une béatitude totale, entremêlée de rêve et de passions, les corps s'étaient exaltés, pour en oublier la guerre et les tourments, blottie au creux de ses bras le temps avait passé si vite.


Se rhabiller et ne pas penser, s'équiper et afficher un sourire, alors que son cœur tremble de le perdre ses paroles se veulent rassurantes, il fallait déjà se séparer pour que chacun rejoigne sa lance, sa place, bref baiser, mais se voulant garder sur ses lèvres son empreinte un moment.

La marche sous la lune, les pas feutrés sans silence, le branle bas d'une armée partant en guerre sans les chants l'accompagnant, la route est longue, la route est noire, elle n'entend que ds murmures dans les rangs serrés, Ombres de la nuits, hé toi la lune t'es ou ce soir tu te caches?t'as la frousse?donne moi de ton rayon, que je puisse voir ou je fourre mes godillots, tant que ca avance devant, c'est que nul obstacle ne se présente.

Je fous quoi la?me peler les miches, rien a grailler de consistant, adieu belles tavernes, ou chaleur et bières, envoutent mon corps et mon esprit, quand vous reverrais je?
je suis pas chez moi la, ma terre d'Auvergne j'en vois pas les contours, et mes hauts volcans ont disparus, se sont éteint comme dans un souffle.

Avance.

La colonne de fer s'arrête d'un coup, le cliquetis des armes se tait, plus aucun bruit,j'entends une respiration pas loin, et je vois....les remparts de Aix, ses cheminées fumantes, et le son des pas et chevaux qui s'avancent vers nous.

Une course effrénée, et déjà les premiers sons de fers, puis des cris, des coups, dans la nuit, un homme est la tout prêt il est pas des siens, il pue la La Provence, il ne chante pas le son des cigales pourtant!! elle fonce sur lui, l'abattre et le voir trainer au sol telle une bouse coulante, il finira au sol, a ramper sur le coté.

Qu'il crève, comme un puant, et que son sang impur se répande en tous vents, colère, pas bon, raisonne, ou sont les autres....

Revenir au devant, et frapper, taper jusqu'à ne plus rien voir , saleté de lune tu le paieras,un homme est la au sol, elle reconnait Rasta....nom d'un chien, tant de guerre en son nom, il a fallu qu'il tombe ici loin de tout.

Plus loin , elle voit une hache, qui tournoie, des gens tombent partout, son épée se marre, elle s'éclate elle pourrait l'entendre se gausser si partout, autour et encore la des bras, des mains au sol.....

Dans un mouvement, de vide elle sent de la chair sous son épée, il est la face a elle, un soldat du chien, ses yeux la fixent, elle regarde ses entrailles, du sang gicle, tu as pris l'épée du sang, son sang est dans toi, et te feras crever, regarde moi bien, je suis auvergnate chien, la terre des volcans qui restent calmes des années avant de fumer un jour pour tout renverser!!regarde moi chien, ne fermes pas encore tes yeux , tombe doucement, meurs en souffrant je le veut!!!


Elle cherche azou, ne le voit pas, ou es tu amour, m'entend tu, pas le temps... c'est fouinage ou tabassage, elle retourne, dans la mêlée, boucherie de sang, Provence tu ne passeras pas, on en crèvera tous les uns après les autres. Amas de corps enchevêtres, terre ensanglantés, du ruisseau le sang de la gloire coulera, qu'il aille porter a la mer, l'air de liberté, nous ne sommes pas vaincus, certains sont tombés et ont soufflé aux vivants la rage de vaincre.

Petit matin, l'heure de compter, passer dans les rangs, soutenir des regards, chercher les siens,jordan..toetus, ninon a le regard voilé mais elle est debout droite campée sur son arme, son regard s'eteind ou est son breton merdum!! pas ca, elle s'approche d'elle la regarde


Way??

Nul besoin de plus, quand on connait la tristesse qui peut habiter parfois dans le larmoiement d'une larme prête a perler, et deja il faut panser et penser.

Saleté de lune tu ne m'a pas causé ce soir.



Citation:
pénétrant.
03-03-2010 04:08 : Vous avez frappé Callishane. Ce coup l'a probablement tué.
03-03-2010 04:08 : Vous avez frappé Majico. Vous l'avez légèrement blessé.
03-03-2010 04:08 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "L'Arlesienne" dirigée par Lila, l'armée "La Mistrale" dirigée par Hersende, et l'armée "Le Scorpion Noir" dirigée par Blackwolf777.

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Enored
Fébrile attente … inquiétude fébrile … où quand tout bascule à nouveau ?

L'accueil de Flore était à la hauteur de la jeune femme. Une tente plutôt spartiate, mais une bonne bouteille de vin pour étancher la soif et la fatigue de la route aussi. Mauvaise nouvelle confirmée. Nanou manquante aurait été attaquée. La mercenaire serra les poings en écoutant Flore parler de sa petite cousine. Elle ne savait que trop bien ce dont ils étaient capable. Changer de sujet vite. Se concentrer sur autre chose rapidement. Flore esquiva ses sentiments. Parler tactique évidement.

Trouver Sofio bien … elle ira. Nom mémorisé. Se concentrer sur la suite. Flore expliquait le professionnalisme de l'armée qu'ils avaient rejointe, détaillant un tas de chose. La mercenaire la sonda du regard et comprit. Inquiétude du premier combat. Normal. Elle la laissa finir sans intervenir. Certains mots firent leur chemin dans son esprit. Peut-être était-il temps de dire ce qu'elle avait entendu.


A propos de tromperie … une partie des paroles de Ledzeppelin me sont restées en mémoire. Elle a parlé quand j'étais prisonnière. Il doit y avoir une partie de vérité. Elle a, sans le nommé, parlé de quelqu'un de notre camp qui aurait rejoint le sien. Un traitre … je peux pas te dire pourquoi mais j'ai de suite pensé à Agadir … je ne l'ai jamais vraiment senti … j'en avais parlé avec Samuel. Mais bon passons … on tirera ça au clair je suppose. Elle parlait d'un traité à Aix la Chapelle pour monter un Etat major … j'avoue j'ai pas tout compris et je n'étais pas forcément en état de comprendre.

L'Irlandaise avala une gorgée de vin avant de poursuivre et prit le temps de mettre de l'ordre dans ses souvenirs

Tout ça pour dire qu'il tournait le dos à l'empire, il me semble … Ensuite elle a parlé de changement de suzerain histoire de garder son titre … il me semble que … ce n'est pas sa faute si l'ancien est mort et que le domaine est confié à quelqu'un d'autre non ? Pour finir elle a causé de l'arrivée d'une cinquantaine de Templiers, ça ça pourra peut être être positif pour nous qu'en penses tu ?

Nouveau silence le temps de boire une nouvelle gorgée … Ha oui et puis nous sommes passés de menu fretin à guignols … une promotion du crois ? C'est en tout cas ainsi qu'elle nous nomme … La rouquine préféra ne pas revenir sur le fait que l'ancienne comtesse veuille absolument capturer Samuel, puis le fait que ça ne devenait plus si urgent … elles en avaient déjà parlé au campement du Sagittaire. Le reste de la discussion évita tout sujet douloureux, elles envisagèrent l'avenir, les bateaux sur lesquels elles navigueraient un jour … des projets pour tenir.

En fin de journée, l'Irlandaise quitta la cousine de son ami pour retrouver Sofio qu'elle découvrit en taverne. L'accueil, une fois la méfiance passée fut plus que chaleureux. Un peu perdue au milieu des couples, l'Irlandaise ne parla que peu … fait qui lui était coutumier. Pourtant la chaleur humaine éprouvée ce soir là lui fit du bien. Rapidement, elle regagna sa tente. Repos jusqu'à ce que l'ordre de départ soit donné …


Nuit du mardi 2 au mercredi 3 mars – un peu d'action pour se mettre en jambe et puis …

Fébrilité dans le camp. Chacun rejoignit sa section. L'Irlandaise se retrouva dans celle du Capitaine … carrément … rassemblement. Ecouter les ordres en silence. Pensées pour ses compagnons loyalistes, pour lui … penser puis oublier. Oublier pour combattre. Combattre pour rester en vie parce qu'elle lui a promis.

Puis l'armée se mit en branle … se frayant son chemin dans la campagne aixoise pour arriver à ses fins. Le combat enfin. L'assaut fut donnés. Coups esquivés, estocs portés. Rage au ventre, instincts guerriers. Elle frappa sans faiblir jusqu'à ce que l'ordre de replis soit donné. Incertitude du résultat pour la mercenaire devenue un moment petit soldat. Promesse tenue : elle était en vie.


Après la bataille … retour au campement ... gouffre qui s'ouvre et tout s'effondre méchamment …


Arrivée au campement, le coin des loyalistes, ils sont tous là … tous … non. L'Irlandaise fit irruption dans sa tente, il devait être là … se reposer et … lit vide. Coeur qui manque un battement. Sang qui se glace non … non il devait être avec le Capitaine pour parler de la suite et … sortie rapide de la tente pour se retrouver nez à nez avec Flore. Flore … leurs regards se croisèrent et … la rouquine comprit.

Un gouffre aurait pu s'ouvrir sous ses pieds qu'elle n'aurait pas sentit la différence. Machinalement elle rechercha la tente des blessés. Oui car il ne pouvait être que blessé … il ne pouvait pas mourir il lui avait promis de rester en vie. A mesure qu'elle s'approchait, ses pas se firent moins surs … main tremblante posée sur la porte de toile, longue inspiration. Toile de tente repoussée entrée.

Chaos, douleurs, gémissements, et silence. Silence pensant qui venait de ce corps qu'elle ne connaissait que trop bien. Gorge qui se sert un peu plus à mesure que ses pas la rapprochait de lui. Non … pas lui …

Au pied de son lit elle était là, debout, paralysée, sans réaction, regard fixé sur sa poitrine pour essayer de la voir bouger. Il est en vie il ne pouvais pas mourir pas maintenant. Un pas et sa main frôla la sienne. Chaude … sa main était chaude. Soulagement égoïste. Il vivait, dans un sale état oui mais il vivait. On lui avait déjà prodigué les premiers soins … Mort c'est du froid qu'elle aurait ressenti … il était en vie … son torse se soulevait faiblement mais il respirait …

La mercenaire s'approcha encore, saisit sa main dans la sienne et s'accroupit à côté de lui. Murmure au milieu des gémissements des blessés.


Tu n'as pas le droit de me faire ça … reviens … tu m'as promis de tout faire pour rester en vie et tu es là … allongé … tu vois … j'ai tenue ma promesse. Je suis en vie ! Reviens mo rùn … reviens … ne me laisse pas tu n'as pas le droit. Reviens …


Colère, peur, inquiétude, détresse, tristesse. Tout était mêlé dans l'esprit de la jeune femme à cet instant. Une larme perla sur son visage, puis une autre. Elle aurait eu envie de le frapper pour qu'il se réveille, de le secouer pour qu'il réagisse. Colère, tristesse, désespoir, inquiétude, rage. Pourquoi n'avait-elle pas été dans sa section ? Elle aurait pu le protéger elle … paupières qui papillonnent pour chasser les larmes qui affluent. Rester forte pour lui, pour tenir le choc lors du prochain assaut et pour revenir en vie. Soupire. À quoi cela servait-il de revenir en vie si lui laissait la sienne ici ? Non il devait revenir il n'était qu'inconscient. Oui inconscient, donc il n'avait pas entendu … Murmure.

Reviens mo rùn … Is tú mo ghráje t'aime …

Elle ferma les yeux, décidée à rester à ses côtés jusqu'à ce qu'il soit l'heure de repartir au combat.

Citation:
03-03-2010 04:08 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "L'Arlesienne" dirigée par Lila, l'armée "La Mistrale" dirigée par Hersende, et l'armée "Le Scorpion Noir" dirigée par Blackwolf777.

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Caline
Voyage vers Arles en solitaire d’abord, puis en groupe...arrivé sans encombre mais inquiétude pour Nanou dont ils n’ont plus de nouvelles...installation, affectation, départ pour Aix, réunion, ordre…la bretonne ne réfléchi pas à quoi bon penser au lendemain et aux possible conséquences, elle les connaît, elle sait pourquoi, pour qui elle va se battre.
Parler, se mêler aux autres, se lier d’amitié un peu plus ? Non, elle n’en ressent pas le besoin, elle n’est que calme et sérénité, sentiments étranges qui l’habitent à la veille du combat…pour certain, elle doit être folle d’être si détachée de toute cette histoire, de tout ce qui se trame, de tout ce qui les attends…mais c’est sa force, elle n’en sera que plus efficace et si jamais elle tombe au combat, peut importe, elle ne sera pas tombé inutilement.

Combat, sanglant, violent de part et d’autre…la bretonne ne tombe pas et pourtant elle a failli lorsqu’un coup est venu la prendre par surprise, la faisant tomber d’une masse…sans doute le combattant pas très expérimenté la cru-t-elle morte et passa à autre chose car elle s’en sortait sans aucune blessure.

Arrêt du combat pour le moment, retour au campement sans un mot. Regard vers les blessés ramenés vers le campement, souvenirs de son passage dans l’armée Flamande en tant qu’infirmière, elle allait se débarrasser de son harnachement et aider à soigner les blessés. Passage dans sa tente pour cela, prise de sa sacoche d’infirmière qui ne la quitte jamais…regrets, douleur du souvenir qu’elle n’a pas réussi à sauver celui qu’elle aimait malgré cela…

Ses pas l’amènent à la tente des blessés nombreux, toujours trop nombreux en temps de guerre. Parcours rapide du regard pour tomber effarée sur la chevelure flamboyante de la rouquine penchée sur un corps…nul besoin pour elle de se rapprocher, elle sait à qui appartient le corps du blessé, elle sait car elle connaît son amie…chasser au loin, les sentiments, ne pas se souvenirs de la douleur éprouvée quelque mois plutôt…chasser tout cela et devenir insensible pour être efficace.

Elle s’approche des infirmières et des médecins présents, rapide discussion pour proposer son aide. Aide acceptée, il n’y a jamais trop de bras pour soigner. Elle ferra de son mieux si elle ne revient pas blessée des combats futurs. Regard qui se tourne à nouveau vers son amie, elle sait qu’il est vivant que les soins lui ont été donnés rapidement, vira-t-il ou pas ? L’avenir le dira...elle espère que oui, pour elle, pour lui aussi. Elle se détourne et se dirige vers le blessé qu’on lui a désigné, elle ira les voir plus tard…


Citation:
03-03-2010 04:08 : Maephisto vous a frappé Ce coup ne vous a pas blessé.
03-03-2010 04:08 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "L'Arlesienne" dirigée par Lila, l'armée "La Mistrale" dirigée par Hersende, et l'armée "Le Scorpion Noir" dirigée par Blackwolf777.

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Isabeau
Arrivée au campement

Après avoir appris que sa fille Nanou n'était pas là, on lui dit qu'elle a été touchée. La rage au coeur tel une mère voulant protéger son enfant, elle le prenait difficilement qu'on lui est fait mal. Le destin l'amenait à ne pas s'apitoyer et à continuer d'avancer malgré les épreuves. Isabeau accompagnait la capitaine Enored et les autres. Nous voilà enfin devant toute cette armée à la recherche de Flore. Comme tout est bien fait, la voici nous indiquant nos places et qui faut-il rencontrer pour que les lances se fassent. Les informations arrivent de tous les côtés, Isabeau tu es avec ce groupe et toi celui-ci et toi là-bas. C'est hallucinant. Le mot d'ordre était que chacun se repose car bientôt le combat y fera place. On nous demande si nous avions de quoi manger, et bien au petit soin vraiment. Elle prit plume et écriva à celui qu'elle aime rapidement. Elle attacha le tout à la patte d'un pigeon, un baiser et hop le voilà parti pour rapporter les nouvelles.

Nuit torride du 2 au 3 mars

Avançant d'un pas sûr et exécutant les ordres, Isabeau main sur son épée prête à attaquer se répétant faite qu'Aristote soit juste envers ce combat. Elle avait dit à Samuel elle sera forte parce qu'il lui demanda et de choc oui elle le jura pour Nanou et Sandro oui pour l'honneur d'être mère et pour Samuel père de ses enfants elle devra l'être. Elle lui a promis de ne jamais baisser les bras.

Ça y est ce fut parti, le signal d'alerte et fit face à la mascarade. Isabeau prit tout son courage et sa force puis frappa l'ennemi sans peur ni émotion. Elle donna des coups d'épée et lança des cris de rage à chaque fois qu'elle devait forcer. Puis repartit vers une autre personne sans relâche et s'élança de plus bel. Elle fit face à un homme cette fois-ci, un dur à cuire mais elle ne broncha point et le frappa de toutes ces forces. Elle vit l'homme s'effondrer devant elle, saignant, et le regarda avec du mépris puis le poussa et il tomba là inerte.

Citation:
03-03-2010 04:08 : Vous avez frappé Wigwam. Ce coup l'a probablement tué.


L'ordre fut donné à l'instant pour revenir au campement. Son énergie était à son comble et le feu dans son regard n'arrivait pas à s'éteindre. Rage...


Retour au campement

Isabeau tenta toujours de se calmer, elle chéquait de tous ses membres. Quel combat! Elle aperçut Flore qui semblait peinée. Un malheur pas vrai pas l'un des nôtres, elle la suivit vers la tente de l'infirmerie. Elle entra et vit la capitaine au chevet de Samuel.

Nonnnnnnnnnnnnnn!

Un cri comme un coup de poignard, les larmes et la rage puis les gens essayant de la sortir des lieux parce qu'elle est trop traumatisée de la situation. Elle n'arriva pas à se contrôler, sans était trop. On s'occupa de la calmer malgré tout et la ramenant à sa tente. Pauvre Isabeau pas de chance... sa fille maintenant son meilleur ami père de ses enfants.
_________________


Azoura
Yeux fermé,sourire affiché,souffle légé,allongé sur paillasse,l'esprit de la "brute"vagabonde en un rêve futur...vision de sa divine ayant laissé braie et chemise pour une tenue somptueusement blanche,regard sur sa main offerte,posée dans la sienne ,un peu moite, quelque peu tremblante...un anneau tenu délicatement entre deux doigts glissant le long de l'auréculaire gauche de son élue ...instant merveilleux,scelant leur amour réciproque,amour pur ,vrai ,celui que l'on rencontre qu'une fois dans sa vie ...
Son coeur bat la chamade,résonnant jusqu'à ses tempes...
A sa demande...""Veux tu devenir mienne pour la vie"" avec anneau à l'appuis ;elle répond un OUI clairement audible...

"""Il va être l'heure azou!!magne toi rhabille toi secoue toi!!"""

Yeux qui s'écarquille,tiré du sommeil,les images arrivent mais sans de suite comprendre...quelque instant de flottaison cérébrale...

...QUOIIII...ouiii AZOUU...moiii...magne toi!!!

"Magne toi"...mot magique qui l'extirpe de ses songes...maintenant il l'a voit ,nue, bien fichue ,s'affairant à cacher ses formes qu'il avait eu bien loisir ,cette nuit la, à répertorier sous ses caresses manuelles,tentales....

Il l'aimait sa Sofi...

Se lève,pas trop presser,s'habillant par des gestes précis,jetant un oeil sur son amour déja bien nerveuse..elle est prête...s'approche et colle ses lèvres aux siennes, brèvement mais avec insistance...elle fait volte face et avant qu'elle ne disparaisse totalement,il lui lance...


Fais gaf à tes fesses..t'as intérrêt à me les ramener en entières!!

Petit sourire complice remplacer par la fermeture de la toile de tente...il sait qu'elle à peur pour lui....pour eux...
Azou se rassure intérieurement ,termine de prendre son attiraille et rejoint les rangs,la lance du capitan...

Pas en retard,il s'avance comme tous les autres,s'enfonçant dans la tourmente,arme au poing,le premier qui vient il le massacre pour effrayer le suivant,coup psychologique!!

Les armes déja s'entre-choquent,les cris déchirent la nuitée,azou cherche sofi, la trouve non loin ,toujours debout sur ses gembettes,sa lames à déja frappée,il voit un corp s'écrouler...

Revenant à lui,une futur victime surgit bien décidée d'en finir et le couper en deux...Mal donne,Le Beau Gosse est sur ses gardes ,il en faut plus pour le mettre à terre...il esquive par un petit pas de coté évitant ainsi le mouvement du provençal et sans attendre ,en un moment d'éclair,sa lame est déja en fin d'exécution,l'homme fléchit,s'écroule d'abord à genoux puis se couche en un râle final...il est mort!!!



03-03-1458.... 04h08 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "L'Arlesienne" dirigée par Lila, l'armée "La Mistrale" dirigée par Hersende, et l'armée "Le Scorpion Noir" dirigée par Blackwolf777.

03-03-1458.... 04h08 : Vous avez frappé Max_xyl. Ce coup l'a probablement tué.




Plus loin ,coté ""baston",on crie retraite...azou se dit: tant mieu,limiter les pertes et panser nos blessés....demain y aurra une suite..aussi sanglante...inévitable...faut terminer ce que l'on a commencer cette nuit..
_________________
Gorborenne
[Les trois-quart du sacrifice de Mars - Trames et Libations.....]

Les combats se poursuivent avec rage, les chocs des aciers chantent sans relâche..... Le Géant contemple d'un œil presque paternel ce qui lui reste d'hommes. La Section Baston est rentrée éprouvée, ramenant ses blessés. Peut on parler de camp quand il n'y a qu'une seule tente? L'infirmerie est là dans l'attente...... Ou pas...... Quelle cohue y règne déjà qu'on croirait que s'y déroule les combats...... En vérité, la bataille qui sous la toile commence sera bien plus rude et longue que celle qui déjà dehors fait silence..... La Mort s'est semée sans peines coulant des lames comme le sang des veines, à grands prix se sauvera la vie, trainant à jamais les traces d'aujourd'hui.......

Le Géant passe le rabat, sur l'épaule un blessé, cherche un lit une paillasse, déjà toutes occupées..... Trouver un place entre les râles et gémissements qui s'entassent...... Isa l'arbalète toujours pendue à son dos, est déjà toute affairée, à recoudre, panser soigner, les mains couverte de sang chaud, à tout faire pour l'empêcher de plus couler..... Le Breton s'en tirera, l'Ours est solide..... Mais tous ne seront pas dans son cas, tous les cercueils ne resteront pas vides......

Agitation, bruit, tempête..... L'infirmerie tient d'un parvis un jour de fête.... Regard d'Orion à sa Cédalia, trop demandée pour pouvoir tout gérer à la fois.... Le Géant se redresse, laisse glisser dans les cheveux aimés une caresse, refoulant, anesthésiant la tristesse. Yeux qui se croisent et se comprennent, se plongent et s'enlacent une seconde, et puis reprennent...... Gestes mécaniques, ordres qui s'enchaînent, Gorborenne se poste à l'entrée, gérer ceux qu'on amène...... Laisser à Isa le soin de les sauver...... Lui se chargera de trier et répartir, entre ceux à soigner, et ceux qu'on aide à mourir.... Fusain entre les mains se trace le destin....


- Toi, tu ne laisses plus entrer ici que les blessés graves, ceux qui sont encore assez en état pour dire où ils ont mal, tu leur fais mettre un garrot et qu'ils attendent. Et fais moi allumer un feu, eau à chauffer et fers à rougir..... hop hop hop, triple trot! Dvigatʹsya!

Petit voix derrière lui, le Géant se retourne de face à une Cajoline de fourmi.... De l'aide? Oui, bien sûr, on va en avoir besoin ici.....

- 'jour, 'v'nu dans l'équipe. Isa là s'occupe des sutures et Madeleine nettoye les plaies, vous savez faire des pansements? Alors tout ce qui est cousu est bandé dans la minute. 'va avoir besoin de bandages en quantités, s'il le faut, fais quérir les draps de la Cardinalice ou la Grand Maistre, peu importe......

Murmure rassurant à un qui agonise sur une civière, un "tu vas t'en tirer mon frère", alors que le fusain marque au front une croix disant le contraire....... Se retourne à l'hystérie d'éclats de voix emprunts de douleur et de colère, des pleureuses autour du corps de Trévière. Orion se rapproche, cherche des mots en réconforts contre la misère......

- Vous en faites pas, on va vous le sauver si vite qu'il sera sur pieds avant la fin de la guerre..... se tourne vers deux combattants fourbus qui déposent un blessé..... Soldats! veuillez ramener la Dame à sa tente je vous prie....

Il Pivote vers l'Irlandaise la veille rencontrée, toujours penchée sur le corps du blessé, main puissante sur l'épaule, Orion la redresse et la retourne face à lui....

-HO! Lame d'Ériu, il vivra alors ressaisis-toi! reste pas plantée la comme une durak!.... Réfléchit une seconde, lui trouver quelque chose pour occuper son esprit.... Va à l'intendance, tu réquisitionnes une charrettes, la plus grande, celle avec les futs et tu me l'amènes derrière la tente. On va avoir besoin de l'alcool pour nettoyer les plaies et de la charrette pour ramener les blessés en sureté à Arles...... Alleeez!

Une présence dans son dos qui l'effleure, presque effacée, comme un mirage. Regard qui tombe sur la Sorcière, sombre Fleur, toute couverte du carmin du carnage..... La belle Kay, durement blessée..... Chevelure sombre emmêlée de sang, s'arrête et se penche le Géant..... Les ailes arrachées, le premier Dragon est tombé...... Main qui va au ceinturon, chercher la flasque d'un mélange "spécial baston", et glisse entre les lèvres de Kay une lampée de potion......
Surt imperceptiblement se glisse dans son regard, contemple la Sorcière d'un sourire un peu hagard..... Main qui se saisit d'une dague, s'entaille un doigt, sang qui perle en bague..... Sur les lèvres de la Brune dépose une goutte de carmin qui entre liqueur et douleur se fraye un chemin..... Un murmure glissé entre la soif aiguisée et le cœur blessé.....

-Bats-toi petite Morigane, surmonte ta souffrance
Je ne laisserai personne d'autre que moi t'apporter délivrance.....


Signe aux brancardiers, la liste est longue encore, en barrage se dresser, contre le sang et l'ichor, les retenir de couler, encore et encore.....

- Au suivant......

..... C'est un peu triste à dire mais c'est ainsi, oui, c'est ainsi, que vont la vie et le temps qui s'enfuient dans le fleuve que la douleur charrie...........

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S.a.t
Rejoindre les forces sous le commandement de Namaycush.
Samuel était au coté de sa cousine. Flore depuis peu était devenue essentielle. Samuel avait beaucoup de reconnaissance pour la jeune fille. Les couleurs des Trévières flottaient mêlées aux autres maisons. Un instant de fierté…

Il était donc de mise de prendre sur le flanc les forces Marquisales. Cela le desolait toujours de savoir que ceux qu’ils allaient affrontés était pour la plupart des paysans que l’on faisait miroiter. EN quoi le marquisat changerait leurs conditions. L’absurdité de cette guerre tracassait toujours le seigneur de Vitrolles. Un instant de désillusion…

Mais il y avait des nobles sur les champs de bataille. Des plus redoutable. Malgré leur avis sur une Provence sans marquisat, ils combattaient pour… Encore plus de manigance et de gens qui n’assumaient rien… Samuel contrôlait son cheval… Actéon était nerveux. Les oreilles tirées vers l’arrière…Samuel sentait bien que la bête n’était pas forcément entraînée a un si grand nombre de confrère dans une ambiance tendues comme celle-ci… Instant de Nervosité…

L’assaut… Enfin l’ordre fut donné…Samuel lança toute bride abattues sa monture… Le vacarme des sabots raisonnait autour des guerriers… Le Sable et or flottaient… Le Dahut sortit de son fourreau sa fidèle « belliqueuse »… Les premiers hommes ennemis se firent proches sans le temps d’une seconde pense pour le seigneur... Il croisa le fer avec quelques-uns… mais l’effet de surprise ayant pourtant fait effet... la percée ne fut pas à la hauteur des espérances… Instant d’agressivité

Samuel hurlait d’une voix rauque et profonde... Un Noble le chargea avec rudesse… le premier passage fut violent…Actéon tarda à tourner que déjà l’épée adverse vint heurter d’une extrême violence le heaume du seigneur… Ce dernier reçu une giclé de sang sur les yeux… Il tomba sur la croupe de son cheval inerte… La bête bride tendu en arrière se dressa violement sur ses pâtes arrière… Harnaché le corps du seigneur demeurait attaché a son destrier… Il rua alors et démonta Samuel… Ce dernier tomba après un instant dans les airs, sur une petite roche comme les milliers qui jonchaient les terres de Provence… Son armure s’enfonça sous le choc et sûrement blessa Dahut… Instant d’au revoir

Il jonchait là pour mort… Certain soldat prit dans la frénésie animal lui marchèrent dessus. Dans son casque, Samuel n’arrivait pas à ouvrir les yeux… Le fracas autour de lui parvenait sourd, épais et sombre… Il vit sa femme dans un rêve éveillé… Rien qu’un soupire pour désolation… Instant d’abandon…

Puis un nouveau choc le frappa… Pas un choc mais on le tirait… il glissait, s’égratignait sur le sol... trop etait trop… Les yeux rouges et ouvert sous un heaume cachant la vue… Il ne voyait que l’herbe tachée défiler… On le souleva sûrement… Mais son corps ne répondait plus… Samuel regardait devant lui sans même savoir ce qu’il apercevait… Dans la douleur, il voyait tous ces espoir s’évanouir... Mais pourtant la guerre continuait assurément pour le succès de l’entreprise… mais lui.. a ce moment… Ne voyait que sa fin… Instant de résignation

Il s’endormit. Sûrement qu’il ne vit point la différence…

Il reouvrit les yeux… Dans des gémissements étouffés de douleur…

Se rendormit de nouveau…
Puis reprenant ses esprits… s’habituant a ce qui le torturait… Sa tête ouverte… Son visage contusionné… il ne le sentait pratiquement plus… Ses cotes brisées sur le flan gauche… Samuel regarda autour de lui les blessés… il comprit que la guerre perdurait… Peu était là… les choses n’allaient pas si mal… Il tenta de se lever… impossible… la simple tension de ses muscles pour se soulever le fit hurler les ténèbres…. Ne pas pouvoir bouger le rendit d’humeur massacrante… Instant de rage

Puis vint de la visite… Cousine Flore suivit de sa Rouquine… Encore faible… elle lui prit la main et lui parla… Samuel sourit… du moins la était son intention première… Il tenta une pression sur la main de sa capitaine… Ses mots le touchaient profondément. Il s’en voulait de ne pouvoir bouger… Il s’en voulait de les avoir abandonné. De ne pas avoir été plus longtemps capable de supporter sa cause simple pourtant. Libérer la Provence de l’opportunisme d’après indépendance… Instant de confusion

Il se focalisa de nouveau sur elle, sur sa pirate. Son susurre lui fit briller les yeux… Il reviendrait. Il essaya de le lui dire…


Je…. Oui

Puis ses sourcils se froncèrent sous la douleur… Sa tête était abîmée… Il fatiguait dès lors fort vite… Il ne pouvait rien y faire et ses yeux se fermèrent alors qu'un "NON" raisonna, pour lui dans le lointain… il tenait la main d'Eno, la gardant pour lui dans son repos… instant d’absence

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Enored
Une pression sur sa main. Léger sursaut. Non elle n'a pas rêvé. Ses yeux se rouvrirent et elle fixa les doigts pris dans les siens. Ils bougeaient, faiblement mais ses doigts bougeaient. Je…. Oui

Yeux écarquillés qui se levèrent vers son visage pour le voir froncer les sourcils. Elle sourit. Un cri dans leur dos. Isa … ses nerfs devaient lâcher … la disparition de Nanou, les combats et maintenant Samuel … ce devait en être trop … la rouquine garda son intention sur Samuel, laissant la main dans la sienne.


chuuut … ne bouge pas … repose toi …

Elle senti la pression se desserrer. Déjà à nouveau il s'en allait mais il vivait.
- Vous en faites pas, on va vous le sauver si vite qu'il sera sur pieds avant la fin de la guerre.....
cette voix … elle la reconnaissait, quelqu'un dans son dos oui mais … impossible de bouger, de réagir elle voulait rester là. Impossible de le quitter.

Main puissante sur son épaule qui la relève pour se retrouver face … au géant … l'Irlandaise sert les poings. Qu'on lui fiche la paix et …

-HO! Lame d'Ériu, il vivra alors ressaisis-toi! reste pas plantée la comme une durak!....

Il lui aurait mis une claque que ça aurait eu le même effet. Interloquée, émeraudes qui se levèrent vers le visage du colosse. Doucement, les mots faisaient leur chemin dans son esprit. Effectivement là elle le servait à rien … se secouer … ça ne lui ressemblait pas de rester là comme ça …

Va à l'intendance, tu réquisitionnes une charrettes, la plus grande, celle avec les futs et tu me l'amènes derrière la tente. On va avoir besoin de l'alcool pour nettoyer les plaies et de la charrette pour ramener les blessés en sureté à Arles...... Alleeez! Sursaut … oui bien sur … bouger, s'occuper … Regard qui se détache du colosse. Hochement de tête.


Oui … merci …

Pas la peine de s'étaler, pas la peine de s'éterniser. La rouquine sortit de la tente. Regard qui fouille le campement ... l'intendance ... Là … ses pas la guidèrent vers la tente en question. L'air frais lui fit du bien, elle retrouvait doucement ses esprits. La grande charrette … trouvée, réquisitionnée. Chevaux harnachés. la charrette pour ramener les blessés en sureté à Arles. mots qui raisonnent dans son esprit alors qu'elle guidait l'équipage vers l'infirmerie. Elle confia le tout à un des brancardiers. Regard vers la tente … non cette fois elle n'entrerait pas. Elle ne servirait à rien là dedans à part à les gêner. Léger soupire. Avoir confiance. Espérer. Léger vertige. Fatigue ? Surement … il était temps de se reposer la prochaine nuit serait longue …


Nouvelle nuit de combat … nuit du 3 au 4 mars.

Impossible de dormir, impossible d'oublier ce visage tendu par la douleur, ce corps perclus de coups ... et pourtant il le fallait … Allongée sur son lit de camps, la mercenaire ne trouva pas le sommeil … repos du corps un peu de l'âme pas du tout. Et puis le rassemblement. Visage fermé, rage au ventre elle se prépara rapidement. Ils paieraient.. ils paieraient oui ...

Nouvelle nuit, nouvelle attaque, nouveaux combats engagés, nouveaux coups échangés. Elle se battait comme une diablesse. Rendant coups pour coups. Essayer de trouver celui qui l'avait frappé. Celui lui l'avait mis dans cet état et le venger. Règlement de compte …

Enragée, furieuse, imprudente … plus qu'à l'habitude. Esquive, taille, estoc, un peu plus de taille … un peu plus fatiguée que la veille un peu plus … mauvaise esquive. Bouclier qui vole en éclat. Bras touché, offert en pâture à la lame pour protéger son visage … rien de grave elle continue mémorise les traits de celui qui lui a porté un coup ... elle reviendrait elle … prudence … esquive … parer les coups pour se protéger, c'est tout ce qu'elle pouvait encore faire ... elle avait promis de rentrer vivante … nouvelle tentative pour porter un coup … impossible … nouvelle douleur … Fin des combats ... Retour de l'épée au fourreau. Crissement de la lame. Bandage à la hâte posé … retour au campement.

Attente. Devant la tente des blessés. Cette fois, étrangement, elle n'osa pas entrer. Main posée sur le haut du bras, trace sanguinolente entre les doigts. Rien de bien méchant, dans deux jours elle pourrait retrouver les combats. Attente. Une caisse non loin d'elle. La rouquine y posa ses fesses et attendit. Elle regardait les brancardiers faire leurs allers retours. La nuit avait apporté sa nouvelle vague de souffrance. Les pensées ailleurs. Mots qui raisonnent dans son esprit. HO! Lame d'Ériu, il vivra alors ressaisis-toi! Léger sourire, il avait raison le colosse. Elle revint à l'instant présent. Son attention se reporta sur ce qui se passait autour d'elle. Impossible de se rendre utile pour le moment …. un peu de repos et sa lame irait à nouveau se fracasser sur leurs adversaires ...


(édit pour ortho ...)
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Titan
[aux abords d'Aix le 04 mars, dans la poussiére et dans le sang]

il lui semblait qu'il venait de rentrer, il se réveilla encore tout courbaturé de la veille, revêtit une nouvelle fois sa tenue de combat, il préférait de loin cette armure de cuir souple permettant une certaine liberté de mouvement aux lourdes armures de métal.
à nouveau, il se présenta à la tête de sa section, il était même plus question d'enfermer la Princesse au milieu d'eux.
elle était déjà la , caracolant fièrement devant eux.
titan poussa un profond soupir d'impuissance, mais après tout ne serait ce pas pour son esprit aventureux qu'ils l'aimaient.
il sourit tandis que la troupe commençait a s'ébranler en direction des murailles d'Aix.
doucement, plus les murailles s'approchaient, plus on commençait a distinguer les forces ennemies et plus l'allure s'accentuait pour finir dans une déferlante de poussières et de cris à demi couvert par le grondement des sabots qui frappaient rageusement le sol.
décrivant de large moulinet de sa masse d'arme, titan s'avançait impassible au cœur des rangs ennemis la Princesse était juste devant lui.
il vit tomber Aedes près de lui, il aida à le mettre en croupe d'un cavalier pour qu'il soit ramené aux charrettes médicale de campagne.
remontant sur tornade, il regarda autour de lui, il avait perdu la Princesse des yeux et déjà celle ci c'était enfoncée au cœur de la mêlée.
il la vit un instant chavirer et manquer de choir de sa monture.
il marmonna


Rondidju!!! elle est intenable!!!! suivez moi!!!!

il fit un signe à Dami et kalo qui se trouvait tout prés, puis se fraya un chemin vers la tête blonde.
il vit alors une ennemie en robe se diriger vers la Princesse l'épée haute alors que celle ci un peu désemparée avait du mal à se maintenir en selle.
ses talons frappèrent violemment les flancs de tornade qui semblât littéralement s'envoler.
tandis qu'il s'approchait rapidement, le desiquilibre flagrant de la Princesse ne l'empêcha pas de décocher à son adversaire un solide coup d'épée la blessant assez grievement
il arriva à bride abattue auprès de la Princesse, prenant appui d'une main sur l'encolure de tornade, il s'élança en croupe de la monture Princière.
serrant comme dans un étau les flancs de l'animal avec ses jambes, d'une main il claqua le fessier Princier sur la selle .
decrivant d'une main des moulinets pour dissuader quiconque d'autre d'approcher, il maîtrisat doucement la monture.


Citation:
04-03-2010 04:09 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Le Scorpion Noir" dirigée par Blackwolf777


tandis que la blonde Princesse ne sachant trop ce qui lui arrivait, se débattait et rougnassait.

Mais je ne veux pas être rapatriée, enfin ! Je n'ai quasiment rien ! J'exige de revenir auprès de mes hommes, vous entendez ?


souriant et maintenant fermement la Princesse, il fit signe à dami et à kalo de suivre.
rebroussant chemin il ramena la Princesse toujours gesticulant vers les charrette des médicastres de campagne.
alors qu'il se demandait comment faire tenir sage la furie qu'il avait dans les bras, le cor sonna la retraite dans le lointain.
les premiers soldats commencèrent alors à se replier en passant prés d'eux, nombreux ramenant des blessés.
il sauta à terre et aida la Princesse à descendre.


mille excuse Altesse je ne pouvait pas vous laisser dans la difficulté ou vous vous trouviez

humblement il baissa la tête s'attendant à recevoir les foudres Princière.
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Isabeau
Deux soldats avaient ramené la belle en délire qui n'arrivait pas à cacher son désarroi. De là laissée à elle-même elle put reprendre ses esprit et revenir à la réalité, cela faisait si mal de l'avoir vu là étendu immobile. Les deux soldats ont pris soin de lui dire que lorsqu'elle serait plus calme, elle pourra voir le Seigneur de Vitrolles sans quoi il faudra qu'elle s'en passe. Ses jambes étaient molles, elle dû s'accroupir là seule dans un coin découragée, vidée, un silence s'en suivit, des larmes et un retour au calme. Elle pensa donc à ceux qui sont encore là puis posa sa tête sur ses genoux fermant les yeux épuisée. Elle prit sa cape et se coucha dessus pour récupérer des forces. Elle n'avait pas besoin de lit de camp, elle ne voulait plus rien, elle voulait la paix juste la paix.

Plus tard durant la journée après un repos, elle se représenta à l'infirmerie pour demander des nouvelles de Samuel Alexandre de Trévière. On lui dit qu'il a repris conscience mais qu'il est faible. On lui explique qu'étant donné qu'elle a été très touchée par la situation qu'il vaut mieux attendre encore un peu avant de le voir. Que s'était pour son bien car la féline est si émotive et sensible à tout, il lui faut garder ses forces pour le prochain combat. Sérieuse et à l'écoute de ce qu'on lui demande, elle se résigna mais dit quand même quelque chose.


Dites-lui que nous sommes tous là et que nous ne lâcherons pas et... qu'il est fort, il s'en sortira... dites-lui... dites-lui qu'Isabeau est fière de lui... Merci pour vos bons soins.

Elle ne sentit plus la force de continuer, elle avait tout dit tel une douleur intense. Le cœur gros elle ravala ses émotions pour y faire place à un peu d’impulsivité. Elle sentit à cet instant même une colère, une rébellion. Tout s’enchaîna dans sa tête mais elle se contrôla malgré tout. Elle repartit vers sa tente remettant de l'ordre dans ses pensées, ensuite alla donner son rapport à son chef. Elle vit la capitaine très attristée sortir de la tente d'infirmerie, elle sembla épuisée. Isabeau se résigna et décida de ne pas intervenir. La journée passa dans l'attente d'un autre combat pour la tombée de la nuit.

Nuit du 3 au 4 mars

L'ordre est donné, tous doivent vite sortir avec les armes, armures et tout le reste. Isabeau chercha la capitaine et les autres mais elle dû partir pour prendre les devants. Elle suivit sa troupe épée à la main ouvrant l'oeil à l'ennemi. Pas le temps de penser qu'on lança un "Bastonnnnnn". Vite dans la pénombre, Isabeau fit face à une silhouette et ça y est c'était repris de plus bel, le combat féroce. Chaque fois que son épée frappa une autre épée, un son retentissait et elle voyait dans sa tête des regards connus, Samuel, la Capitaine, Nanou, Flore... Puis des mots, rien que des vas-y tu y arriveras, tu es choc! Elle s'élança sur un et un autre et chaque coup d'épée lui demanda un effort constant accompagné de cris de rage. Elle entreprit un combat avec un inconnu qui voulait vraiment lui enlever la vie. Elle ragea si fort qu'elle lui donna un coup d'épée royal qui l'empêcha de réagir et il tomba là.

Citation:
04-03-2010 04:08 : Vous avez frappé Blue. Ce coup l'a probablement tué.


Essoufflée, elle vérifia autour d'elle reprenant son souffle. Pas le temps de s'en faire elle doit continuer, avancer. Elle vint prêter main forte à d'autres et ce jusqu'à ce que l'on ordonne le repli quasiment soulagée car elle n'en peut plus. Elle fatigua davantage remettant tant bien que mal son épée en place. Elle retourna au campement espérant que les siens soient intacts.

Campement

Elle déposa son arme et son armure dans la tente, elle se libéra de tout ce qui est insupportable. Elle sortit puis observa les alentours idée de se rassurer sur ses amis loyalistes. Rien d'anormal, tous ont survécu. Son regard se posa sur la capitaine là assise tout près de la tente d'infirmerie, elle était blessée à l'épaule. Il n'en fallait pas plus pour replonger la belle Isabeau dans un gouffre d'émotions. La tristesse s'empara à nouveau d'elle. Elle fit un semblant de sourire de compassion à la capitaine. Elle comprit le pourquoi de sa blessure. Il était évident que la capitaine s'épuisait de plus en plus. Isabeau entra dans sa tente pour récupérer des forces. Elle se dit que plus tard elle irait voir le Seigneur de Vitrolles pour prendre des nouvelles de son état. Étendue, regard dans le vide oui faire le vide et ne plus penser à rien, elle s'assoupit.
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Caro
Nuit du 2 au 3 mars 1458

L'heure, il était l'heure d'avancer et de faire front. L'épée dans une main et le bouclier dans l'autre, c'est le regard noir que j'avançais. Longtemps trop longtemps que j'étais ici et que rien ne bougeait.

Cette nuit la lune jouait à cache cache avec les nuages, et chaque moment sombre permettait l'avancée plus aisée vers l'adversaire. La vue, l'ouïe, tous les sens aux aguets j'avançais aux costés des autres. Tous la mesme idée et la mesme envie, en découdre et soudain dans le silence pesant un cri, le cri du signal.

Nous voilà tous à nous ruer sur l'ennemi et dans ma tête à cette instant je n'avais plus qu'une seule phrase qui n'avait de cesse de se répéter

"Bon sang ne saurait mentir... pour toi.... Bon sang ne saurait mentir...." alors que je tranchais dans le vif allant toujours plus de l'avant quand un homme se ruait sur moi.

Encore un qui avait décidé de me renvoyer vers le Très Haut ? Non cette fois-ci je ne lâcherai pas mon bouclier pour me faire transpercer à nouveau le flan, hors de question.

Stoppant mon avancée ma respiration se faisait plus rapide et courte. L'envie de lui sauter dessus était des plus grande, mais il me fallait me reprendre et ne surtout pas céder aux pulsions qui me gagnaient et qui risquaient de me faire faire n'importe quoi. Resserrant ma main sur le pommeau de l'épée, jusqu'à en faire blanchir mes phalanges, bouclier bien en place, je l'attendais de pied ferme quand en se ruant sur moi je l'entendais hurler en espagnol.

Par tous les saints manquait plus qu'un espagnol pour prêter main forte aux provençaux. J'en avais pas déjà eu assez d'en découdre avec ces espagnols du temps de mon mandat de comtesse, fallait encore qu'ils me poursuivent jusqu'en Provence.

Le laissant se ruer sur moi, je me mettais en défense et très vite le bruit des lames qui s'entrechoquent se faisait entendre. Attaque, défense, les épées qui se croisent et se décroisent pour toucher l'une ou l'autre fois légèrement la chair au niveau de mon avant bras, je ne sais combien de temps cela avait duré mais au moment où je lançais une attaque je le voyais venir frapper sa lame sur mon bouclier avec une telle rage et une telle force que le bouclier se fracassait sentant une violente douleur naître à l'épaule.

Dans un réflexe de survit, je me laissais tomber à terre, restant immobile dans le but de me faire passer pour inconsciente ou morte, mais gardant toujours mon épée en main dans le but de riposter le cas échéant.

Tout autour des cris, des bruits de bataille se faisait entendre et alors que mon adversaire allait sans doute m'assainir encore un coup, du coin de l'oeil je voyais qu'il était déjà pris à parti avec une autre personne. Attendant que tout se calme un peu autour de moi, je me relevais avec cette horrible douleur à l'épaule. Tout en avançant et en me cachant derrière un buisson je jetais rapidement un regard sur ma blessure. Légère entaille dû au fracas du bouclier mais le pire était que l'épaule semblait déboitée.

C'est ainsi que le teint blême par la douleur et la fatigue je battais en retrait...

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Lothem
Bon, j'ai fait le tour des RP ouverts, et aucun, à part "et bien la guerre" ne semble rassembler tous les RP des combats. Comme ce dernier semble utilisé par les combats de Toulon je me suis permis de lancer un nouveau topic.
Si je faisais mon RP solo, j'aurais fait comme tout le monde, je serais aller poster dans le coin des provençaux bien gentillement, mais comme il y aura une interaction entre deux joueurs des deux camps opposés, je me permet cet écart. Si ca gène la censure, qu'elle fusionne là ou elle semble que c'est le plus adapté. En attendant, j'invite les français et les provençaux qui veulent partager un RP sur les batailles en cours autour d'Aix à venir poster ici.
Bon jeu et désolé pour la tartine HRP.


[3 mars 1458 – devant les murs d’Aix – camps des provençaux]


Lothem croquait dans sa pomme, allongé dans l’herbe à regarder passer les nuages.

Dis l’vieux, tu crois qu’on s’battra un de ces quatre ?

Le vieux, c’est Tchantchès qui se préparait au combat, comme chaque jour vers cette heure ci de la journée.
Lothem s’appuya sur son coude et le regardait faire.
La manière dont il aiguisait son épée ne laissait aucun doute sur les habitudes de guerrier du vieux combattant. Alors que lui était bien novice en la matière.
Non point qu’il manquait de courage, mais il n’était pas né sur un champ de bataille, manquerait plus qu’ca. Et d’habitude son arme, c’était plutôt la plume.
Enfin soit, il voulait se battre, sinon il ne serait pas venu dans le sud et serait resté bien au chaud, façon de parler, en confédération helvétique.


Aux armes ! Aux armes !
Un messager passait à travers le camp et criait à tout va.

Lothem soupira, surement encore une balade en campagne à chasser le lapin.
Non pas que le lapin il n’aimait pas le chasser, surtout si il finissait à la marmite après. Mais il était ici pour se battre contre des français. Depuis combien de jours déjà était-il arrivé à Aix ? Il ne savait même plus.
Il se leva, prit son épée qui trainait dans un coin et mit son casque sur sa tête.

Le vieux chevalier le regardait avec un sourire moqueur alors qu’ils s’apprêtaient à partir.


Tu n’oublierais pas quelque chose ?


Lothem fronça les sourcils et commença à faire le tour de son inventaire. D’abord il vérifia que son épée était bien dans son fourreau, « c’était bon », son casque, « d’accord », son pic nic au cas ou… « ca allait… »


Euh…non j’vois po.

Tchantchès sourit en tapant sa lourde épée contre son bouclier.

Son bouclier…ah ben oui…évidement qu’il avait oublié quelque chose.
Il se précipita pour le prendre avant de rejoindre le groupe Helvète qui partait rejoindre le gros des troupes.


[Même jour, quelques heures plus tard, sur le lieu des combats]


C’est donc à ca que ca ressemble un ennemi ? demanda Lothem à son compatriote.
Tu voulais qu’ils ressemblent à quoi ?
Ben j’sais pas, qu’ils aient des grandes dents pointues, des casques à cornes, des épées dégoulinantes de sang, qu’ils mesurent tous 2 mètres et beuglent comme des taureaux qu’on va lâcher dans l’arène.

Lothem était plutôt déçu. A vrai dire ceux en face ressemblaient plus à des êtres normaux qu’aux démons qu’il s’était imaginé. Il se demandait bien pourquoi on se bâtait alors.
Qu’on règle cette histoire en taverne. Ca c’était une idée. En tout cas, lui, il était pas contre.
Et si on pouvait choisir une taverne où on servait de la bonne bière, ca ne serait pas de refus.
Puis bon, ca lui éviterait de recevoir de méchantes bosses.


En avant ! cria Gaal, son chef de section.

Lothem se secoua, il n’était pas en taverne non ! Il était sur un champ de bataille. Bientôt il allait devoir pourfendre, défendre son voisin, crier à la charge, …
Mais comment on faisait tout ca ? Il n’avait jamais participé à une bataille et tous les livres qu’il avait lu ne l’avait pas vraiment préparé à ce moment.

Hésitant, il regardait les autres se lancer vers les francois avec des grands cris et en tournoyant leur épée au dessus de leur tête.
Ca n’avait pas l’air trop dur.

« Bon mon grand, c’est parti… » se dit-il.
Il leva donc son épée bien droite et couru vers les francois en criant ce qui lui passait par la tête.


YIHAAAOUH POUET POUET EN AVANT !

Ça avait dû terroriser quelques ennemis, voir même amis, car plusieurs se tournèrent vers lui avec de grands yeux surpris.
C’était juste avant qu’il ne glisse sur une pierre et s’étale de tout son long au milieu de la mêlée. Comme entrée en matière, il y avait mieux.
Alix_du_vivier
[La nuit du 02 au 03 Mars]



Voilà la charge était lancée, en avant les Barons, les princesses, derrière eux le reste des troupes chargeaient épées en avant, même le petit hervald avec son bâton tout neuf s'avançait sans peur.

Alix s'élança en criant "
La bravariá o la mòrt"
A ses cotés les compagnons de la salamandre, les membres de sa lance, tous entrèrent dan s la bataille.


--Prupi, Pkx attention sur votre droite!!!!

Se jetant sur un homme dévisagé par la haine, la jeune du vivier le repoussa en lui planta son épée dans le bras avec force. Il recula d'un pas en visant Alix avec sa dague qui la reçu dans l'avant bras gauche.
Elle la retira et se lança a nouveau sur l'homme en lui plantant son épée dans le ventre .
La brunette perdait pas mal de sang, malgré sa blessure qu'elle pansa avec un morceau de son écharpe, elle continua le combat, mais bientôt les forces lui manquait et elle se retira en arrière afin de voir le Doc.




[Au réveil le lendemain ]



Petit matin, petit réveil pour Alix, elle avait rêvé, ne se souvenant plus de quoi, surement des combats de la veille.

Une douleur au bras , lui remit en mémoire ce petit intermède .
A ses cotés sur les lits de camps installés dans l'hôpital de campagne elle vit plusieurs de ses compagnons, tous dormaient tant bien que mal, mais au moins ils étaient voyant au grand soulagement d'Alix.

Elle se leva de son lit et se dirigea vers une bonne odeur qui ressemblait fort à du café.

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--Cristopho
L'homme affutait une dernières fois son épée avec des gestes précis. Autour de lui, les Aigles de Catalogne en faisait autant. La douzaine de solides guerriers dont il avait la tète étaient habitués à ce genre de combat. Ils étaient ici pour tuer du Français, ils allaient en avoir l'occasion. Le signal du rassemblement sonna. Cristopho et ses compagnons se levèrent et marchèrent vers la demi-douzaine de montures lourdement équipés de plaques de fer les recouvrant intégralement et d'une couverture de cuir bouillis. Les guerriers eux-mêmes portaient des armes différentes: une moitie d'entre eux étaient équipés légèrement d'épées, de dagues et de masses d'armes tandis que les autres, lourdement caparaçonnés dans une armure à la fis solide et permettant une grande aisance de mouvement, portaient à leur ceinture de lourdes épées, des écus gravés à leurs armoiries, un aigle rouge sur fond noir, et pour deux d'entre eux de lourdes lances de frêne. Les mercenaires grimpèrent sur leurs montures, à raison de deux hommes par cheval, un homme légèrement armés et un autre lourdement équipés sur chaque monture. Leur tactique de combat était d'une redoutable efficacité: chaque cavalier transportait en croupe un fantassin qui descendait au moment du combat pour harceler l'assaillant de son compagnon ou bien protéger le cavalier s'il était blessé ou s'il avait chuté. La douzaine d'hommes se dirigèrent en colonne aux cotés des guerriers Helvètes. Le signal du départ retentit et les lourds chevaux bardés d'acier s'ébranlèrent. Arrivés devant le champ de bataille, ils se rangèrent en ligne, rames à la main, attendant le signal de l'assaut. Les armées françaises étaient visibles devant eux; ces hommes, qu'ils devraient bientôt tuer, comme ils avaient tués ceux d'Arles, comme ils avaient affrontés les maures à Grenade, comme tant de bataille auparavant... Cristopho se plaças en tète des guerriers Catalans. Le signal de l'assaut retentit au loin, signal d'une nouvelle curée. Bientôt, le sang couleras, des nouveaux morts s'ajouteront aux précédents encore étendus sur la terre... Les cavaliers s'élancèrent au galop. Leur souffle, au contact de l'air froid, produisant des nuages de vapeur que l'ont eu dit sortir droit d'une forge. Les deux armées s'élancèrent, furieusement. Hate de tuer l'homme en face d'eux... homme qui aurait pus être leur frères, leur amis... Mais ils devaient le tuer, un Roy en avaient décidés ainsi. Donc, les lavandes de Provence seront rouge sang l'année prochaine... Les deux armes s'entre-choquèrent. Hurlement des guerriers, tintement des épées sur les casques et les écus, lourds craquements des masses d'armes qui enfonçaient les armures et brisaient les os... Les cavaliers foncèrent au centre de la ligne française, acharnés. La masse de leurs montures renversa et piétina plus d'un français. Les fantassins descendirent à terre et tirèrent leurs épées affilés. Les cavaliers manœuvrèrent leurs montures avec dextérité et le combat s'engagea, acharnés... Un cri montas d'un des catalans, bientôt repris en cœur par les Aigles:

_Pour la Grande Espagne! Pour notre liberté! Sus à l'ennemi!
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