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[RP] Compagnie Gloria Libertus aux fourreaux !

Aleanore
[A l'aube, le soleil ne brille jamais pareil..]

L’Anjou et ses villes si différentes. Angers, trône du Montmorency, Saumur, douceur casanière, La Flèche ou le stupre par vagues, Craon, ville maudite.. Maudite parce qu’elle l’a prévenue trop tard et que quand l’étalon la porte jusqu’à l’entrée de la ville, l’envie de courir la prend, courir à en perdre haleine pour avoir la certitude, Etincelle habillée d’une tenue de monte basique et suivie par la dizaine de gardes ducales dont la duchesse s’était séparée pour qu’ils la protègent durant son passage au Maine et en Alençon. Odeur de sang, de mort qui ne l’enchantent pas pour une fois et les pattes lourdes du percheron la guident jusqu’à la mairie. Carnage.. Alors, elle descend de l’étalon, fouille du regard les corps épars, jonchant le pavé de la mairie craonnaise, trop de visages amis, connus, aimés, et pas elle, pas elle. Calme, la voix s’élève, parce qu’elle n’a pas peur, qui cause la mort ne la craint pas, ne la craint plus.

-« Appelez les villageois qu’ils viennent aider à sortir ceux qu’on peut encore sauver et ceux que l’on devra enterrer. »


Et tandis que quelques gardes partent quérir l’aide des paysans de Craon, les noisettes de parcourir inlassablement le charnier, ils étaient 41, pas un de plus.. Elle aurait pu être cette personne de plus.. Et enfin les noisettes se posent sur une tache claire, robes récupérées à la volée pour rejoindre la forme allongée. Sourire fin qui s’étire, qui se veut tendre, d’une tendresse infinie car cette femme plus âgée qu’elle de quelques années, qui lui a prodiguée tant de bonnes choses, mérite un retour de la médaille. La tête blonde est lentement soulevée pour être déposée sur les genoux, un mouchoir est sorti pour éponger la saleté sur le visage de poupée boudeuse de la duchesse.


-« Je vous laisser quelques jours seule, et vous allez guerroyer ? Mon adorée, vous n’êtes décidément pas sérieuse. »


Non, pas sérieuse, mais le corps fin d’enfant de la poupée brune de bercer contre elle celui de la poupée blonde, attendant que les soldats arrivent avec un semblant de brancard pour la sortir du charnier. Et enfin le corps ducal est déposé sur la civière, baiser fraichement déposé sur le front, doigt levé.


-« Regardez votre voisin de gauche, à chacun des gémissements de la duchesse, je lui couperai un doigt, faites attention à lui, il pourrait vous en vouloir. »


Terrifiante ? Du haut de ses cinq pieds ? Menaçant ? Le visage de poupée ? Pas le moins du monde, pourtant, ils savent pour avoir fait du chemin avec la limousine que rien ne l’arrête et certainement pas les sévices corporels, et elle regarde partir à vitesse très lente le brancard portant la poupée ducale, tandis que d’autres civières sont acheminées pour sortir le reste des corps. Et enfin, le regard se porte sur la mairie où se terrent les mainois, le sourire affleure sur les lèvres carmines de l’Etincelle, tandis que la sentence est prononcée à haute et intelligible voix pour qu’ils sachent ces assassins.


-« Vous êtes morts. »


Et la poupée sanglante de reprendre les rênes de l’étalon, tandis qu’un homme l’aide à se hisser dessus.


-« Je vais au campement de la Gloria Libertus, faites moi porter plume et vélin, immédiatement. J’ai un courrier à écrire qui ne saurait attendre. »


Etalon talonné, mine fermée, et c’est un galop infernal qui emporte la jeune fille jusqu’au campement des angevins, où elle se laisse glisser à bas de l’animal avant de l’attacher à un poteau et de récupérer le nécessaire à écrire. Assise à la place du chef d’armée, plume en main, l’Etincelle mène la guerre à sa façon.


Citation:
    A Cerridween de Vergy,
    Au Chevalier que je respecte depuis si longtemps,

    Tout d’abord le bon jour,

    L’heure est grave à Craon, Chevalier.. Les mainois qui ont décidé de se faire vengeance eux-mêmes en prenant la ville angevine viennent de massacrer les angevins qui voulaient la reprendre. Massacrer, oui. Et parmi ces angevins, la Duchesse Fitzounette de Dénéré-Penthièvre elle-même qui oscille en la vie et la mort à l’heure où je gratte ces quelques mots.

    Vous protégez le Maine parce qu’il est terre royale, vous protégez les mainois alors qu’ils vous crachent dessus et vous jugent inefficaces mais qui protègera l’Anjou si sa duchesse meurt de la main d’un mainois qui s’est vengé en péchant par colère ? Je ne suis rien, rien d’autre que celle qui constata le carnage de la ville de Craon ce jour, Chevalier, mais vous m’avez appris que chaque personne mérite le respect, et la femme qui dans la tente voisine, perd son sang, est une femme, est une mère, est une dirigeante qui n’a pas failli quand il a fallu se battre, et une main mainoise et sournoise l’a frappé à de nombreuses reprises. Quel respect ? De quel droit ?

    Je vous demande .. Je vous supplie Chevalier de cesser de protéger ces mainois, pas les mainois, ceux-ci .. De les faire rentrer en le Maine et de les châtier pour avoir osé frapper outrageusement une vassale de Sa Majeste Levan le Troisième.

    En vérité, Chevalier, les mainois ne méritent pas la protection que vous leur accordez.. Je vous laisse et m’en retourne à ma Duchesse. Dieu puisse lui venir en aide et sauver l’âme de ces pécheurs.

    Qu’il vous ait en sa sainte garde.

    Tristement votre,

    A.J.A.


Et alors que la lettre est confiée à un coursier, la jeune fille se dirige vers la tente où repose la blonde angevine, entrain d’être lavée et soignée par des paysannes accourues en masse. Arrêt à l’entrée de la tente en regardant faire ce qu’elle ne sait pas faire. Foutue duchesse qui lui fait toujours de ces frayeurs.

-« Vous vivrez. Vous n’avez pas le choix, nous devons vous venger mon adorée. »

_________________
Fitzounette
[Le Jour du Jugement.]

Si elle avait eu le don de double vue, elle aurait su toute l'hypocrisie qui pouvait l'entourer. Ceux qui prétendent vous aimer mais vous cachent des choses. Ceux qui plutôt que de vous regarder en face et d'être honnête avec vous, se contentent de vous sourire en public, parce qu'ils savent que ce qu'ils vont faire va vous blesser et qu'ils n'ont pas les trippes d'assumer. Pourquoi tant de dissimulation au sein de son propre camps ? De la part de ses propres amis et de sa famille ? N'avait elle pas assez à supporter des fourberies adverses ? Devait elle aussi se méfier de ceux qui l’entouraient ?

Alors qu'on l'habillait, alors qu'on lui bandait sa si petite poitrine, puis qu'on lui enfilait ce plastron immaculé fait à ses mesures, elle pensait. Son calme inquiétait toute sa suite. L'atmosphère était pesante, et certains osaient à peine respirer. Quelque chose n'allait pas. Une grande tristesse se lisait sur le visage de la Duchesse qui allait mener une partie de son peuple à l'assaut des remparts. C'est comme si son extrême solitude en cet instant précis, était palpable. La poupée blonde était vêtue de blanc, comme à son habitude, mais son côté enfantin s'était perdu sous les affres de la responsabilité.

Elle avait prié un long, si long moment, pour que le Très Haut lui donne le courage, pour qu’il lui accorde sa protection, ou le cas échéant, lui pardonne. Elle avait fait venir son confesseur à qui elle fit part de ses doutes. Elle savait que ces Mainois avaient été envoyés par le Maine pour faire pression sur eux, et les forcer à la négociation. Elle l’avait compris la veille, quand la Régente lui avait dit que le bain de sang n’était pas obligatoire, qu’il suffisait de négocier. Elle était la Duchesse d’un peuple insoumis, il n’était pas question de se laisser manipuler. Elle n'avait pas le droit de transiger.

Mais il n'était plus temps de penser, et de douter. Sans s'en rendre compte, elle se trouva aux pieds des remparts. Et sans vraiment comprendre ce qu'elle faisait, son naturel battant et meneur reprenant le dessus, elle s'était portée au devant lors de l'attaque, ne respectant pas son devoir de prudence. Elle avait grimpé le long des remparts, au lieu de rester en arrière, comme elle l'avait juré. N'écoutant que son sang guerrier, celui de sa famille. N’écoutant que cette petite voix qui lui disait de ne pas avoir peur, d’avancer avec courage et témérité. Jadis, elle avait toujours été épargnée.

La roue tourne....

Alors qu'elle émergeait au sommet des remparts, alors qu’elle avait réussi à se porter aux portes de la mairie toujours assiégée, un coup de bâton violement porté vient la cueillir derrière la tête. Un instant, elle se sentie ailleurs. Comme si toute l’angoisse et l’adrénaline avaient fuient ce corps qui se faisait étranger. Un sentiment de sérénité l’envahit. Elle était toujours sonnée quand l’épée embrassa sa chair, et s’enfonça profondément dans son flanc droit, tout près de là où jadis, l’armée de Perturabo avait frappé. C'était comme si l'histoire s'était répétée, comme si le disque était rayé.

Prunelles extasiées, et allure de martyr, elle ne sentit même pas l’éclair qui la transperça de part en part. Corps en souffrance, corps qui se révolte contre la froidure de ce métal plongé au creux de ses chairs hurlantes. Ce qui la virent tomber racontèrent plus tard que quand elle chuta en arrière, c’était le sourire aux lèvres. Si la mort devait venir à elle, elle l’accueillerait de la même manière qu’elle avait toujours vécu : dans un grand éclat de rire.

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En mémoire des joueurs de Fablitos et Zoko33.
Mathieu__l
Les pauvres fous, les angevins avaient lancé l'assaut engageant un combat des plus incertains. Il aurait suffit de punir sévèrement les pillards du Mans pour étouffer ce conflit dans l'oeuf. Il semble que la vie d'un pillard vale plus que la vie d'un honnête soldat angevin.

Aux toutes premières lueurs des jours, les vigiles postés sur chaque rempart sonnèrent les cloches. Mathieu n'avait pas dormit de la nuit, mais son esprit lui semblait clair. Pourfendre les pourceaux angevins et se venger de leurs multiples agressions, leurs multiples fourberies. Il avait attendu ce moment depuis longtemps. Son père la haut devait être fier de lui quelque soit l'issue du combat. Mon père qui avait juré et promis mille morts à ses ennemis n'avaient jamais pu croiser le fer avec eux.

Le jeune Mainois fut parcouru par un frisson. L'excitation le gagnait. Il colla le flanc de sa lame sur son front et émit une courte prière. Puisse Aristote guider les justes vers la victoire.

Les remparts de Craons étaient peu élevés, les angevins le graviraient sans difficulté. En l'absence d'archers et d'arbalétriers, il faudrait les accueillir dès l'arrivée et éviter qu'ils ne prennent position sur les remparts.

Il prit position, et attendit les assaillants. Après l'excitation, la peur montait dans ses entrailles. Pour se donner un peu de contenance, il hurla aux Mainois à ses cotés.


AUJOURD'HUI ON TROUE LA TROUDUCHESSE!!

La déclaration fut accueillie par quelques rires nerveux. La tension rêgnait chez les Mainois dont la plupart n'avait jamais combattu. Les angevins étaient maintenant tout près.

Une jeune femme, brune aux yeux bleus, se hissa avec souplesse sur les remparts. Mathieu dégaina * et lui fit face.

Crève pourriture angevine, tu vas nourrir les corbeaux au pieds des remparts

*(son épée, what else?)
Edwald
Dans le flot du combat, Ed avec son épée qui brillllllllllle et son bouclier en forme de saucisse, arpente les corps et arrive face à un homme bizarre..

AUJOURD'HUI ON TROUE LA TROUDUCHESSE!!

Puis l'homme agite son épée devant la vieille morue, parait menaçant, Ed la défendra ou pas la morue? Mystère ! Après réflexion, trop longue surement puisque plusieurs minutes passèrent, il plante fièrement son épée dans la poitrine de l'homme et fait gigoter son épée à l'intérieur pour bien attendrir la viande....

Ça c'est fait. Ahum.

AUJOURD'HUI ON TROUE DU TROUMAINOIS !!


Quelle mélodieuse imitation..

Citation:
18-04-2010 04:12 : Vous avez frappé Mathieu__l. Ce coup l'a probablement tué.


Sourit tout fier d'avoir calmé l'hurluberlu qui pensait trouer sa duchesse.


Que la force de la saucisse soit avec nous !! Angevins à l'attaque !!!


La suite au prochain épisode...
_________________
Edwald,
Prévôt d'Anjou
Père d'Elowan.
Frère de Feue Rixende
Natsuki.
Une paria, voilà ce qu'elle était probablement à l'heure actuelle auprès des tourangeaux. A la condition bien évidemment qu'ils savaient ce qui se passait à Craon. Moins d'un mois après sa démission, elle avait intégré Gloria Libertus et chevauché auprès des ennemis historiques. Ceci elle s'en fichait comme de sa première culotte de l'histoire. Pour elle ce n'est que distraction; l'histoire on l'écrit pour ensuite la raconter, pas autre chose. Néanmoins ce mot lui revenait sans arrêt dans sa tête : paria. Petite Arriviste Raisonnable Inutile et Assomante, elle en avait même fait un acronyme qui lui était venu tout naturellement à l'esprit. Une traitresse, idiote et inutile.

Le combat a eu lieu, et elle n'a rien. Mais elle n'a rien fait non plus. La faute à quoi ? A qui ? Elle avait réussi in extremis à éviter le piège machiavéliquement tissé par Edwald, qui précaunisait d'utiliser Calyce et elle comme appats pour les flêches ennemies. Les corps ressemblant alors à des poupées vaudous auraient été astucieusement bougés par les fils les reliants au prévot pour ainsi faire croire aux Mainois qu'elles étaient encore vivantes et ainsi leur faire utiliser plus de fleches encore...Comment le combat s'était déroulé ? Elle ne savait plus très bien. Il lui avait manqué une arme : son épée promise depuis déjà quelque temps qu'elle n'avait toujours pas récupéré épée qui était à présent promise par quelqu'un d'autres : Leandre. Sans épée, et même quand on manie bien la dague, on est un peu inutile, même si comme elle on mange le plus de viande possible et on continue à s'exercer à son arme de prédilection. Etre blessée ne lui faisait pas peur. Qu'on la fustige, la vilipende, l'insulte non plus : depuis qu'elle était en Anjou c'était quasi sa pitance quotidienne.

Mais être inutile, cela elle ne le supportait pas, elle ne le supportait plus. Quand les Maeves, Trellas, Calyces avaient déjà accomplies des choses -plus ou moins bien mais accomplies quand même- quand elle voyait le talent qu'avait Aléanore pour les choses futiles, mais talent existant quand même, et quand elle se voyait elle, qu'elle se comparait à ces modèles, parfois elle se demandait si elles étaient bien du même monde. Et souvent elle n'en n'avait pas l'impression. Aucune ecchymose mais aucune utilité, comme lors de la guerre du Berry. On a beau avoir treize ans, sur l'échiquier on préfererait être une reine, pas un vulgaire pion.

Elle pensait ainsi sur une pierre où elle était posée, le visage enfoui par ses mains et par la boue. C'est alors qu'elle entendit une vague discussion entre deux autres guerriers, combatants, des vrais eux. Il était question de bataille -tiens tiens- d'épée, de combat, de sang, de blondeur, de courage, de léthargie, de soins, de crainte, de décision et de....Yolanda Isabel.

"-Mais si j'te dis, comme ça qu'elle a nommé sa fille.
-Pauv gosse, espérons que sa mère survive
-Fichus Mainois"


Elle partit alors en quatrième vitesse, direction tente ducale, prendre nouvelles auprès de la principale concernée qu'elle devina aisemment suite à la conversation : sa grandeur Fitzounette. Puis en faisant chemin, les autres préoccupations lui vinrent à l'esprit : quid de Calyce, Trella et Clélie ? Le méchant Karolinger fut il pourfendu ? Où étaient ses amies là, à cette heure, alors que le combat les avaient séparées ? Et Leandre ? Si il mourait, comment diable pourrait il lui offrir cette fichue épée pour ses quatorze printemps ? Mais elle se disait que dans l'antre de Fitzounette, quelqu'un pourrait lui répondre. Aussi se hâta t'elle.

On ne voulut dans un premier temps la laisser passer, et il lui fallut toute sa diplomatie -affirmant qu'elle était fille du duc de touraine, protégée de la duchesse angevine, et que si l'on tenait à ses fesses, mieux valait la laisser passer parce que l'anjou n'était pas forcemment pret à subir un nouvel incident diplomatique et toc- pour pouvoir enfin entrer dans le lieu désiré. Je vais ici transcrire fidèlement -du moins selon ce que disent les manuscrits faisant part de cette histoire- sa réaction :


Elle va.....Nore ? Elle va bien ? Tu vas bien ? Calyce, Clélie et Trella vont bien, tu le sais ? Tu es là depuis quand ?

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Besoin de m'écrire ou à mon perso ? Utilisez le forum, moins de soucis de point.....
Cdent
["Accueil des angevins sur le muret-rempart"]

Cela faisait longtemps que Cdent n'avait pas combattu. Cependant tout lui revenait en mémoire. Il avait accompli les mouvements d'assouplissement nécessaires pour que ses muscles répondent rapidement et que pour l'esprit soit concentré sur le combat.

Les sac à vins lançait finalement l'assaut. Quelle idée stupide. Derrière les murs l'avantage était plus que stratégique, il serait déterminant.

Avant de taper dans les puceaux du groupe d'art manuel angevin, que eux appelait armée, trois idiots de révoltés furent bâillonnés.

Le combat allait commencé. Petit frisson mêlé d'excitation. Du sang allait malheureusement coulé encore une fois.

Une fois les angevins prêt a gravir Cdent cria :


REPOUSSEZ MOI CES PORCS!!!

Puis le combat commença. Bruits de fer contre fer, cris de soldats. Le brouhaha de la guerre était la.

Un cri plus fort se fit entendre. Mathieu__l venait de tomber. Cdent arriva trop tard pour l'aider.
Kilia
Depuis des jours on lui avait interdit de bouger, il ne fallait pas y aller, pas y faire attention, les laisser faire sans elle. Elle tournait en rond, et ce jour elle avait pris la route dans l'idée qu'on ne lui permettait pas de faire son devoir, et que surtout que sa duchesse nièce, elle, y était allait. Il n'y avait pas d'urgence pour reprendre Craon, et c'est pour cela que le temps avait pris son aise.
Les angevins n'avaient pas vu qu'ils étaient tant, n'avaient pas prit en compte ce qui allait se tramer. L'insouciance Angevine, ils ne changeraient pas...
Juste avant le départ, elle était dans un état aussi insouciant. Les bras de Baron l'appelaient à lui de plus en plus. Les doutes l'assaillaient de toute part, et c'est au grand galop qu'elle s'était échapper de cette attraction.
Elle savait que l'assaut serait cette nuit, elle savait qu'il serait surement trop tard mais elle voulait les rejoindre, être là, avec eux pour fêter leur victoire. Impossible autrement, elle n'avait même pas pensé qu'il pourrait partir à l'abattoir, insouciance...Insouciante.

Des loups

Le soleil se levait à peine quand son cheval chevaucha les terres craonnaises.
Mais le spectacle qui l'attendait était bien tout autre que chopines levées. Angevins au sol... angevin sur civière et le drapeau Mainois toujours au dessus des remparts volant au vent.
Elle mit quelques instants avant de comprendre l'impensable, elle mit quelques instants avant de penser qu'ils avaient pu échouer.

Elle sauta de son cheval, courant comme une folle vers les remparts, qui était tombé? Qui avait succombé? Pas ses amis? Pas sa Nièce??? Elle cherchait au sol, hurlant de son cœur de mère.

Où est Fitzounette???

Personne ne pouvait lui répondre, sa duduche ne semblait pas être là, et le calme reprit sa place. Sa nièce avait du se mettre à l'abri, elle avait du être raisonnable. Mains posées sur son cœur comme pour en stopper les battements intenses.
C'est à ce moment là que son regard se posa sur une tignasse brune au sol.

Mon Dieu...

Elle reconnu Isatan. Se précipita vers elle. En hurlant

Une civière !!!

Elle la prit dans ses bras, mettant sa main sur la plaie d'où le sang voulait s'échapper d'elle.

Isa, tiens le coup on va s'occuper de toi.

Les hommes emportèrent Isa sur la civière mais quand elle se leva pour partir avec elle, un autre visage au sol l'attira... Sa sœur... Des larmes ne purent être retenues, une main portée à son visage se cachant les yeux comme si elle ne voulait plus voir. Loumel, sa sœur... Lèvres tremblantes elle s'approcha d'elle, la prit dans ses bras en larme, elle la porta sur son cœur. Un cri plus fort que les autres sortit d'elle comme une terreur.

LOUMEL!!!

Ce n'était pas possible, elle était dans un cauchemar, elle allait se réveiller, ce n'est pas possible... ce n'est pas possible se répétait-elle. Baron vint l'aider à porter sa sœur jusque sous une tente, ne lui quittant pas la main, ne pouvant la lâcher.
C'est en lui serrant la main comme pour lui donner sa propre qu'ils entrèrent dans la tente. Elle devait panser les blessures, elle devait sauver sa sœur. Elle n'avait pas encore vu, non pas encore, qui était juste derrière elle, juste à un mètre d'elle et de sa sœur, juste là, ce corps qui lui aussi perdait la vie. Son attention était centrée sur le visage de sa sœur, elle n'avait pas regarder où elle était, rien vu d'autre. C'est quand elle se ressaisit, c'est quand elle demanda de quoi soigner, c'est quand elle demanda ses sacoches que son regard tomba sur la blondeur, sur le minois, sur son enfant de cœur, sur le trésor de vie...Sa Fitz.



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[Milite pour l'ancien Forum!] Mère D'Anjou, Paire de France.
Calyce.
L'inaction avait fini par ennuyer la brunette. Échanges taverneux stériles avec des mainois...mainois quoi. Inintéressants aux discours bien trop redondants pour ses petites oreilles.
A son âge on prend exemple sur les modèles adultes qui nous entourent.. Et les adultes ici n'ont qu'une idée, à savoir : Taper du mainois, sauver l'Anjou. Quelque chose dont elle pourrait être fière..

Et l'action vient...

Surtout rester derrière Tiss. Menotte confrontée au vide alors qu'instinctivement elle recherche celle d'une soeur absente. Clélie aurait peut être un peu de retard... La petite soupire avant de refermer la main sur les jupons de la vicomtesse. Elle ne la lâcherait pas. Mirettes plissées pour mieux voir dans l'obscurité... C'est vide, l'impression d'être arrivé après la bataille. Inquiète, palpitant qui s'affole. Et si Clélie était venue finalement et qu'il lui était arrivé malheur ? Et Leandre hein ? Il lui avait dit que les hommes passaient toujours devant pour faire face au danger en premier... Humpf. Elle le tuerait si il mourait-Calyce a un raisonnement bizarre, rappelons le quand même-Et les autres ? Nats ? Trella ? L'germain ? Les compagnons de Dole ? Isa et sa lance ?

Les émeraudes croisent le regard vicomtal. Regard qui se veut rassurant bien qu'il laisse transparaitre une certaine inquiétude, tout comme le sourire qui fleurit sur les lèvres de la jeune femme. Sourire auquel la mioche répond légèrement et qui s'effacera à la vue du premier corps sans vie au sol. Elles étaient bel et bien arrivées après la bataille on dirait... Le silence, pas d'épées qui s'entrechoquent... Juste des corps sans vie jonchés par ci, par là. L'horreur.

Menotte qui relâche son emprise sur les vêtements de l'ex duchesse. Petits pas, pas très rassurés, qui l'entraineront jusque la plus grande tente. Celle qu'elle fixe tout en marchant,refusant de regarder ce qui se passe autour. Peu lui importe de savoir si les cadavres-parce que dans sa tête, ils sont tous morts- sont angevins ou mainois... Pas envie de s'attarder à observer par peur aussi. Peur de reconnaître le visage de l'un des ses proches...

Alors elle va chercher refuge là où elle sait qu'elle trouvera la vie, où elle échappera à cet atmosphère macabre. Peton qui foule l'entrée de la tente, silencieusement... Nore, Natsuki sont présentes, en forme contrairement à celle qui est étendue là sur le brancard... Celle pour qui Calyce ne s'était même pas inquiétée. Celle qui ne pouvait pas tomber... La blonde qu'elle croyait immortelle, intouchable... Ils n'avaient pas le droit : C'est la duchesse..

Sauvez la... Ed ? Il est où Ed ? Lui saura la sauver... C'est Fitzounette, elle est « immourable » !

Non elle ne crie pas, elle ne dit rien même. Trop chamboulée pour pouvoir émettre un son, elle pense juste... Spectatrice d'une scène trop cauchemardesque...

Saleté de mainois, vous allez tous mouriiiiiiiiiir !

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Riche. Plus tard, elle sera intelligente.
Karolinger
[La cloche fêlée, Baudelaire, Murat.]

L'odeur du sang flottant au gré du vent, des corps qui gesticulent et hurlent, des gens qui bougent, d'autres qui s'inquiètent, questionnent. "Untel est blessé, unetelle l'est aussi !" : un seul cri naît, court, enfle, grossit, et envahit tout le camps, comme eux-même n'ont pas su envahir du premier coups leur propre cité. Otto a participé au combat, n'ayant pas pu s'élancer sur les murailles pour s'en emparer que déjà les échelles étaient à bas, l'assaut repoussé et impossible. L'heure suivante avait été atroce pour lui - même et surtout pour lui, car, sorti indemne, le couperet tranchant des souvenirs venait taillader son âme. Il s'était replié hors du camp, à portée de sifflet au cas où, et, prostré, en position du foetus, il goûtait les bruits du camps qui s'élevaient au petit matin de la défaite.

Des pensées qui se succèdent et se chassent les unes les autres, une émergea qui fit sourire Otto quelques instants : il avait encore de la gorge, de la voix, sa fonction ne lui imposait-elle donc pas de hurler à la mort ? "
Ooooooo", fit-il en guise d'essai, "OOOooooo, Ooohooooo". Cela sonnait vide, horrible, creux. Chevrotant. Pas un hurlement de chien, un cri d'humain, qui ne manquerait pas d'attirer l'attention du campement et, même, de la cité. Otto haussa les épaules, un peu plus démoralisé encore que quelques instants auparavant, lorsque soudain, au loin, un véritable chien répondit à son appel : "Haaaaroooooooooooo". Heureux, de chorus, Otto jeta son cri religieux, ainsi qu'un vieux chien qui veille à la mort : "Har-oooooooooooo".

Soudain, il s'arrêta. Si quelqu'un le voyait, on allait penser qu'il était fêlé. Mais Otto savait désormais que dans ses ennuis, il pourrait peupler le silence fracassant du malheur par ses faibles et palots hurlements - mais des hurlements tout de même. Pour l'heure, il devait revenir au monde, et rompre l'isolement : il se résigna à rentrer au campement, ou il y aurait probablement quelque effort à fournir pour être utile au maître, ce serait qu'aider si c'était possible à sauver de la mort certains des blessés.

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Otto von Karolinger, Limier fidèle d'Aurélien de Penthièvre.
Baron_arwin
Quand vint la nuit sur Angers et que vint l'heure de la fuite sur Craon, Arwin était heureux. Il était heureux d'avoir passé une si agréable soirée. Il avait l'impression que rien ne pourrait jamais troubler le bonheur qui était siens et que la plus belle femme que le monde n'ait jamais connu finirait un jour par être bercée par le bonheur.
Les trois cavaliers avaient galopé toute la nuit dans la campagne angevine. Kilia chevauchait en tête, ses cheveux noirs au vent. La Roussette suivait derrière et lui fermait la marche, épée à la ceinture, bouclier en main prêt à dégainer au moindre mouvement suspect. Rien ne vint cependant entraver leurs processions vers ce qui devait être une victoire.
Hélas quand ils arrivèrent en vue de la ville assiégée par ce matin brumeux ils ne virent qu'un spectacle de désolation. Les remparts avait tenu bon et l’envahisseur Mainois tenait encore la cité.
Sur le champ de bataille on comptait les blessés et il y en avait en quantité. Beaucoup arboraient les couleurs de l'Anjou.
La pluparts des hommes auraient appelé cela une défaite et Arwin fut ne pu cette fois que consentirai. Oui cet assaut avait été vint. Les pertes étaient lourdes mais la ville finirait par tomber.

Kilia pressa sa monture jusqu'au terrain de la désolation en proie à la mort. On voyait dans le ciel les rapaces tournoyer prêt à plonger sur les cadavres des braves angevins. La duchesse mit pied à terre et couru entre les morts et les gémissants en criant le nom de certains proches.
Arwin se mordit la lèvre inférieur, sauta de son cheval et suivit quelques pas derrières. Un inconnu gisait là sur le ventre. Sans doute un des gardes venu des campagnes défendre la terre de ses ancêtre. Arwin s'agenouilla et retourna le corps. Il était trop tard pour lui. Ses yeux sans vie le fixaient. Le Baron reposa le cadavre dans une position plus honorable, lui ferma les paupières et se signa en se relevant.
Le Saumurois trentenaire continua de cheminer à la recherche de quelques survivant qu'ils soient connu ou non quand il vit Kilia s'effondrer au sol en hurlant. Se retournant il accouru auprès d'elle et se jeta à terre devant la Jarretière toute ensanglantée qui regardait vers le ciel. Elle bougea ! Très-haut du ciel elle était vivante mais dans un état pitoyable.
"Une civière !!!" cria Kilia puis elle se releva et repartit. La duchesse avait raison, il ne fallait pas perdre de temps. Isa allait être prise en charge et il y avait surement d’autres âmes à sauver. Il irait la voir quand les premiers soins lui auraient été administrés dans un pavillon de campagne.
Arwin prit quand même la main de la Jarretière pour la réconforter, lui souhaita bonne chance et se releva pour rejoindre Kilia qui était penchée sur le corps d'une femme et hurlait en sanglotant. Arwin se glissa derrière Kilia et découvrit la sœur de celle-ci étendue dans la boue. Il se laissa tomber en frôlant la robe de sa lumière et lui prit les mains pour la consoler. Il fallait transporter Loumel dans l'hôpital de campagne. Elle était très lourdement blessée. Alors Arwin aida Kilia à transférer sa sœur.
Dans l'hôpital il y avait d'autres blessés. Senese se faisait donner des soins assis sur un lit de camp mais il semblait moins touché que les autres. Baron, après avoir aidé à installer Loumel lui donna une tape sur l'épaule pour l'encourager et il ressortit de la tente au moment où des chirurgiens ramenait Isa dans ce qui pourrait devenir sa dernière demeure avant le Soleil.


Tiens bon Isa...tiens bon...

Après un profonde inspiration il retourna aider quand il aperçu la roussette toute seule aux milieux des morts. Arwin lui prit la main et lui demanda d'aller au camp prévenir Aurel qu'ils étaient arrivés en renfort car il ne voulait pas lui affliger cette vision d'horreur mais entêtée comme elle était elle refusa et protesta pour rester et aider comme tout le monde.
Alors il la laissa et repartit chercher Kilia dans l'hôpital. Quand il la vit de loin elle était figée et elle fixait quelque chose doit devant elle. Que pouvait-elle bien regarder. Curieux il suivit le rayon imaginaire de ses yeux et tomba sur une blonde crinière dispersée au sol. Non ! C'était impossible ! Ils avaient osé toucher à la duchesse ! Le pauvre homme s'élança et s'arrêta en dérapant devant la reynette d'Anjou.
Ils allaient le payer. Les Mainois allaient payer le mal qu'ils avaient fait. Oui et ils le paieraient cher. Très cher parole d'Angevin. Parole d’Arwin

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Alfonce
[Lors de l'attaque sur les remparts]

La nuit avait été difficile pour le vieil Alfonce. Déjà dans la cinquantaine avancée, le soldat angevin sentait dans tout son corps les nombreux printemps accumulés. S’il n’avait plus la vitalité des jeunes gens, il lui restait le courage et l’expérience du vieux combattant. " Mouarf, si j’avais encore vingt ans ", poussa-t-il pour lui-même.
Au petit matin, il répondit tout de même à l’appel et grimpa aux remparts de Craon pour libérer la ville des gredins. Avant de parvenir au sommet de l’échelle, il reçu une première flèche qui se logea dans sa cuisse tandis qu’il grimpait. Heureusement pour l’Angevin, elle pénétra profondément dans sa chair sans pour autant l’empêcher de poursuivre l’assaut. La blessure était douloureuse sans pour autant l’empêcher de faire son devoir.

Il ferrailla quelques instants avec un, deux, puis trois Mainois lorsqu’il arriva parmis les premiers sur les remparts. Il parvint à en blesser deux et à en repousser l’autre quand, Squalow, un homme puissant, s’approcha et lui assena un violent coup d’épée. Alfonce eut juste le temps de parer la frappe avec son bouclier qui vola en éclat. Le corps à corps ne fut pas très long. Après une épreuve de force, Squalow repoussa le vieil homme par-delà le rempart. Le jeune et robuste Mainois était tout simplement trop fort pour lui.

Encore une chance que la muraille n’était pas trop élevé et qu’Arisdtote veillait sur son dévoué Alfonce. Le Saumurois tomba lourdement au sol. Miraculeusement, il n’y laissa pas sa vie. Sonné, il resta étendu quelques instants sans pouvoir réagir dans le tumulte de la bataille qui faisait rage. " Mortecouilles! " jura-t-il, après plusieurs minutes de confusion et de souffrance. "Nous nous reverrons espèce de…"

Retournant péniblement au campement, il aida Juju, qui avait été blessé par Seblebeau, à retraiter vers l’arrière. Reposant l’un sur l’autre, ils parvinrent à claudiquer jusqu’au campement puisqu’ils n’étaient plus d’aucune utilité.
Isatan
L'aimait pas ça, nan l'aimait pas ça du tout Isa tout ce calme. Les sentait pas ces mainois et sur ce coup c'était même pas à l'odeur qu'elle pensait. Plus un bruit dans le campement, le calme avant la tempête ? Jetant un regard circulaire, elle s'assure que tous ceux qu'elle a embarqué sont bien là ... Petit sourire satisfait, tous sont là, présents et prêts à monter à l'assaut.
L'aime pas les assauts la Jarretière, plus de chances d'y rester que de passer. Seront la première vague, ils le savent. La seule chose qu'ils ne connaissent pas encore c'est l'issue, bien que techniquement ils ont plus de chances d'y claquer que de triompher. Mais entre mourrir et laisser la ville à ces chiens de Mainois, le choix est vite fait, ça s'ra le combat !
Les chances sont minces, mais ça nafoute, c'est pas d'hier que les angevins foncent dans l'tas sans penser à leurs chances.
Courrir sans réfléchir, surtout ne pas cogiter pour éviter de flancher. Ne pas prêter attention au fait que la plupart des craonnais restent bien tranquilles chez eux ...
Aucune flêche, aucune pierre, rien n'entrave leur progression ...
C'est trop calme ...
Puisque la charge est donnée, il faut y aller. Dernier regard aux autres avant de se mettre à grimper, ils sont là. L'en est fière la Jarretière, au moins personne ne pourra dire qu'ils se sont débinés, non ils vont faire ce pourquoi ils sont venus, tenter de reprendre cette foutue ville.
L'ascension est brève, trop peut-être ?
A peine en haut elle croise son premier Mainois et fait sa première erreure. Du coin de l'oeil elle aperçoit Ed, c'est à peine si elle a tourné la tête mais c'est suffisant pour que l'ennemi en profite.
Bordel c'que ça fait mal, pour un peu l'aurait pu croire qu'elle était en train d'avoir une contraction, l'aurait sans doute préféré d'ailleurs quitte à choisir.
Lâchant l'épée devenue inutile, elle porte les mains à son ventre.
Elle fixe son bourreau de ses yeux bleus, douleur, haine, incompréhension, tout se mélange. La peur qu'elle aurait pu ressentir quelques instants auparavant est remplacée par cette horrible douleur... Et cette odeur, elle la connait c'est celle du sang, de SON sang.
C'est maintenant genoux à terre qu'elle continue de scruter le mainois, ses yeux se voilants peu à peu ... elle ne voit même pas le second coup venir, juste cette affreuse douleur qui s'amplifie...
La Jarretière si bavarde d'habitude ne laisse pas sortir un seul son, pas un cri, pas une larme, juste une pensée : heureusement que sa fille n'est pas là ...
Le ou les mainois, elle ne les voit plus,à peine si elle prend conscience qu'elle fixe maintenant le ciel étoilé car en fait elle ne voit plus rien, ne sent plus rien...
Où est-elle ? Mystère, un chose est sûre il n'y a plus aucune douleur ...


18-04-2010 04:12 : Assirian vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
18-04-2010 04:12 : Mathieu__l vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.

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Linon
Le plan de Titi avait parfaitement fonctionné. Trop bien même... Au moment de se mettre en route pour reprendre Craon, la jeune femme avait recouvert le bouclier d'un grand drap sombre et tous les deux s'étaient serrés dessous en gloussant, Linon équipée de son épée, Titi de son bâton. Ils avaient appris que la duchesse resterait en arrière, et décidé de rester avec elle pour la protéger.

Mais tout occupés d'eux-mêmes et ne voyant pas grand chose à cause du drap, ils ne l'avaient pas vue n'en faire qu'à sa tête comme d'habitude et filer en tête des combats. Pendant ce temps, les deux avançaient prudemment, et seul le bruit lointain du combat les firent douter... Glissant un oeil entre deux pans du draps, ils découvrirent avec effroi qu'ils ne marchaient pas du tout en direction des remparts, mais avaient erré aux alentours du campement. Ils rejetèrent le bouclier et se retrouvèrent aveuglés par le drap tombé sur eux. Dans leurs tentatives maladroites pour s'en dépêtrer, Linon trébucha sur le bâton de Titi et poussa un cri de douleur quand sa cheville se tordit. Titi se précipita pour l'aider et ils rejoignirent clopin-clopant le lieu de la bataille.

Hélas, bien trop tard... Consterné, le couple rejoignit la tente des soins, et Linon glissa un regard anxieux par une fente. Elle était très pâle quand elle ramena son regard sur son compagnon.


Oh Titou... ils ont blessé la duchesse et... et Isa...

Très affligée, la brunette posa le front sur l'épaule de Titi un moment. Puis relevant la tête, elle fixa les remparts d'un regard noir de colère.


Il faudra bien qu'ils payent !
Aleanore
Il y a la mort de l’autre côté, du mauvais côté, et sous la tente quand plus rien n’a d’importance pour elle que la vie de la jeune femme étendue et inconsciente, alors Aléanore se prend à maudire la mort, à haïr ceux qui la causent, ceux comme elle, elle se hait, oui, le front posé contre un des supports de la tente, elle observe sans mot dire, le lavage du corps, le respect du à cette femme qui n’a pas flanché quand il a fallu se battre, Aléanore apprend en regardant le corps, le sens même du mot « angevin » des tripes, du foie et beaucoup de cœur. Sans un mot, elle s’approche du corps de la duchesse, récupère un linge humide et bassine le front, espérant un sursaut, un signe préférant ne pas fixer, les plaies, le sang, préférant éviter de regarder les dégâts qu’ils ont causé. Et soudain une voix connue, fluette.

-« Elle va.....Nore ? Elle va bien ? Tu vas bien ? Calyce, Clélie et Trella vont bien, tu le sais ? Tu es là depuis quand ? »

Que peut-elle dire ? Ils me l’ont tuée ? Ils m’ont pris mon espérance de vie ? Et pour quelle raison ? De quel droit ? En lieu et place des larmes qu’elle voudrait verser, des cris qu’elle voudrait hurler, comme elle entend Kilia les hurler dehors, Aléanore sourit à la jeune fille, et le linge est confié à une des paysannes, et l’Etincelle de glisser un bras dans le dos de Natsuki, d’attraper Calyce qui arrive à ce moment et de les sortir de la tente. Préférer les vestiges d’une bataille sanglante aux plaies béantes des êtres aimés.. Et les bras passés autour des corps plus petits encore que le sien, l’Etincelle de raconter d’une voix calme.

-« Fitzounette .. ne va pas bien mais elle ne mourra pas. »

Douce certitude dont elle tente de se convaincre elle-même mais la voix n’a pas flanché, qu’importe l’endroit, les priorités restent les mêmes, les enfants d’abord.

-« Regardez mes petites chéries.. Regardez la bêtise humaine dans sa splendeur, ne fermez pas les yeux, regardez .. »

Et elle-même regarde, observe, sans mot, sans trembler, sans larmes, et finalement, l’étreinte sur les jeunes corps se relâche tandis qu’elle rentre dans la tente pour récupérer l’épée de la duchesse posée à côté du brancard. Trop lourde épée, mais il faudra faire avec, et de ressortir de la tente, portant l’épée à deux mains, noisettes froides et déterminées, les bottes de bonne facture enjambent les blessés, les restes pour venir se poser au pied de la mairie. Et l’épée est brandie à deux mains, droite devant son visage.

-« MAINOIS ! Qui vous soutient ? Qui vous donne ce droit que vous prenez de tuer les nôtres ! De venir blesser notre Duchesse, Vassale de Sa Majesté Levan le Troisième ! Aujourd’hui, mainois, vous êtes morts dans le cœur des hommes et dans celui du Très-Haut ! Vous avez péché par colère, par orgueil et vous avez attenté à la vie des enfants de Dieu. Vous vous croyez grands, mais vous n’êtes rien, moins que des gueux, moins que des putains, même les chiens ont plus de dignité que vous. Ce jour, mainois, vous avez blessé l’Anjou, et vous vous en gargarisez ? Qui sont les pleutres qui ont touché de leur lame le corps de la Duchesse de l’Anjou ? Qu’ils s’avancent s’il leur reste de l’honneur. »

L’épée est lourde, bien trop lourde, mais la rage est sourde.

Allez LJD Mainois, viendez jouer ! A voir après pour un duel, mais faut déjà qu'ils s'avancent les zozios !

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Aurelien.
[Un bon Capitaine ou comment on s'protège les boules]

Soir de siège , soir de piège ? Aurélien avait au moins pu profiter d'une nuit de mille éclat dans sa tente , tout n'était pas perdu pour cette soirée. Il se préparait tranquillement pour la bataille qu'il allait mener , cote de maille enfilé , les différentes ustensiles montés sur ses jambières afin qu'elle ne lâche pas au premier accoue et pour finir , bien placer le heaume sur la tête. Ça pouvait paraitre d'une simplicité sans équivoque pour beaucoup , mais le brun n'est pas n'importe qui ! Il lui fallait disposer avec classe et audace ses cheveux afin de ne les abimer en aucune mèche , et surtout éviter de les emmêler les uns aux autres. Dernière mèche décalé et voila le tout monté , parfaitement , comme il en avait l'habitude , la carrure d'homme de combat lourde porté sur lui comme durant la précédentes expérience armée plus ou moins foiré en Bourbonnais-Auvergne et aux portes de Lyon en juin dernier.

Pas le temps de contempler son physique une seconde de plus , direction la place d'armes ou les hommes et femmes prêt aux combats avait décidé de se rassembler. Tout juste avait-il rejoint la troupe que ses hommes comprenaient parfaitement la marche à suivre qui demandait de foncer avec les échelles sur les petits rempart de la cités craonnaisse pour combattre à l'intérieur. Même si la plupart connaissant la ville comme leur poche , il fallait bien s'en douter que les vipères de mainois s'étaient arrangé pour s'organiser une défense apte à faire reculer le bataillon de l'armée franche aux couleurs angevine pour l'occasion.

Et voila que les troupes s'élancent de partout , fondant sur les murailles prêt à battre mainois et faire couler le sang de ces pseudos grand victorieux. Même si ce soir la bataille tournait à l'avantage des défenseurs de la citée , Aurélien savait très bien qu'ils étaient voué à mourrir en face. Ils n'ont rien à perdre , déjà qu'ils n'ont rien gagné , leur seul intérêt et clairement de se faire remarquer. Et dire que une fois que l'épisode craonnais sera bouclé , on les oubliera peu à peu , ici , à Craon , en Anjou , en Maine , dans tout le Royaume . Encore que pour se dernier , nous doutions bien que beaucoup de monde ne soit au courant des évènements de la région , les yeux étant tournées vers d'autres horizons en ces heures à travers les différentes provinces .

Alors que les derniers hommes des différentes section allaient monter les échelles , le jeune Penthièvre vit le fulgurant Valfrey s'élancer lui aussi vers les murailles. Ni une , ni deux , il lui courut après pour l'arrêter et le retourner face à lui afin de lui parler avant qu'il ne se jette dans la gueule du lion.


Leandre ! N'y va pas si vite , le chef d'armée et son second ne peuvent pas se risquer a périr aussi vite dans la bataille qui s'organise aujourd'hui ...

Il tourna un peu la tête en direction du camp et regardant celui-ci , continua :

Le risque serait trop grand de laisser ainsi l'armée désorganisé , laissons les hommes de mains ouvrirent les brèches , nous viendront ensuite pour les soutenir si il le faut . La victoire appartient toujours aux grands chef ... mais pour ça il faut leur rester en vie , donc attends quelque minutes avant d'escalader ces murs !

Il l'invita à avancer quelque peu , alors que l'on voyait les dernières tête quitter les remparts pour s'engouffrer dans la ville , alors que non loin de la , les premiers blessé et autres personnes touchés battaient déjà en retraite ...

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Baron de Saulx , CaC d'Anjou
Vous en avez rêvé ? Gloria Libertus l'a fait !
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