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[RP] Orphelinat Sainte Clothilde

Elouan.
[Les écuries, puis le perron de l'orphelinant - Dans la douceur d'une nuit... Enfin plus trop !]

Un cri !
Et puis un autre !

Elouan se retourna dans son sommeil en grommelant dérangé par le bruit qui venait de l'extérieur. Il était pourtant sur d’être tranquille dans ce lieu ou personne n’avait le droit de venir si ce n’est Rodrielle. SON coin à lui, tranquille loin des autres enfants et surtout loin du bruit !

Du bruit !

Sortant de ses rêves Elouan se redressa d’un bon, comprenant soudainement que les bruits ne venaient pas de son rêve mais bel et bien de l’extérieur. Et quel bruit, des cris, des gémissements, SOS, personne en détresse ! Une mission pour le petit mercenaire (enfin futur hein !) !
Le gamin se laissa glisser le long de l’échelle et se précipita dehors, torse nu, les cheveux en bataille jusqu'à arriver enfin jusqu’au Perron au moment ou la Tatoué relevé une dame avec un ventre ENORME !


-‘ttend ! J’t’aide ! Marmonna le gamin en prenant l’autre bras de la dame et la soutenant malgré son poids plume et sa taille de moustique.
_________________
--Annaline
[Réfectoire... Soirée pas si silencieuse que ça!]
Ils restaient à table.
Anna savait à présent le lien entre Euzen et Abigaïl.
Puis, un cri vint perturber le silence qui s'était installé.
Deux...

Trois?
Un appel au secours.
Son sang ne fait qu'un tour, quelqu'un a besoin d'aide.
Rodrielle s'est précipitée, et elle courait vers l'entrée quand la directrice l'appela pour l'aider.
Elle soutint la femme enceinte.

Il fallait l'emmener à l'infirmerie.
Ses pensées se bousculaient dans sa tête.
De l'eau chaude, des essuies.
Soutenue par trois personnes, Anna et les autres portèrent la femme jusqu'à l'infirmerie.
Ce qu'elle était lourde!

Une fois qu'elle fut posée, Anna courut à la cuisine pour prendre une bassine d'eau.
Qu'elle ramena à la petite pièce, un essuie sous le bras.
Elle était paniquée.
La femme semblait à bout de forces, malade.
Une main fraîche posée sur son front brûlant lui permit de savoir qu'elle était fiévreuse.

Dans ce cas, il fallait faire transpirer le malade.
Sauf que la, la situation était assez délicate.
Aïe Aïe...
Situation ardue.
Anna craignait que la mère ne meure en couche.
Son coeur se serra.

Que faire?

Rodrielle, que faut-il faire?
--Gaby.


Son appel au secours à été entendu.
Ils se retrouvent à trois à la porter plus ou moins péniblement jusqu'à l'infirmerie.
Une contraction la fait plier en deux de douleur, ses mains se crispent.
Elle s'allonge.

La sueur dégouline de son front, faisant coller ses cheveux de jais.
Du sang macule ses jambes, imprègne sa jupe.
Elle a peur.
Elle est jeune, malade, à bout de forces.

Si proche de la vie et pourtant de la mort également.
Entre deux eaux.
Son destin est de mettre au monde, qu'advienne ce qu'il sera ensuite.
Les gens papillonent autour d'elle.
Elle souffre.
Elle crie.

Qui est l'imbécile qui a dit que d'accoucher était simple et sans douleur?
Elle l'étriperait bien celui là.
Elle a bien envie de tenir la main de quelqu'un, lui donner un millième de sa douleur, mais elle risquerait de lui broyer les os.
Sa poitrine se soulève à un rythme rapide.

Imaginez que l'on vous plante un couteau dans les entrailles et qu'on le remue, vous vidant de l'intérieur.
C'est ce qu'elle ressentait...
Qu'allait-il arriver?
Rodrielle
[L'accouchement pour les nuls...]


Pas de panique, pas de panique, pas de panique. Pourquoi ce serait le cas, après tout ? N'a-t-elle jamais connu de situation critique auparavant ? Si. Ce ne serait pas aujourd'hui que cela changerait.

Avec l'aide d'Elouan et d'Annaline, Rodrielle amena tant bien que mal la future maman jusqu'à l'infirmerie. L'italienne l'aida à s'allonger puis soupira une nouvelle fois. La jeune Annaline revint rapidement de la cuisine avec une bassine d'eau et une serviette puis vint rafraîchir la maman avec sa main.

"Rodrielle, que faut-il faire ?"

La Tatouée se tourna vers la jeune fille et resta quelques longues secondes silencieuses. Elle ne savait pas ce qu'il fallait faire... Elle n'était pas accoucheuse ! Juste un simple mercenaire qui sauve sa vie en s'occupant d'enfants orphelins... Rien de plus. Mais bon, "fierté d'un jour, fierté de toujours" : elle n'allait pas avouer qu'elle était désemparée. Oh non madame ! Nouveau soupire.

Elouan, Tesoro, ce n'est pas un évènement pour les jeunes garçons. Peux-tu t'occuper de la petite fille qui vient d'arriver pour moi ? S'il te plait ? J'ai besoin de ton aide avec elle, petit chevalier.

Un baiser sur le front de son chou puis retour sur la futur maman. Second soupire. Il fallait agir par étape. Rodrielle, après avoir fermé la porte, dévêtit la jeune femme et lui posa les jambes de chaque coté de la table pour que celles-ci soient écartées.

Bon. Annaline, il faudrait que tu éponges la Donna, pour faire tomber sa fièvre...

L'italienne déposa un coussin derrière la tête de la jeune femme et lui parla.

Signora, quel est votre nom ? Depuis combien de temps vous avez des... contractions ?

Réminiscence de son propre accouchement datant d'une quinzaine d'années... Les mots réconfortants, elle laissait le soin à Annaline de les prononcer, elle même n'étant pas habituée à ce genre de choses. Et dire que dans un autre contexte, elle aurait répondu à la jeune fille quelque chose du genre "oh elle a l'air mal en point, tuons-les tous les deux, on n'est plus à ça prêt"... Mais non ! L'était à l'orphelinat et son "statut" de directrice l'empêchait de faire cela. Dommage.

Retour sur l'entre jambe de la demoiselle.

Bon, ben j'pense qu'il va falloir toutes vos forces pour pousser à la prochaine contraction...

L'aurait pu être un peu plus convaincante, tout de même... "Try again"

_________________
--Gaby.


Fièvre et accouchement, sacré cocktail!
Voilà qu'on la mettait en position, moins habillée, les jambes écartées.
Des questions.
Sa tête cognait.
Elle eut cru qu'elle allait exploser.
Des contractions depuis combien de temps.

Très bonne question, la Gaby avait perdu la notion du temps.
Si ses fièvres étaient comme celles d'il y a quelques mois, elle allait commencer à délirer.
Autant profiter des moments de lucidité pour répondre, difficilement, la gorge sèche.

Ga...Gab...Gabrielle... De...Depuis deux heures je...je crois...A...A boire... s'il vous...plaît.

Pas le temps de la recevoir, cette eau qu'elle désire tant!
Son beau visage juvénile se crispe de douleur.
Une nouvelle contraction.
Elle pousse de toutes ses forces.

Son visage est contre ses jambes, repliées.
Elle se relaisse tomber sur la table.
Elle sue.
Elle est fiévreuse, dans un sale état, elle va donner une vie et perdre la sienne.

Elle sait que ce sera une fille, elle le sent au plus profond de sa chair.
Elle s'appelera Angélica, car elle sera son Ange rédempteur.
Angie, comme tout le monde l'appellera.
Elle sait que c'est une fille, ça ne peut être autrement.

Ce qu'il lui reste à faire, c'est lui faire voir le jour, ensuite, l'appeler par son, la voir ouvrir les yeux et fermer les yeux, abandonnant la partie déjà fine.
Deux yeux s'ouvriront quand deux se fermeront.
Là elle la fatalité de son destin.
Mourir pour donner la vie.

Qui pourrait espérer une mort plus enviable?
--Annaline
Inquiétude.
La mère ne va pas bien.
Elle trempe le tissu dans l'eau, éponge son front brûlant.
Gabrielle semble dans ses pensées.
Probablement à penser à son enfant.

Mais elle doit s'accrocher.
Les mains de la jeune fille tremblantes, prennent celles de la dame.

Allez, Gabrielle, vous pouvez y arriver. Vous verrez votre bébé vous sourire, vous le verrez grandir, allez, il vous faut pousser, vous êtes forte, vous y arriverez.

Elle les serre, d'inquiétude, recommence à humidifier son front.
Elle semble jeune.
Mais un mal incurable semble la ronger de l'intérieur, comme de l'extérieur.
Elle espère qu'elle tiendra bon.

Il le faut!
Pour sa vie, celle de son enfant.
Anna voit sa poitrine se soulever à un rythme effréné.
A bout de souffle.
Si jeune, mais à bout de vie.
Anna a peur.

Elle ne le laisse pas paraître.
A part le mordillement nerveux de sa lèvre inférieure.
Elle ne veut pas qu'un autre enfant finisse sans famille.
Pas comme elle.
De la pire façon qu'il soit.

Elle pensa à une jeune femme à qui cela était arrivé, sa mère était morte à sa naissance, à l'aurore.
Elle esseya, au simple contact de leurs mains entrelacées de lui donner sa force, son courage, un nouveau souffle de vie...
Rodrielle
L'Etat de la pauvre Gabrielle s'empirait et l'italienne savait que sa vie était en danger. Tout ça pour un enfant... Le monde était vraiment mal foutu ! Soupire. Deux heures de contractions, deux heures de souffrance qu'il fallait calmer. Et Rodrielle avait une petite idée...

J'ai bien mieux que de l'eau, Gabrielle...

Quittant la jeune femme quelques secondes, la Tatouée alla vers un placard qu'elle ouvrit à l'aide d'une clef accrochée autour de son cou. Petite "pharmacie" personnelle qui contenait le meilleur relaxant possible... Rodrielle sortit alors un petit flacon dont l'étiquette jaunit indiqué qu'il contenait de l'opium décanté. Evidemment, elle en possédait dans ses différents "aspects" : en pavot, en galettes prêtes à être fumées... Bref ! Retour à la jeune femme, l'italienne déposa plusieurs gouttes dans un fond d'eau -histoire de ne pas tuer Gabrielle plus tôt- puis releva la tête de la future maman.

C'est de l'opium diluée. Z'inquiétez pas, ça vous relaxera et vous irez mieux !

Rodrielle lui fit boire la substance puis revint à sa place initiale. Bon, le moment était venu. La Tatouée se frotta les mains pour se donner plus de courage.

Aller ! A la prochaine contraction c'est la bonne. Donnez toutes vos forces. Et imaginez vous tenir l'enfant, ça vous aidera surement !

Anna, restes avec elle pour la soutenir. Quand le bébé sera là, me faudra une paire de ciseaux et une serviette. De l'eau chaude aussi... Éponge son fond et si elle ne va pas mieux, redonne-lui à boire, ça n'peut pas lui faire du mal.


Aller, c'est parti pour sa première expérience d'accoucheuse improvisée. Angoissée l'italienne ? Non... Ou presque.

_________________
--Annaline
[Quand on est si jeune, on ne sait rien de la vie... Ou presque!]
Infirmerie.

Anna sait ce que l'opium, une drogue.
Elle se mord la lèvre inquiète.
Et si la mère se mettait à délirer?
En plus, avec la fièvre...

Des ciseaux, une serviette de l'eau chaude?

Pas de problème!

Elle papillone autour de la jeune fille, s'évertuant à lui faire passer sa fièvre.
Elle cherche alors des ciseaux, une serviette, qu'elle trouva facilement.
Il y a un petit poêle qu'elle n'avait jamais remarqué.

Elle prend alors de l'eau d'une aiguillère et la met à chauffer.
Dans une bassine.
Elle apporte le tout près de l'accoucheuse improvisée.
Tamponne le front de la courageuse et lui redonne un peu d'eau.

Elle lui prend la main, la soutenant moralement du mieux qu'elle pouvait.
Anna avait peur.
Peur de la mort.
Peur du sang qui maculait ses vêtements.
Peur pour l'enfant.

Elle regarde Gabrielle, dans les yeux, y lit sa souffrance.
Se dit que finalement, elle est sûrement juste un peu plus vieille qu'elle.
Elle a peur mais ne le montre pas.
C'est un de ses atouts.

Elle ne laisse pas transparaître ses sentiments, sauf lorsqu'elle le souhaite...
--Gaby.


[Seule une femme peut connaître la souffrance d'une accouchement...]
Infirmerie.

Jeune, trop jeune pour mourir.
Jamais, elle n'aurait dû écouter sa famille.
Se marier à seize ans, avec un seigneur puissant, qui espérait de tout cœur un héritier mâle.
Elle ne l'aimait pas, détestait lorsque le soir, il la touchait.

Et, lorsqu'un jeune homme avait été gentil avec elle, il avait fallu qu'elle en tombe amoureuse.
Un geste de tendresse, de gentillesse, et la voilà dans un élan d'amour profond.
Elle le voyait en cachette, quelques fois.
Souvent le soir, quand ni son mari, ni ses parents, ne pouvaient l'apercevoir.

Elle se glissait dans sa chambre, souvent en pleurs.
Il la consolait, en la prenant dans ses bras, caressant ses cheveux d'une main, et son dos de l'autre.
Il avait été son confident, et son ami.

Une nuit, elle l'avait embrassé, rien que pour voir ce que cela faisait d'embrasser une personne aimée.
Son époux était en voyage depuis deux semaines, et seule dans sa grande maison, elle s'était ennuyée de ne voir personne à part ses parents.
Et une ou deux amies hyppocrites.

Le plus étonnent, c'est qu'il avait répondu à son baiser, doucement, presque craintivement.
Ils s'étaient unis dans un élan d'amour l'un pour l'autre.
Un mois et demi plus tard, elle savait qu'elle serait dans les emmerdes jusqu'au cou, elle était enceinte.

Elle le dit à ses parents, puis à son époux, rentré peu après la fameuse nuit.
Il était satisfait, bientôt, il aurait son fichu héritier.
Vint le moment où, elle en parla avec le futur père de son enfant, qui n'était pas son mari.

Il l'avait serrée dans ses bras.
Ils avaient passé la nuit à discuter de ce que serait leur bébé, pour conclure, finalement, que jamais son mari ne devait savoir son infidélité. Il voulait une fille. Son mari, un garçon.
Les mois avaient passé, chacun pesant un peu plus sur la conscience de la jeune fille.

Vint le jour fatidique.
Elle en vint à avouer que son époux n'était pas le père de son enfant.
Ses parents entrèrent dans une rage folle et la chassèrent à grands coups de pieds de la maison.

Elle était enceinte jusqu'aux yeux.
Elle avait erré, longtemps, elle n'aurait su dire combien de temps.
Des heures, des jours, elle ne savait plus.
Et les contractions avaient commencés.
Le sang avait maculé ses vêtements trempés par ses eaux.

Et elle se retrouvait là, à pousser comme une possédée, pour faire naître le fruit d'un pur amour.
Elle sentait son petit corps de bébé fille commencer à trouver la sortie.
Elle cria de douleur sous les contractions.
Malheureusement, l'opium se sembla pas faire d'effets, peu ou prou.

Elle se sentait soutenue, mais elle savait que cette fille, à peine plus jeune qu'elle, ne savait pas ce qu'elle endurait en ce moment.
Elle poussa, essayant d'éjecter l'enfant pour enfin voir la perfection d'un amour.
Elle aurait sûrement les yeux onyx de son père, peut être les cheveux noirs de sa mère.

Elle avait mal, se sentait faible.
Elle était jeune, trop jeune pour mourir...
Rodrielle
L'enfant né enfin. Et rapidement l'italienne coupe le cordon ombilical avant de l’attirer contre elle, dans une serviette qu'Anna lui avait donné. Puis elle se redressa, souriante, et amena l'enfant à la mère.

C'est une fille... Félicitation

L'enfant dans les bras de la maman, sous la surveillance d'Annaline, Rodrielle repartit à son point de départ, tentant au mieux de s'occuper de Gabrielle. A présent, c'était elle dont elle devait prendre soin... Mais comment soigner une jeune femme lorsque l'on n'est pas infirmière ? Difficile... L'italienne attrapa un livre.

Bon... Fièvre, fièvre, fièvre... Ecco* !

Rodrielle fonça sur l'armoire et attrapa de la sauge qu'elle fit en infusion avec une petite touche de miel. Ce remède était, selon le livre, une plante médicinale contre la fière. Elle expliqua d'ailleurs cela à Gabrielle et lui redressa la tête pour lui faire boire.

Aller, on boit ça et on se remet, Signorina.

Elle lui épongea alors le front avec de l'eau froide pour faire tomber la fièvre. Pourvu que ça fonctionne !



*voilà !
_________________
Marineblanche
[ Cuisine, chambre et départ ]


Marine Blanche mangeait silencieusement tout en s'occupant du bébé et surtout elle écoutait. Où est Elouan? Un cri. Rodrielle se lève en appelant Euzen et Annelin pour l'aider. Personne n'a besoin d'elle pour l'instant.
La rouquine doit s'occuper du bébé. Que faire? Le coucher? C'est une bonne idée. Il est temps qu'elle quitte cet orphelinat. Elouan va lui manquer mais ils se reverront. Elle le sait et peut-être, est-ce mieux ainsi?
L'enfant se lève de sa chaise, se dirige dans les couloirs tout en tenant Guillaume contre elle et elle attrape le couffin en passant. Elle grimpe les escaliers avant de chercher une chambre de libre. Libre? C'est dangereux. Elle descend donc avant de pénétrer dans la chambre de Rodrielle sur la pointe des pieds.
Elle n'a pas à être là, elle le sait mais c'est pour la bonne cause.
Un dernier regard vers le bébé.
Il dort.

Elle descends les escaliers avant de se diriger vers une pièce possédant une fenêtre. Elle l'ouvre et se faufile dehors.
Il faut que personne ne la voit. Un regard devant, derrière elle...Droite, gauche.
La voilà en train de grimper à un arbre avant de sauter de l'autre côté. Elle étouffe un cri de douleur avant de se relever...

Et de partir.
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