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[RP] D'Azur et d'Argent : cérémonie d'intronisation

Mackx
Le trajet s'était passé comme tout se passait depuis des semaines qu'ils étaient là, à protéger Laval de leurs épées et écus ... comme dans un rêve. Un rêve duquel le Cavalier n'arrivait que trop peu à s'extirper et qui le reprenait comme une vieille addiction. Il était là, suivait les ordres, et mangeait un bout de pain pour que son corps tienne le coup mais son esprit était ailleurs, et peinait à périr dès qu'il s'agissait de revenir au monde réel.

Ils n'avaient rien croisé de mémorable depuis leur départ du campement, départ qui s'était fait dans la journée, après que chacun eût eu un peu de temps afin de se remettre de son tour de garde de la nuit. Les autres avaient vaqué à leurs occupations, le Vicomte avait dormi, activité ô combien nécessaire à son corps semblant lourd. Et après quelques heures de chevauchée, ils étaient arrivés en cette clairière où tous seraient bienvenus.

L'ambiance semblait quelque peu irréelle dans la tombée du jour éclairée aux flambeaux. Et même si le poitevin avait déjà vu pas mal de choses dans sa vie, il ne put s'empêcher de sourire. C'était en effet pour lui aussi sa première cérémonie externe et vu ce que c'était déjà que de prêter serment en salle du Chapitre, ceux qui prêteraient serment ici ce soir s'en souviendraient surement toute leur vie et bien eu delà comme d'un moment exceptionnel.

Après avoir attaché sa jument tout en contemplant le boulot fait par ceux qui avaient aménagé la clairière, il se dirigea vers l'entrée, salua Marie, Alfgard et Rems qui jouaient aux portiers et s'avança vers le banc des Cavaliers, tout en saluant d'un mouvement de tête et d'un sourire tout un chacun dont il croisait le regard.
Rick
Rick avait reçu il y a quelques semaines, une lettre de sa cousine Alethea. Cette dernière, partie dans le Maine, depuis plusieurs mois, avait invité toute sa famille pour une cérémonie hors du commun : l'intronisation dans son ordre de chevalerie de plusieurs nouveaux membres. Le seul soucis était le lieu de la cérémonie. Le jeune homme aurait été très heureux d'y assister si cela avait été dans le B.A. Puis, le temps était passé et après une discussion avec sa soeur et une autre de ses cousines, il avait décidé d'aller soutenir le membre de la famille.
C'est donc en direction du Maine que le jeune homme s'était rendu. Il avait voulu d'abord amener ses enfants et son épouse mais un mauvais rhume de sa fille Patience avait contraint Tia et les petits à rester à Montpensier.

Après un long parcours, Rick arriva enfin au lieu du rendez-vous. Beaucoup de monde était déjà dans la salle montée pour l'occasion. Des trônes étaient mis à part, sûrement pour les grands officiers de l'ordre. Il était difficile de retrouver quelqu'un. Et soudain son visage marqua un temps d'arrêt sur des visages connus. Il venait d'apercevoir au loin, des jeunes gens qu'il avait croisé à Chaptuzat quelques semaines auparavant. Le fils d'Apolonie, une amie trop vite disparue et petit-fils de Gypsie, rectrice du B.A. se trouvait dans la foule. Avec lui, un de ses amis qui était venu demander au chapelain qu'il était de lui faire la pastorale. La cérémonie ne s'était pas terminée car l'adolescent s'était endormi dans la chapelle et n'avait pas répondu à ses questions.

Rick arrêta de les fixer et se remit à chercher du regard sa cousine. Et soudain, il la trouva, assise sur un banc, en discussion avec un autre homme. Qui était-il pour elle ? Le jeune homme s'apercevait qu'il ne connaissait pas tant que ça, sa cousine. Rick se rapprocha du banc où elle était avant de s'apercevoir que ces places étaient réservées aux membres de l'ordre. Aussi rebroussa-t-il chemin et s'installa au fond de la salle. Il avait hâte de voir la cérémonie.

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Nith
Les rangs se comblaient au fur et à mesure, la Licorne se rassemblait au sein du Maine pour autre chose que la guerre. Et elle est belle la Licorne, unie dans un but commun, combinant les efforts de ses membres afin d'accomplir une même tâche. C'était ainsi qu'il voyait la Licorne, c'était ainsi qu'il l'avait vécu et qu'il souhaitait qu'elle se perpétue: des individus soudés, des missions réalisées avec succès, et une chaîne de commandement respectée. Bien sûr, comme dans toutes constructions humaine, les rouages n'étaient pas parfaitement huilés, et quelques anicroches étaient inévitables. Mais avec les bonnes méthodes, il pouvait en résulter une nouvelle force, une nouvelle dynamique. En ce lieu, en ce Comté qu'il avait protégé et soutenu, en ce Domaine Royal qu'ils avaient juré de défendre, il ne pouvait y avoir plus grand honneur fait à la Licorne.

Il les regardait pénétrer dans la chapelle ardent, un par un: il les connaissait tous, plus ou moins, mais avait au moins une idée de chacun. Des plus jeunes recrues, fraichement accueillis dans le sein de l'Ordre, pressés de montrer leurs talents et leur motivation et ainsi prouver leur valeur. Aux plus âgés, plus expérimentés, qui connaissaient les méandres et les arcanes du pouvoir, et maintenant ordre et cohésion dans les rangs. Il les avait tous plus ou moins entraperçus, et les connaissais plus que ce à quoi on pourrait s'attendre de ce Grand Maistre souvent cloitré dans son bureau ou dans la salle du Haut Conseil. Car même dans les hauteurs, il parvenait à garder les pieds sur terre, à rester terre à terre, et à ne pas oublier l'essentiel de la force qui fait la Licorne: ses hommes, ses cœurs, et les volontés qui les animent. Du plus humble des Hommes d'armes, le vivier de la Licorne, là où elle peut les façonner et en faire des dignes fils, aux nobles Chevaliers représentant l'aboutissement de toute une vie de labeur sur une voie ardue, en eux il avait confiance, en eux il portait l'espoir pour pérenniser l'âme et le cœur de l'Ordre Royal de la Licorne. En eux il fallait cultiver les valeurs qui faisait de cet Ordre l'un des plus grands et respectés du Royaume.

Mais trêve de bavardage, les bancs sont pratiquement tous remplis, et la clairière fourmille d'activité et de gens, n'attendant que le début de la cérémonie. Car ce n'était pas n'importe quelle cérémonie, c'était l'une des plus anciennes tradition de l'Ordre de la Licorne, et des plus secrètes, effectuée à l'abri des regards dans la forteresse de Ryes. Une seule fois à sa connaissance elle avait eu lieu à l'extérieur du domaine normand, et c'était aux abords de Paris, lors du Grand Chapitre de la Licorne. C'était pratiquement un sacrement, une renaissance de l'impétrant pour intégrer l'Ordre et sa nouvelle famille, sa nouvelle vie. Un grand jour, chargé d'émotion, rempli d'une symbolique propre à la Chevalerie, et un grand honneur accordé aux nouveaux venus. Mais cette fois-ci, la cérémonie se déroulait en public, auprès des habitants du Maine, paysans comme notables, gueux comme nobles, tous étaient conviés à ces festivités d'importance.

Bien, tout était désormais en place maintenant. Il commence à se racler la gorge, puis frappe trois fois de sa conne sur l'estrade de bois, résonnant dans l'espace dégagé de la forêt, et imposant le silence dans l'assistance. Il allait pouvoir commencer. Il ouvra grand les bras, accueillant chacun ici présent dans "l'intimité" de cette célébration.


- Mes bien chers Frères, mes biens chères Sœurs, ainsi qu'à nos honorables hôtes mainois, je vous souhaite personnellement la bienvenue en ces lieux. Nous sommes réunis afin de récompenser nos membres qui se sont particulièrement démarqués lors de cette campagne militaire visant à protéger le Comté du Maine contre les attaques brigandes et des frontières du sud. Nous souhaitions, le Haut Conseil de la Licorne et moi-même, faire profiter cette cérémonie à nos hôtes mainois, car c'est ensemble que nous avons pu assurer la défense du Comté du Maine, il est donc normal que ce soit ensemble que nous félicitions les éléments remarquables de nos rangs.

En premier lieu, je souhaitais vous féliciter, vous tous qui avez participé à la défense du Maine, vous qui vous êtes déplacés sur vos propres fonds et sur votre propre temps, vous qui êtes montés pratiquement tous les jours sur les remparts de Laval et Du Mans afin de veiller sur la sécurité du Comté. Notre action a été des plus efficaces, même si au premier abord, beaucoup peuvent penser que notre présence a été inutile. Je vous assure que nous, notre action a été un succès, même si les journées sur les remparts peuvent paraître longues, surtout lorsqu'il n'y a que peu d'événements pour casser la routine. Notre présence a permis au Maine de rassembler ses forces, afin que le Comté réorganise sa propre défense et puisse assurer à terme sa propre sécurité. Par notre présence, nous avons dissuader certains brigands avides de profiter du Comté affaibli. En cela, vous vous couvrez d'honneur, et vous prouver, chacun d'entre vous, que la Licorne est une force du Royaume sur laquelle on peut compter. Et c'est pourquoi je souhaite vous féliciter personnellement, chacun d'entre vous. Vous faites briller la Licorne, et c'est ma plus grande fierté.

Cependant, il en est de ceux qui ne porte guère plus la Licorne en leur cœur, ayant abandonné ses valeurs, que ce soit par un manque flagrant de respect envers ses supérieurs hiérarchiques, que ce soit par une assiduité inexistante. Cela pour vous rappeler que rien n'est jamais acquis, que la voie de la Chevalerie ne s'arrête point lors de l'adoubement, mais qu'elle demande un travail de chaque instant.
A ce jour, la Femme d'armes Ella, l'escuyer Fabien74 et le Chevalier Caturix sont radiés de l'Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne.


Il laissa quelques instants de silence, afin d'appuyer le moment de solennité du moment, laissant le temps à chacun de penser aux propos qu'il venait de tenir. Après quelques minutes, il reprit la parole:

- Je laisse désormais la parole à celle qui a organisé cette campagne, le Capitaine Cerridween de Vergy.

Sur ce, il se mit en retrait, chaque pas marqué d'un battement de sa canne sur le sol, pour finalement prendre place sur la cathèdre centrale, président l'assemblée...
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Carmen_esmee.
Carmen et Korydwen avaient suivit les instructions données par leur cousine Alethea, mais elles ignoraient que la cérémonie se déroulerait dans une clairière aménagée. Quand elles arrivèrent près de ce lieu que l'on pourrait qualifier de magique, Carmen regarda de plus près la carte.

Nah c'est pas possible, tu t'es trompée Kory, regarde c'est pas ici y a pas de grande bâtisse... Non non ça ne peut pas être ici !
Je savais bien que j'aurai du venir avec Rick... C'est un homme, lui au moins il a le sens de l'orientation !


La jeune fille râlait sur son cheval depuis qu'elles avaient quitté Montpensier... de quoi exténuer la pauvre Korydwen
.

Pfff on retrouvera jamais notre route ! Et je pourrai pas rencontrer ma cousine Théa ! Vous en parlez depuis des semaines de cette cérémonie et voilà qu'on va la rater pffff !

Korydwen lasse, la laissa vider son sac, de toute façon à quoi bon répondre, cette chipie avait réponse à tout et avait toujours raison même si elle avait tord, ce qui était rare bien sur.
Carmen, frustrée, s'éloigna de Korydwen. Elle aperçut au loin des mouvements inhabituels près des arbres, de grandes ombres...


Tu as vu ? Qu'est ce que c'est ?

Une fois n'est pas coutume, la jeune effrontée n'attendit pas de réponse est parti au galop vers les lueurs. Face à la ravissante clairière aménagée, elle descendit de sa jument et alla l'attacher à un jeune arbre et pénétra aussitôt par ce qui devait être l'entrée principale.
Elle était enchantée, la cérémonie allait être prometteuse dans un tel cadre, elle se faufila entre quelques personnes afin de pouvoir contempler le lieu dans son intégralité. Si ébahie par la beauté et le charme dont était imprégnée la clairière que c'est la tête dans les étoiles qu'elle retira sa capuche trop près d'une torche...

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Korydwen
Le rendez-vous fut prit avec Carmen, elle avait même réveillé et rappelé à son époux de nombreuses fois l'invitation d'Alethea, elle en était presque arrivée à lui piquer sa pile de parchemin de dossier qu'elle aurait pu planquer quelque part pour que son époux puisse venir. Mais finalement, elle n'en eut point besoin, les enfants resteraient en Bourbonnais-Auvergne, Korydwen et Althiof étaient tombés d'accord au grand soulagement de Kory qui se voyait très mal surveiller les quatre morveux, elle aurait du les attacher sinon. Ils passèrent d'abord par Montpensier nos cavaliers pour récupérer Carmen.

Le voyage fut long, il avait fallu faire quelques étapes, mais au bout de quelques jours le trio se retrouva dans le Maine, il fallait maintenant trouver le bon endroit et surtout se souvenir de la description qu'avait fait Théa du lieu où se déroulerait la cérémonie, c'était sans compter sur Carmen.


Nah c'est pas possible, tu t'es trompée Kory, regarde c'est pas ici y a pas de grande bâtisse... Non non ça ne peut pas être ici !
Je savais bien que j'aurai du venir avec Rick... C'est un homme, lui au moins il a le sens de l'orientation !


Maiiiiiiis ! Laisse moi te rappeler à ton bon souvenir que mon cher frère Rick cherche à te marier avec un vieux ! Alors soit tu te perds en ma compagnie et celle de ton cousin Althiof, soit tu subis la folie du chef de famille !


Mais c'est qu'elle avait de la verve la petiote, elle n'avait jamais encore réellement eu l'occasion de voyager avec elle. Elle leva les yeux au ciel, d'un air "ta fille est un vrai moulin à parole ma chère Elda !!"

Pfff on retrouvera jamais notre route ! Et je pourrai pas rencontrer ma cousine Théa ! Vous en parlez depuis des semaines de cette cérémonie et voilà qu'on va la rater pffff !

Mais non, on ne va rien rater du tout ! Je connais la région comme ma poche !


Dans quelle voie s'engageait-elle ? Elle affirmait des choses complètement fausses, mais si cela pouvait calmer les ardeurs de la jeune damoiselle, après tout pourquoi pas, elle adressa un regard à son époux, vérifiant qu'il ne se perdait pas, pour sur qu'elle en entendrait parler durant des siècles et des siècles. D'ailleurs à force de répondre à la pestouille, elle n'avait pas réalisé qu'ils étaient arrivés à bon port. Ce fut Carmen qui l'en informa sans réellement le vouloir.

Tu as vu ? Qu'est ce que c'est ?

C'est...


Mais pas le temps de finir que Carmen était partie devant, décidément la jeunesse, entre Carmen et les enfants, elle avait bien fait de les laisser, l'adolescente suffisait amplement. Elle fit signe à son époux, arrivée non loin de l'entrée, ils laissèrent les montures, Korydwen glissa sa main dans celle de son époux et partit retrouver Carmen qui retirait sa capuche dans une torche, elle ne l'avait pas vu où... Korydwen commença à sentir une douce et légère odeur de cochon grillé, il y avait un barbecue d'organiser aussi ? Tiens Alethéa ne l'avait pas précisé. Elle fixa Carmen et une drôle de fumée voletait au dessus de sa tête.

Mais c'est pas vrai ça !! Carmeeeen !

Korydwen détacha la gourde de sa ceinture et la renversa sur la tête de la jeune fille avant de la prendre par le bras.


Décidément, t'en rates pas une ! Quelle discrétion, pauvre Théa ! Au moins, elle verra que nous sommes là.

Korydwen cherchait des yeux un endroit où s'installer, mais il était précisé visiblement qu'ils suivraient la cérémonie debout derrière, étrange, enfin si la cérémonie ne durait pas trop longtemps. Rick n'était pas loin, elle lui fit un signe discret avant de glisser sa main dans celle de son époux.

Je pense que nous saluerons Théa plus tard, elle semble concentrée sur son banc et nous nous sommes déjà assez fait remarquer.
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En deuil d'Elra de Marigny. Chef de famille des Marigny.
L0velune
Quelques jours auparavant

L'Intendante faisait les cents pas dans les couloirs de la caserne du Maine. Dans la panique de la défense du Maine, le déménagement et les occupations de tous, la grande majorité des soldats n'avaient pas communiquer leurs jours de mobilisation à leurs lieutenants et ces derniers ne les avaient pas demandé. Le fouillis total pour une femme organisée, justement celle qui devait tenir à jour les paperasses, son rôle s'apparentant à celui de la secrétaire du Capitaine Royal.

Enfin bref, inutile d'expliquer plus en détail pourquoi la Mirandole n'était pas dans son assiette. Le retard, le fouillis, tout ça la mettait hors d'elle-même! Ainsi donc, la jeune mère verrouilla la porte de son bureau et prit la décision de rédiger une affiche. Nul besoin de demander la permission au Capitaine. Elle savait déjà qu'il ne lui refuserait pas. Il lui refusait rarement quelque chose, étant donné que ça faisait partie de son travail.

Un peu découragée que seulement deux soldats lui ai envoyé les dates de mobilisation qu'elle avait demandé, elle saisit une plume et la trempa dans l'encrier. Mais l'essentiel n'était pas d'écrire ou de se demander ou afficher cette foutu paperasse, mais bien la lettre qu'elle reçut au même moment.

On cogna à la porte. Surprise, la rouquine répondit qu'on pouvait ouvrir et elle vit entrer un jeune soldat dont elle ne connaissait pas le nom, ni le visage. Il portait toutefois les armes de l'Ost Mainoise.


Je ne souhaite pas vous importuner, mais vous avez du courrier.


Du courrier? À la caserne? Pourquoi ne pas lui avoir livré à sa demeure tout simplement?

Ah bon?

Marylune fit un sourire en coin. Peut-être un soldat qui lui communiquait ses dates de mobilisation! Elle fit signe au messager de s'approcher et tendit la main pour prendre le parchemin.

Je vous remercie, soldat. Vous savez ce qui me ferait encore plus plaisir?

Oui?

Que vous me communiquiez vos dates de mobilisation le plus rapidement possible.

Oh heu... oui, bien sûr!

Cramoisie, le soldat hocha la tête et s'éclipsa.


Enfin seule, elle regarda de qui pouvait venir ce parchemin. elle reconnut immédiatement le nom de Rheanne. Rheanne lui envoyait ses mobilisations? Il lui faudrait la féliciter! À peine eut-elle ouvert le courrier qu'elle se rendit bien compte qu'il ne s'agissait pas de ça, mais bien d'une invitation. Ça alors!!!

Le sourire de Marylune s'agrandit et elle fut heureuse pour son amie. Sans tarder, elle rédigea une réponse, remettant à plus tard son affiche.


Le jour de la cérémonie

Sa petite Charlotte était restée à la maison avec la nounou. Pas question d'amener un truc pleurnicheur pendant une cérémonie! C'est qu'on aurait regardé la baronne de travers avec son rejeton en crise. Elles ont toujours soif ces bestioles! La rouquine sentit un remord sur cette dernière pensée. Elle revoyait le visage sévère de Lys qui lui expliquait que son bébé n'était pas une bestiole et qu'il fallait en prendre soin. Oui oui, la Mirandole avait beaucoup travaillé son côté maternel.

Justement, une fois arrivée, la jeune femme reconnut une crinière bouclée familière. Lys était là avec son mari, Anorion et sa femme aussi, puis Guilhem (évidemment! Elle lui aurait botté les fesses s'il avait osé s'absenter!). Enfin, Rheanne était là, ignorant les passants. C'est qu'elle devait avoir la tête ailleurs celle-là!

Le devoir l'appelait donc. Le devoir d'une amie, bien sûr. Elle salua Lys et compagnie de la main en leur faisant comprendre qu'elle les rejoindrait après avoir parlé avec Rheanne. La jeune femme ne sut pas si la brune l'avait vu arriver, mais peu importait. Elle la surprendrait, c'est tout.


Tu sais quoi Rheanne? Le Tout Puissant récompense ceux qui le méritent. Et je ne suis pas surprise que ce jour soit arrivé.

Marylune était toute souriante, ce sourire habituel qu'elle faisait aux gens qu'elle aimait.
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Rheanne
Concentrée qu’elle était la Rheanne, concentrée. Au moindre bruit provenant de l’autre côté de la palissade. Les yeux dans le vague, son esprit semblait concentrer son énergie sur sa seule ouïe. A tel point qu’un certain Vergy aurait pu lui passer devant sans qu’elle s’en rende compte. Et comment reconnaître un Licorneux parmi un troupeau de ses congénères ?

En temps normal, elle l’aurait sûrement repéré mais là, le temps n’était pas normal. Non il était plutôt au beau fixe, légère brise, quelques nuages joueurs parcourant le ciel mainois, soleil rougeoyant et dont les derniers rayons caressaient encore faiblement la cime des arbres. Mais la météo n’était pas le sujet du jour. On ne parle là pas d’un jour ordinaire mais bien d’une cérémonie d’intronisation, bon sang !! Donc c’était pas ce qu’on pourrait appeler un « temps normal ». Donc à temps pas normal, Rheanne pas banale. Et premier détraquage : radar guilhemien déraillé. Le second ? un silence nerveux qui n’était pas dans ses habitudes.

Elle tendait l’oreille toujours postée devant l’entrée sud. La main gauche jouant sur le pommeau de son épée, la tension commençait à se voir sur le visage de la brune.

Et soudain une voix féminine. Trop proche d’elle pour provenir de l’intérieur de la clairière encerclée. Et trop… derrière elle !! On devait l’appeler certes, mais pas de derrière !! De devant !! Pour aller de l’avant, pour aller rejoindre officiellement ceux dont elle avait partagé le quotidien les longues nuits sur les remparts… La malheureuse qui venait de perturber sa concentration allait devoir s’expliquer parce que c’était une Rheanne des mauvais moments qui fit volte face et se posta prêt à rugir sur… Marylune !!

Tout aussitôt, le coup de sang retomba. C’était son amie, Marylune qui venait assister à la cérémonie. Un peu (enfin beaucoup) sans réfléchir, elle sauta au cou de sa rousse.


Mary !!! Je suis contente de te voir ici. Merci d’être venue.

Elle desserra son étreinte et regarda son amie

Eh bien dis moi, on croirait pas que tu nous a pondu une Charlotte il y a peu…

Et Rheanne de reculer un peu plus pour admirer sa jeune mère d’amie. Léger froissement de tissu et un pan de la jupe de la rousse semblait ne pas vouloir quitter les braies de la brune. Rheanne tira légèrement sur l’étoffe pour l’en dégager mais un bruit de déchirement se fit entendre. Elle secoua le tissu et remarqua que celui-ci dans l’embrassade s’était accroché au fourreau de son épée. Elle releva la tête et regarda son amie, toute confuse d’avoir gâté une si belle étoffe. Elle libéra sa taille de la ceinture du fourreau et en détacha le tissu.

Je suis désolée. Voilà que je vais être bonne pour passer chez le tailleur te commander un nouveau jupon !!

Se retournant vers l’entrée et les gardes, elle les regarda en reprenant un air sérieux. Elle allait devenir Ecuyère pas Bouffonne de la Licorne. Elle passa la ceinture autour de sa taille alors que les gardes secouaient la tête de droite à gauche.

Encore des subtilités à décoder… Mais pour une fois, cela sembla assez clair quand elle fit mine de poser son épée à terre puis de la remettre à sa taille. Hochement de bas en haut suivi de l’antagonisme de gauche à droite. C’était donc ça, « pas rentrer avec son épée ».

Eh bien soit. Mais Rheanne ne se voyait pas laisser son épée comme ça devant l’entrée. Elle regarda les gardes puis son amie.


Tu pourrais me rendre un service et me garder mon épée ? Je sais pas pourquoi mais ils veulent pas que je la garde. Dis, ça te dérange pas ?

Rheanne mit l’épée protégée dans son fourreau dans les mains de Marylune. Toute façon, elle ne pourrait pas lui dire non.
Carmen_esmee.
Carmen levait l'index vers le ciel, individualisant les différents groupes d'étoiles en constellation alors que sa capuche et ses cheveux fumaient dangereusement... Korydwen, soudain sortie de nul part lui renversa une gourde d'eau sur la tête sans crier gare ! Carmen essuya l'eau qui ruisselait sur son visage et écarquilla les yeux.

Mais.. Mais !?

Elle n'eut pas le temps de demander des explications, sa cousine la tira par le bras l'emmenant un peu plus loin.

Non ! Je voyais bien de la bas ! Pfff.... dit elle en tendant le bras vers la torche, cause de son incendie capillaire...
Elle fit par de son manifestement en croisant les bras et afficha une moue des plus explicite.
*J'en ai mare d'être traitée comme une enfant ! Grrrrr* pensa t-elle.

Ses narines se mouvèrent, une étrange odeur continuait à se rependre... ça sentait... le cochon grillé ?! Elle se hissa sur la pointe des pieds afin de voir où se trouvait le buffet... en vain. Elle se retourna à plusieurs reprise, quelqu'un était forcément en train de manger une "viande fumée" non loin !
C'est a force de tourner sur elle même qu'elle s'aperçut que c'était d'elle que venait ce parfum alléchant... tout est relatif.

Elle retira son mantel et put découvrir que sa capuche était trouée... Elle passa sa main dans le trou et interpella sa cousine.

Qui à oser faire ça ?

Elle roula son mantel et le mit sous son bras... Elle voulait être un minimum présentable pour Alethea. Être présentable... un bien grand mot, la jeune fille s'habillant souvent comme un homme et une fois de plus c'était le cas ce soir, de simple braies noires et une chemise aux manches larges sous son fin gilet.

Elle trépignait sur place impatiente de voir à quoi ressemblait sa cousine, ses bottes martelaient le sol et ses talons s'entrechoquaient périodiquement, produisant un bruit pouvant être jugé comme agaçant...

Kory et Al se tenait la main derrière elle, elle les observa un instant, c'est un beau couple, qui s'aiment dommage pour elle... elle n'aura pas cette chance, son Affreux Cousin, chef de famille voulait la marier à un autre affreux ! Elle pensa utile de parler de cela avec sa cousine en attendant que la cérémonie commence, elle se retourna donc face à elle.


Dit Kory, tu crois que...Sa cousine leva la main pour saluer quelqu'un, Carmen un grand sourire aux lèvres tenta de regarder dans la même direction que Kory, C'est Théa ?
Et là elle croisa le regard de son cousin, l'affreux... Et comme à chaque fois qu'elle était anxieuse ou en colère, ici les deux, elle s'exprimait dans sa langue maternelle, prenant son visage dans ses mains.

¡ Oh no ! ¿ Esto no es posible ? ¿ Por qué él ? ¿ O Por qué mi ? ¡ Voy a volverme loca ! (Oh non ! Ce n'est pas possible ! Pourquoi lui ? Ou Pourquoi moi ? Je vais devenir folle !)

Elle s'adressa à sa cousine qui comme si de rien n'était glissait sa main dans celle de son époux. Non mais pourquoi tu le salue ?! ça va le faire venir c'est sur !

¡ Oh mi dios muy poderoso ! (Oh Dieu tout puissant !)
Rick
Rick écoutait la cérémonie et le discours de celui qui semblait être le grand maître ou en tout cas quelqu'un d'important dans l'ordre. Il apprit ainis que le cousin de sa soeur, Fabien, venait d'être exclu de l'ordre. C'était étrange ça. Il faudrait qu'il demande à Théa pourquoi... Ah la curiosité du jeune homme était toujours aussi présente.

Et soudain, une étrange odeur se répandit. Les narines du jeune homme se plissèrent pour sentir l'odeur et tenter d'identifier la provenance. Mais il avait énormément de mal, lorsqu'il entendit une exclamation.

Mais c'est pas vrai ça !! Carmeeeen !

Cette voix, il la reconnaîtrait n'importe où même au milieu d'une foule très bavarde ! Il se retourna, fronçant les sourcils, en signe de désapprobation. Franchement côté discrétion, c'était râpé. Il pensait que seule Kory était en cause mais lorsqu'il la vit jeter une gourde d'eau sur la tête de leur cousine, son regard se fit encore plus sévère. Et dire que sa soeur avait refusé qu'il amène les enfants pour ne pas déranger le moment solennel de la cérémonie. C'était un comble tout de même ! Sa soeur le salua de manière plus discrète mais le mal était fait. Et leur cousine semblait râler. Le jeune homme se rapprocha pour entendre la jeune Carmen jurer en espagnol. Il était assez amusant de l'entendre parler sa langue maternelle à lui alors qu'elle ne connaissait rien de ce pays et de leurs origines quelques mois auparavant.

S'adressant à sa soeur, il lui dit


Bonjour ! Côté discrétion c'est vraiment réussi.

Puis se tournant vers sa cousine, le regard sévère il lui dit

Je ne sais pas ce que t'ont appris les religieuses mais franchement, elles n'ont pas réussi à t'apprendre la discrétion. Heureusement que l'homme à qui je te destine connaît ses valeurs et saura te les apprendre !

Ce n'était pas de gaiété de coeur que Rick envisageait le mariage de l'adolescente avec le vieil homme, lui qui prônait l'amour avant tout. Mais Carmen était trop insolente et trop sauvageonne pour faire son entrée dans le monde adulte.

Se tournant à nouveau vers Kory, il lui dit

Tu es sûre que c'était un bon choix de la mener jusqu'ici ? Alethea ne va sûrement pas être contente de cette attention que l'on porte sur nous.

Le jeune homme avait peur aussi que parmi ses regards, il y en ait au moins un qui fasse le lien avec son passé à lui.
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Mariealice
[Toujours à l'entrée sud, la grande quoi...]

Marie, assise sur son rocher, regardait les entrants sans rien dire. Pour l'heure nulle raison de faire brandir les épées pour refuser le passage à qui que ce soit. Si parfois il y avait hésitation, un signe de tête de la brune indiquait qu'il n'y avait nul souci.

Les hommes et femmes d'armes, les impétrants et écuyers personnels restaient plus ou moins dans leur coin, sans doute la nervosité devant ce qu'il allait se passer. Elle se souvenait de son entrée à Ryes, devant Rhuyzar avec un immédiat demi-tour en se promettant de faire pendre par les pieds Totox, Enguerrand et Flaiche. Un prix de gros quoi. Pas un ne lui avait expliqué qu'elle devait attendre à l'extérieur.

Elle tendit l'oreille au discours de Nith et ne laissa rien paraitre de ce qu'elle pouvait en penser, juste un sourire au souvenir d'une joute nautique en se disant qu'elle s'en referait bien une, juste pour le plaisir de le voir plonger dans la rivière au bas de la forteresse.

Le premier serait appelé sous peu. Qui cela serait-il? Elle l'ignorait et, un peu ankylosée, elle se leva et s'approcha du couple d'écuyers
.

Alors, m'est avis que la soirée va s'annoncer des plus calmes... On ne ferait pas une petite partie de quelque chose?

Alors qu'elle prononçait ses mots, quelque chose attira son attention. Regard sur une donzelle qui produisait un bruit de bottes commençant à lui taper sur le système. Système déjà mis à mal par sa grossesse. Regard donc, appuyé, suivi d'un froncement de sourcils.

Certains feraient bien de se rappeler que ceci est une cérémonie normalement à portes closes et qu'il serait de bon ton de se tenir tranquille ou du moins de se faire discret.

Pas aimable Marie? Siiiiiiii. Comme une porte de prison en ce moment. Ceci dit elle n'était pas non plus là pour faire dans la révérence, sinon elle aurait aussi bien pu être au Louvre.
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Korydwen
L'incident semblait presque sous contrôle, enfin, c'est ce qu'elle pensait, elle avait du mal à entendre et voir ce qui se passait devant, un petit peu loin, mais tant qu'ils étaient là pour Alethéa c'était l'essentiel. Voilà que Carmen se rendait compte que c'était elle qui sentait le cochon grillé, Korydwen vira d'un seul coup au rouge et la fixait alors qu'elle martellait le sol avec ses bottes, Korydwen attrapa son bras alors qu'une dame les fixait et la dite dame était sur un banc, une sueur froide et Korydwen qui déglutit difficilement...

Carmen... Arrête s'il te plait... Y a une dame qui semble te fixer... On va se faire jeter de là... Boudiou heureusement que personne ne me connait ici à par Alethéa... Il doit sans doute y avoir des grands et hauts placés du royaume et... Rhooo nan mince... Althiof... On va lui faire des réflexions sur la tenue de son épouse... Gloups... Rholalala...

Korydwen se mordait doucement les lèvres et tentait de garder une allure tout de même assez noble, mais c'était sans compter sur Carmen qui commença à jurer en espagnol, ce que Korydwen ne comprenait pas et Rick finit par arriver, elle était vraiment mal.

Bonjour ! Côté discrétion c'est vraiment réussi.

Je ne sais pas ce que t'ont appris les religieuses mais franchement, elles n'ont pas réussi à t'apprendre la discrétion. Heureusement que l'homme à qui je te destine connaît ses valeurs et saura te les apprendre !


Korydwen regardait toujours droit devant les lèvres pincées, elle tentait de communiquer avec son frère discrètement.

Bonjour... Oh bein ce n'est point de ma faute si la torche est arrivée trop prêt de la capuche de Carmen qui a prit feu... Et je crois que cela en a embêter une un peu plus loin dans les bancs, du moins elle s'est retournée et nous a regardé... Je ne sais pas si on est vraiment à notre place ici... Après tout nous ne sommes que de vulgaires auvergnats... Et le protocole et moi on est pas très amis...


Tu es sûre que c'était un bon choix de la mener jusqu'ici ? Alethea ne va sûrement pas être contente de cette attention que l'on porte sur nous.


Et elle continuait à fixer l'estrade souriant quelque fois, tenant fermement la main de son époux comme si elle allait accoucher sur place, le pauvre, elle se ferait pardonner plus tard sans aucun doute.

Oui, il fallait bien qu'elle rencontre Théa et elle doit grandir... Enfin, si vraiment ça ne va pas on pourrait l'attendre dehors, nan ? J'avoue que j'y serai plus à l'aise...

Et de fixer encore et toujours l'estrade et de trouver le temps long debout à attendre qu'il se passe quelque chose, mais surtout sourire, un sourire permet de dissimuler tant de choses, un sourire de façade... Korydwen et les grands évènements, elle avait du mal, mais là, il fallait faire un effort pour sa cousine, si elle s'asseyait dans l'herbe... En avaient-ils le droit ? Après tout elle ne savait pas...
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En deuil d'Elra de Marigny. Chef de famille des Marigny.
--Adam_de_la_halle
[Et pendant ce temps là, à Vera Cr... pardon... dans le chemin aux écureuils...]

Et voilà...
Les doigts d'Adam se crispent un instant sur sa main gauche...
Rah de nouveau...
Ça le démange...
Ah cette démangeaison mal placée...
Il est trop à l'étroit là... il le sent emprisonné sous le tissu...
Rah mais ça suffit on se calme...
On regarde ailleurs et on fait comme si de rien était...
Grande respiration pour penser à autre chose que ses doigts enserrant le manche dru et y faire jouer ses doigts...
Le plaisir qu'il en retirerait...
Rah Adam du calme...
Du calme ?
Et puis non il n'y tient plus...
Adam se baisse et défait fébrilement les aiguillettes ouvrant le tissu entre ses jambes et sortant...

….. son luth qui reposait sagement dans sa housse protégé des avaries, calé à cet endroit pour lui éviter de prendre des coups de ces rustres de gardes qui traînaient non loin et qui ne respectent rien !

Vous pensiez à autre chose ? Roh bande de dégoûtants ! C'est que vraiment vous ne connaissez pas Adam de la Halle, c’est pas son genre. Mais oui, Adam, le jeune homme là, à droite, non plus à droite encore, voilà... assis sur un tronc mort à l’entrée nord de la cérémonie, c'est lui. Comment ça pas beau ? Bon je plussoie, il n'a pas une mise de prince. C'est un ménestrel que diable. Un grand chapeau agrémenté d'une ou deux plumes qui lui servent aussi à écrire parfois, une chemise en lin défraîchie et une longue cape, des chausses délavées jaunes et vertes et des bottes pas de la dernière pluie. Pas loin un bagage rudimentaire, pas grand chose juste une grande besace avec de quoi survivre sur les chemins. Mais regardez donc son joli minois. Il est pas un apolon mais il a du charme. Il le tient notamment et en grande partie le brun, de ces yeux noisette pétillants, qui annoncent son plus grand défaut, enfin aux yeux du monde. L'impertinence.

Il est pas du coin la cigale. Il est de nulle part et de partout à la fois. Éternel cheminant, partout où ça cause. C'était pas sa vie d'avant pourtant. Il a été à l'université. Oui monsieur, vous vous imaginez ? Ce jeune homme dégingandé, à la silhouette de sauterelle, mal coiffé, avec de la boue jusqu'aux mollets... c'est un lettré. Maitre es art, s'il vous plait. Mais que fiche-t-il ici plutôt que sur une chaire de faculté à l'abri du froid, de la faim, des loups ou que sais-je, torturant tranquillement quelques étudiants ? C'est que cette cigale n'est pas banale, c'est là son moindre défaut. Il a la plume libre et la langue déliée. Tant qu'il n'eut point fait de vagues, il était un poète et étudiant admiré, brillant par une plume disciplinée et une attitude posée. Mais c'était sans compter la découverte, le soir où il était sorti, nouvellement maître, fêté l'événement avec d'autres, mais d'autres de la rue, du théâtre et des cours non pavés, plutôt miracles... et tout d'un coup les vers bien sages, les poèmes millimétrés, sont passé à la trappe. Il a trompé Melpomène pour se tourner vers les atours de la belle Thalie, qui est bien moins riche certes, sauf au niveau du giron, qui mériterait à ses yeux, tout un poème. Et elle, la chaleureuse, elle l'a jetée sur les chemins. Elle lui a appris la liberté, le plaisir d'un fou-rire sur les lèvres d'un auditoire, malgré la dalle qui fait grincer l'estomac, le blizzard qui engourdit les doigts, les marauds qui rodent et les piloris qui ont jalonné sa vie. Il a tant connu. Les entourages nobles, les pavés des rues, Paris, le sud, un bout de l'Italie, le nord et ses bourrasques, l'Angleterre et ses falaises, le succès et son revers, l'échec et ses travers. Pas vieux pourtant Adam. Son âge ? Le sait-il lui même... peut être une vingtaine d'année, peut être bien plus, il a arrêté de compter. Il n'a rien construit, il n'a pas d'attaches, pas de femme ou plutôt beaucoup dont il ne sait pas toutes comment elles s'appellent, pas de toit, rien que ce qu'il peut porter sur lui dans ses mains, ou à son côté. Qu'importe, Adam est heureux comme un coq en pâte, dés qu'il s'agit de chanter, de gratter son ami, son double de bois… et là ça le gratte pas qu’un petit peu.

Roh voilà le petit brundinet vicomtien et mécène du jour – plutôt grand d’ailleurs pour son âge- qui lui fait des grands signes de bras et qui lui fait forces gestes pour qu’il n’émette aucun son ! Mais fichtre, flûte (qui est restée dans son sac), c’est pas une vie de se taire ainsi, surtout quand on veut raconter une histoire ! Mais lui et ses compagnons, eux aussi assis dans le coin à ronger leur frein – roh tudieu on vous a dit que non, non ce n’était pas ça ! - ont besoin d’écus, que leur petit protecteur a promis en échange de bonnes et loyales mélodies et le mécontenter serait les voir filer autre part que dans sa bourse –chut j’ai dit !- et cela même une cigale aussi bonne danseuse soit elle ne saurait le refuser. Malgré un soupir, c’est avec un sourire affable de comédie qu’il hoche la tête pour assurer qu’il a compris le message. Ses chevaliers sont d’un sérieux… remarquez… vu la carriole d’à côté avec plusieurs tonneaux… on va peut être pas se faire une idée préconçue tout de suite.

Clin d’œil à la clique qui a prit ses claques, ses tambourins et ses vielles pour venir attendre plus ou moins sagement pour l’instant, sous l’œil du petit vicomte apparemment un peu paniqué. Le ménestrel s’allonge sur le tronc mort en croquant goulûment dans une pomme. Quand ça sera l’heure il saura le dérider. Foi d’Adam, puisqu’il a donné sa parole, on fera danser la Halle jusqu'à s’en péter les arpions !
L0velune
À peine avait-elle prononcé ces derniers mots que la brune lui sauta dans les bras. C'était d'agréables retrouvailles, retrouvailles parce qu'il y avait un bail que les deux amies s'étaient vues. Elle serra Rheanne jusqu'à ce que celle-ci reprenne son sérieux et rompe leur étreinte amicale. De son sourire de gamine, elle répondit finalement à l'exclamation de la brune.

Je ne pouvais pas rater cette cérémonie, voyons.

Eh bien dis moi, on croirait pas que tu nous a pondu une Charlotte il y a peu…

Wah! Ça c'était ce qui s'appelle un superbe compliment! Flattée, la rouquine resta bouche-bée et ses joues rosirent le temps qu'elle trouve une réponse. Mais voilà qu'un déchirement vint interrompre le moment. Un déchirement? Ciel! Qu'est-ce qui pouvait bien s'être déchiré? Marylune n'eut pas le temps de comprendre que les paroles de Rheanne vint éclaircir ses inquiétudes.

Je suis désolée. Voilà que je vais être bonne pour passer chez le tailleur te commander un nouveau jupon !!

Son jupon? Avec un peu de chance, personne ne verrait l'ouverture. La jeune femme irait s'asseoir sagement avec les autres et on ne remarquerait pas la trace de cet incident. Le problème concernait plutôt l'instant présent, parce que la nobliote n'avait pas prévu un vêtement de rechange. Pour le reste...


Ne t'en fais pas pour ça. J'irai dépenser l'argent de mon fiancé, une fois de plus!

Il fallait dire qu'avec un bébé dans le portrait, les fiancés vivaient comme s'ils étaient mariés et ce, depuis des mois. Mais voilà Rheanne qui avait ce regard habituelle, une certaine incertitude dans ses yeux. La présence de son épée semblait créer le malaise de la jeune femme et elle confirma les pensées de la rousse en lui tendant son arme.


Tu pourrais me rendre un service et me garder mon épée ? Je sais pas pourquoi mais ils veulent pas que je la garde. Dis, ça te dérange pas ?

Bien s...

Et voilà l'épée dans ses mains, sans avoir eut le temps de répondre à sa requête. Rheanne était nerveuse et cela pouvait se voir à des lieux à la ronde. Retenant un fou rire dans un sourire en coin, la Mirandole prononça les derniers mots d'encouragement à Rheanne, voyant que la cérémonie commençait.


Calme-toi et profite de ce jour qui t'es consacré. Je ne serai pas loin. Si tu as le moindre trac, je vais te rassurer de mon siège.

Effectivement, pour compléter ce duo, il fallait bien une Mirandole capable de calmer les inquiétudes de la brune et surtout aujourd'hui! Marylune posa une main sur l'épaule de Rheanne en signe d'encouragement et lui fit un clin d'oeil complice avant de la quitter pour prendre un siège à côté de Lys. Là, elle rejoignit les Mainois qu'elle connaissait, mais garda un oeil attentif sur son amie, sa pouliche comme elle l'appelait parfois. Ironique quand on sait que Rheanne avait une peur bleue des chevaux.

Ainsi, elle ne quitta pas la brune des yeux pendant la cérémonie, arborant toujours ce sourire réconfortant et cette expression de fierté. Il y avait bien de quoi redonner courage à Rheanne en un simple regard! (Du moins, c'est ce qu'elle espérait!).

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Carmen_esmee.
Carmen agaça semble t-il quelques personnes avec sa bruyante impatience... Kory la fit se calmer en la tirant de nouveau sur le bras et lui expliquant poliment qu'elle était comment dire euh pénible ? Le mot était faible elle était insupportable oui ! Cela en avait toujours était ainsi mais elle redoublait d'effort pour l'être encore plus depuis que Rick avait décidé de la marier !
Âgée de seulement 15ans que pourrait elle faire ou ressentir pour un homme du double de son âge... peut-être même avait il choisi un homme encore plus vieux ? Elle dégluti avec peine à cette pensée des plus ecoeurante.

Kory expliqua à Carmen qu'elle attirait l'attention sur eux, ce n'était pas l'intention de Carmen pourtant. Elle croisa en effet le regard glacial d'un femme devant qui s'était même semble t-il retournée pour lui manifester son comportement, à cause du brouhaha des chuchotis autour d'elle, elle ne put entendre les mots qu'elle prononçait mais son regard à lui seul en disait long.
Carmen passa une prise pollici digitale sur sa bouche pour lui signifier qu'elle ne dirait plus un mot. Ses pommettes s'était empourprées, vraisemblablement sincèrement désolée de causer le trouble, elle détourna son regard de la femme, cela pourrait paraitre innocent mais de la part de Carmen cela signifiait bien plus, cela frôlait en effet le respect... Une inconnue pouvait la rendre docile d'un simple regard alors que sa famille s'y employait chaque jour en vain !

Carmen fixait à présent Rick qui venait dans leur direction,
elle lança un rapide regard à son cousine ainsi qu'une inclinaison de la tête, qui voulait tout simplement dire "Je te l'avais dis !"

Il fit une réflexion à sa soeur sur leur entrée des plus discrète... puis c'est avec les sourcils épais et froncé qu'il s'adressa à Carmen, elle faisait bien une tête et demi de moins que lui... son visage était bien trop près du sien, elle détourna le regard un instant pensant qu'ainsi il lui ficherait la paix...
Mais Rick ne serai pas Rick sans ses sermons ! Il lui parla de son éducation au couvent puis de son futur "ex"-poux C'est ainsi qu'elle le nommait quand Rick n'était pas présent.

Elle redressa la tête, et osa confronter son regard au sien, "¡ Prefiero morir !" (Plutôt mourir !) mima t-elle silencieusement avec ses lèvres, seul Rick pouvait la comprendre.

Elle lui fit ensuite dos, son regard se détourna lentement de lui... Elle se hissa sur la pointe des pieds afin de pouvoir suivre la cérémonie. C'était la première fois pour elle, mais ce qui rendait ce jour encore plus particulier c'est qu'elle allait rencontrer pour la première fois Alethea, peut-être qu'elles s'entendraient bien toutes les deux.. Elle devinait facilement au moins un point commun entre les deux femmes,
Que Rick porte son attention sur quelqu'un d'autre !
Gaspard.
[barrez vous con de mime!]


Apercevant le troubadour au coin du chemin Gaspard avait promptement fait marcher sa cervelle et avait dessuite envisagé tout un tas de possibilités fort déplaisantes si jamais le complot était découvert avant l'heure. Il avait commencé par de petits signes en direction du groupe afin de les faire reculer et d'éloigner le danger mais ce fanfaron n'avait pas eu l'air de l'apercevoir et Gaspard ne put retenir une sorte de soupire affolé lorsqu'il vit que l'artiste empoignait son instrument.
triple buse de triple buse de triple balbuzard pécheur!

Cette fois c'etait vraiment la cata... Si jamais il commençait a jouer pendant la cérémonie tout le le petit groupe, Gaspard y comprit, se balancerait au bout d'un crochet de boucher d'ici peu. Agitant les bras tant bien que mal pour ne pas se faire repérer et jetant des coups d'oeils affolés derrière lui en direction de l'estrade il faisait clairement comprendre que le moment de la grande fete n'était pas arrivé. Mais la nuit tombait peu a peu sur le campement et la maigre lueur dansante des torche n'atteignait pas le jeune écuyer qui s'était avancé de quelques pas sur le chemin pour ne pas se faire voire par les gardes d'Isle, qui n'auraient pas manqué de se poser tout un tas de questions existentielles sur l'etat mental de leur chef auto-proclamé.
Mais alors que tout semblait perdu Adam sembla comprendre, mieux valait tard que jamais, qu'un petit concert improvisé au milieu des bois ne serait vraiment, mais alors vraiment pas, une bonne idée.
Lâchant un soupire de soulagement Gaspard se retourna vers l'estrade d'ou les premiers discours fusaient déjà. Zut! on entendait rien depuis l'arrière de l'estrade! la poisse! Reflechissement Jean Pierre... L'idée le plus simple consistait a se rapprocher pardi! Mais si Cerrid le voyait au milieu des licorneux ça ne manquerait pas de chauffer... Il avait une mission... M'enfin après tout...


Bon les gars! je vais faire une ronde! J'vous laisse vous occuper de la surveillance un petit moment. Toi la; avec la lueur d'intelligence dans les yeux, tu prend le commandement. Si il y a le moindre problème c'est a Cerrid que vous aurez a faire alors pas de bourdes.

S'éclipsant sans laisser le temps de répondre, comme l'aurait fait un chef légitime, Gaspard avança doucement vers l'arrière de l'estrade et commença a escalader les poutres qui soutenaient cette dernière afin de se hisser au niveau du plateau.
Zioup... une petite tête brune qui émerge de derrière l'estrade, au niveau des pieds des chevaliers. Petit tête relativement visible pour qui regarderait vers le fond de l'estrade mais ça Gaspard ne s'en doute pas
"Ah ben voila... ici on entend bien au moins!"

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