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[RP]Un duel d'honneur...Et l'amour dans tout ça???

Fitzounette
Insensible. Son bras ne devait pas trembler. Malgré sa tante qui venait de s’ouvrir littéralement la main et son sang qui mâtinait sa lame de reflets vermeils et profonds.
Le prix du sang. Le prix de l’honneur. Le prix de l’affront.

Après la bénédiction des épées, elle se signa. Elle aurait souhaité se confesser… Mais il était trop tard. Son âme était alourdie de bien des péchés, cependant rien qui ne puisse être pardonné. De plus, elle était pucelle. Elle irait sans nul doute au paradis, si le Très-Haut la rappelait à lui.

Quand une voix tonna, par devers elle. Une voix qu’elle n’avait pas le droit d’ignorer. La voix de son papa, du moins, de celui qui l’avait élevé. Cette voix qui résonnait dans ses plus lointains souvenirs d’enfance. Des rires, des engueulades, de la joie, des larmes.

Certes, elle avait eu un géniteur, Meroot, qui l’avait aimé follement les quelques semaines où ils s’étaient connus. Mais cela faisait il de lui un père ? Qui avait été là quand elle était malade, quand elle avait besoin de conseils, d’affection ?

Elle se retourna, et se mit à parcourir à pas lents l’étendue verdoyante. Elle s’approcha de lui, lui prit les mains, le regardant franchement, ses yeux exprimant sa profonde conviction, et murmura:


Papou, je dois le faire. Ne m’en empêche pas, je t’en prie. Je t’aime mon Papou…

Et elle se hissa sur la pointe de ses petits pieds, et lui déposa un fragile baiser sur sa joue mal rasée, s’imprégnant de l’odeur du premier homme de sa vie.

Sois fier, Papa, car aujourd’hui est le jour où ta fille va laver l’honneur Penthièvre.

Elle reprit la direction de son « adversaire », indiquant à Joffrey qu’elle combattrait à l’Ouest. Puis elle commença à se déshabiller, enlevant son lourd mantel, son si précieux mantel, l’abandonnant à terre comme de vulgaires frusques. Ce petit corps tout juste couvert de braies, d’une fine chemise et de bottes, ne frissonnait.

Elle prit l’arme dans les mains de sa Tante, lui adressant un sourire rassurant, et alla se placer à l’endroit désigné, la main crispée sur le manche de son épée.

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Letiti
[Une forêt du royaume de France, non loin de la clairière - le jour du Duel]

Un cri d'oiseau prenant son envol en vitesse, dérangé dans ce qui fait le bonheur d'une vie de piaf, prendre des cailloux pour des graines. Une silhouette rouge bondi au dessus d'un buisson, tenant son chapeau dans sa main gauche et son bâton dans sa main droite. Atterrissage quasi-impeccable, deux trois foulées pour se stabiliser tandis qu'un Suidé pulvérise l'innocent buisson.
Le diable joue du chaloupé de droite et de gauche, zigzague entre les arbres, leurs branches le fouettant au passage, mais la truie se rapproche inexorablement. Petite pensée rapide se demandant s'il n'irait pas somme toute plus vite à quatre pattes puisque son poursuivant excellait à la course. Pas le temps de pousser la réflexion plus loin!
L'horizon se dégage, donnant sur...sur rien en fait. Letiti panique, freine de toute part, essaie une manœuvre douteuse en prenant les bouts de sa cape pour s'aider à ralentir. L'effet n'est pas probant, il dérape sur le sol gravillonneu et tombe...


SPLASH!!!

La truie, grâce à ses quatre pattes obtenues après des millénaires d'évolution, s'arrête au bord du gouffre, souffle un air de contentement et de vengeance. Elle s'en retourne dans la forêt tandis que quelques mètres plus bas, un Letiti crachant toute l'eau de ses poumons tente de s'extirper du cours d'eau, sa chute n'ayant malheureusement pas non plus été ralentie par son parachute improvisé.

[quelques dizaines de minutes plus tôt]


Bordel! Il est tard! J'arriverai jamais à temps!

C'est sur cette constatation que Letiti décida courageusement de couper à travers bois pour arriver au plus tôt à la clairière du Duel. Le chemin faisant une grande boucle, cela ne devait pas lui poser grands problèmes. Les ennuis n'arrivèrent pas à cause d'un sens de l'orientation défectueu, mais à cause d'une fringale suivie d'appétissants marcassins traversant devant lui, la mère brillant par son absence. N'y réfléchissant pas plus, le diable attrapa son bâton et donna un bon coup sur le crane du dernier qui s'écroula sous l'impact. La mère bien qu'invisible était bien présente! Letiti n'eût que le temps d'entrapercevoir un groin et des défenses on ne peut plus impressionnantes pour prendre ses jambes à son cou.

Après s'être extirpé de l'eau, le diable essora comme il put cape et chemise. Il jeta un coup d'œil au ciel menaçant. Il était cette fois perdu, ayant perdu tout ses repères lors de cette course effrénée. Reprenant son souffle il maugréa:


Han pfouuu
Créfieu! Déjà que j'étais pas en avance!
Quel imbécile de roy je fais. Même pas foutu d'être la pour mon Fou!
Bon pas l'temps d'souffler ou de trop réfléchir, on avance en espérant tomber sur cette fichue clairière!


L'inquiétude pour la duchesse lui avait rapidement fait oublier sa mésaventure. Il s'en voulait de ne pas être présent. Il lui devait au moins ca. Et même s'il ne devait rien du tout il voulait quand même y être. Malgré son statut, malgrès ses manières, elle l'avait toujours écouté, conseillé et même aidé. Je vous laisse imaginer la patience nécessaire. Il voulait lui montrer qu'il la soutenait, il voulait assister à ce qui serai forcément un moment clé de sa vie. Erik de Josseliniere lui avait elle dit. Devant l'affronter pour compenser une culpabilité qui la rongeait. Letiti n'était pas sur de comprendre, mais ce n'était pas le problème. Peu importait qu'il comprenne ou non. Elle vivait avec ses principes, chacun doit vivre en accord avec les siens, même lui en avait quelques uns. Il espérait juste que ceux de Fitzounette ne l'emmèneraient pas dans une impasse.
Le visage et les bras zébrés de griffures, les vêtements trempés, Letiti avançait s'inquiétant pour le déroulement des évènements dont il ne pourrait surement même pas être spectateur passif.


Allons donc?! Qu'estce que ces noires pensées?!
'tain l'es où ton optimisme?!
Y a une chance que tout se passe bien.
Une chance sur un million on a dit!
La chance sur un million!
La statistique ne ment pas: ca marche à tous les coups!
Bordel encore ces fichus arbres! L'es où cette c'nnerie de clairière?!

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Chabinne
Amis se rejoignaient dans un silence trop pesant, avec des regards fixés sur les duellistes.
Aucune attention aux paroles, à qui étaient présent.
Non, elle ne regardait que sa belle duchesse, sa jeune et fougueuse duchesse. Quand Vad apparut, elle sentit un soulagement, elle se dit que lui y arriverait, c’était son père après tout.
Mais non, Fitzounette se plaça à l’Ouest, son visage encore plus impassible qu’il ne l’était déjà. Prête à faire son devoir.
C’était ainsi qu’était la juvénile blonde, elle devait accomplir ses missions, son devoir, laver tout honneur si salissure il y avait eu. Même si parfois, cela voulait dire, souffrir, s’oublier.
Etre froide dans ces moments là, c’était ce qu’il lui assurerait victoire.

Un regard qu’elle porta sur le sieur. Semblait pressé, mal, étrange…
Pourquoi ne savourait il pas ? Pourquoi tout deux donnaient l’impression qu’ils aimeraient reculer ? Drôle de regard de celui-ci. Regard déconcertant, regard déstabilisant.

Son cœur se mit à battre la chamade, la brune triturait ses doigts dans l’angoisse. Pour rien au monde elle ne voudrait voir son amie fléchir. Elle y arriverait. Un instant, elle adressa une prière. Et son regard noir se remit à les fixer. Elle était Fitzounette, dénéré et Penthièvre. Elle était la duchesse de l’Anjou. Elle était celle qui vaincrait.

Ainsi ses simples pensées la rassurèrent.
La brune ne serait que simple spectatrice. Spectatrice croyant en son amie comme jamais.
Joffrey


Plus rien n'arrêterait le destin.

Les armes bénies, Fitz prit place à l'ouest. Regardant le Duc , Jo lui fit signe de prendre place.

Ne pas penser, ne pas laisser l'émoi prendre le dessus. Oubliez qui se battaient , l'enjeu.... Ne laissant transparaitre aucune de ses émotions, Jo attendit que les duellistes soient prêts.

Les témoins se virent convier à prendre place de chaque coté du terrain, l'un au nord l'autre au sud.

Jo invita les spectateurs à s'éloigner, et surtout à respecter le duel.

Les duellistes se saluèrent et le combat fut lancé.

Jo jeta dans les airs, un tissu blanc.

Il redescendit doucement, virevoltant dans le ciel. Dès qu'il aurait touché sol, les adversaires s'affronteraient.

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Melior_fee
Au signal du commencement, Melior frémit. Quel commencement était-ce ? celui de la fin ?
La jeune femme sentit son coeur se serrer, elle souffrait de voir son amie traverser une telle épreuve.
D'autres étaient là comme elle, impuissants face à ce qui allait se dérouler.
En son for intérieur, la vicomtesse implora Aristote qu'il veillât sur les duellistes, et leur épargnât la perte de celui qu'on aime. Elle redoutait que la jeune duchesse n'eut à porter cette douleur qui était sienne depuis longtemps maintenant.
M4dboris
Dame Joffrey venait de lâcher un tissu blanc.

Quand celui-ci toucherait le sol, le combat commencerait.

L'Evesque trouvait ce choix de couleur bien ironique...le blanc porteur de paix, de pureté...ce blanc qui allait maintenant être souillé de rouge.

Comment un combat, une "guerre" intérieure pouvait avoir pour signal de départ une marque blanche blanc...un signal de cessez le feu...

Le prélat priait...il voulait que ce blanc soit un présage...un bon présage...présage de paix...
M4DBORIS espérait que tout aller s'arranger sans trop de douleurs...mais cela ne dépendait pas de lui...

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Erikdejosseliniere
Toujours cette affreuse, insupportable, presque insurmontable envie de vomir sa bile, de dégueuler ses tripes, de hurler à sa douce de mettre fin à ce supplice horrible, qu'il se fichait comme d'une guigne de perdre son honneur tant qu'elle l'assurait de son amour éternel. Cruel dilemme : l'aimerait-elle encore, de cette manière féline et forte, avec la fougue d'une passionaria, s'il brisait son épée, s'il demandait grace sans combattre ? Intimement, le bourguignon préssentait que la fiere angevine ne pourrait plus le voir qu'avec morgue et pitié s'il agissait de telle manière. Peu lui importait de braver la haine qu'il sentait, sans bien s'en rendre compte, tout autour de lui, parmi les proches de Fitzounette. Peu lui importait, de même, que ses amis ou que de parfaits inconnus jusqu'hier puissent trouver tout cela aussi cynique que grotesque...

... Elle, elle, elle : Elle seule comptait, elle et leurs baisers fous, elle et son charme incommensurable, elle et ses manières de petit chat blessé, parfois, elle et son regard bleuté empli de pétillance, elle et sa voix mélodieuse, bien que légèrement haut perchée, lorsqu'elle l'assurait de son amour. Elle, sa belle petite fleur d'églantine...

Erik se tenait donc au levant, de la même manière que sa lointaine Bourgogne l'est face à l'Anjou frondeur. Lentement, sans plus de passion ni d'envie, il se mit en position de simple parade, espérant pouvoir ainsi bloquer toute attaque. Parer, ne pas répondre, ne pas la blesser... Ne pas donner prise à l'orgueil guerrier... Ne pas vomir... Espérer la fin prochaine.

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Duc de Corbigny
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