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[RP] La rage du Phénix

Arianaanthea
Dame Majda avait pris froid sur le long trajet qui les menait vers leur mystérieuse destination.

Las son état de santé s'était aggravé en peu de temps. Skip et Ariana avaient dû se relayer auprès d'elle nuits et jours afin de veiller sur elle. Malgré tous ces soins, rien n'y avait fait, la baronne allait de plus en plus mal. Il avait donc été décidé, avec le fidèle soldat qui l'accompagnait partout, de laisser la jeune femme en quelques couvents afin qu'elle y trouve repos, chaleur et surtout les soins beaucoup plus simples à donner en un tel lieu plutôt que sous une tente par les grands chemins.

Ils étaient donc arrivés au dit couvent, remis la jeune baronne entre les mains expertes des nonnes et avaient décidé, afin d'aller plus vite de laisser là la litière, et les effets inutiles et qui les ralentissaient plus qu'ils ne leur étaient profitables.

C'est ainsi qu'Ariana se retrouva juchée sur un cheval, couverte par deux capes dont une empruntée à son promis, et oui... il ne tenait pas à ce qu'il lui arrive la même mésaventure qu'à la pauvre Baronne...et surtout au triple galop...

Après des heures qui lui parurent interminables, ils arrivèrent en vue du château. Le nuit commençait à étendre son noir voile autour d'eux, aussi Ariana n'eut-elle qu'une vue partielle du castel. Tout juste vit-elle les creneaux garnis de soldats qui annonçaient l'entrée de la forteresse.
Elle était lasse et quelque peu courbaturée, mais heureuse d'être enfin arrivée...Restait à voir ce qui les attendait à l'intérieur...

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Polstephie
[Retour soudain à une réalité dure, bien trop dure... - Dans la Cour]


-« Tante Pol ne sortez pas n’y allez pas. Cela peut-être dangereux et nous devons avoir une discussion avant qu’il vous arrive quelque horrible malheur. »

Elle était à peine en train de tenter de s'extirper du coche - non sans difficultés au vu de sa silhouette toujours plus en courbes – quand la voix se fit entendre, cette voix, la seule voix qu'elle aurait peut-être ne pas entendre afin de ne pas La savoir mêlée à tout cela. La Comtesse releva son regard de la lettre qu'elle tenait encore entre ses mains et La vit.

Murmure tout d'abord. Alors que la détresse passait dans les yeux d'une femme qui n'avait que trop vécu et qui aurait souhaité être meilleure qu'elle ne le fut, qu'elle ne l'était, qu'elle ne le serait.


Jehanne Elissa !

Et c'est alors le coche qui grinça, sous le poids du fardeau de la Comtesse quand elle tentait enfin de se lever tout en ouvrant ses bras à l'enfant qu'elle chérissait tant qu'elle n'avait pas été capable de lui parler comme il l'aurait fallu. Mais la porte du coche était encore fermée. Dure réalité.

Mon enfant...

Et la voix se mourut dans la gorge ronde de la Comtesse. C'était à la fois l'émotion, l'amour, le remord, les regrets et la peur qui enserraient son cou aux replis de chair ronde. Les mots se mouraient d'eux-même, sans même être prononcés. Que dire à cette enfant ? Comment lui demander pardon ?

Son sauveur arriva sous la forme de l'intendant, lui permettant de reprendre son souffle afin de ne pas se noyer.


Veuillez me pardonner Vescomtessa, si vous me le permettez, je vous propose de rejoindre le Vicomte qui vous attend certainement.

Paula réussit alors à se lever et fit presque vaciller le coche en sortant, malgré la demande de sa Pupille.

Pied posé au sol. Main qui chasse la poussière de sa robe aux couleurs de ses deuils. Regard ambré qui s'ancre dans celui de l'intendant après un infime signe de tête valant salut. Voix sans équivoque.


Permettez-Nous alors, Mestre, d'accompagner notre Pupille. Il semble que nous ayons beaucoup à nous dire et nous devons rejoindre la même personne.

Car Paula non plus ne savait rien de l'entrevue qui avait précédé sa venue. Elle tendit le bras à Jehanne Elissa, l'invitant à se porter à ses côtés afin d'aller saluer Actarius.

Mestre. Nous vous suivons bien entendu.

Se tournant vers la petite renarde, Paula lui sourit de toute la tendresse dont elle était capable et lui murmura quelques mots.

Vous vouliez me parler mon Enfant ? Je vous suis toute ouïe. Mais avant, laissez moi vous dire mon bonheur de vous voir en pleine santé et si belle.

Elle était ainsi la Comtesse. Depuis des années maintenant, elle semblait loin de tout. Et c'est sans doute cela qui lui faisait répondre en souriant à la demande si sérieuse de Jehanne Elissa. Détachée de la Réalité du monde qui se rappelait bien trop souvent et bien trop durement à elle...
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Adriendesage
[Pour faire avancer le schmilblik]

Bientôt, la garde du Tournel avait mené l'ancien général du Languedoc dans la salle de recéption. Adrien y reconnu Finubar, le manchot. Le vieux loup de mer se tenait toujours droit, fier mât qui résiste aux vagues du temps.
L'Hibou s'avança et sa voix résonna jusque dans l'âtre de l'immense cheminée, où crépitaient bon nombre de bûches.


"Finubar, bonjorn!"lança-t-il en entrant. Mais rapidement il se préoccupa de celui pour lequel il avait chevauché sans se ménager:

"Actarius, meu amiç! Cossi va?"

Il lui tendit le bras.
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Actarius
Et le Vicomte ne s'était pas trompé. La carrure impressionnante du Hibou apparut bientôt dans la pièce. C'était un hasard pour le moins inattendu de trouver en ce lieu trois guerriers. Le Mendois et les deux Montpelliérains. Le Phénix ne put manquer de souligner son amusement d'un grand sourire, un sourire qui servit d'accueil cordial à l'un de ses plus vieux amis.

Adrien ! Il leva alors sa carcasse et s'en alla répondre à l'appel du bras, le fameux. Tandis que la poigne virile se formait, il répondit de cet air un peu détaché qui était le sien. Je vais bien, mais il y a des choses que je me suis promis de résoudre...

L'aube des bannis, l'aube des proies approchait. A chaque sabot qui s'imprimait dans ce mélange de boue et de neige, à chaque grincement de la herse, elle approchait. A chaque ligne qui s'écrivait au loin, là où les exilés avaient saisi la plume, elle naissait un peu plus, annonçant un jour nouveau, celui qui signifiait guérison, anéantissement du fléau.

Après avoir invité le brave Crussol à prendre place, il le servit lui-même.


Bois mon ami, la discussion va être longue.

Il approcha alors de la fenêtre, d'un pas serein, assuré. Il voyait déjà les bannières d'une noblesse unie balayer le Razès, il voyait déjà l'armée des ombres, celle des Djahen, MarieDouce, celle des Majda, des Quirin, celle des Legueux... oh oui, il les voyait. Le fléau du Languedoc aurait un proche avenir pour le moins agité. Elle deviendrait la "gentille petite victime"... sortirait son masque de miel, sortirait l'étendue de sa bonté pour faire oublier tout le mal qu'elle avait fait, pour imiter à merveille le rôle qu'un certain Amor avait joué...

Ah... mes amis, si vous saviez combien j'ai souffert de voir tant de bonnes âmes détruites, tant de bonnes volontés annihilées. Si vous saviez comme j'ai attendu ce jour où enfin il y aurait un espoir de rendre justice à ceux qui ne sont plus, à ceux qui sont partis. Il est temps de révéler la vraie nature de certains êtres et de mettre un terme à leur aura démoniaque.

Le Vicomte s'en délectait d'avance. Il revint soudainement à la table et but une gorgée.

Mes paroles vous semblent peut-être insensées, mystérieuses... prenez patience, vous les comprendrez bientôt. Elles couleront aussi limpides que les sources du Lot.

Dans les couloirs, le brave Joan ouvrait toujours le chemin de la Comtesse et de la jeune héritière. Au-dehors, la herse se levait pour accueillir de nouveaux hôtes qui seraient bientôt escortés jusqu'au logis. Là, un serviteur prendrait le relais des gardes pour les conduire jusqu'à cette pièce où se tramait une réunion qui ne manquerait pas de faire date.
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