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[RP] Un journal pas trop intime

Luckyluciano
Les nobles ne manquent pas, mais peu font acte de noblesse, la classe ne se trouve pas dans les armoiries que l’on porte mais chez ceux qui ouvrent la porte de leur armoire aux pouilleux qui, par faim, se postent parfois derrière un arbre afin d’en dépouiller un ou deux, je refuse les grandes familles car la bonté et l’honneur ne s’affichent pas, j’offre souvent un biscuit a mon chien pour ses bons et loyaux services, il n’est pas de ce monde celui qui me tapera sur la tète en m’offrant une médaille, être proche du peuple, c’est déjà ne plus en faire partie, mon sang est contaminé de la rage des chieurs, ne se mélange pas mais se répand, coulant a contre courant. Etre bien en rang, écouter les ordres donnés, j’aime mieux ma pagaille, désordonnée est ma lignée, depuis la branche fêlée de mon arbre généalogique, j’aperçois les pillards qui guettent une proie bien grasse, mes ancêtres pratiquaient le libre service, prendre aux riches pour se donner a soi même, le soir on dit les grâces et on s‘engraisse sur le dos des ventrus, les bien coiffés sont outillés mais leur bouclier fiscal se fend comme une coquille, poules mouillées diront les défenseurs de la partie civile, quand on arrive en ville les gens ont peur de vous, c’est pourtant nos gueules qui sont cabossées, le festival des vieilles charrues face a vos montures carrossées, l’âne têtu face a son cousin majestueux, un cheval blanc c’est salissant, une bourrique ça pue c’est con mais c’est modeste, alors qu’est-ce qui nous rapproche? Sans doute ce poison qui coule dans nos veines, tantôt blanc, tantôt noir, et qui pousse parfois a sortir du rang, pour une danse ou pour un combat, ce panache que l’on partage Kali, voila bien un lien qui nous unis.
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Luckyluciano
A nos amis les bêtes.

Ils disent tout haut ce que personne ne pense tout bas, langue pendue en attendant qu’une corde veuille bien achever le spectacle. Massacrant la présentation car "je ne sais que mi-lire mi-écrire", les doubles fautes s’enfilent comme des perles, les fanatiques se pressent en sandales pour celui ou celle qui tresse en scandales des bruits qui courent, l’anonymat s’affiche en grand sur des pages de ragots sans saveur, les rats gros festoient au milieu de détritus, a trop ronger on finit par zozoter, d’abrutis corbeaux rabotent les carcasses abandonnées, la bave de crapaud se sirote entre lâches, ça ne mâche pas ses mots et du coup ça digère mal la langue maternelle, j’explore les "non dit", ils exposent les "on dit", les faibles ont les boubourses vides, les rues meurent de ces accusateurs sans nom en quête de véracité, les rumeurs s’entassent sur ce doux tapis d’impunité, j’aurai du sang sur les mains d’après eux, mais nul besoin de censure, une trempette dans un verre d’eau, je barbotte dans mon bocal, mon nom salie la liste des ducales et la noblesse s’entiche d’un sulfureux, ton nom a toi ne figure plus sur la mienne depuis longtemps, l’âme tranquille, j’avance enfin en paix, les anglo-saxons diront que la tienne est pleine de peace, claironnant tout haut, ce que tout le monde pense ici bas.

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Luckyluciano
No a suot nu elbayorcni tnelat, enfin j’veux dire, on a tous un incroyable talent. Quel faignant décida jadis que tout le monde parlerai a l’endroit ? Mettant sur le chemin de l’extinction plusieurs adeptes du tout a l’envers, si la rareté extrême fait le talent, la banalité n’a donc rien d’incroyable, on se fond dans un moule a crêpes, l’idée c’est de passer inaperçu, les femmes a barbe dorment dans des cages, j‘ai pourtant relu mon codex certifiant que la pilosité féminine n‘est point un délit, les bi-têtards, aussi appelés bébés a deux têtes, sont priés de faire demi tour, car a l’endroit ou ils naissent on ne fait pas les choses a l’envers, si la naïveté pouvait se tondre, on enfermerai par millier les moutons qui croient en un dieu unique, que personne n’a jamais vu, et qui possède moult pouvoirs a faire pâlir n’importe quelle troupe d’illusionnistes, abracadabrantesque fumisterie, on croit en Ari dans une sorte de pari fou, dix écus qu’il existe pas !! tu verra bien une foi mort…Aucun fantôme n’est jamais revenu chercher ses piécettes, ils se morfondent sans leurs âmes et savent bien que pour les vivants le talent n’est pas de disparaitre, mais d’afficher ce qui même enfoui rend la vie moins banale, je dessine de manière bancale, je chante approximativement, mes poèmes sentent le catéchisme, mais j’aime défendre, acceptant ce rôle d’avocat du diable, non pas pour remettre les déviants sur le droit chemin non surtout pas, mais pour côtoyer de plus prés l‘envers du décor, ceux qui défient encore les faignants, tout le monde ne parlera pas a l’endroit.

Ej t'emia
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Luckyluciano
Un temps d’vie minimale, et tout ‘a construire, les rats calleux ont beau chicoter mes fondations, j’avance les genoux cagneux, les lady gras gras ont laissé place a ma lady, et si du sang presque royale coule dans mes veines, c’est que la dynastie s‘affine, papa n'était pas roi mais maman était ma reine, "Le courageux trouvera un moyen mais l'incapable trouvera une excuse" aimait ‘elle a me répéter, du coup j’ai toujours deux solutions a un problème, celle d’en haut, divine, que le crédule attend, et celle d’en bas, que le têtu devine, l’important n’est pas de croire, mais plutôt d’y croire, le temps qui passe transforme les objectifs en souvenirs, les miens sont loin devant…d’ici la ma dynastie m’aura offert un prince, ou une princesse, je n’aurai plus d’excuse alors, pour tout détruire, le moyen d’être heureux se trouvait quelque part dans cette vie minimale, j’ai eu raison d’être têtu.
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Luckyluciano
Une carapace comme deuxième peau, j’ai mué telle une vipère mais cette foi ci en plus costaud, formé a emmerder, a déranger, le chieur s’est endurcit et contemple avec désolation les nouveaux critiqueurs, tu cries p’tit cœur mais ta soupe est un peu fade mon chaton, comploteur cherche adhérents de toute urgence, venez on se fait une cachette en taverne et on monte un clan, le cul cul clan, même qu’on va reprendre le pouvoir, un foulard sur nos visages de tits brigands, un peu parce que y fait froid mais aussi parce que la lâcheté est souvent tatouée sur les biceps en confiture de nos rebelles, la besace pleine de fléchettes a bout rond, prêt a blesser pour de faux tout les méchants qui se dresseront face a eux, t’es en rogne bonhomme, le seul sang que tu as sur les mains a pissé de ton nez le jour ou t’as pris la porte, une mairie c’est comme une portée de rats, quand y en a trop la mère en sacrifie deux ou trois, toi ta maire ne t’as pas épargné, de loin les rageux aigris distribuent les bons points aux conseillers studieux, tu finira au coin pour m’avoir pris pour cible quand jadis mon insolence envers la maréchaussée me conduisit tout droit en prison, les discours engagés d’impertinentes tortues ont laissé place aux blablateurs en pain d’épice, les lièvres ont les dents longues mais elles sont carrées, mon fils aura les canines acérées comme son papa, et pour berceau une carapace, impénétrable et indestructible, ainsi je lui lèguerai ma deuxième peau.
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