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[RP] Sur la lande : le manoir des Kermeur

Roxane.
On me trimballe de gauche à droite, et vli, et vlan ! Je suis serrée contre une poitrine, mais pas celle de ma maman, d’une personne qui m’est familière mais je suis persuadée, que ce n’est pas elle. Une peau toute fripée, qui a l’air toute vieille, qui a vécu beaucoup de choses, plus toute jeune. Mais cette personne a l’air pourtant en très grande forme, elle marche très vite, ses mouvements sont accélérés, elle a l’air pressée. Sans doute ma mère qui me réclame. Pour une fois, je ne suis pas avec mon frère jumeau, on est tout le temps ensemble. Où est-il ? Avec mon père et mon grand frère ? Sûrement. Il fait froid, je grelotte alors la dame me réchauffe avec un drap et elle marche encore de plus en plus vite, j’entends son cœur battre avec rapidité, elle suffoque. Elle qui me parlait pendant tout le chemin, désormais, se tait. Les feuilles mortes sous ses pieds craquent, je sens l’odeur de la terre mouillée. L’automne qui commence.
Tout d’un coup, une porte qui claque et elle m’enlève ma couverture en poussant un grand cri, que se passe-t-il ? Nous sommes arrivées à la maison je reconnais là où elle m’a déposé, dans mon couffin. Je ne peux rien voir de la scène alors je me mets sur le côté et enlève un voile qui me cache toute la vue. Je vois la vieille au sol, qui murmure des choses, qui secoue… Ma maman ! Ma mère est elle aussi au sol, un garçon arrive et s’affole lui aussi. Il me prend dans ses bras pendant que la dame emmène ma mère sur un fauteuil près de la cheminée. Dans les bras du garçon que je n’ai jamais vu, je peux tout voir, et je vois ma mère qui ouvre ses yeux petit à petit, tout le monde est rassuré, je suis une toute petite créature, je n’y comprends rien mais ma mère est là et me sourit, je suis rassurée. Du coup, je reprends ce que je fais tout le temps : pleurer. Pleurer pour réclamer des choses, pour dire que j’existe. C’est le matin et j’ai très très faim.

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Daviid
David se remettait de sont cauchemar, il n'était plus seul, plus livré à lui même comme avant. Maintenant sa sœur était avec lui. Il repense encore a son voyage, au personnes quittées, à celles qu'il a rencontrées et celles qu'il a retrouvées.

En dehors de la chambre, le jeune garçon sent de l'agitation, il se lève rapidement et rejoint le salon. Sa sœur Annaell est a terre, une dame est sans doute a ses cotés pour l'aider. David ne sais que faire. Alors qu'il se dirige vers sa sœur, David entend soudain les pleures d'un bébé. Il se tourne, se demandant que faire, sa sœur? le bébé? le bébé? sa sœur? Après une minute d'hésitation, il se dit qu'il serait sans doute préférable de s'occuper du bébé laissé seul dans un coin de la pièce.

David prend doucement Roxane dans ses bras et vas s'installer dans un fauteuil.


Bonjour toi! Je suis David, ton très jeune oncle. Allez, ne pleure plus, regarde, maman va déjà mieux

En disant ça, David tente une chatouille pour la faire rire, mais sans succès, les bébés sont des choses bien difficile a comprendre. Les pleures redoubles. David essaye alors de lui caresser la joue avec le dos de l'index mais la petite le lui attrape pour le porter à sa bouche.

Ah je vois, tu a faim! Maman va te donner ton repas, ne t’inquiète pas.
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Annaell
Annaell sentit qu'on la secouait, et ouvrit péniblement les yeux. Elle reconnut l'odeur de savon de Margaux, et ses grosses pattes qui la secouaient avec ce mélange de douceur et d'intransigeance. Elle reprit conscience. Les pleurs de Roxane lui faisaient mal aux oreilles, mais tandis que Margaux la faisait assoir, elle vit que David l'avait prise contre lui. Elle fit un pauvre sourire en voyant le garçon tenter de calmer sa petite nièce sans doute inquiétée par l'agitation ambiante...
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Johann_




Le petit homme était impassible. Sa soeur pouvait pleurer tant et tant de fois qu'il ne bougeait pas.Il l'entendait mais malheureusement son corps ne lui permettait pas de bouger.Il était là immobile, le monde l'entourant lui paraissait si lointain.Perdu dans ses pensées de bébé; le pauvre petit avait été bien amaigri.Un placenta fort peu développé l'avait contraint à sortir malingre . Sa première année ,il l'avait passé à vivoter, à regarder ébahi le monde l'entourant. C'était vraisemblablement un futur taiseux, l'énergie étant chose rare,il ne signifiait sa présence que par quelques petits cris, juste pour dire, qu'il était là lui le petit mâle de Kermeur.

A vrai dire, sa seule envie demeurait dans la sieste permanente, comme si la seule pensée de se nourrir du lait de margaux le dégoutait. Sa mère elle arrivait à l'abreuvait. Il sentait la douceur de ce sein nourricier et était surtout sensible à l'odeur de celle ci.Une odeur douce et rassurante qui exerçait sur le jeune enfant un effet bénéfique. De sa première année, il avait pu entrevoir que sa mère était souvent accompagné d'un homme . C'était qui celui là? Qui pouvait bien le priver de sa mère?

En plus il était pas beau avec sa balafre et il avait un drôle de regard à son égard. Qui pouvait il bien être ce preneur à temps partiel de maman?
Bref, il avait mis un certain temps à comprendre que sa vie allait se faire avec cet homme. Après tout , peu à peu,il s'y était fait à sa présence. Une présence sécurisante teinté d'éloignement. Ce n'était pas aussi rassurant qu'une maman , mais bon même sous son côté assez bourru ,cet homme lui apparaissait teinté d'une certaine douceur.Et puis si maman était là à ses côtés ,c'est qu'il y 'avait une raison.

Ainsi il souriait en sentant sa maman et faisait la tête quand celle ci s'éloignait.Il se serait bien vu rester un peu plus de temps dans ce ventre .Mais comme toute chose ,celle ci s'était fini par quelques cris et pleurs.Juste ce qu'il se fallait de vie...
Annaell
Assise sur le fauteuil, Annaell reprenait peu à peu ses esprits. David semblait se débrouiller tant bien que mal avec Roxane dans les bras... Johann était couché dans son couffin, déposé à côté de celui de sa soeur, et agitait les mains sans grande conviction. Comme souvent il était silencieux et peu vif. Il avait eu plus de mal que Roxane à survivre à la naissance, et il avait fallu tous les soins d'Annaell et de Margaux pour qu'il passe ses premiers mois. À présent il était hors de danger, mais il restait pour le moment d'une constitution plus frêle.

- Margaux, apporte-moi Johann...
- Oui, mademoiselle.


La nourrice se dirigea vers le couffin et se plia - péniblement - en deux pour saisir le petit garçon dans ses bras. Johann réagit à peine mais fixa son regard sur sa mère, qui tendit les bras pour le prendre contre son coeur.

- Bonjour mon petit garçon... Encore endormi ? Tu as bien raison... maman aussi a besoin de dormir.

Elle caressa tendrement la petite tête aux cheveux encore très clairs.

- Je vais peut-être aller marcher un peu dehors avec les enfants... Cela me rafraîchira.


Voyant l'air réprobateur de Margaux, elle ajouta :


- Juste dans le parc. Si Capryca est arrivée, j'aimerais qu'elle vienne avec moi marcher. Cela nous permettra de faire un peu mieux connaissance.

Avec un grognement, Margaux alla chercher le manteau d'Annaell pour l'aider à le passer.


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Johann_


A vrai dire le regard de sa mère, il n'y avait que cela de vrai.Elle seule arrivait à lui redonner un peu de joie et d'envie . Et que ne ferait on pas pour le regard d'une mère à son chevet?

Le petit breton savait en son for intérieur, que sa survie n'avait tenu qu'à un fil et que sans la présence de la mère nourricière et protectrice, il aurait sans doute passé de vie à trépas.

Entendre les battements du coeur de sa maman , pour le petit chérubin qu'il était, le rendait plus serein. Que c'était bon,d'entendre le son familier de ce palpitant. Elle était là , et ne l'avait pas oublié.Il dépendait d'elle et ressentait son importance à chaque instant de sa vie.

Tiens , voilà qu'elle s'agite, mais que va t'elle donc me faire faire...Si elle savait tout ce dont je rêve. Être tout contre elle et ne point bouger...Déjà arrivé auprès d'elle, déjà à devoir bouger...Morbleu!!! Mais pourquoi ces grandes personnes ont elle envie de toujours s'affairer à la tâche....
Annaell
    [Près d'un mois plus tard, en automne]

Annaell marchait à pas lents sur la lande, savourant le contact frais et piquant de l'air glacé sur son visage et la sensation de fouler la terre du sentier. Elle était emmitoufflée dans une cape très épaisse et très large, qu'elle pouvait ramener devant elle au point de la fermer pour s'y enrouler littéralement. Autour de son cou, un épais châle protégeait sa nuque du froid. Ses cheveux noirs, attachés en une longue tresse d'où s'échappaient des boucles indisciplinées, dansaient dans les bourrasques de l'automne. Son gros ventre faisait comme une bosse sur le devant de la cape. La naissance était proche

David était avec elle. Il vagabondait aux côtés de sa grande soeur, sautait sur les murets ou dans les fossés, tandis qu'Annaell marchait tranquillement, pour une petite promenade. Elle ressentait le besoin de sortir prendre l'air de temps à autres, même si ces dernières semaines avaient été passées en majorité au fond de son lit ou sur les sofas du manoir.

Une douleur cinglante lui traversa soudain le ventre et elle se crispa, posant instinctivement les mains sur cet arrondi qui portait la vie... Nouvelle douleur. La jeune femme s'arrêta de marcher. David courait devant elle, occupé à pourchasser un lapin.


- David... David ! Viens vite ! Va... va au manoir. Va chercher quelqu'un. Je t'attends ici. Va vite, c'est important...

La jeune femme s'assit sur le muret qui jouxtait le sentier aux abords d'une ferme abandonnée. Le vent cinglait à son visage pour la rafraîchir, mais les douleurs qui lui traversaient le ventre étaient plus violente que les infimes coups de fouet de ses cheveux sur ses joues...

- David ! Dépêche-toi !
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Daviid
David couru du plus vite possible, sauta les bras en avant vers sa proie. Le garçonnet n'avait pas vraiment réfléchit à ce qu'il faisait, il se rendit compte un peu tard qu'il plongeais dans une marre de boue. Il y eu un gros splash mais au final plus de peur que de mal. David riait de ses vêtements plein de boue et aussi du lapin qu'il avait attrapé de justesse par la patte.

Alors qu'il se relevait, David entendit une voix, celle de sa sœur. Il se retourna, Annaell était toute pâle.


Au manoir ? Heu oui tout de suite. Heu non attend.

David colla le lapin dans les bras d'Annaell.

Tiens prend ça.

Et sans attendre, il se mit a courir en direction du manoir. Ses vêtements souillés et le froid le gênaient mais, il devait le faire, pour sa sœur. Il devait courir les quelques centaines de mètre les plus longs de sa vie. Le manoir enfin, David entra, essoufflé.

MARGAUX, MARGAUX, viens vite, c'est Annaell, elle a besoin d'aide.

David s'écroula sur le banc à l'entré
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Annaell
Pendant ce temps, Annaell s'était traînée à l'intérieur de la ruine qui avait été une ferme... à l'abri du vent et des regards, du moins, autant que possible. Le pauvre petit lapin attrappé par David avait été lâchement abandonné sur le sentier. La jeune femme se coucha sur le sol en retenant ses gémissements, allongée à même la terre, sentant que l'enfant arrivait... Soumise à l'atroce douleur qui lui déchirait le bas-ventre, elle se mordait les lèvres, les joues ruisselantes de larmes, seule au milieu de murs effondrés, ses pleurs couverts par le bruit du vent.

Le lapin la regardait d'un air perplexe, une oreille dressée, l'autre repliée.

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Eulalie
Un départ, puis un retour.
Pas franchement fière de moi, surtout de la peine comme de la colère que j'avais lu dans son regard. J'eus donc l'envie de me tapir dans un trou de souris afin de disparaitre de sa vue et pris la direction du manoir de M'dame Annaell. Sur ces terres, j'étais sure d'une chose: personne ne me verrait; du moins, personne qui n'aurait envie de m'égorger. Car nom d'un chien, j'avais eus véritablement l'impression d'être traité comme une lépreuse ! et pas seulement par lui.
Grimpée sur ma jument bai brun Amélia, d’où certes, je pouvais profiter du paysage, mais d' ou malheureusement, j'avais une trouille bleue de me vautrer, j'avançai au petit trot - cadence bien suffisante à mon gout-.
Je mis pas mal de temps avant d'apercevoir le manoir. En tête une question :

- et si M'dame Annaell réagissait comme les autres ?

Étrangement pourtant, je n'arrivai pas à le croire ayant déjà aperçu sa compassion. La lande s'étalait devant mes yeux, puis un point lointain se mit à grossir, le manoir se dressait fièrement au milieu de nul part. Soulagée, mon visage afficha un sourire de satisfaction. Néanmoins, je terminai aux pas, le cœur reprenant sa chamade trop folle, sous les

- Et si.. et si...

que me tambourinai mon crane. Je l'intimai de se taire sans y parvenir quand je vis la porte d'entrée grande ouverte. Mes sourcils se froncèrent montrant mon étonnement autant que ma méfiance. Je descendis d'Amélia, atterrissant, comme d'habitude sur mon fondement. Je me relevai, et avançai, prudente, vers le seuil. Ce n'était pas dans les habitudes de la maisonnée, d'ouvrir ainsi au vent.
Cependant, le tableau que je vis me rassura. David avait décidé de faire la sieste sur le banc apparemment. De l'entrée, je le questionnai espiègle à souhait.


Qu'est ce que tu fabriques au juste, hum ? Tu as abusé de lait , encore ?

Je ne pus retenir mon rire, étant certaine qu'il baladait une fiole d'alcool afin de donner un peu plus de gout à son breuvage coutumier.
Agathe_de_kermeur
[La fin approche! A moins que ce soit le début?]

On pense à la souffrance, aux pleurs, aux contractions de la maman... Et le petit être que dit il? Que pense t'il? Comment il réagit? Agathe va nous le dévoiler.

La journée (ou du moins ces dernières heures, car caché dans un gros ventre, le temps ne doit pas se dérouler de la même façon.) s'était déroulée comme à l'ordinaire ou presque. Enfin, il faut tout de même noter que contrairement à sa dernière apparition, où Agathe barbotait joyeusement dans un étrange liquide, là elle ne pouvait plus trop bouger. Si elle avait su parler, on l'aurait entendu râler contre cet espace qui avait diminué de volume! (Ben oui, loin d'elle l'idée qu'elle pouvait grandir).

A présent, chaque geste demandait un effort colossal! Enfin, le seul qu'il était indispensable de réaliser avec brio était l'attrapage de pouce, qu'elle avait pris l'habitude de téter joyeusement et qui l'apaisait.

Bref, un environnement moins commode qu'avant mais dont le foetus s’accommodait car elle n'avait d'autre choix... Enfin elle s'y accommodait jusqu'au moment où...

Une étreinte? Un tremblement de terre? une tentative de meutre par étranglement?
Elle n'en savait rien, ne comprenait rien, mais venait d'être écrasée, comprimée par elle-ne-savait-quoi!

Curieusement d'un coup, la Bulle semblait se transformer en tunnel, et il paraissait à l'enfant que tout autour d'elle voulait la faire sortir d'ici!

-*Mais, heu, j'étais bien moi!*

Ah, regret de ne point savoir parler ou décider! Étais-ce la sortie vers l'extérieur? Le chemin vers là-d'où-venaient-les-voix? Possible...
De toutes façons, l'enfant capitula vite, sachant qu'elle n'aurait pas le choix. Et encore, elle était loin d'imaginer que bientôt le doux liquide qui l'avait protégée s'en irait lui aussi!


La peur la gagnait, elle devinait qu'elle aurait à faire bientôt le voyage le plus éprouvant et le plus important de toute sa vie! Alors elle ne bougeait plus, sentant ce qui avait été sa carapace se contracter autour d'elle, à rythme régulier...
Daviid
David sursauta en entendant Eulalie. Elle ici? Était-ce bien vrai? David la croyait partie loin, très loin, trop loin d'ailleurs. Le garçonnet se releva, reprenant son souffle pour mieux parler.

Eulalieee.

Disant cela il se jeta sans ses bras, content.

Eulalie tu es revenue? Je suis heureux que tu ne sois pas parti. Mais ... Viens vite, c'est ma sœur Annaell, elle ne vas pas très bien.

David lui pris le poignet pour l'emmener vers la petite ferme. Il ne pu s’empêcher de rire quand il se rendit compte qu'il avait tout salit la robe de la demoiselle.
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Eulalie
Le gamin se rua sur moi véritablement content, ce qui me décrocha un grand sourire. Je lui ébouriffai les cheveux surtout parce que je savais qu'il avait horreur de cela, puis je reculai pour le regarder dans les yeux. Le regard pétillant, je hochai la tête à l'affirmative quand il me demanda si je revenais. Je n'avais aucun doute que ce retour soit définitif. La joie des retrouvailles fut de courte durée en effet trop vite à mon gout, il enchaina, hésitant, sur des paroles qui me firent plisser le front d’inquiétude.

- Hein ?! Quoi ? M'dame Annaell ? Mais ?.. Qu'est ce qu'elle a ?


Pour toute réponse, il attrapa mon poignet et me fit faire un volte face d'une rapidité déconcertante. Pas de bol, le gamin ne devait pas connaitre mon équilibre plus que branlant. En tout cas, je crus voir la pièce tourner en tout sens, et me vautrai au sol en un rien de temps.

- Par les Saints Couillons du pape, David ! Pas la peine de m' faire vir' volter d 'la sorte !


Grognai-je en me redressant pendant qu'il commençait à détaler comme si il avait vu le diable.


- Héééé ! T' vas ou comme ça ? L'est ou donc ta sœur ?? Attends moi !!!


- Nan de diouce, et y faut que j' coure en plus ! Manquait plus qu' ça ! Respire Eulalie, respire... t' vas yarriver !

Je commençai donc quelques enjambées instables avant de le rattraper et de me prendre en pleine face toute la boue qu 'il s'amusait ?
-Oui, oui, il s'amusait sacrément bien, même qu'il en riait au éclat ! -
Qu'il s' amusait donc, a m'envoyer de ces chausses crottées ! A sa hauteur, je lui quémandai haletante :


- Et..
- Si..
-Tu m'
- Disais...
- Ou qu'on va ...


Rouge pivoine, je ne pu rien ajouter de plus, la course n'ayant jamais été mon fort.
Annaell
Et pendant ce temps, dans les ruines pleines de vent, Annaell fait de son mieux pour se débrouiller seule... et survivre encore une fois à ce qui est la plus dangereuse épreuve de la vie d'une femme.

Elle prit à la fois Dieu, Christos et Aristote, mère Nature et tous les éléments possibles, serrant entre ses doigts blanchis le pendentif druidique qu'elle garde contre son sein... Image de la fédondité, de la femme fertile, de l'amour charnel et naturel. La douleur la fait pleurer et gémir, et elle sent l'enfant en elle qui déjà, s'apprête à faire sa première apparition...

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Eulalie
C'est qu'il courait sacrément vite David, mettant à mal, mon équilibre plus qu'instable. Je ronchonnai intérieurement sur la stupidité de ne pas avoir prit Amélia, Même si peu assurée sur son dos j'avais cependant plus de chance de ne pas me vautrer. Soudain, sans un mot, il pointa son doigt vers ... vers quoi ? Je fermais à demi mes yeux afin de voir ce qui ressemblait vaguement à une ancienne manse. En fait, il ne restait qu'un mur sur deux où le lierre avait élus domicile; inutile de s'attarder sur le toit, celui ci ouvrai tout grand sa gueule sur le ciel gris et bas. Qu'est ce que m'dame Annaell, fichait la-bas ? Je ne posai pas la question préférant me concentrer sur mes pieds afin qu'ils ne s’emmêlent pas.
Essoufflée, je franchis ce qui jadis devait être le seuil. En l’occurrence, maintenant, deux chevaux arnachés de leurs charrettes auraient put passer de front. La vue suivante me fit tomber les bras. M'dame Annaell était vautrée par terre.
- A quoi elle joue ? me demanda mon crane ? Perplexe, je me grattai la tête puis entendis des rugissements qui me sortirent du brouillard de l’incompréhension. Je me mis à crier complétement paniquée en tournant en rond mais en me gardant bien de l'approcher :


- Nom d'un chien ! C'est l'marmot ? C'est ça ?
- Par les Saints Couillons du Pape, vous pouviez pas faire ça comme tout l 'monde !
- Cheu vous !
- Oh, nom d'une pipe de nom d'une pipe ! ?


M'dame Annaell, avait beau être d'une classe bien supérieure à la mienne, et surtout j'avais beau avoir été sa servante, n'en restait pas moins que la panique avait laissée déborder mes mots. La chamade de mon cœur devait s'entendre jusque de l'autre côté de la mer. Je ne cessais de ronchonner des :

- Nom d'un chien d' nom d'un chien !
- j'y connaissions rien à tout ça moua !
- j'avions jamais vu qu'les vaches mettent bas !
- Faut t'y j'la mettions à quat' pattes z' aussi ?
- Oh, cré vin diouce de vin diouce ! Quoi donc qu 'j dois faire !


Le tout dans ma langue maternelle ,qui des lors que le trouille est trop grande, reprends le dessus. David, me regardait jurer et tourner en rond comme une perdue, d'un air, incrédule ? Je ne m'attardais pas sur son air plus longtemps mais le questionnai :

- T'es né y a pas aussi longtemps qu 'moi, tu t' souviens p' t' ete comment t'as fait pour sortir , toi ?

J'avais véritablement espoir qu'il s'y connaisse bien mieux que moi, puisque au final, je n'y connaissais strictement rien ! Enfin, je me décidai à m'approcher d'Annaell, prête à toute entreprise.
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