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[RP] Sur la lande : le manoir des Kermeur

Annaell
La nature faisait son oeuvre tandis qu'Eulalie, paniquée, jurait à tous vents. C'eût presque pu faire rire Annaell si elle n'avait eu si mal, car elle n'avait point de peur mais seulement de la douleur. Le souffle accéléré, la jeune femme comprit qu'elle n'aurait guère d'aide pour cette fois, et que les mains tremblantes d'Eulalie risquaient de lui faire plus de mal que de bien.

Le bébé pointait déjà le bout de son nez... Annaell le sentait, l'encourageait de son mieux, poussant pour l'aider à sortir. Etrangement, elle sentit à plein nez une odeur de fougères écrasées, et cette distraction provisoire la déconcentra.

Une soudaine liberté. Un sentiment de relâchement.

Et un cri. Un petit cri de bébé.



Le monde lui parut soudain terriblement silencieux, terriblement recentré autour de son corps, et le vent apporta une nouvelle bouffée d'odeur de fougères, fraîche et rassurante, ferme et piquante, et Annaell se mit à pleurer et à rire, soulagée de ce cri, encore plaquée dos au sol par sa faiblesse, et totalement épuisée à présent...

Elle riait et pleurait en même temps, elle trouvait cela stupide mais ses nerfs ne lui laissaient pas le loisir d'être intelligente à ce moment-là. David et Eulalie avaient assisté malgré eux à la naissance, mais elle s'en fichait à présent.

Avec précaution, elle s'appuya sur ses coudes, demandant à David de lui soutenir les épaules...

Sur ses larges jupons étalés en corolle sous elle, sur le sol, un petit bébé s'agitait en criant, sans doute frigorifié par le vent glacial qui soufflait sur son corps humide et encore couvert de sang et de liquide. Les mains d'Annaell soulevèrent le petit être, non sans un tremblement, non sans de nouvelles larmes et un sourire idiot, et la petite Agathe fut blottie contre sa maman, réchauffée et mise à l'abri contre son sein, entourée de la chaude cape de la mère...

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Eulalie
Tremblante, livide, paniquée, je me tenais à genoux auprès de la future mère, pour la ??? fois !
Je préférai ne pas m’attarder sur le nombre de ses enfants en vérité et espérai surtout que tous survivent. En tout cas, il était fort appréciable qu'elle n'en fusse point à son premier puisque de toute évidence, elle n'avait pas besoin de moi. Elle savait exactement ce qu'elle devait faire et s'y attelait, si je puis dire. Je fus donc rassurée. Je remisai alors mes dires au fin fond de ma gorge, puisque je n'avais en tête qu'une chose :
-pour que le marmot descende, il faut que la mère saute sur place.
Cela me semblait même d'une logique implacable. Malgré tout, il fut rapidement évident que cette danse s'avérait inutile. M'dame Annaell, poussait à en devenir aussi rouge que les coquelicots ou que la face du père Tronchois , grand amateur de chouchen, entre autre.
Je ne la touchai pas, ne lui parlai même pas, transis par une nouvelle peur qui me submergeait.
- Et si M'dame Annaell, y survivait pas ??

C'est que d'un seul coup, l'affaire me paraissait bien moins facile que pour les vaches et en prime je ne me voyais vraiment pas enfiler ma main, là ou vous savez. J'eus guère le temps de me vautrer dans cette pensée perturbante que soudain, un piaillement se fit entendre. V'la; l'enfant était déjà la !


- Nom d'un chien ! Et bin ça....
- c'est du rapide !


m'esclaffai-je, en voyant Annaell, pleurer et rire. Je restai coite devant sa réaction et ne sus de ce fait, laquelle adopter moi-même. Était-elle heureuse ou malheureuse pour exprimer les deux ainsi ? Cela m'aurait bien arranger qu’elle choisisse une fois pour toute, si on devait se réjouir, ou se lamenter ! J'optai finalement pour la demi mesure et lui dit le ton réjouit mais la face impassible :

Bravo m'dame! et bienvenue à euhh, Je me penchai un peu plus vers l'enfant avant de continuer.
- à votre fille !

Le plus difficile était fait, à présent restait quand même à couper un cordon, et pour ça, binn, j'avais bien entendu rien à porté de main et de toute façon des mains bien trop tremblantes et malhabiles pour exécuter ce geste. Je regardai donc David et le questionnai :


- T'es content non ? te v'la avec une nièce ! Et si en plus tu pouvais couper l' cordon qui la retient, tu pourra lui dire plus tard que tu as aidé et elle t'en remerciera. T'as bien un couteau, non ?

Je n'avais trouvé que ces mots pour lui donner l'envie de le faire lui même. J'espérai qu'il ne soit pas dégouté par l'affaire qui l'attendait et surtout qu'il ai effectivement de quoi couper. Cela me semblait chose impossible que m'dame Annaell ne rentre ainsi à pied.
D'ailleurs, je lui jetai de nouveau un rapide coup d’œil. Elle souriait comme une demeurée et pleurait encore en même temps. Était ce cela, la joie d'être mère ? Un combat qui nous rends complétement stupide ? Autant en avoir le cœur net, je l'interrogeai à son tour :


Alors ? z' êtes contente m'dame où bien ?
- Mais...
- Va falloir rentrer maintenant, hein ?! On peux pas rester la, et votre fille à besoin d’être lavochée un peu, y m' semble..
Agathe_de_kermeur
[Bienvenue Agathe!]

Reprenons là où en en était du point de vue de l'enfant.
D'un coup sa bulle de confort (bien que devenue très étroite) s'était raidie, durcie et l'avait entourée par un tunnel. L'enfant effrayée ne savait plus que faire, à part ne pas bouger et attendre...

Attendre? Et si il fallait rester là des heures?
Le liquide à parfaite température qui l'entourait depuis neuf longs mois sembla se raréfier d'un coup. La sensation était donc tout à fait différente, son corps semblait lourd... Tellement lourd.

Encore quelques raidissements, ensuite, on voulait la pousser vers l'extérieur, l'ôter du doux cocon maternel...
Une seule question, dans l'esprit du presque nouveau-né:


-Où je vais? Pourquoi je dois partir d'ici?

Une dernière poussée soudain, et la voilà qui glisse (une descente digne de nos plus modernes manèges à sensations!) elle tente de se rattraper quelque part mais déjà... Le "paysage" a bien changé:

-Quelle est cette chose qui me brûle les yeux, qui m'éblouit? Je cligne des paupières pour m'habituer à cela, plus tard je l’appellerai lumière.
-Pourquoi il y a plus de liquide? Je me sens lourde... Mais lourde...
-Quel est cet air froid qui m'entoure? Jamais je n'ai connu une si désagréable sensation! Et on dirait qu'il veut... Entrer dans mes poumons?
Les poumons qui précédemment étaient minuscules, atrophiés, gonflaient d'un coup, provoquant une douloureuse sensation!

Premier cri .

L'enfant étaient allongée sur de doux jupons, elle ne voyait d'autre moyen que d’appeler l'aide par d'autres cris.
Une âme bienveillante ensuite, un ange venu d'on ne sait où... Elle se penche vers moi et m'attrape, un peu tremblotante. Je l'observe, il n'y a qu'elle que je distingue bien. Les autres formes sont floues, j'ignore encore que d'autres personnes sont présentes ou plutôt je n'y fait pas attention, tant qu'Elle est là: Maman...
On me réchauffe, on m'enveloppe dans un tissu étrange je suis toute contre elle.
Mes prunelles pour l'instant grises la dévisagent, alors que je viens happer son sein, goûtant à mon tout premier repas.
Daviid
David ne savait pas vraiment quoi faire. Alors qu'il était encore en Champagne, on lui avait expliqué a mainte reprise que tout ça était une histoire de femme, et que les hommes n'étaient pas les bienvenue pour les naissances. Le jeune garçon avait préféré rester a l’extérieur des ruines, malgré les cris de sa sœur.

Il repensait au voyage qu'il avait fait. Avait-il traversé la France pour la retrouver, et finalement perdre le peu de famille qui lui restait? David voulu verser une larme mais ... La voix d'Eulalie le sorti de ses pensées.


Un couteau? Heu j'ai bien cette dague.

Au moment de se retourner, David ne pu s’empêcher de poser sont regard sur Annaell. Il aurait voulu courir pleurer dans ses bras. Seulement, on attendait autre chose de lui. Eulalie lui montrait le cordon, c'est sans doute pour le couper qu'elle lui avait demander un couteau. Allons David, tu es fils de boucher, tu peux le faire.David trancha d'un coup le lien qui unissait encore la mère et la fille.

Voila, c'est fait.

David s'écroula sur les genoux, regardant Eulalie s'occuper de sa sœur. Elle devait mieux s'y connaitre que lui avec les bébés.
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Annaell
La petite tétait déjà goulûment, les poings écrasés possessivement contre le sein maternel, et se détendit peu à peu une fois qu'elle fut réchauffée par la chaleur des vêtements et du corps de sa mère.

David, visiblement très impressionné, coupa le cordon ombilical d'un geste maladroit. Mais il l'avait fait, et sa grande soeur lui offrit un sourire reconnaissant. Eulalie semblait moins paniquée également, maintenant que l'enfant était là. Annaell avait l'impression qu'au lieu d'être réconfortée par les deux personnes auprès d'elle, c'était plutôt elle qui devait les rassurer. Ses pleurs nerveux se tarirent, bien que la douleur fut toujours présente quelque part en elle, et elle berça doucement Agathe. Sa voix, encore mal assurée, se fit entendre :


- David, veux-tu bien allumer un feu dans le coin du mur, s'il te plaît ? Eulalie, nous aurons besoin d'eau... il y a sans doute un puits quelque part dans cette vieille ruine...
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Daviid
La mère et la fille allait apparemment bien. David se résolu a leur montrer un sourire, même s'il n'était pas encore tout à fait rassuré. Tout était allé si vite. David eu a peine le temps de se poser qu'il fallait déjà faire du feu. Du feu, tout était trempé dehors et il se demandait ou il pourrait trouver du bois sec. Ce n'était même pas la peine de sortir de cette ruine. Ce pourrait-il que la providence nous dise de nous servir de cette ruine? Après tout pourquoi pas. David ramassa un peu de chaume de la toiture et un vieux tabouret rongé par les vers, puis il alluma un petit feu avec de l'amadou. Il se frotta les mains en souriant.

Dit ma sœur, ne voudrais tu pas que je trouve une charrette pour rentrer au manoir?

Disant cela, il se rapprocha pour admirer la petite nouvelle de la famille. Elle était mignonne dans les bras de sa mère.
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Annaell
Oui, c'est une très bonne idée ! Merci pour le feu... Va vite chercher une calèche au manoir !

Annaell se déplaça péniblement pour se rapprocher du feu, s'adossant au mur, et tomba dans un léger sommeil.
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Eulalie
Première pensée : - C'est une manie à tous ces Kermeur de pas répondre aux questions ?!
Propres réponses puisque personne n'avait décidé à m'en donner : - Bon, déjà vu le sourire certes timide, mais bien réel que David affiche, y doit être content. Quant à m'dame Annaell, ça s' confirme l'est tombé zinzin... D' mander d' faire un feu dans une manse aux quatre vents; sans oublier l'eau qu' je devrai lui ramener.
- L'est folle..
- Heureuse où triste ça; va savoir.. mais complétement aliénée, y plus d' doute !
- Trop d' mise bas, est pas bon pour la santé mental apparemment...


Je levai les yeux au ciel et ouvris la bouche pour exprimer mon scepticisme sur la possibilité de trouver un récipient dans cet endroit perdu - autre que mes mains, il va sans dire- pour lui rapporter de l'eau quand.
Alléluia !!

David se réveillait et ne disait pas d’ânerie ! Proposer d'aller chercher une charrette et rentrer - enfin !! - au manoir fut accueillis pour ma part, par une salve d'applaudissement ! et ?? l'assentiment de m'dame Annaell ? Elle avait retrouvé un semblant d'esprit ! Ravie je la regardai toute sourire puis lui répondis:


- On lavochera la p'tiote au chaud, tenez la tout contre vous, c'est mieux comme ça hein ?! Et vous, j' vous préparerai l' bacquet z' aussi ! avec des herbes pour raviver les esprits , songeai-je avant de me tourner vers David et d' ajouter :
- David prends Amelia et arnaches la . L'est pas méchante, juste très haute
( de fait elle m'arrivait tout juste à l'épaule ce qui pour moi, était déjà grandement suffisant )
- Fais vite hein ?! que ta sœur n'attrape pas froid ! Ta sœur comme ta nièce !


En vérité, j'avais surtout la trouille qu'elle me quémande derechef de lui rapporter de l'eau. Puis soudain, sous mon regard hagard, je la revis faire la zinzin, et se trainer jusqu'au semblant de feu..
De mes genoux, j'en tombais sur le cul , dans mon crane, un nom d'herbe se mit à surgir : de la bétoine, des nuits et des nuits de cataplasme de bétoine, puisqu'il était reconnu que :
"Si quelqu'un est tellement sot et bête que toute connaissance lui fasse défaut, il faut écraser de la bétoine et la mettre ainsi sur sa poitrine pour la nuit avec un linge par-dessus jusqu'au matin ; répéter souvent et il retrouvera de la connaissance."
Silencieusement, je gardai espoir.
Agathe_de_kermeur
[Et le lien fut rompu.]

La bouche ourlée de l'enfant se détacha du sein nourricier car l'estomac de taille encore réduite ne put avaler plus de quelques gorgées. Ce besoin primaire assouvi, ses prunelles grises se promenèrent autour d'elle en découvrant les environs.

Le bruit autrefois assourdi à cause du liquide protecteur était à présent plus net. Agathe, bien que née après la dernière pluie, comprenait les intonations ou plutôt les devinait. En son fort intérieur, elle se disait qu'ils semblaient tous aussi perdus qu'elle! Tous? Oui, elle avait entendu plusieurs voix à présent, et avait cru sentir qu'un lien la reliant à sa mère avait été définitivement rompu. Ce n'était pas rassurant... Heureusement, Maman est là...

Elles étaient deux êtres distincts, se ressembleraient elle? Comment serait elle élevée? Serait elle sage et obéissante?

Son regard tendit vers Annaell, elle était calme et avait semblé très bien vivre cette naissance. Agathe ne se serait pas imaginé être séparée d'elle à ce moment...
Annaell
    [Moins d'une demi-heure plus tard, au manoir]


Serrant tout contre son coeur son bébé endormi, Annaell gravit le perron qui menait à l'entrée du manoir et se dirigea vers le petit salon où ils recevaient habituellement les invités, suivie par Eulalie et David. Dès qu'elle avait passé les grilles du manoir, elle avait envoyé un serviteur courir en avant pour quérir Trilo...

En l'attendant, elle se laissa littéralement choir dans un large fauteuil, épuisée, et tenant Agathe dans ses bras comme un petit trésor. L'on s'agitait autour d'elle, on lui apportait des biscuits, et du thé, et une petite couverture que l'on posa sur ses épaules, et toutes les jeunes servantes regardaient d'un air surexcitée la petite forme que l'on devenait entre les bras de leur maîtresse. Mais Annaell se sentait un peu en décalage avec tout cela, et elle guettait à présent le bruit des pas de l'homme qu'elle aimait... son époux, Trilo.

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Annaell
    Une dizaine de minutes plus tard...


Une servante essoufflée apparut dans l'encadrement de la porte, les joues rougies par sa course :

- Madame, madame ! Monsieur est encore à l'arsenal... J'ai fait prévenir un gars du bourg pour qu'y envoie l'mousse de m'sieur l'prévenir... !

Elle se plia en deux, main sur un point de côté, et s'appuya à la porte. La vieille Maëlle vint la soutenir :

- Allons ma fille, assieds-toi donc ici, va pas tomber sur tes genoux.

Annaell quant à elle se mordillait la lèvre... Ainsi Trilo ne pouvait venir tout de suite. Bon, et bien, il devrait attendre pour rencontrer sa fille. La jeune femme se leva, Agathe serrée tendrement contre son sein :


- Faites-moi chauffer de l'eau pour le baquet, je vais prendre un bain pour me réchauffer, et laver ma fille un peu mieux que nous l'avons fait tout à l'heure.

La pauvre Agathe avait en effet eu le droit à être promptement rincée et débarbouillée à l'eau tiède, après qu'ils aient fait réchauffer un seau d'eau près de leur petit feu de fortune. Il avait fallu à la pauvre Eulalie une bonne dizaine de minutes de marche avant de trouver un puits utilisable.

Les servantes s'activèrent, ajoutèrent des bûches dans la cheminée, multiplièrent les seaux d'eaux, et l'on prépara le grand baquet de bois dans lequel Annaell allait enfin pouvoir se laver et se réchauffer. Un peu plus tard, quand tout fut prêt, Annaell renvoya ses femmes pour ne garder auprès d'elle que la plus âgée et la plus expérimentée, et s'enferma dans la salle d'eau. Des soins particuliers furent donnés à la mère par la vieille femme, qui maugréa qu'il n'y avait pas idée d'accoucher dehors sans sage-femme à ses côtés, puis c'est une Annaell épuisée mais rassurée qui se glissa dans le baquet d'eau bien chaude. Pendant ce temps, la vieille observa le bébé sous toutes les coutures, sutura le cordon, testa les réactions de l'enfant, pour enfin venir le déposer dans les bras de sa mère.

Annaell immergea délicatement Agathe dans l'eau chaude et parfumée, et lava d'une main douce les dernières souillures qui restaient sur son corps. Le bébé gigota au début, sans doute surpris par le changement d'élément, mais se calma ensuite. La chaleur de l'eau était parfaite, et Agathe se détendit et tenta quelques mouvements, appuyée sur la poitrine de sa mère et soutenue par des mains prévenantes.

Quand mère et fille furent enfin réchauffée et entièrement lavées, la vieille servante apporta les draps pour les sécher. Elle s'occupa d'Agathe pendant qu'Annaell se pelotonnait dans le grand drap pour essuyait les perles d'eau qui ruisselaient sur sa peau. Enfin, le bébé fut déposé, bien emmitoufflé dans ses langes agrémentés d'un châle de laine bien épais sur le dessus, dans un petit couffin rembourré. Et quand ce fut fait, la vieille alla aider sa maîtresse à passer une belle robe, afin de présenter la nouvelle petite fille de la famille à son époux.

Ce fut bien deux heures après son arrivée, donc, qu'Annaell redescendit de l'étage, Agathe dans les bras. Elle avait repris des couleurs et paraissait moins fatiguée et moins tendue. Trilo arriverait sans doute bientôt, à présent...



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Agathe_de_kermeur
[Découvertes...]

On me porte... je sais que je ne suis plus au même endroit mais me sentir bercée par des pas me rassure, ce monde n'est peut être pas si différent du précédent, en fait?

J'entend distinctement d'autres voix, mon ouïe est parfaite ou presque car je l'exerçait déjà quelques mois auparavant. J'ai probablement déjà entendu les quelques voix qui s'agitent autour de moi. Je suis réchauffée près du feu et je commence à être bien là alors que... On se relève! Je n'ai pas quitté les bras de ma mère ou peu. Je ressent une certaine agitation autour de moi. D'autres bras me saisissent, l'odeur de cette personne est bien moins agréable, mais je m'y fait et ne pleure pas. L'on me découvre et me regarde, j'ai froid et gémit un peu puis on me glisse dans quelque chose... Aurais-je retrouvé ce drôle de liquide que j'ai quitté il y a peu?

Je gigote, je me sent à nouveau légère, ma tête ne semble plus peser un poids incalculable, des mains me soutiennent, j'ai chaud, je me glisse vers celle que je ne veux quitter et m'apaise en plongeant mes jolis yeux gris dans les siens.

Je suis bien, vraiment bien et... On m'enlève de là? J'ai froid en sortant et je suis fâchée, vraiment. Il y a pas idée de me faire sortir de l'eau.
Ma voix se fait entendre une seconde fois depuis ma Naissance... Cris de bébés, venant égayer ce grand manoir ou plutôt, venant casser les oreilles des domestiques!

Je ne me calme qu'une fois enserrée dans les langes, être ainsi contenue me rappelle mes derniers instants dans le ventre de ma mère, je cesse de hurler. Je suis épuisée, ces dernières heures ont été intenses. C'est toujours ainsi, dans votre monde?
Roxane.
Assise dans une pièce de la maison, Roxane jouait avec sa petite poupée en tissu qu'elle trainait toujours avec elle.
Elle entendait du bruit mais celà ne dérangeait pas son petit jeu. Mais un son de voix nouveau à ses oreilles se fit entendre. Curieuse de savoir d'où ce bruit provenait elle se leva et en titubant elle se dirigea vers l'endroit mystérieux.
Sa maman était là tenant dans ses bras un paquet. Qu'est ce que c'était ?
Roxane s'avança jusqu'à elle pour s'agripper à sa robe. Levant sa tête elle bafouilla regardant maman Annaell.


Ma...ma...mama...
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Annaell
Bien que très fatiguée, Annaell eut un tendre sourire en voyant arriver sa belle Roxane, qui comme à son habitude, démontrait sa débrouillardise et sa curiosité. La toute petite fille se redressait en prenant appui sur les jambes de sa mère, poings fermement agrippés à la robe, et Annaell s'accroupit pour se rapprocher de sa hauteur.

- Regarde, Roxane... Je te présente ta petite sœur. Elle s'appelle Agathe et elle vient tout juste de naître.

Avec douceur, elle s'agenouilla sur le tapis du salon, qu'avaient investi quelques jouets d'enfants, brindilles et et fougères diverses rapportées du dehors, et amena le bébé à hauteur d'yeux de la petite fille.
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Roxane.
Annaell tout sourire et radieuse se baissa pour être à sa hauteur et lui montrer....un poupon !
Roxane écarquilla les yeux tout en écoutant Maman qui lui parlait. Oui très interessant ce qu'elle disait mais est ce que Roxane pouvait jouer avec ?


Gate...mama gate....héhéhé !!! Zeu peu zouer ?

Voulant la toucher pour sentir ce que c'était, elle avança sa petite main du visage du poupon dirigeant un doigt vers l'oeil.

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