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[RP ouvert] Le lac d'Annecy

Satineduval
(Annecy, 12 juin 1462)

Levée de bonne heure et de bonne humeur, la Noiraude alla prendre soin de sa puce, partageant un petit déjeuner léger, d'œufs brouillés aux herbes fraiches, pain et confiture à la mirabelle, qu'elle avait encore en réserve. La petiote bien repue, finissait de grignoter son quignon de pain, faisant ainsi aller ses quatre petites dents avec plaisir sur la croute, plus difficile à manger.

L'envie d'aller au bord de l'eau la prit, profitant encore de la fraicheur matinale, emporta Eolia Luna dans son couffin, sans oublier de matériel d'écriture, temps de reprendre les lettres reçues et qui restaient en suspens. Moui, elle avait eu bien de petits soucis à gérer, cependant, il ne fallait pas négliger ceux qui lui donnaient des nouvelles. Elle s'empara donc de la plus ancienne, datée du 30 mai, qui la fit revivre une soirée assez arrosée avec Vasco, alors qu'il venait de rejoindre la Spiritu Sanguis, qu'elle-même ne connait que peu, si ce n'était Anitha, qui elle semblait bien loin de la famille réunie en clan.




Chère Satine,

Voilà quelque temps que nous ne nous sommes vus ou n'avons échangé. Aussi, j'ai quelques nouvelles à te donner et certaines qui pourront te surprendre.

Sache tout d'abord qu'un différend d'importance a éclaté entre moi et Agnesina. Elle a considéré que je la ridiculisai, elle et tout le clan. J'ai dû donc prendre les mesures qui s'imposent pour régler le problème : Ce dimanche 25 Mai, j'ai quitté Chambéry seul. J'ai temporairement rompu les liens avec la Spiritu Sanguis. J'ai donné une lettre d'explications à Agnesina. Après être passé par le marché pour prendre le pain dont j'avais besoin, j'ai filé vers le sud.

Il vaut mieux pour toi comme pour moi que tu ne saches pas où je me trouve. Agnesina a déclaré qu'elle me tuerait si elle me rencontrait à nouveau et je sais qu'elle tiendra parole. C'est désormais une chasse qui s'est engagé entre moi et Ina. Quand bien même elle a l'ensemble de la Spiritu Sanguis pour accomplir ses desseins, je n'ai pas dit mon dernier mot. Et bien malin qui peut dire en ce moment qui est le chasseur et qui est la proie. Se fier aux apparences serait commettre une grande erreur.

Hier, j'ai intercepté un espion qui travaillait pour le compte du prévôt Thornton. Je ne sais si c'est moi qu'il espionnait ou la Spiritu Sanguis. De toute façon désormais, il n'espionnera plus personne. Et il en sera de même avec tous ceux que Thornton m'enverra dans les jambes.

La santé? Ne t'en fais pas pour moi. Elle s'arrangera. La mort ne m'a pas pris. Elle a laissé passé sa chance. tant pis pour elle. Tant mieux pour moi.

Je te donnerai de mes nouvelles quand je le peux. Si tu n'as rien de moi pendant un mois complet, dis-toi sans doute qu'Agnesina a gagné la partie. C'est là qu'on verra alors si je suis mauvais perdant ou pas.

Ah! Et si on te le demande, tu peux annoncer aux franc-comtois et aux savoyards que je n'ai pas fini avec eux et que je reviendrais quand les vents seront plus favorables.

Prends soin de toi.

Fait dans un endroit que tu ne dois pas connaître le 30 Mai 1462

Vasco.


S'assurant que sa Plumette était bien confortablement installée sur une couverture à ses côtés, la laissant jouer avec ses petits doigts qu'elle semblait découvre sans cesse, les entremêlant pour ensuite le détacher et les observer, Satine eu un petit sourire tendre pour son enfant, qui faisait ses découvertes tactiles.

Devenant songeuse, la Noiraude se demandait bien dans quel pétrin s'était encore fourré l'Italien, parti se fondre dans la nature. A Langres, il l'avait bien touchée, alors qu'il semblait tatillonner pour donner une suite à sa vie et Satine lui avait conseillé de ne pas tomber du côté facile de la vie, en suivant l'exemple, si attractif, des voleurs de grand chemin.

La suite lui avait prouvé qu'elle n'avait pas réussi à l'en détourner, surtout que le bel italien, était tombé amoureux d'une des femmes Corleone, cela n'avait guère aidé.

Amour, quand tu nous tiens, que ne ferait-on pas pour toi..

Glissant sa fine main pour aller cueillir celle de sa fille, Satine eut un petit sourire tranquille et serein. Heureuse innocence enfantine, loin des troubles et des tourments..
Van_dalen
Van Dalen avait besoin de repos, d'être un moment seul afin de se ressourcer autrement que d'habitude. Normalement il passait du temps à vider des pichets mais là il avait trouvé une nature reposante loin de tout, loin des combats. Il s'était installé au pied d'un arbre au bord de l'eau et il trempait ses pieds. Il pensait à son chez soi loin d'ici et qui n'avait rien de comparable à ce lieu et à ce tout petit lac d'Annecy.

Il examinait les ondulations de l'eau, regardait les canards et admirait la vue magnifique sur le château. Puis il commença à regarder plus en détail tout ce qu'il l'entourait, comme les couleurs de la montagne de la végétation, le mélanges des ombres et lumières et ce lac qui faisait office de miroir. Il laissa encore un moment ses pensées se perdre dans les reflets du lac puis l'envie de peintre cet instant le submergea. Il fallait absolument immortalisé cette journée, de calme de détente. Il sortit tout son matériel de son sac et s'installa. Toujours les pieds dans l'eau et sous son gros arbre à l'abri du soleil qui commençait à frapper fort en ce 14 juin 1462. Une chose lui manquait, son pichet de bière afin de ne pas avoir soif durant tout le temps de la pose. Il hésita un moment puis non, il n’avait pas le temps d’aller en taverne en chercher car vraiment la nature était belle tout était parfais et il ne voulait pas raté cela.

Il se mit à prendre les dimension à l’aide de son pinceau et de son doigt, sorti les premiers contours en vitesse avant de bien prendre le temps. Il écoutait les oiseaux siffloter tout en peignant son tableau, qui allait lui prendre toute la journée.


L'oeuvre est de Paul Cézanne, Lac d'Annecy
Van_dalen
Il avait donner rendez vous devant l'église afin de peintre une personne qu'il venait tout juste de faire connaissance en taverne. Van Dalen attendait patiemment son modèle et heureusement pour lui il avait de quoi tenir car il avait prévu un grand channe de vin.

Lorsqu'elle arriva, il se leva et la salua comme il se devait.


Bonjour , je suis heureux de vous voir venir car comme je vous l'ai dit, je serai ravi de pouvoir immortaliser votre beauté et d'en faire un chef d'oeuvre. …… si cela vous conviens je puis vous proposer d'aller vers le lac afin de nous retrouver en toute tranquillité car il est important pour moi de ne pas avoir trop de moindre autour de moi à de pareil instant.

Il lui fit signe de se mettre en route puis tout en marchant il continua de faire la connaissance de son modèle.Arrivé au bord du petit lac il installa son matériel de peintre puis il demanda à a femme de prendre une pose comme elle désirait et ensuite il vint à lui demande de faire quelque petit modification afin que la lumière du jour fasse resplendir bien plus en core la beauté.

Je crois que si cette posture vous convient que je vais pouvoir commencer l'oeuvre à votre grandeur, il ne faudra plus bouger c'est très important mais discuter vous pouvez toujours.

Il se concentra et il fit les premiers traits d'un tableau à en devenir, puis il commença à réaliser des contours plus précis sans oublier de faire une pause Pinte et malheureusement pour le modèle elle ne devait pas bouger. Il fallait bien qu'il alimente son cerveau pour garder l'esprit et l'oeil bien vif.
Il avait beau boire, le mélange des couleurs et fonctionnait toujours à merveilles comme si l'alcool n'avait aucune emprise sur lui. Il prit encore bien du temps pour réaliser les moindre détail de la beauté de la dame. En fin de la journée, il regarda la dame son tableau puis il se leva et fit 3-4 pas en arrière. Il compara son tableau à la réalitéet ne trouva pas la moindre modification à ajouter à modifier alors il griffa le tableau de son nom avant de demander à la dame de venir contempler son portrait.
Elyne_
Un pied devant l'autre, c'est mieux pour marcher !

C'est avec le sourire aux lèvres qu'Elyne a quitté l'auberge portant le nom de "L'abreuvoir Moussant".
M'sieur le Maire doit transmettre les braies au sieur Henmias.
Elle espère que celles-ci, d'une belle confection certes, lui iront.
Reste la chemise...

Voilà qu'elle arrive tranquillement au lac d'Annecy.
Sa démarche est encore raide et mécanique.
Mais chaque jour est un peu moins douloureux que le précédent.
Ses éméraudes caressent le lac bleu lui faisant face.
Ses lèvres murmurent : Bonjour le lac aux 7 ruisseaux !
Ca lui rappelle chez elle.
Son coeur se serre dans sa poitrine.
Elle prend une profonde inspiration.
Mais elle est bien mieux ici qu'à Fribourg.
Elle le sait.
Elle n'en doute pas !

Elle marche quelques temps sur la rive.
Elle s'arrête à la hauteur d'un vieux chêne, dont la largeur du tronc est surprenante.
Elle s'asseoit.
Elle ôte ses chausses.
Elle glisse ses pieds dans l'herbe fraiche.
Son dos vient s'appuyer contre le tronc.
Ses jambes se replient contre sa poitrine.
Ses bras viennent encercler ses jambes repliées.
Son menton vient s'appuyer contre.
Huuuum... se baigner... que ça doit être bien !
Elle se met à rêver en regardant le lac.
Elyne_
Un jour de plus… et encore un pied devant l’autre.

Des déplacements, chaque jour, plus aisés.
Une routine quotidienne : Une visite au lac !
Elyne est bien pensive en ce matin.
Sa main tient un parchemin.
Chuuut… un précieux trésor !
Une fois encore, son dos s’adosse contre le chêne.
Ses lèvres sourient en regardant le lac.
Le parchemin est soudainement pincé entre les lèvres.
Les mains fouillent dans le sac.
Un petit carnet en ressort.
Il est posé sur l’herbe.
Le parchemin est plié.
Puis glissé dans l’intérieur du corset
Le carnet s’ouvre sur une première page.
Elyne sourit tendrement en regardant le dessin.


Ses doigts caressent le portrait fait au fusain.
Hier soir, encore, elle y travaillait...
A la lumière de sa bougie étoilée.
Elle prend une profonde inspiration.
Celui-là, restera son secret.

Sa main tourne lentement la page suivante.
Elle émet un léger rire en regardant le second dessin
Celui-ci est réalisé qu’à la mine.



D'ailleurs, elle sort une mine neuve, achetée du matin.
Ben oui, le charpentier, ne lui a pas rendu la sienne, hier.
Elle note sous le second dessin d’une écriture élégante :

Citation:
De la part de Cœur de pierre, pour Regard strict …
Excusez la flute… je n’ sais point dessiner de mandoline !
Je suis impatiente de connaître votre terrible verdict…
Allez-vous, donc, me poignarder en pleine poitrine ?
Et n’être alors vu que comme mon farouche picte !


Sa langue caresse doucement sa lèvre inférieure.
D'une fine lame de rasoir, elle coupe la feuille.
Celle-ci se détache du carnet.
Celle-ci sera bientôt remise.
Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre...
Audric
L'Increvable, récits d'aventures

Mon regard se portait sur le lointain, la brume recouvrait la pleine comme un manteau transparent, présente mais à peine perceptible elle masqua un temps la longue colonne de cavaliers qui se dirigeaient vers moi. J'avais peur en regardant ses guerriers en armes et armures, avançant lentement en direction de ma masure.

Ma mère et mon père étaient partis depuis bien longtemps, mon père emporté par une vilaine toux qui lui avait provoqué une douleur insoutenable pendant plusieurs jours, fut rapidement suivit de ma mère, une femme si belle et si douce qui en pleure se laissa périr petit à petit et sa disparition survînt 2 semaines seulement après celle de mon père. Du haut de mes 10 ans je ne pouvais comprendre avec exactitude que je ne les reverrais jamais et après les avoir enterré avec l'aide des villageois, j'étais resté là, dans cette maison de campagne isolée du monde, sans vache, sans mouton, avec pour seul occupation la chasse des mouches et l'attente d'un peu d'aventure.

Je ne l'imaginais pas comme cela, l'aventure, car j'avais peur, les cavaliers ne me paraissaient pas amicaux, ils étaient silencieux et marchaient en rang serré comme s'ils s'apprêtaient à charger. Pourquoi m'attaqueraient-ils ? Je n'étais qu'un enfant, frêle et fatigué, la faim avait creusé de large sillon dans mes joues et mon ventre ne laissait paraître que ma peau, aucune rondeur, aucune forme ne venaient dessiner les courbes généreuses que l'on voyait chez tant d'autres qui mangeaient tous les jours.

Je restais là, à regarder, spectateur de mon désespoir les hordes ennemis qui marchaient contre moi. J'aurais pu prendre une épée pour me défendre, car apercevant leur drapeau marqué d'un aigle à deux-têtes, symbole des armées impériales, j'aurais alors accomplit mon devoir en luttant bec et ongle pour que mon domaine ne soit pas brûlé, j'aurais été là un homme, mais en avais-je vraiment la force ? A 10 ans, de tuer mon premier homme, je ne savais de toute façon pas comment m'y prendre et l'épée de mon père était bien trop lourde pour que je la soulève. Un premier homme arriva devant moi, il me tourna autour avec son si grand cheval noir, donc les naseaux recrachaient une épaisse fumée. Il fut vite rejoins pas deux autres combattants à l'armure tout aussi sombre que l'était leur monture. Ils commencèrent à se parler l'un l'autre dans une langue que je ne maîtrisais pas du tout, j'avais beau être Germain, je ne connaissais pas le dialecte local, le premier homme me pointa du doigt et s'adressa à moi.


Du hast zu essen ?*

Je ne répondis pas, trop apeuré, je ne fis qu'un signe de tête négatif, seul réflexe, de ne jamais dire oui, je comprendrais plus tard qu'il n'est pas toujours simple de répondre par le non et qu'il vaut mieux ne rien dire, ne rien montrer et baisser la tête, c'est ce que je fis en cet instant, le dernier morceau de courage s'étant retiré de mon corps. L'homme ne dit rien et plongea sa main dans une sacoche accrochée à son cheval, il en tira un un pain emballé dans un morceau de tissus et me le tendit. La salive me monta à la bouche et quelques gouttes tombèrent du coin de mes lèvres, je tendis les bras en joignant les mains et il y laissa tomber le pain, j'y plantais les dents tout en poussant un soupire de soulagement.


Je relevais la tête pour remercier le Sir et m'aperçut qu'il avait retiré son heaume, je vis quelques cicatrices sur son visage et ses yeux azures me fixèrent et me refroidir presque aussitôt, ses cheveux d'un blond foncé étaient plaqué contre son crâne et attaché par l'arrière à un petit noeud preuve de sa condition qui n'était pas la même que la mienne, s'était un noble, lui. Je croquais encore un peu dans la pain et comme la pauvreté m'avait appris à partager, j'en arracha un bout et le tendis à l'homme pour qu'il mange avec moi. Celui-ci sourit et prit le morceau que je lui tendais pour le manger et une fois avalé il recommença à me parler.


Kennst du, wo die Stadt ist ?**

J'avais déjà entendu cette phrase et je savais, pour avoir été cherché de l'aide, où se trouvait la cité la plus proche, je tendis le doigt dans une direction où parfois en soirée on pouvait voir à l'horizon un grand dôme lumineux, que les lumières des torches créaient en s'enflammant toutes ensemble. Le Guerrier remis son heaume et un autre homme s'adressa à lui, dans un langage que cette fois je comprenais.

Audric ? Que devons-nous faire du petit ? Il pourrait avertir la milice de notre présence.

Refermant la sacoche de laquelle il avait tiré son pain, je me mis à frémir, comme enveloppé dans une ambiance lourde et froide, attendant le moindre signe que ferait le nommé Audric, me donnerait-il un pain pour me tuer ensuite ?

Avec la poussière que nous dégageons depuis 2 jours, ils doivent déjà être au courant, on le laisse tranquille.

Prenant en main les rennes de son cheval, il inclina la tête pour me regarder encore une fois, moi et mon pain, puis il rejoignit la colonne de soldats qui disparaissaient au loin dans un brouillard un peu plus épais, les soldats me quittèrent, me laissant à nouveau à ma solitude. Je fus soudainement pris de crampes à l'estomac, je tomba à genoux me tenant le ventre, avec la ferme impression qu'il avait empoisonné le pain et que j'allais à mon tour mourir... commençant à pleurer je me rendis compte que s'était l'angoisse, le sentiment d'avoir trahit les miens et d'avoir informé l'ennemi de la direction. La honte m'envahit, mais partie au bout de quelques heures et une fois le pain finit. Je resta allongé des heures durant, reprenant mon souffle pour calmer la douleur de mon estomac et je finis même par m'endormir, serrant contre moi le reste du pain que je venais de recevoir d'un homme inconnu, je n'apprendrais plus tard qu'on l'appelait l'Increvable et qu'il était parmi les plus grands guerriers du pays...


*as-tu à manger ?
** sais-tu où est la ville ?

_________________
Adelaide_
    Taverne Au Palais de L'Isle ..

Après une longue nuit sans sommeil, le corps encore en souffrance des diverses plaies qui avaient transformées son corps en passoire, pour finalement lui offrir en guise de tenue des bandelettes qu'elle cachait avec soin sous une longue robe à la couleur qu'elle recherchait toujours chatoyante.. Garder le sourire malgré tout ne pas s’apitoyer sur son sort, la vie coulait encore dans ses veines .. Malgré tout ..

Et s'est armée de ses cannes qu'elle avait rejoint au début de l'après midi la Taverne qui abritait les moments ou la vie reprenait son cours, ou l'on pouvait refaire le monde sans plus penser à ce qui s'était passé .. Rire, parler voir juste sourire .. Oublier, engloutir et mettre au plus profond de sois les douleurs, peines et malheurs..

Et c'est passant au détour de cette taverne devenue habitude qu'elle avait retrouvée son ami Sergio, il avait depuis le début de ce cauchemars prit soin de la veiller, de l'aider .. Et naturellement une amitié était née, et par cette amitié des journées au bord du lac juste pour que la Blonde reprenne des couleurs et que ses yeux reprennent la vie et le côté de l'insouciance perdue en une courte nuit ..


    Lac D'Annecy .. Air pur et tranquillité ..


Et après un court échange elle avait embarquée sur son fameux siège à roulette, une vraie princesse avec ses coussins elle se laissait guidée au travers de la ballade, son corps encore douloureux de par les plaies qui le parsemaient mais son esprit plus clair et moins enragé qu'il ne l'avait été .. Elle était calme pour l'heure couvant probablement ces moments lunatiques .. Retenant des grognements quand il prenait un nid de poule .. Trop calme pour être vraiment elle ..

Sergio au fait tu ne m'as toujours pas dis pourquoi autant de gentillesse alors que l'on se connait si peu?!?


Elle leva la tête en le regarda qui menait grand combat avec le siège qui faisait des siennes sur le sol herbeux, retenant un rire pour ne pas l’offenser attendant sa réponse à cette question qu'elle lui avait déjà posé et qui n'avait eu pour réponse qu'un sourire énigmatique.
Sergio_davanzo
Sergio poussait lentement le fauteuil roulant, souriant de sentir l'air frais lui caresser les joues, mais consterné de voir son amie blonde ainsi réduite, enfermée dans cette chaise si colérique face aux aléas du bord du lac, secouée à chaque trou que présentait le sol si souvent caillouteux.

Sergio au fait tu ne m'as toujours pas dis pourquoi autant de gentillesse alors que l'on se connait si peu?!?

Il prit à peine le temps de comprendre la question, quand une dernière pierre ainsi disposée au milieu de la route, faisant tressaillir Ambre sur son fauteuil, lui fit perdre son calme, proférant un juron dans sa langue maternelle.

Ah ! Cette fois-ci, c'en est trop ! J'en ai assez !

Il amena la chaise roulante à l'ombre d'un arbre, veillant à le dissimuler un peu, puis il prit place devant elle, et souleva lentement la jolie blonde en prenant grand soin de ne pas lui faire mal. Il la porta dans ses bras et reprit place sur le sentier.

Ça va ? C'est confortable ? On y va.

Et il continua sa route au bord du lac, marchant lentement pour profiter au mieux du paysage qui s'offrait à eux.
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Adelaide_
"Ah ! Cette fois-ci, c'en est trop ! J'en ai assez !"

Elle sursauta autant par la voix tonnante de son ami que par le choc qui lui rendit mille douleurs éparses ... Agacé?!? Non énervé !! Mais pas de la faute à la chaise en roulette juste du chemin qui n'était point adapté pour ce type de moyen de transport ..

En aussi peu de temps qu'il ne fallut à la Blonde pour se remettre de la douleur elle se retrouva sous un arbre majestueux et en une fraction seconde elle était soulevée et calée dans les bras de Sergio .. En brusquement elle réalisa que cette nuit l'avait considérablement diminuée portant son regard sur lui elle lança ...

Je peux prendre mes cannes tu sais ... Je pèse quand même mon poids et tu ne vas pas faire le tour du lac avec moi comme ça ..

Elle lui sourit, puis tout en continuant à le regarder ..

Au fait tu viens à nouveau d'esquiver ma question!
Sergio_davanzo
Promenant son regard sur la beauté du décor, Sergio respirait l'air frais à pleins poumons. Il contemplait de loin un couple de cygnes, entrelaçant leurs cous à l'ombre d'un saule pleureur, quand il sentit le regard de la blonde se poser sur son visage.

Je peux prendre mes cannes tu sais ... Je pèse quand même mon poids et tu ne vas pas faire le tour du lac avec moi comme ça ..

Oh non je t'en prie, je ne supporte pas de te voir marcher avec ça, j'aurai l'impression de te faire souffrir pour rien.
Et puis de toute façon, elles sont restées avec ton fauteuil, c'est trop tard maintenant, je ne te laisse plus le choix !


Il se contenta de lui sourire pour couper court à toute négociation, continuant sa marche calme, à pas légers, pour qu'elle ne sente aucun recul dû à la dureté du sol en cette saison. Puis il releva la tête, et concentra à nouveau son regard vers les oiseaux qui s'étaient rassemblés plus nombreux sur la berge d'en face.

Au fait tu viens à nouveau d'esquiver ma question!

Sergio eut un bref instant de réflexion, sans détourner son regard de l'étendue d'eau, avant de lui lancer :

Et pourquoi pas ?!
_________________
Adelaide_
Le Lac d'Annecy une merveille sans nul autre pareille, la douceur d'un été ou l'air se faisait mille senteurs, une plénitude après la souffrance .. Laisser juste le temps recoudre les plaies mais on ne cicatrice jamais vraiment de ces malheurs là .. Mais pour l'heure elle n'avait pas envie de revivre pour une nouvelle fois le drame, elle voulait juste passer une après midi de calme et de partage d'amitié.


Elle pouvait sentir que celui qui l'avait prit sous son aile, faisait en sorte à chaque pas d'amortir les chocs et secousses, elle lui décocha un sourire.


Tu sais Sergio, je suis certainement plus ressemblante à une momie qu'une femme, et certainement ai-je l'air d'une vraie estropiée avec mes cannes mais j'aurais pu quand même me dépêtrer !


Elle le regarda à nouveau puis suivant son regard elle sourit en voyant le couple de volatile, un moment ou juste le silence devait être présent pour graver cela, la nature et sa beauté .. La nature qui savait à elle seule faire des merveilles sur l'esprit et le corps..


On peut se poser là, je trouve l'endroit parfait et en plus il y a un petit banc de pierre ! Et ça te permettra peut-être de m'apporter une réponse plus concrète qu'un sourire en coin ou un "pourquoi pas!".



Elle ne démordait jamais vraiment quand elle voulait savoir le pourquoi du comment ...
Sergio_davanzo
Tu sais Sergio, je suis certainement plus ressemblante à une momie qu'une femme, et certainement ai-je l'air d'une vraie estropiée avec mes cannes mais j'aurais pu quand même me dépêtrer !

Mh… Certainement, mais je n'ai pas envie d'en avoir la preuve. lui répondit-il, d'un ton un brin narquois.

On peut se poser là, je trouve l'endroit parfait et en plus il y a un petit banc de pierre ! Et ça te permettra peut-être de m'apporter une réponse plus concrète qu'un sourire en coin ou un "pourquoi pas!".

Sergio ne put réprimer un léger sourire. A ces mots, il s'approcha dudit banc et la déposa dessus en douceur. Il prit place à ses côtés, sortit une cigarette, croisa les jambes et craqua une allumette contre sa botte, qu'il porta à ses lèvres avant de la jeter par terre.

Il aspira une longue bouffée de fumée avant de la soupirer lentement.


Pff… Elle est idiote ta question, qu'est-ce que tu veux que je réponde à ça, moi ?
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Adelaide_
Pff… Elle est idiote ta question, qu'est-ce que tu veux que je réponde à ça, moi ?


Elle sourit doucement tout en portant son regard sur le lac, l'étendue parfaite qui la transportait en dehors des souffrances, puis se tournant vers lui elle reprit.


On m'a apprit petite à toujours chercher pourquoi quelqu'un vous aide surtout quand vous ne le connaissez que peu! Et puis j'aime savoir pourquoi les gens m'aident ainsi je ne suis pas quelqu'un qui a facilement confiance en la charité humaine ... Blessure d'enfance probablement.


Puis son regard dévia à nouveau vers le lac,le scintillement particulier du soleil sur l'eau, les oiseaux qui prenaient leur envol, alors qu'elle revivait au fond de ses yeux son enfance sa blessure, celle qui l'avait rendue si méfiante dans la vie malgré un éternel sourire accroché sur son minois .. La parade certaine que personne ne chercherait à creuser son lourd secret d'enfance, sa douleur nichée au creux de son cœur.



Bref .. Parle moi un peu de toi .. Tu comptes rester un moment à Annecy ?
Sergio_davanzo
On m'a apprit petite à toujours chercher pourquoi quelqu'un vous aide surtout quand vous ne le connaissez que peu! Et puis j'aime savoir pourquoi les gens m'aident ainsi je ne suis pas quelqu'un qui a facilement confiance en la charité humaine ... Blessure d'enfance probablement.

Un blessure d'enfance.. Que de souvenirs. Sergio réfléchissait ferme. Un sourire aux lèvres, derrière son rideau de fumée, il fumait calmement, le regard fixé sur le lac.

Bref .. Parle moi un peu de toi .. Tu comptes rester un moment à Annecy ?

Je ne sais pas, les helvètes m'ont considérablement ralentis, mais j'ai encore beaucoup de choses à faire; je vais certainement devoir repartir d'ici peu pour rentrer en Italie… D'ici là, je vais rester ici, ce village est sympathique et j'y trouve du travail, il n'y a pas de raison pour que je m'en prive.

Il tourna son regard vers la blonde.

Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu sembles bien triste, tout à coup.
_________________
Adelaide_
Le vent s'était levé en un souffle tiède, sur le lac se dessiné des vaguelettes brillantes à souhait, le temps pour l'esprit de partir loin en arrière dans les contrées de son enfance .. Elle entendait la voix de son ami comme un échos ..

Je ne sais pas, les helvètes m'ont considérablement ralentis, mais j'ai encore beaucoup de choses à faire; je vais certainement devoir repartir d'ici peu pour rentrer en Italie… D'ici là, je vais rester ici, ce village est sympathique et j'y trouve du travail, il n'y a pas de raison pour que je m'en prive.


Elle se tourna vers lui un sourire flottant sur son minois, elle reprit tout en cachant avec soin la mélancolie qui l'avait prise, mais au fond elle savait que son regard souvent la trahissait..

Il t'est aussi arrivé malheur sur les chemins ? Petit silence elle ne voulait pas trop se montrer indiscrète mais la curiosité l'emporta quand même . Annecy à un charme qui nous fait rester et puis il y a tant de belles rencontres à y faire .. Pourquoi tu ne t'arrête pas ici?


Elle se tut à nouveau échappant par là à la réponse de pourquoi cette tristesse qui avait prit son teint, parler de son enfance pour en dire quoi au final que cela resterait à jamais sa souffrance .. Et sa plus grand question...
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