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[RP ouvert] Le lac d'Annecy

Edoran.
Le bras fin de sa sœur se nouant au sien, Edoran esquissa un sourire. Eunice était de loin la figure de soutien qu'il recherchait en tout temps. Elle était celle à laquelle il écrivait le plus souvent. Parfois pour seulement dire qu'il allait bien, parfois pour lui raconter quelques ressentis. De tous, elle était celle qui le cernait le mieux, qui savait quand insister, quand lui laisser le temps de venir de lui même. C'est bien ce que la brune avait fait ces derniers jours, lui laissait le temps; de se comprendre lui même. Lorsqu'il était auprès d'elle, il était confiant, car jamais il n'avait été déçu par elle. Cela ne changerait à ce jour frais aux bords du lac.

Le barbu l'écouta lui raconter sa nuit, à sa plus grande gêne, il comprit qu'il avait bien mieux dormir qu'elle. Alors que sa présence était censée lui être d'un secours et non pas la fatiguer davantage. Une légère rougeur s'installa sur ses joues. Gros bêta qu'il était parfois. Enfin au ton que sa soeur utilisa pour lui répondre, il comprenait bien qu'elle ne lui en voulait pas. C'était le plus important. Il pressa doucement sa main posée sur son bras avant de regarder devant. Edoran l'avait prévu, qu'elle entrerait dans le vif dés lors qu'il se serait tenu près d'elle. Eunice ne passait jamais par quatre chemins. Ce qui pouvait être déstabilisant pour certains, était presque un idéal pour lui. Ca lui évitait d'essayer de fuir la conversation alors qu'il l'avait demandé. Aussi prit-il soin de lui répondre, sans se cacher.


« J'ai quelque soucis de ... d'attirance, je dirai. Eliance pour ne rien te cacher, réveille en moi quelque sentiments que je pensais avoir chassé lorsque Catalina m'a trahi.. Je ne dis pas que je l'aime, oh non, j'en suis pas encore là mais disons que... que je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais elle prends trop de place. Je sais que je dois m'éloigner d'elle pour éteindre ça mais il y a des moments, je n'arrive pas à m'y résoudre. Je me sens bien quand elle est là tu vois, comme si elle me faisait un peu oublier tout le reste. »

Oublier qu'un jour, il avait connu la plus terrible trahison, voyant son cœur se faire piétiner par une femme qui n'avait vu en lui qu'une façon de cacher sa liaison avec un noble. Il n'était pas encore prêt à passer à autre chose. Du moins, il commençait à en douter, en voyant la façon dont il s'attachait doucement à la rousse.

« Je n'ai pas l'intention de me laisser aller à quoique ce soit envers elle. C'est hors de question mais ça m’inquiète un peu.. D'après toi, est ce que cela veut dire que j'accepte de... d'aimer à nouveau ? »
Eunice.
A deux ils avançaient, suivant les bords du lac, et si Eunice s'était empressée d'aiguiller la discussion, invitant ainsi Edoran à lui faire part de ses tourments, c'était lui désormais qui dirigeait totalement la conversation.
Elle ? Elle s'était tout bonnement tût, offrant à son frère son entière attention.
Concentrée sur ce qu'il lui disait, elle était alors encore loin de songer à la réponse qu'elle allait lui faire. Elle l'écoutait sans que jamais son regard ne le quitte, et ce, afin qu'il continue de se livrer à elle en toute confiance. Et parfois, à défaut de mots prononcés, elle remuait légèrement la tête, acquiesçant aux propos tenus, cherchant ainsi à montrer autant que possible qu'elle comprenait la teneur des sentiments qu'il éprouvait.
Des sentiments qu'elle avait rapidement perçu.
Il n'avait pas été difficile pour la Rosenthals de se rendre compte du trouble qu'Éliance, puisque c'était d'elle dont il était question, avait occasionné chez le Huitième du clan. Ce trouble du corps qui réclamait d'entendre et de voir celui ou celle qui manquait de par sa non présence.
Qu'il soit ses regards, ses attentions, sa façon de lui parler... Tout laisser à penser qu'il n'était pas insensible.
Voilà d'ailleurs un constat qui n'avait pas manqué de miner la "Nummer Vier*". Non pas qu'elle n'eut pas souhaité qu'enfin son frère se laisse de nouveau aller à l'amour. Bien au contraire. Le souci résidait principalement dans le fait qu' Éliance fût déjà marié à un autre, situation bien trop complexe dont on ressortait rarement indemne.
Fort heureusement, les confidences de son frère touchant à leur fin, Eunice s'était sentie soulagée, approuvant sans conteste la décision prise qu'aucune limites ne seraient franchies, puis avait, sur un sourire, accueilli la question nouvellement posée.
Son frère, au travers de ce qu'il avait pu éprouver à l'égard d'Éliance ces dernières semaines, pouvait-il en arriver à cette conclusion qu'enfin il était prêt à aimer encore ?


Déçu, trahi, il était depuis longtemps persuadé de ne plus pouvoir aimé. Mais pouvait-on, malgré les déceptions, la souffrance occasionnée, ne plus jamais éprouver pareil sentiment ? Pour Eunice, il était clair que non.
Son frère, s'en rendait-il compte lui aussi ? Il semblerait.


    " Qu'à nouveau tu acceptes d'aimer ? C'est fort probable. Je pense qu'Éliance a su t'aider, peut-être de manière inconsciente, à faire le deuil de ton histoire passée et a réveillé en toi une foy en l'amour que tu pensais avoir perdu. Tu sais Edoran ? Il y a des rencontres, comme ça, qui font du bien, qui nous aide à tourner la page. Des rencontres empreintes de douceur, d'une fantaisie inhabituelle, ce que t'a surement apporté ta rencontre avec Éliance. Je n'ai même aucun doute là-dessus, autant que je suis convaincue que cette jeune femme détient en elle ces deux qualités..."

La promenade suivant son cours, elle avait davantage resserré son emprise sur le bras qu'elle tenait. Un simple geste que l'on pourrait facilement assimiler à une étreinte de réconfort.

    "Je n'suis pas dupe ! Je sais que ce que tu éprouves pour elle se veut plus fort qu'une simple amitié. Face à elle l'envie d'aimer s'est imposée sans que tu ne t'y attendes. C'est d'ailleurs toujours ainsi que les choses se passent. Ca te tombe dessus sans prévenir, ça t'emportes, et dans ton cas, si aucune histoire n'est envisageable avec elle, ça t'a au moins aidé à prendre conscience que ton deuil était fait. Tu es libre d'aimer Edoran. Ne t'en prives pas. Ne fais pas comme moi."


*Nummer Vier = Numéro Quatre

_________________
Ombe

    "L'eau seule est éternelle."
    - Yun Son-Do


Un nouveau jour, un nouveau défi. Depuis sa discussion avec Eliance et plus encore depuis qu'elle se sait remplacée dans le cœur de son ancien amant, Ombe s'impose chaque jour une nouvelle aventure avec la volonté de redécouvrir le monde et de renaître à la joie.

La veille, armée d'une cuillère en bois, elle c'est escrimée à préparer un moelleux au miel et aux noisettes, couvrant maladroitement sa chevelure brune d'un voile de farine et brûlant à moitié la pâtisserie – ce n'est pas sa faute si elle a eu envie d'aller au petit coin pile au mauvais moment, tout de même ! – pour finalement le donner à manger aux chiens de l'aubergiste.

Aujourd'hui, c'est quelque chose de bien différent qu'elle s'apprête à faire. Une chaude couverture roulée sous le bras, la Rosenthals se dirige vers le lac de la ville sous un radieux soleil d'hiver en songeant avec joie que bientôt la neige sera là. Ce n'est toutefois pas encore le cas et, même si il fait déjà assez froid pour qu'elle ne sorte plus sans un bonnet de laine vissé au crâne, elle considère son plan raisonnable.

Arrivée au bord de la formidable étendue bleue, l'Hirondelle continue de marcher avant de s'arrêter dans un coin qui, sans être isolé, est un peu moins fréquenté que les autres et qui a le mérite de n'être bordé que par d'épaisses roches grises que le temps et l'eau ont lissé.


Eurêka, s'exclame-t-elle, abandonnant sa couverture au sol avant de commencer à se déshabiller sans la moindre once de pudeur, ne gardant sur elle qu'une chemise de corps pourpre qui, à défaut de couvrir ses maigres épaules, recouvre ses cuisses.

Sans plus de cérémonie la jeune femme s'avance, s'immergeant lentement dans l'eau gelée. N'importe qui d'autre n'aurait pas eu cette folle idée ou aurait renoncé en découvrant l'eau si froide. Ombe, elle, continue. Aux chaudes journées d'été elle a toujours préféré les matins gelés, n'aimant rien autant que se réveiller pour découvrir le monde couvert de givre ou la sensation, à la fois délicieuse et totalement déplaisante, de la glace mordant sa chair. En cette journée elle le prouve une fois de plus.

N'ayant plus pied, elle se fait sirène et plonge, gardant les yeux grands ouverts pour admirer ce monde d'ombres et d'étranges éclats de lumière qu'on découvre sous la surface. Là, quelques poissons aux écailles d'argents passent en banc serré et ici, les algues dansent au rythme étrange et fascinant d'une mélopée qu'on ne peut entendre. Apaisée comme elle ne l'a plus été depuis longtemps, Ombe envisage de rester là, dans le confort du froid et du silence, à l’abri du monde et de ses tourments.

Et puis elle se souvient. Les sourires de ses frères et sœurs. La beauté des jardins en été. Le goût des calissons fondant sur sa langue. La fatigue merveilleuse qu'on ressent après avoir passé des heures à danser. Les éclats de rire avec ses amis. La musique des rues de Paris. La tendresse des matins de Noël. La sensation du vin qui lentement coule le long de sa gorge.

Elle se souvient de tout. La vie. La douceur. La joie.

Les poumons brûlants, Ombe regagne la surface, émergeant dans une gerbe d'eau, retrouvant avec un plaisir qu'on ne pourrait soupçonner l'air pur et le soleil précieux de ce jour.

Alors, plus calme et heureuse qu'elle ne l'a été ces derniers mois, l'Hirondelle s'étend de tout son long, les bras en croix et se laisse flotter à la surface de l'eau, fixant l'azur infini sans se soucier de l'état de son corps que le froid à marbré de bleu ou du regard des autres qui, depuis la rive, pourraient facilement la prendre pour une noyée.
Edoran.
[ Bien avant, à la fin du mois dernier déjà ]

Le couple fraternel avançait au bord du lac. Le temps devenait de plus en plus froid, la neige ne tarderait pas à tomber du ciel, émerveillant les enfants, agaçant les adultes. Quand on était grand, on ne voyait plus la beauté des choses, on avait tendance à ne mettre le doigt que sur les douleurs soucis, occultant tout le reste. Pourtant Edoran était soucieux, il percevait le plaisir d'etre auprès de son ainé. Sa douce Eunice qui était son rempart pour tenir debout. La conversation s'engagea, il se confia. Elle trouva les mots pour le rassurer et le comprendre. Elle ne jugeait pas. Elle écoutait sagement, avec attention. Réconfort assuré.

Eunice pouvait deviner que son frère commençait peu à peu à s'ouvrir à nouveau à la vie, et à se laisser toucher par les autres. Nul doute que cette invitation à retrouver sa nièce lui avait donné l'occasion de se préoccuper d'autres personnes que lui même. Il réapprenait à vivre pour tout le monde. Pour lui et sa famille. Il redevenait un peu lui même. Renaitre enfin après ces longues années d'errance. Il écouta les réponses de sa soeur, trouvant dans cette conversation un certain réconfort qui le rassura autant pour lui même, que pour elle, car il savait qu'elle n'avait pas manqué de s'interroger ce sujet.


[Ce jour, après un passage en Taverne, entre la fin d'après midi et le début du soir]

Marchant d'un pas vif, laissant une trace de ses pas dans la neige, le huitième de la fratrie, la tête encore plus en vrac que la veille avait besoin de se défouler. Il était tendu. A cran. Hier soir, il avait rompu avec Elisabetta. Il pensait l'aimer, mais il s'était trompé sur la nature de ses sentiments. Bien sûr, il y avait de l'affection mais pour lui, c'était seulement là. Il ne pouvait pas lui offrir plus au risque de la blesser davantage plus tard. Il espérait qu'elle accepte de rester son amie, bien que de son côté, elle est plus de choses à soigner désormais. Le barbu s'arrêta soudainement, rendu vers un bosquet près du lac et fixa l'arbre face à lui. Il avait tant de choses à extérioriser. Son poing se ferma, se serra fortement. Sa respiration augmenta d'un rythme alors que la tension envahissait son être pour l'étouffer. Il leva le nez vers le ciel. Il se perdait depuis quelques jours. Ne baisses pas les bras, fais les bons choix. La phrase résonnait, il n'y parvenait pas.

Parler, garder pour lui, cacher tout ce qu'il pouvait ressentir. Il y était parvenu pendant plusieurs années, mais depuis quelques temps, c'était comme si son self control le fuyait, il redevenait un garçonnet incapable de cacher ses remords, ses envies. Son bras se leva soudainement et d'un geste rageur, il frappa l’écorce de l'arbre. Ses doigts subirent alors un atroce coup, mais pourtant, engourdi par le froid, le barbu recommença, en énumérant toutes ses pensées sombres qui l'envahissait. Il s'en voulait de faire du mal à Elisa, il s'en voulait de vouloir trouver ailleurs ce qu'il aurait pu lui offrir. Il s'en voulait d'échouer à trouver Roschen, d'échouer à aider Eunice. De l'absence de Dheus. Il aurait du le suivre. Le brun continua sans relâche, la douleur était cachée par l'alcool qu'il avait bu plus tôt. Il ignora les bouts d'écorce tombant au sol. Ce ne fût d'une fois épuisé qu'il se laissa tomber à genoux dans la neige. Le sang colora la neige à sa droite, il n'y fit pas attention. Qu'était-il devenu ? Un sombre homme ? Mauvais au point d'y perdre la tête, et si Eunice n'avait pas réussi à le ramener comme il l'avait cru ? Si... il replongeait ? Sa tête se posa sur l'arbre, sa main gauche également, il resta longtemps ainsi avant de s'assoir au pied de l'arbre et d'y rester un long moment.

Plus tard, il fera le chemin inverse, un peu décuvé.
Elyne_
Un lac…
Mais pas celui de son enfance…
Un regard qui malgré tout, y cherche la pierre de Niton
Léger soupire.
Puis un regard appuyé vers les sommets enneigés.
Un souffle : Vous êtes belles, Mesdames les montagnes.
Un parchemin sortant d’une manche
Une bouteille sortant d’une besace.
Un parchemin roulé…
Un parchemin glissé dans une bouteille.
Plouf un bouchon…
De la cire fondant sous une flamme
De la cire coulant sur un bouchon…
Une bouteille posée au bord du lac, libre de dériver.




Quand je regarde mon passé du plus profond de ma mémoire
Je vois panoplie estompée de souvenirs et d’espoirs
Mais dans ce tas « cervellisé », y’en a-t-il un, juste assez clair ?
Y’en a-t-il un, juste assez sûr pour affirmer qu’il est sincère ?

J’ai dans ma tête une moulinette, qui arrange ce qui a été.
Dans mon esprit pourtant bien fait, un mélangeur de pensées,
Qui martèle fort et tenace, une certitude bien affirmée
Ce que je sais, sans les doutes, a visage de vérité !

Et si je plonge dans mes erreurs amalgamées de sentiments
Avec autant de bienveillance et d’authentiques sincérités
Le monde entier, ce monstre mou, assurément n’est pas exempt,
Des mêmes travers et mêmes vices que ceux portés par ses ainés.

Combien existent de penseurs, assez sages pour l’appréhender ?
Ma vérité n’existe pas, c’est l’illusion de ma fierté !
Laisser aux croyances leur chance avec bonne dose d’humilité
Est une grandeur négligée laissant vivre fraternité !

Est-il un regard plus honnête que celui de l’homme qui tempère
Qui voit en l’autre et sa pensée, autant de trésors qu’en son sang
Quand liberté est égoïste, égalité douce chimère
Le fraternel peut nous sauver pourvu qu’il retrouve son rang !


Un regard posé sur la bouteille
La bouteille caressée par un clapotis
Un regard porté vers le ciel
Une prière muette prononcée au Père.
Emillane
[Le lac, encore et toujours...]

Arrivée depuis quelques jours, Emi commençait à ne plus savoir qui elle était ou qui elle devait être. A dire vrai, tout cela avait commencé bien avant son arrivée ici mais, quand la rousse avait décidé quelque chose, il était inutile d'imaginer qu'elle pouvait devenir raisonnable. C'était ainsi, Annecy et l'air savoyard portaient le poids de son introspection. Et, comme toujours, ses pas la menaient aux bords d'un lac, là où elle se réfugiait toujours depuis....depuis qu'elle y avait rencontré l'homme qui bouleverserait sa vie. Certains diraient que cette rencontre avait transformé une jeune fille sensible en un monstre du chaos, d'autres que sa vraie nature s'était alors révélée. Elle, ne saurait que dire tant elle s'interrogeait...
"J'étais un[e] ado pris dans l'inconnu
Marchant dans la ville, arpentant les rues
Perdant dans la foule, enfant claustrophobe
J'avais pour envie de changer le globe..."*


Le soleil brille et la flamboyante sent qu'il reprend force après son long sommeil de l'hiver. Elle sourit, se tourne vers l'astre et ferme les yeux, un moment immobile, semblant vouloir absorber sa douce chaleur. Elle se détache de cet amant éphémère et éternel, pose ses yeux sur le lac qui étincelle des rayons qui effleurent encore sa surface. Elle s'approche de la berge et s'enroulant de sa cape, s'assoit genoux remontés sous son menton.

Elle était partie de rien, elle était partie sans rien. Les rencontrer l'avait soufflée et elle s'était donnée sans mesure à leur vie : le chaos, le panache pour vivre et ne pas devenir une bourgeoise sans esprit...

"La première étape fut procès et folie
J'entendais des gens crier Emi
Y''avait de l'espoir dans cette autre histoire
Y'avait des sourires au fond dans l'auditoire..."*


Ce fut son choix, ce fut sa vie : une vie qui la satisfaisait, l'enjouait, la frustrait aussi...

La rousse soupire. Le soleil brille mais rien n'éclaire l'esprit de la jeune femme éclatante.
Pourquoi ce lac l'entrainait dans un tel bilan? Quelle magie cet air portait pour qu'il la bouleverse autant? Et qu'allait-elle faire dans cette ville qui l'avait attirée à plusieurs moments de son existence? Devait-elle y voir un signe? Celui qu'elle attendait depuis plusieurs mois sans s'y résoudre?

Cette vie l'avait initiée à une façon de vivre inégalable qui la marquait plus qu'elle ne l'avait imaginé à son départ sans retour.

Nouveau soupir : Emi se rend compte qu'elle quitte toujours en se donnant les moyens de ne pas pouvoir revenir en arrière. Quelle force la poussait à agir de la sorte?
Elle frisonne et resserre alors ses bras autour de ses jambes, cherchant une chaleur que le soleil de cette fin d'hiver ne peut lui procurer. Alors, une multitude d'images viennent à son esprit : les cris, les blessures, la joie, l'allégresse, la peur qui se transforme en force, les feux, la complicité, la bêtise partagée.
Elle sourit et se laisse aller au bonheur qui remplit son cœur : ses souvenirs sont inscrits en elle, elle les porte et ils font ce qu'elle est et ce qu'elle deviendra. Ils l'ont construite et elle n'a pas le regard assez noir pour juger qu'elle est moins bien qu'un ou qu'une autre. Elle a même assez de confiance pour savoir qu'elle surpasse certains. Elle est même assez provocatrice pour assurer et affirmer qu'elle est bien supérieure...mais ça, c'est pour le plaisir que les réactions lui offrent...

"Je sais que plus tard dans mes souvenirs
J'aurai autre chose que de longs soupirs
J'aurai de la joie et des couleurs vives
E le sentiment d'être toujours ivre..."*


Que ne font pas voir des yeux verts plein d'espoir....

* Mc Solaar. Introspection.
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Braie
Le lieutenant du guet était de repos et aux vus des montagnes elle décida de sortir en compagnie des ses trois petits. Le matin ils avaient tous parcourus les bois , apprit a sentir la nature , écouter les animaux, les oiseaux et le vent.
Chaudement vêtu , le lieutenant Braie, de petite taille, boitillant légèrement depuis 4ans maintenant, laissait ses cheveux roux au vent, elle aimant ne pas être assujettie aux convenances nobiliaires. Elle pouvait parler au duc avec respect et égalité , elle savait faire la conversation à tous sans peurs.
Depuis novembre son sourire était revenu en chancellerie et depuis elle s'efforçait de rendre la diplomatie belle et efficace,
Ses pensées se perdaient quand elle fût interrompue par Elouan:


"-mama pourquoi tu n es pas remariée? je voudrai bien un papa." Il fallait s' y attendre c etait franche, un de Féternes, un qui n avait pas les yeux bleus mais la pupille rouge. Elle lui répondit sereinement , oui elle voulait être aimé comme femme, mais elle ne fréquentait que des nobles donc qui ne se marieraient jamais avec elle.

"-un jour j espère être mariée mon fils, mais je vous ai et je suis veuve, les jeunes filles ont plus de chances que moi. Vient là, un jour tu auras un père mais vous serez toujours mes enfants, même Emma, elle n est pas de notre sang mais c' est notre Emma. Poursuivons le chemin, nous devons aller en gargotte."

Elle lui prit la main, un jour , elle espérait que le sourire d un homme se poserait sur sa joue, en attendant c etait ceux de ses enfants.




Les De Féternes ont un secret, celui que le jour occulte.

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Braie de Féternes lieutenant du guet,prévôt adjoint
Lilye
"Pour tuer l'ennui, succombez aux tentations et aux pires des sottises."

Armée d'un bâton à la main, d'une épuisette et d'un sac à dos vide, la gamine se rendit au lac d'Annecy afin de chasser l'ennui qui s'accroche à elle depuis quelques temps. La veille, Sauron lui avait notifié qu'elle ne devait pas ramener de serpent chez lui, mais c'était mal connaitre la chipie qui adore braver les interdits. Elle n'était pas là pour observer l'eau ni pour faire trempette, encore moins pour pêcher, ce qui l'intéressait se trouvait aux abords du lac, dans les hautes herbes. Pour commencer il fallait se mouvoir en silence, et observer le sol en espérant y voir quelque chose y ramper avec grâce... Par chance le soleil était au rendez vous, tout comme Lilye, les reptiles adorent prendre des bains de soleil, se prélasser tranquillement... et c'est ainsi quand s'enfonçant un peu plus dans l'herbe qu'elle tomba nez à nez avec un rampant, paisiblement installé sur une caillasse, immobile, presque inerte.

Le bras tendu au dessus de sa caboche, l'épuisette prête à parer son coup fatal, Lilye pris une grande inspiration avant d'abattre son arme sur l'animal qui s'attendait à tout sauf à cela. Il s'agita frénétiquement dans le filet en tentant de s'évader, la gamine s'arma de patience et le laissa se fatiguer une bonne dizaine de minutes avant de passer à l'étape suivante. Son bâton dans son autre main c'est ainsi qu'elle retourna avec agilité le filet et observa quelques instant l'invertébré qui se mit en boule, vexé. La chipinette n'avait pas conscience que cela pourrait finir dangereusement...

En effet il fallait s'y attendre le moment tant redouté arriva très vite, bien trop heureuse d'avoir enfin un nouvel animal de compagnie, Lilye ne pu s'empêcher de vouloir le toucher. Sa petite main se renferma sur le corps de l'animal et celui-ci ne perdit pas de temps pour lui mordre l'avant bras. Par chance sans le savoir elle venait de capturer une simple couleuvre, sûrement l'un des serpents les plus inoffensifs même si leurs morsures restent douloureuses. Surprise par la douleur qui lui transperça la chair, elle lâcha bâton et épuisette et agita son bras en pleurant à chaudes larmes, tout en observant son ex prisonnier s'évader à vive allure. Sa petite sortie se termina ainsi, accroupie au bord de l'eau, elle trempa son bras en retenant ses sanglots, préparant déjà sa future excuse pour ne pas se faire disputer.

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Theodran.
UN lac voila ce que théo cherchais. le miroir de l'eau se dessinais devant à mesure qu'il venais en ses bords. Plus il s'approche plus il sourit. LA beauté naturel lui suffit. Un rayon hivernal passais éclairer la scène et voila que Dame nature rend ce paysage merveilleux.
Les couleurs pales de l'hivers contrastais fortement avec le sombre du lac.
Gadrielle

    Qu'il est beau, ce lac.

    Non mais sans déconner. Il avait beau faire un peu plus froid - et pour le fauve au sang bouillonnant, c'était déjà terrible - Combeferre était bien forcée d'admettre que ça n'en ajoutait que plus au paysage superbe. Elle avait élu l'endroit pour nouveau point de chute entre ses errances diurnes, quelque part à l'ombre des pins en s'efforçant de ne pas lever les yeux vers les collines.

    Depuis qu'elle avait posé la première patte en Savoie, elle était terrifiée par ces montagnes. Quoique, dague contre sa gorge, pour le coup elle ne l'aurait pas assumé de haute voix. Mais leur immensité, leurs chapeaux blancs. Elle ne rêvait pas, c'était bien de la neige. N'est-ce pas ? De la neige. Qu'on lui donne du soleil, du sable, des langueurs estivales, une eau fraîche et claire. Ici, elle pouvait sentir le froid, le fromage et le vin chaud comme s'ils en avaient tous été gavés toute leur enfance. Et elle doutait allègrement de jamais s'y acclimater.

    Peut-être avec un gros manteau de fourrure ?

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Floriana.de.chenot
    Je redescendais de la rue commerçante, suivant la rivière qui me menait jusqu'au lac. Il y avait des promeneurs. Il y en avait toujours quelque soit l'heure.
    La nuit c'était les amoureux, la journée les enfants s'emparaient des rives et les pêcheurs avaient du mal avec les bruits qu'il faisaient en jouant.
    Moi, j'y venais avec ma femme de chambre me ressourcer quand j'étais dans mon hôtel d'Annecy.
    J'aimais voir cette grande étendue d'eau tumultueuse parfois. Voir les bateaux glisser sur sa surface et le soir, les lumières des autres villages qui dansaient sur sa surface.

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Garsande.lucile
Elle avait quitté son taudis après y avoir déposé sa paillasse et était partie à la découverte de la ville enroulée dans un vieux manteaux qui tenait bien plus serpillère que d'un vêtement chaud. Mais elle ne désespérait pas de pouvoir gagner quelques piécettes et qui sait à force pourrait elle s'acheter enfin des vêtements un peu moins miteux.

Dans la cour enneigée se dressait un bonhomme de neige, sûrement fait par les enfants, deux vieilles branches servaient de bras, des charbons de bois pour les yeux, une carotte jaunâtre en guise de nez et sur sa grosse tête difforme un bonnet rouge et blanc. Il n'y avait personne aux alentours et ce tas de neige sculpté ne craignait pas le froid, elle lui emprunta donc son bonnet et le vissa sur sa blonde chevelure. Il était un peu grand tombant jusqu'au milieu du front mais au moins elle aurait chaud aux oreilles. De ses doigts bleuis elle s'empara du faux nez et croqua dedans comme s'il s'était agis d'une cuisse de poulet bien juteuse. Elle grimaça, le goût n'était pas fameux, c'était comme mâcher de la terre gorgée d'eau glacée, mais elle avait faim et cela calmerait sûrement ses crampes d'estomac. Elle mastiqua longtemps pour donner à sa faim l'impression qu'elle lui donnait un vrai festin.

Mais bon elle avait décidé de se promener et qui sait peut être rencontrer du monde. Elle prit donc la direction du centre de la ville, à plusieurs reprises elle dut saute in extremis sur le côté pour ne pas être renversée par une charrette et même un cavalier qui ne regardait même pas où sa monture mettait les pieds. Une chose était sûre il y avait de l'animation au moins. Quand elle arriva sur la place du marché les bonnes odeurs vinrent agresser ses narines et machinalement elle crispa sa main sur son ventre qui émettait des bruits qu'elle en était certaine tout le monde entendait. Elle rentra la tête dans ses épaules et baissa les yeux, senestre tenant fermement son semblant de manteau fermé sur sa maigre poitrine et avança rapidement. Elle n'osait regarder sur les étals regorgeant de bonnes choses. Les passants la bousculaient sans la voir trop occupés qu'ils étaient à faire leurs emplettes. Par un mouvement de foule elle se retrouva devant l'échoppe d'un boulanger. Sur la devanture il y avait des panières pleines de pains dorés à souhaits et de brioches qui la faisaient saliver.
Elle plongea sa main dans sa poche et ses doigts gourds trouvèrent sa maigre fortune, quelques écus gagnés en récurant les sols de l'église. Elle voulait les garder pour des vêtements chauds , mais s'en était trop si elle ne mangeait pas quelque chose elle risquait de finir par tomber malade et ne pourrait plus se lever pour aller chaque jour se louer à quelques maraîcher ou autres paysans pour travailler. Elle tendit une pièce à la boulangère qui la fixait de son oeil revêche, persuadée qu'elle allait la voler et lui montra timidement un pain trop cuit à la croûte charbonneuse mais dont le prix était cassé. Elle le serra contre elle et s'enfuit rouge de honte loin de ce lieu de tentation.

Pourquoi avoir honte, elle n'avait rien volé pourtant ? Non c'était la honte de donner justement l'impression qu'elle était une voleuse. Qui voudrait prendre pour une jeune fille hon la souillon qu'elle était, ses ongles étaient cassés par les travaux aux champs, ses nippes n'avaient pas été lavées depuis des mois et son visage n'avait pas vue de savon depuis des jours, sans parler de ses boucles qui faisaient bien plus penser à du chanvre qu'à des cheveux soyeux. Non vraiment elle n'avait rien pour inspirer confiance. Elle courrait sans trop savoir où elle allait et fini par arriver aux abords du lac.

Elle se laissa choir au pieds d'un arbre essoufflée. Tendit qu'elle reprend son souffle so n regard se perd sur le lac. Qu'est ce que c'est beau toute cette eau et si calme, si tranquille. Elle ramène ses genoux contre sa poitrine puis sort son pain et en casse un morceau qu'elle porte à sa bouche. Il est dur et a un goût de charbon mais c'est meilleur que la terre de la carotte. Elle ne le dévore pas, il devra lui faire au moins trois jours. Et puis le paysage lui fait oublier un moment sa solitude, sa misère et sa faim. Pour un peu elle croirait qu'elle est heureuse.

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*Toute coïncidence ou ressemblance n'est ni fortuite ni involontaire.
Garsande.lucile
Qand elle a fini son pain elle s'offre une bonne lampée d'eau pour faire passer le tout, mais surtout pour donner ainsi à son estomac l'illusion qu'il est empli. Ainsi elle pourra tenir jusqu'au lendemain. Ainsi rassasiée sa gourde en peau et le reste du pain son rangé dans sa besace. Cette besace renferme toutes ses richesses, enfin richesses c'est vraiment un bien grand mot. Une chemise de rechange, un peigne avec des dents en moins, un éclat de miroir voilà ses seuls bien. Ah si une dague attachée à sa cuisse sous ses jupes, car quand comme elle on est une jeune fille qui vit sur les routes il se peut que parfois on fasse des rencontres peu amicales et elle savait se servir de sa dague. Oh bien sûr elle n'avait jamais eu à s'en servir sur une personne mais elle savait que si l'occasion devait se présenter elle n'hésiterait pas. Elle appartenait à son frère aîné, le manche est taillé en forme tête de serpent, si elle était en sa possession c'est que ce dernier l'avait laissée en s'enfuyant de chez eux parce que la lame était cassée. Longtemps elle l'avait gardée cachée et quand à son tour elle avait fuit ses tortionnaire, elle l'avait faite réparer par un forgeron dans un village. Oh cela n'avait pas été gratuit, mais quelques jours à faire des livraisons et autres menus travaux pour lui n'était rien en comparaison de la valeur qu'avait la dague pour elle.

Sa besace calée entre le tronc et son dos elle laissa son regard courir sur ce qui l'entourait. Elle avait de la chance, malgré le froid le soleil brillait et ses rayons faisaient scintiller le lac. A l'horizon se reflétaient les barques des pêcheurs, silhouettes immobiles qui parfois se mouvaient lentement. Un vrai paysage paisible, apaisant. Sur sa gauche son regard s'arrêta sur un groupe de femmes qui faisaient leurs lessives. Les bras enlaçant ses genoux serrés contre sa maigre poitrine, la joue reposant sur l'étoffe rugueuse de sa jupe elle les observa. Malgré la froidure, elles avaient les manches relevées, et à genoux les jupes aux pans attachés à leurs ceintures elles laissaient entrevoir leurs cuisses grasses. Les battoirs se levaient en cadence avant de retomber sur le linge qui était battu encore et encore puis elles le plongeaient dans l'eau glacée avant de recommencer. La scène qui se déroulait sous ses yeux finit par la bercer et le sommeil la prit par surprise.

Sa respiration s'apaisa, elle rêvait. Elle se trouvait sur la margelle du puits devant une maison de passe et ne devait pas avoir plus de 4 ans. Près d'elle était un seau empli d'eau ce qui le rendait presque aussi lourd qu'elle. Il faisait beau et chaud. Elle s'était assise quelques instants pour se reposer et elle jouait paisiblement avec une poupée faite d'un bout de bois et de chiffons. Elle l'invectivait et la secouait.


T''es qu'une souillon, une batâde même pas bonne bocher pour me rembousser la choupe tu avales.

Des mots durs dans la bouche d'une fillette de son âge, mais c'étaient les paroles qu'elle entendait d'aussi loin qu'elle s'en souvienne et elle étaient prononcées par l'homme qui employait sa mère. Oh elle ne comprenait pas ce que cela voulait dire, et dans son jeune esprit c'était ainsi qu'on s'adressait aux enfant. Toute occupée à son jeu elle ne vit pas l'adolescent s'approcher d'elle et ce n'est que quand son ombre lui cacha la lumière qu'elle sursauta en levant la tête vers la silhouette noire penchée au dessus d'elle, ses bras instinctivement cachant sa tête. Puis reconnaissant son frère elle s'apaisa un peu.

Lubinnn !!! Tu diras rien hein, je vais poter l'eau mais c'est loud et suis fatiguée

Non Garsi, je ne dirais rien, je vais même porter ton seau jusqu'à la porte ça te fera moins loin, mais dépêche toi il commence à hurler demandant où tu es passée

Confiante elle mit la main dans celle de son aîné et abandonnant là sa poupée qui avait glissé de ses mains quand il l'avait surprise, elle le suivit vers la maison, un boule au ventre. De tous ses frères et sœurs Lubin était le seul qui lui témoignait un semblant d'affection, partageant avec elle ses repas pour qu'elle mange un tant soit peu à sa faim. Quand elle se sentait trop malheureuse, qu'elle avait pris trop de coups , c'est vers lui qu'elle allait se réfugier. Il l'installait dans un coin et lui donnait toujours une gâterie, un bout de pain trempé de vin où un os qu'il avait chapardé sur une table et dont il comptait rocher les reste de viande laissés dessus mais qu'il lui abandonnait volontiers.
Avant de pénétrer dans la maison il lui donna le seau mais elle rata la dernière marche et lâcha le seau et l'eau se rependit sur elle.

Elle se réveilla en sursaut quand sa tête toucha le sol. Dans son sommeil elle avait roulé sur le coté et était tombée

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*Toute coïncidence ou ressemblance n'est ni fortuite ni involontaire.
Diane_vk


Je suis malade.
La douleur irradie mon corps depuis ce matin
L’inquiétude me tiraille l’esprit.

Est ce l’effet d’une cause ou une cause à effet ?
Mes idées se font moins précises
La fièvre serait elle si forte qu’elle m’entraine vers un fond que je ne connais pas encore.

Le fond de ce lac que je regarde depuis la chambre où je me suis établie à mon arrivée à Annecy.
Etrange comme parfois il me semble être attiré par cette obscurité alors que j’aime tant la lumière.


- Marie, Marie aide nous. Mère.. nous avons besoin d’elle.

Elle est le meilleur médecin que je connaisse. Et la seule à pouvoir comprendre.. si tant est qu’il y ai à comprendre quelque chose.
Je me blottit à nouveau sous les couvertures, ferme les yeux et laisse mon esprit dériver.
Pourquoi s’attacher à un mot?
Je m’imagine oiseau, regarder le monde d’en haut , y regardera t’il ? Pensées sibyllines

Je suis malade
La douleur irradie mon corps depuis ce matin
La fièvre me fait perdre le sens des réalités.
Corali
L'ennuis c'est le pire des moments mortel qui peut tuer une personne qui demandait qu'à vivre.
Ça faisait quelque jours que la jeune femme était en ces lieux avec son compagnon qui se faisait de plus en plus absent.
Cora essayait de peser les pour et les contres de sa relation avec lui.
Elle le voyait que très peu... et celà commençait à peser la jeune femme.
Il n'y avait pas de querelles c'était déjà ça de bon et en même temps difficile d'en avoir quand tu vis avec un fantôme.
Et encore, ce soir parce qu'elle voulait aider une personne pour son déménagement Cora se prenait sur le coin de la gueule une réflexion comme quoi elle n'était pas là pour celui qu'elle aime.
C'est à peine risible parce que depuis quelque temps elle ne le voit pas et doit passer la journée à se morfondre sans savoir ce qu'elle ferait de ses journées longues et pénibles.

En sortant de la taverne la jeune femme avait prise la direction du lac pour trouver une source de réconfort et s'évader un peu laissant ses pensées voguer pour qu'elle retrouve une certaine forme de sérénité.
La jeune femme marchait tranquillement les pieds nu dans l'eau , ses long cheveux noir défait dansant dans le vent, tout était calme et paisible sauf son coeur...
Elle ne voulait plus parler juste marcher dans l'eau les larme sur les joues rougies.... Le destin une drole de chose quand on voit ce qu'il nous donne...
Assise sur un rocher Corali était silencieuse et écoutait le bruit de l'eau relisant cette missive qu'il lui avait fait parvenir.
Que dire de plus quand il te fait savoir qu'il est déçu et qu'elle devrait penser à eux et leur petit cocon au lieu d'aller un coup de main à une personne qu'elle connaissait seulement depuis le début de la matinée.
Il lui reprochait d'aider les autres et de ne pas l'aider lui...
Ce bout là elle l'avait plus ou moins compris puisqu'elle avait abandonné sa famille pour qu'il puisse vivre plus sereinement et après c'est elle qui se trouve avec de telles réflexions.

Corali se pencha pour prendre un galet se redressa et le lança lui faisant faire des ricochets sur l'eau.
Il ne voulait pas venir aider Brandon, il lui avait fait comprendre mais c'est elle qui passait ses journées à attendre et attendre sans cesse espérant le voir franchir la porte de la taverne mais la jeune femme se demandait si elle ne se berçait pas d'illusions.
Elle voulait simplement aider comme elle aime si bien faire et cela ne faisait pas l'affaire de Mank.
Cora secoua la tête suivi d'un long soupire et devra écrire à Brandon pour lui dire qu'elle ne pourra pas l'accompagner mais ne dira pas le pourquoi malgré qu'il se doutera surement de la raison qui la force d'abandonner la promesse qu'elle lui avait faite et cela la dérangeait parce qu'elle lui avait oui et devra se raviser...

L'envie de rentrer chez elle ne la réjouissait pas du tout et préféra rester ici et regarder le coucher du soleil... chose qu'elle n'avait pas fait depuis fort longtemps....

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