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[RP ouvert] Le lac d'Annecy

Sergio_davanzo
Le vent lui caressant les cheveux, Sergio se laissait aller à la température parfaite du bord du lac, un oeil à demi fermé, tirant de longues bouffées de fumée sur sa cigarette.

Il t'est aussi arrivé malheur sur les chemins ? Annecy à un charme qui nous fait rester et puis il y a tant de belles rencontres à y faire .. Pourquoi tu ne t'arrête pas ici?

Il reprit sa cigarette entre deux doigts, passant son bras derrière le banc, il tourna le regard vers son amie, un sourire en coin arborant son visage.

Je devais me rendre à Genève, mais je n'ai finalement pas pu m'y rendre à cause des armées qui bloquent les routes… Il est vrai qu'Annecy est un village charmant, mais je n'avais pas prévu de m'y arrêter, et tu sais… Les affaires n'attendent pas, je dois rentrer dès que possible à Milan pour reprendre le commerce, je me suis arrêté suffisamment longtemps, je n'ai plus de temps à perdre. Ma famille m'attend là-bas, nous devons partir pour Alexandrie quand nous aurons réuni un minimum d'argent..

Il soupira lentement un long voile de fumée avant de poursuivre :

Mais sois persuadée que je garderais un bon souvenir de cet endroit, et qui sait, peut-être nos routes se recroiseront-elles à nouveau...

Sergio eut un rictus, contemplant la chevelure dorée d'Ambre qui volait au vent, celle-ci semblant fascinée par la beauté du lac, calme et docile.
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Adelaide_
L'écrin bleuté pour seule beauté sous son regard d'un vert trop pâle, elle l'écoutait alors qu'il l'embaumait joyeusement de sa fumée ... Le regard en coin elle le regarda..

Je vois .. Donc tu repars et qui sait advienne que pourra si on se revoit un jour ! Tu tisses des vraies amitiés sur la route ou c'est juste des amitiés de passage ?!?

Prenant un morceau de bois assez solide qui se trouvait à côté du banc elle se leva, son humeur changeant avait prit le dessus sur l'après midi qui s'était annoncée apaisante, il avait réveillée en elle quelque chose qui la faisait se refermer comme un coquillage, elle ne pouvait pas concevoir que certaines personnes puissent repartir avec ces advienne que pourra si on se revoit j'en serais ravi sinon tant pis !

S'appuyant sur la canne de fortune, elle entama un pas douloureux et quelque peu tenu par les cheveux, la douleur écrasante de l'effort lui arrachant une grimace..

On rentre ? Ou tu reste là ?

Elle s'avançait pour elle l'amitié ce n'était pas juste du temporaire c'était du concret et du 'je te donnerais de mes nouvelles" .. La ce n'était juste rien du tout, juste deux personnes qui avaient passés un bout de temps au bord du lac à échanger sur tout sur rien et qui demain ne se reverrait plus ..
Sergio_davanzo
Je vois .. Donc tu repars et qui sait advienne que pourra si on se revoit un jour ! Tu tisses des vraies amitiés sur la route ou c'est juste des amitiés de passage ?!?

Tu sais, Ambre.. La vie est pleine de surprises. Je dois avouer avoir été très agréablement surpris de faire ta connaissance, et de m'être rendu compte que je me suis attaché si rapidement à toi. C'est étrange, mais je ne l'oublierai pas. Je n'oublierais pas ne serait-ce qu'une seule minute de mon passage à Annecy. Vous avez été si sympathiques avec moi.. Toi, ton père, et j'en passe. Vous m'avez fait de la peine, à voir l'état dans lequel vous étiez. Je me suis tout de suite pris d'affection pour vous.

Sergio s'arrêta un instant, conscient qu'il parlait sans doute un peu trop. Il tira une bouffée de fumée posthume avant d'écraser son mégot contre le banc.

J'ai été ravi des quelques jours que j'ai passé ici.. Mais maintenant je dois rentrer. Ils comptent sur moi, tu comprends ? Ma place n'est pas ici, elle est parmi les miens, dans mon pays. Je t'aime beaucoup, Ambre, et j'espère vraiment que je te reverrai un jour. Ne pense pas que je dis ça à la légère, je le pense vraiment.

Il voyait néanmoins qu'elle s'était considérablement renfermée, affichant une mine froide. Sergio la regarda se lever, employant des efforts inconsidérés pour se débrouiller toute seule. Il quitta rapidement le banc, se dressant devant le petit bout de femme comme pour obstruer le chemin.

On rentre ? Ou tu reste là ?

Allons, ne fait pas l'enfant, pose ce bâton ridicule, tu t'esquintes le dos.

Il se dressa à côté d'elle, lui prit sa baguette pour la reposer contre le banc et la tint ferme, marchant lentement à côté d'elle pour qu'elle puisse s'appuyer sur lui. Le ciel s'était assombri, les oiseaux s'envolaient pour quitter le paisible lac.

Rentrons, si tu le souhaites.

Sergio s'arrêta un instant, passant sa main dans sa tignasse blonde, lui déposa un baiser sur sa joue rose.

T'inquiète pas, va. T'en as pas fini avec moi, j'te le promets.
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Adelaide_
J'ai été ravi des quelques jours que j'ai passé ici.. Mais maintenant je dois rentrer. Ils comptent sur moi, tu comprends ? Ma place n'est pas ici, elle est parmi les miens, dans mon pays. Je t'aime beaucoup, Ambre, et j'espère vraiment que je te reverrai un jour. Ne pense pas que je dis ça à la légère, je le pense vraiment.


Les mots entraient dans sa tête ou se mêlait les flots éparses de plusieurs morceaux de sa vie .. Elle en avait gardée un de "je t'aime" et jamais je ne t'oublierais mais ce 'je t'aime" s'était envolé au moment même ou les portes de son couvent s'était refermée sur elle, pour ne se rouvrir que bien des années plus tard et de s'apercevoir qu'elle n'était plus .. Que jamais plus elle n'entendait le son de sa voix .. Et que la promesse n'avait pas été tenue .. Blessure tenace toujours au bord de se rouvrir, blessure qui donnait l'aspect froid à l’Étoile, cet aspect qui fait qu'on s'éloigne rapidement comme pour ne pas être touché par la mélancolie ..


Moi non plus je ne m'attendais pas à m'attacher à notre amitié si rapidement, j'ai le regret de savoir que prochainement je ne te croiserais plus et que tu ne viendra plus m'emplir les poumons de ta fumée ! Je t'aime beaucoup aussi mais je connais les promesses, les choses que l'on dit et une fois que les gens passent une porte rarement ils reviennent ..


Elle n'eut pas le temps d'ajouter quoique ce soit de plus, qu'il se trouvait face à elle, se sentir si petite et diminuée en un instant, levant son regard vers lui alors qu'il lui intimait silencieusement de se servir de lui comme appuis et que la canne de fortune disparaissait ..


J'espère que ce n'est pas une promesse comme cette envolée de volatile qui ne reviendra probablement jamais au même endroit ..


Elle lui sourit, tout en s'appuyant autant qu'elle le pouvait sur son bras, les douleurs lui vrillant l'intégralité du corps
Sergio_davanzo
Moi non plus je ne m'attendais pas à m'attacher à notre amitié si rapidement, j'ai le regret de savoir que prochainement je ne te croiserais plus et que tu ne viendra plus m'emplir les poumons de ta fumée ! Je t'aime beaucoup aussi mais je connais les promesses, les choses que l'on dit et une fois que les gens passent une porte rarement ils reviennent ..

J'espère que ce n'est pas une promesse comme cette envolée de volatile qui ne reviendra probablement jamais au même endroit ..


Sergio plongea son regard dans le sien et lui lança les mots suivants, destinés à s'ancrer dans la mémoire de la blonde à jamais :

Ambre, je ne suis pas un menteur. Fais-moi confiance. Je reviendrai.

Il détourna à nouveau le regard, prenant le maximum de précautions pour qu'elle se fasse le moins de mal possible, cramponnée à son bras.
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Mewylla
Après une longue route exténuante, Mewy s'accorda quelques heures de bon temps. Elle venait d'arriver mais avait déjà repéré les coins sympathiques, comme le lac où elle pourra tranquillement se baigner. Depuis qu'elle est partie, elle a à peine eu le temps de se reposer et sa grossesse arrivant à terme n'y arrangeait rien du tout.

Elle alla donc en direction du lac d'un pas lent et tranquille, regardant et admirant la nature avec son hermine posée sur son épaule. Sur le chemin Mewy s'arrêtait souvent: soit pour sortir son petit carnet pour y écrire une phrase ou deux soit pour se baisser et ramasser quelques plantes. Un peu d'aloès, un peu d'écorce arbousier... La jeune femme avait rempli sa sacoche à raz bord sans s'en rendre compte et arrêta d'en ramasser, reprenant sa route. Avec tout ce qu'elle a ramassé elle serait tranquille un moment et pourra soigner.

Mewy approcha du lac et choisit un coin assez isolé. Elle se posa dans un coin du lac où des arbres pleureurs immenses près de la berge créant une "bulle" de feuillages et de calme avec un coin d'eau et de la terre ferme pour se reposer. Personne pouvant la voir. Elle s'approcha de la berge et finit par se dévêtir avant de rentrer dans l'eau, froide, mais agréable.

Sorhiane
La brunette s'ennuyait ferme en ville. Il n'y avait pas à dire mais l'accueille n'était pas ce qu'on pouvait qualifier des plus chaleureux. Elle pouvait comprendre une certaine méfiance envers les voyageur mais de la à les éviter systématiquement ... d’ailleurs on ne pouvait pas dire que la halle était joyeuse et follement animé. A par une demoiselle qui essayait d'attirer les foules, sans grand succès, elle n'avait pas croisé plus de monde qu'en ville. Enfilant les rue les une après les autre ne trouvant que regard fuyant ou méfiant elle décida de sortir de l'enceinte de la ville et d'aller explorer les forets environnantes. Et surtout se trouver un endroit au calme pour profiter du lac. Il eu été dommage de venir a Annecy et de ne pas faire un tour a son fameux lac.


Elle sortit rapidement de l'enceinte de la ville prenant le chemin menant au plan d'eau en passant par la foret. La elle se retrouvait dans son élément. Au moins cette solitude toute relative c'est elle qui la choisissait. Trois jours en ville sans voir un chat. Un soupire passa ses lèvres, heureusement ils partaient le soir même pour une ville plus animées. Elle s'enfonça dans le sous bois suivant un chemin ou plus exactement une sente menant vers le sud espérant qu'elle la ramènerait vers le lac. Laissant ses idées filer loin d'elle, s’imprégnant de la sérénité des lieux elle s’avançait lentement sans bruit, en harmonie avec la nature. Retrouvant ainsi de vieille habitudes laissées de coté quand elle avait tenté de se sédentarisé. Au final elle avait été de déception en déception. Il faut dire qu'elle haïssait l'hypocrisie et qu'elle y avait été trop souvent confronté ses dernier mois, son franc parlé avait fait son malheur. Elle ne comprenait pas pourquoi les gens se comportaient ainsi, tout le contraire de se qu'elle avait eu comme éducation pour le peu qu'elle avait reçu.


Enfin elle atteignit l’orée du bois et découvrit le lac. La surface plane réfléchissait le soleil tel un miroir, agressant les yeux de la jeune fille pas encore habitués à la luminosité après le passage sous le couvert des arbres. Elle ferma les yeux un instant portant son bras à son front pour se protéger de la vive lumière, puis les rouvrit doucement et observa le lieu calmement. La journée était radieuse, l'air pur et vif comme on en trouve seulement dans les Alpes. Un sentiment de paix l'envahit. C'est vraiment la qu'elle était le mieux. Loin des hommes, des villes et de la civilisation. Ni haine ni méfiance ni jalousie. Elle s'assis dans l'herbe offrant son visage aux rayons chauds. L'été était bien avancé et sa peau diaphane n'avait pris aucune couleur ce qui ne semblait pas déranger son compagnon. PAs plus qu'il n'avait fait de remarque sur le tatouage qui ornait son flanc gauche. Cette homme la surprenait chaque jour, il était tellement différent des autres. Il n'exprimait aucune curiosité ouverte, la laissant libre de parler ou pas. Depuis le jour tendu de leur rencontre leur relation avait évolue du mieux qu'il fut possible. A ses coté elle retrouvait une certaine liberté d'action et de penser. Un petit soupir de bonheur s’échappa et elle ramena ses pensées sur l'instant présent. Son corps commençant à ressentir la chaleur estivale, elle se redressa et retira ses vêtements, s'étant assuré par avance de la solitude du lieu. Elle n'avait pas particulièrement envie de s’exhiber, du coup elle marqua un temps d’hésitation avant de finir d’ôter ses habits. Sans attendre elle courut à l'eau et plongea. La fraîcheur de l'eau la surpris, elle se mit à nager vivement pour se réchauffer. Il y avait fort longtemps qu'elle n'avait profiter d'un tel endroit, qu'elle n'avait eu la possibilité de le faire, ne s’arrêtant que rarement plus d'une journée dans une ville.


Le contact de l'eau fraîche, le calme du lieu, la beauté des montagnes environnantes lui apaisèrent l'esprit. Depuis son départ de la Normandie elle n'avait pas eu l'occasion de se détendre. Elle se laissa flotter un instant observant le vol des oiseaux sauvages dans le ciel ou courrait quelque nuage d'un blanc laiteux. Le froid la gagnant elle revint à la nage vers le rivage et sortit de l'eau, remit sa tunique et se laissa tomber dans l'herbe, se laissant sécher par le chaud soleil estival. Fermant les yeux elle s'endormit rapidement.


Justin62
Le blond sachant que sa brunette avait de l'appel de la forêt, d'un moment bien à elle, il fit celui qui ne la voyait pas partir.
Il décida de la suivre de loin par discrètement à bonne distance, la voyant entrée dans les sous-bois, il pressa le pas, pas sur qu'elle y serait mieux, il ralentit son pas la voyant le nez en l'air, caressant les fougères tout en marchand, là il avait deux choix sois la rejoindre ou la suivre de pas trop loin façon renard protecteur, il décida de la suivre voyant que son pas se fessait plus léger.
Il pensa voilà son royaume a ma douce Sorhiane, il l'a suivi ainsi jusqu'au bord d'un lac.
IL s'accroupit dans les fougères face au vent la regardant avec une infime tendresse.
La voyant regarder autour d'elle scruter les alentours, il s'allongea dans les fougères de peur qu'elle n'est sentie sa présence, faut dire qu'elle a du nez son Elfe et qu'elle naît si fine si parfaite à ses yeux, un nez à baiser lutin pour le sur .
Il sourit à ses propres pensées-là, la voyant se dévêtir, il la vit partir en courant s'habiller de la robe du lac ne découvrant que sa tête du coup et nageant comme une sirène.
Il l'a vis sortir de l'eau après un petit moment ne sachant que faire là, la voyant détendue belle comme un songe, un ange.
Il la regarda se rhabiller avec élégance, il sourit, la voyant s'allonger dans l'herbe face au soleil, après un tout petit moment il décida de sortir du sous-bois sans bruit, s'approcha d'elle doucement, il la regarda endormi, s'assis près d'elle. .
Il lui caressa le visage avec un trèfle de la clairière, la regardant ouvrir les yeux doucement sans trop être surprise, il sourit et dit;

ma douce Sorhiane excuse-moi de t'avoir suivi sans te le dire mais je ne pouvais te laisser partir seule même pour venir ici, pas que j'ai peur pour toi là

Il mentit la un peu

Mais te savoir trop loin de moi me fait peur, je ne voudrais pas te perdre tu sais, je peux rester près de toi ma Reyne?
Il lui prit la main sachant qu'il lui avait dit de jamais lui mentir, il dit;

Pardon j'ai peur pour toi quand tu pars sans rien me dire, ça n'est pas de la jalousie tu sais, mais juste qu'une damoiselle ne doit pas allez seule dans le bois, même si pense être en sécurité plus ici que dans les villes.
Les ombres ne sont pas que dans les villes tu savent les rôdeurs sont partout à présent, certes ils sortent la nuit tombé, mais parfois certain l'oubli ça.


Il se pencha sur elle pour poser un doux baiser sur son front, la regarda de toute la tendresse qu'il avait en lui.

On reste là un petit moment avant de repartir loin de cette ville ce soir ma Reyne si tu le veux bien?

Il sourit en regardant le lac;

tu m'apprendras a flotter sur l'eau comme tu sais le faire ma tendre Sorhiane?
Sorhiane
La brune sent une caresse sur son visage, douce, légère. Le sommeil s'enfuit doucement et elle ouvre les yeux. La lumière ne lui permet pas tout de suite de voir la personne assise près d'elle mais elle sait qu'il n'y a pas de danger. Petit à petit sa vision se fait plus nette et elle sourit a son compagnon. Son corps savait avant elle qui aurait pu être la. Elle le regarde tendrement et l'écouta réalisant a ses mots les craintes qu'il éprouvait. Se sentant honteuse elle baissa le nez et contemplant une coccinelle grimpant sur une fleur des près.

- pardon tu as raison. C'était irresponsable de ma part. J'ai toujours cédé à mes envies et ici c'est trop triste j'avais besoin d'air, de respirer. Tu me manquais tant... Je sais ce n'est pas une excuse.

Elle apprécie la douceur du baiser et vient se blottir entre ses bras, frissonnante sous la légère bise qui c'est levée durant sa courte sieste.

Citation:
- On reste là un petit moment avant de repartir loin de cette ville ce soir ma Reyne si tu le veux bien?


- oui je veux bien. loin de la ville c'est pas plus mal. Restons jusqu'au couché du soleil on sera aussi bien que sur les remparts . Tu sais je suis contente de partir ce soir, j’espère que la prochaine ville sera plus accueillante. Et bien sur que je t'apprendrais cela, je t'enseignerais le peu de chose que je sais qui pourrait t-être utile.

Devant son accord elle sourit et vint s'installer entre ses jambes, collant son dos au torse de son mercenaire, le laissant l'enlacer tendrement, lui signifiant ainsi qu'elle se mettait sous sa protection. Elle avait encore quelques fruits issues du verger local qui viendraient calé une fringale si nécessaire. Ainsi installé ils observèrent la course descendante du soleil, devisant doucement de chose et d'autre, le passé et le futur se mélangeant. Les montagnes s'enflammèrent, le lac s'assombrit, le ciel s'obscurcit les étoiles prenant leur place au fur et à mesure que le soleil s'éteignait. Alors il lui donna le signal du départ. La magie de l'instant se dissipa. Ils reprirent le chemin de la ville pour récupérer leurs maigres biens et leurs deux compagnons de voyage. Il était temps de découvrir une nouvelle ville...
Adelaide_
    A l'aube d'une défaite cuisante..

    Appartement de l'Étoile.


La Blondinette s'était levée à l'aube , la veille en taverne les défis avaient été lancés et il était temps pour elle de se remettre en selle en plusieurs domaines et pourquoi pas commencer par une passion d'enfance l'équitation ... Elle avait fait demander Orage une bête puissante qui n'avait pas son pareil lanée en plein galop.

Et c'est dans la petite maison qu'elle s'était aménagée à quelque pas de la résidence paternelle qu'elle se préparait, tenue de cavalière et cheveux sagement tirés en arrière mais féminin car il va de sois que la Blonde ne sait pas faire sans féminité jusqu'à la dernière mèche de cheveux. Petit regard pour le miroir devant elle, elle était satisfaite mais aussi de son teint qui reprenait couleur de la rosée ... Elle avait souffert maintenant elle tournait les pages, dans quelques jours un homme viendrait pour la veiller le temps de faire son mandat, le temps de préparer l'avenir et la visite d'une autre Terre.

Vous êtes prête Ambre ! Vous n'allez pas à un défilé!
Pour l'Amour du Ciel Hersent'!
Oui quoi cela fait deux semaines que je vous supporte dans votre mélancolie désastreuse sans que vous réagissiez je peux bien vous piquer!

Le regard dévie lentement vers sa Fidèle, elle lui sourit tendrement toujours là, toujours à la veiller, à supporter les nuits blanches mais il était l'heure d'avancer, de vivre en volant ces moments éphémères qui auront bientôt le mot fin..

Oui Hersent' vous pouvez ! Il est temps pour moi de reprendre un cours de vie dans la normalité .. Je me suis usée .. J'ai usée des gens avec mon caractère ... Je veux démontrer maintenant que je grandis ...
Alors ça .. Je ne sais si vos démons ne reprendrons pas le dessus ..

Elle sentit le regard dévier sur ses avant bras et d'instinct elle tira les manches..

Bon allons y .. Orage doit-être prête!


    Lac d'Annecy .. En avant pour la grande chevauchée ..



Elle était arrivée en tenant sa monture, point de rendez-vous ou pour l'heure personne mis à part Hersent' qui se posait la question si la Blonde n'allait pas se rompre le cou dans cette folle chevauchée ... Elle se demandait si Dacien n'allait pas déclarer forfait avant d'avoir commencé, un sourire se dessina sur son minois à cette pensée.

Bon il ne reste plus qu'à attendre!
Dacien_de_chenot


[Les défaites conduisent aux plus grandes victoires]


La soirée de la veille avait laissé ses traces d'insomnie et le génépi servi généreusement n'avait rien arrangé à l'affaire. Dacien se réveilla avec un terrible mal au crane et une amertume au bord des lèvres qui le poussèrent à remonter le drap au dessus de sa tête pour échapper à l'agression d'un rayon de soleil, trop épuisé encore pour trouver la force ou l'envie de se retourner.
Sans doute aurait-il pu se rendormir du sommeil du juste si des bribes de la soirée n'étaient remontées à la surface venant tourmenter son esprit, jusqu'à ce qu'il reprenne pied.
Il devait écrire à sa mère car, si hier il avait dû faire appel à toute sa tempérance, il jugeait l'affaire assez sérieuse pour en faire part à la Duchesse et s'en remettre à son jugement.
La missive fut rapidement rédigée et confiée à Volovent qui retrouverait rapidement le chemin du pigeonnier de Luserne.

Il n'y avait pas eu que du fiel lors de cette soirée et il sourit lorsqu'un air revint sur ses lèvres "Boute... boute... boute....". Décidément, le Vicomte était un homme agréable qu'il avait eu grand plaisir à côtoyer.
Les idées se remettaient lentement en place dans la tête du jeune homme jusqu'à ce que...

- La course !!!! ..... Colignyyyyy !!!!! Coligny, grand dieu !

Tout en s'habillant à la hâte, sacrifiant au bain chaud qui lui aurait pourtant fait tant de bien, il avala rapidement un encas indiquant à l'homme qui avait répondu à l'appel de son nom

- Coligny, fais seller Atlas. Qu'il soit prêt dans 5 minutes.

L'homme était sombre et silencieux qu'il acquiesça d'une simple inclinaison de tête. Restant dans l'ombre de son maitre depuis qu'il était entré à son service, on savait peu de chose de lui, sinon qu'il parlait peu mais avec un fort accent bourguignon et qu'il suivait Dacien comme son ombre, lui servant tour à tour de garde du corps, d'intendant et de messager. Il sortit rapidement, laissant à Dacien le soin d'enfiler de hautes bottes de cuir souple et des gants de même.

Il ne lui fallut que peu de temps pour repérer la cavalière et se porter à sa hauteur.
Il sauta bas pour la saluer, ne résistant pas au plaisir de la taquiner.

- Bonjour Ambre. Ainsi donc vous m'avez devancé. Profitez bien de cet exploit qui sera unique, soyez-en sure.

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Kateline
    [A qui il manque l'essentiel ne reste que le néant...]

      Promenade estivale au bord du lac d'Annecy, prise d'une envie de s'aérer après deux heures de lecture intensives, Kateline arpente seule le chemin qui longe les rives du plan d'eau. La nuit qui a précédé ce jour et l'arrivée en cette ville avec un passager manquant l'ont plongé dans une sorte de mélancolie dont elle réapprend l'existence non sans grincer des dents.
      Être séparée de la personne qui lui redonne le goût de vivre et d'aller de l'avant... revient à la ramener à l'époque de son deuil. Aussitôt la volonté de se lever au matin disparait, chaque geste devient pénible, chaque petite décision quotidienne le devient également.
      L'Ebène sait comment forcer ses propres pas, c'est ainsi qu'elle a fonctionné durant ces derniers mois, et tous les jours le même refrain qu'elle se répétait intérieurement... "Aujourd'hui tu te lèves, tu te laves, tu vas à l'université.. ah et si ce n'est pas trop demandé, tu manges aussi!". Et les jours se sont suivis, égaux à eux mêmes. Redondance de la routine, automatismes à peine joués. Il serait aisé pour l'Intransigeante de revenir à la facilité.
      Puisqu'il est si facile pour elle de retomber dans ces mécanismes involontaires, alors que son regard vide se pose sur le lac, un calme olympien règne sur le lieu, ce qui l'arrange finalement. Si elle devait encore en plus faire la politesse à un promeneur, pauvre petite.. ou pauvre promeneur. Au choix.
      Sa marche est lente, sans véritable but, elle avance et pense au chemin qu'il lui reste à parcourir avant de retrouver sa famille. Parce que le but c'était cela, amener l'absent aux siens. L'envie de l'intégrer à son monde, comme il avait accepté de lui laisser mettre un pied dans le sien. Mais la vie n'est pas simple, l'Ebène un peu trop maladroite, à peine apprivoisée, mais certainement pas domptée s'en veut, en veut à l'absent, et en veut au monde entier en cet instant. Elle en vient à penser qu'elle finit toujours par salir ou gâcher ce qu'il y a de beau et de bon dans sa vie. Le trop grand nombre d'échecs à son actif l'accable, pèse sur ses épaules qui s’affaissent un peu plus à mesure que sa balade se poursuit.
      Puis vient le moment où ses pas la ramènent vers la ville, le minois mélancolique laisse à nouveau place au masque d'indifférence, elle regagne l'auberge et la chambre louée pour le temps de son séjour, sans un mot, ni un sourire à qui elle croise. Livre de médecine à la main, elle replonge dans ses études et déconnectera sa raison pour quelques heures...

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Silanie


[Et les victoires aux premières fan?]

Une promesse est une promesse. Celle de venir faire la groupie pour son filleul en faisait parti. Et quoi de mieux que de le faire en famille? Ainsi dit, ainsi fait. La jeune femme avait été se reposer avant de venir faire présence sur les lieux, accompagnée de sa jeune fille. Du haut de ses cinq ans, il était à reconnaître que la jeune demoiselle était jalousement protégé par la jeune mère.

Ainsi donc, installée dans un carrosse, les deux Le Verdier firent leur apparitions sur les abords du lac. Il semblait qu'elles ne furent pas les premières. La blondine posa le pied à terre avant d'aider sa brunette à descendre à son tour. S'assurant que le coche reste dans les environs, elles prirent la direction du début de la course.

Elle ne savait pas qui y participait mais constata en première vue que la jeune Ambre en était. Un sourire un brin amusé, un brin bienfaiteur, elle emmena sa petit perle sur un point où, elle l'espérait, elles ne manqueraient rien de la course. Des fleurs sauvages un peu disparates tronaient ça et là. Elle eut alors une idée. Se mettant à sa hauteur.

Lyla, si nous cueillons des fleurs pour Dacien. Il gagnera certainement, tu pourrais les lui offrir comme ça. Qu'en dis tu?

La mini brunette, tout aussi passionnée par les jardins de Castiglione que sa mère peut l'être, ne se fit pas prier pour commencer à cueillir autour d'elle toute les fleurs qui se trouvait à porter de ses petites mains. Les plus belles comme les moins avantageuses.

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En refonte
Adelaide_
La main se promenait sur l'encolure de la bête qui piaffait d'impatience d'en découdre dans une belle course autour du lac .. Et la Blonde n'eut pas long à attendre pour voir apparaître celui qui la défié à la course..

Un regard pour le grison un sourire naissant sur son minois quand il s'exclama sur la perte de la course de la part de la Monmouth, chose qu'il ne devait savoir c'est qu'elle les connaissait les coins, les ornières et les branches basses qui pouvaient parfaitement entraver la bonne course du Dacien déjà bien fier.

Nous en reparlerons ! Nous en reparlerons !

Un regard alentour pour apercevoir Silanie qui s'était joint à eux puis calant son pied dans l'étrier elle se glissa sur sa monture, tenant fermement les rennes.


Alors vous sentez vous prêt l'ami?
--Dacien.de.chenot


- Je suis on ne peut plus prêt.

Il avait hâte de sauter en selle et de lancer sa monture avec la rage d'un désespoir qui concluait ce voyage à Annecy, comme si sa profonde tristesse pouvait, surprise par un départ foudroyant, rester derrière lui, trop lente pour suivre la course. La déception avait été à la mesure dont il avait paré le rêve toutefois, d’histoire il n’y avait pas eu, et pour cela il lui restait redevable.

Atlas renâcla qu'il dût maintenir ferme et calmer de la dextre posée sur le chanfrein.
Son regard véronèse se posa sur la jeune cavalière qui affichait un sourire serein qui fit un instant poindre le doute. De quelle traitrise userait-elle ?...

- Nous avions convenu d'une robe contre une armure, je crois. Je me contenterai d'une dague si vous le voulez bien. Les armures sont bien trop chères pour que l'enjeu soit équitable et, de plus, j'ai égaré ma miséricorde hier. Cela vous convient-il ?

Il avait tout perdu hier. Seule sa dague pourrait aisément être remplacée.
Le pied senestre glissa dans l'étrier tandis qu'il s'aidait du pommeau de sa selle pour monter en selle.
Non loin il aperçut sa marraine, personne extraordinaire auprès de laquelle il trouvait non seulement conseils et écoute, mais aussi chaleur et réconfort. Preuve encore s'il en était besoin, de l'incroyable lucidité de sa mère dès qu'il s'agissait de savoir ce qui convenait pour son fils.
Près d'elle se tenait une enfant. Il leva haut la main pour leur adresser un salut, et ne put retenir la dernière provocation qui s'adressait en fait à Ambre :

- Je reviens vite vous saluer, Marraine, tout auréolé de gloire et le front de lauriers couronné.

Puis, directement à la blonde cavalière :

- Allons-y, voulez-vous ? A trois ! 1... 2...
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