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[RP] Hôtel de La Force

Pattricia
Boise semblait très inquiet, même si il ne le montrait pas, et Patt sent un froid glacé l'envahir. Sa filleule avait toujours été impétueuse, mais aussi extrême dans ses actions, ses pensées. Quand le protecteur montre clairement qu'il préfère partir à sa recherche seul, la rousse hoche la tête et le regarde sortir de la pièce. Elle s'approche de l'ours, pose la joue sur son torse et enserre sa taille de ses bras.

Je pense que Boise saura la retrouver mon ange, il a le chien avec lui. Je crois que... j'ai peur... comme si quelque chose de terrible allait arriver...

Elle ne pouvait rien faire elle-même, si Oxy était partie c'est qu'elle l'avait blessée ou déçue d'une manière ou d'une autre. Non seulement la capitale du royaume était vaste et grouillante, mais en plus elle n'était pas sure du coup que sa filleule apprécierait de la voir se lancer à ses trousses...

Tout lui semblait étrange d'ailleurs depuis quelques instants, que faisaient donc les enfants ?

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Argawaen
Devant l'inquiétude de la rousse, l'homme l'étreint et essayait de la réconforter au mieux.

Tout va bien se passer ma douce... Mais je pense que nous devrions quand même aider Boise... C'est ta filleule, et je pense qu'en tant que marraine, tu devrais y aller... Je vais te raconter quelque chose... Je t'ai déjà parlé de Lily-Jane, ma défunte marraine et suzeraine...
Elle s'en est voulue toute sa vie de ne pas être venu me chercher plus tôt, elle s'en est voulue de ne pas avoir fait le nécessaire pour me retrouver.
Tu dois le faire, pour elle...


Sa main caressait le visage de sa belle, elle devait rapidement réagir et ne pas se morfondre. Elle s'en voudrait toute sa vie...
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--Melie
Patt allait répondre à son ours quand Mélie fait irruption dans la pièce, les saphirs dilatés par l'inquiétude et la voix montant légèrement dans les aigus.

- Floris est avec vous ?
- ...
Heu... non.
- Je... je crois que... nous avons un problème...


La rousse s'écarte d'Arga et vient se planter devant Mélie.

- Explique !
- Je ne le trouve nulle part...
- Non de ... !!!!!


L'intendante se précipite dans le sillage de la maitresse de maison qui vient de sortir en trombe du salon à grandes enjambées. Leur course folle les mène dans la cour.

- Souffreuh !!!!
Mélie ramène-moi Cantor et Lucie immédiatement !
- Je les ai déjà interrogés et ils n'ont pas vu leur frère depuis que nos invités sont arrivés...
- Merdeuh !


A ce moment là, l'estafette/homme à tout faire de la vindicative arrive à son tour.

- Vous m'avez appelé ?
- Trêve de chicaneries, Floris a disparu, Oxyane a disparu, qui les a vus sortir ????
- Pour votre filleule, j'ai déjà répondu à Boise qu'elle avait quitté les lieux avec sa monture et sans son chien, mais pour le jeune Floris, personne ne m'a rien signalé, vous pensez bien que l'on a interdiction de laisser les enfants sortir sans autorisation de votre part et sans escorte.
Nous avons réceptionné plusieurs livraisons tout à l'heure, sans doute a-t-il profité du tohubohu pour se faufiler...


Quand Patt devient pâle comme la mort, Mélie ne peut s'empêcher de venir soutenir son amie.

- Nous allons partir à leur recherche, enfin celle de Floris, Oxyane est assez grande pour se débrouiller toute seule, tu ne peux tout faire, ton fils d'abord.
- Je sais... mais avec le chien d'Oxy on aurait pu le retrouver plus facilement... Si Truffe était là...
- Tu as Vindict...
- Il... il n'a même pas dix ans et la capitale est si dangereuse...


Mais la môme au loup n'était pas du genre à se laisser dépasser par les évènements très longtemps, surtout si il s'agissait de la chair de sa chair "cette fois il est allé trop loin !!!"

- Je vais me changer, Souffre préparez plusieurs groupes, Mélie rassure les enfants et prévient les cuisines que le repas est annulé, fait préparer un encas pour tout le monde, j'ai jamais vu que l'on soit efficace le ventre vide !
- Je m'en occupe t'inquiète !
- A vos ordres !!!


Les jades brillant d'inquiétude, la rousse se précipite à l'intérieur pour rejoindre ses appartements et se changer...
Argawaen
L'agitation se faisait sentir, enfin un peu d'action, bien que la situation n'avait rien de réjouissante.
Le vieil homme se leva et vint jusqu'à sa douce.


Ma douce, je connais Paris, j'ai dix hommes, mon homme de main et quatre soldats iront aux abords de la ville, le reste et moi même, nous irons fouiller dans les quartiers malfamés. Les marchands aiment faire du commerce là-bas, les produits s'arrachent à prix d'or...

Paris était grande, Paris était agitée, et après y avoir passé des années il connaissait pas mal d'endroits où des personnes pouvaient se cacher.
Aux abords de la ville il y avait les champs, les fermes, les tavernes, une halte où les marchands s'attendaient afin de faire la route ensemble et ainsi se sentir plus en sécurité.

A l'intérieur de la ville, il y avait la Cour des Miracles, les bas fonds, les endroits malfamés mais souvent empruntés pour faire des échanges, et les marchés.
Il fallait procéder par élimination. Le vieil homme quitta la pièce et se rendit dans la cour. Il appela ses hommes et donna ses instructions.


Aarhon, tu prends quatre soldats, et vous allez me fouiller les abords de la ville, tavernes, fermes, lieux de rassemblements, TOUT !
Les autres, avec moi !


Le Dehuit de Malemort fit préparer sa monture, il attendait que les autres arrivent, Aarhon, quant à lui, était déjà partit...
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Pattricia
Chacun est prêt au départ, Patt avait troqué sa robe contre une tenue masculine, en tissu de laine épais et doublé, le tout dissimulé dans son manteau de fourrure noir. Après avoir enfourché sa jument, la rousse vérifie que chacun a son encas et répartit les tâches.

- Souffre, vous me faites les berges avec vos hommes, rive droite et rive gauche.
Argawaen, je te laisse les quartiers malfamés, tu y as peut-être encore quelques connaissances qui pourraient te venir en aide, j'y suis trop reconnaissable, peu de chances que l'on veuille m'aider.
Pour ma part, je vais retourner les quartiers d'ici au Louvre, je vais voir si le Guet pourrait ouvrir l'œil, puisqu'ils connaissent également les enfants.
Mélie, toi tu restes ici avec Lucie et Cantor, on ne sait jamais...


Une fois ses ordres transmis, la môme au loup talonne sa monture, et se lance dans les ruelles de la capitale...
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--Aarhon
[Aux abords de la ville]

L'homme de main de Lugan, et également de Cosnac quitta la ville avec quatre cavaliers afin de ratisser la zone autour de Paris.
Quand son supérieur disait quelque chose, il fallait exécuter, et c'était une fierté pour lui de se sentir valorisé en ayant quelques missions.
Avant que le Dehuit de Malemort arrive à Lugan, la ville était abandonnée par Lily-Jane, mais la défunte Comtesse avait beaucoup de responsabilités, cela avait été à la fois une peur et un soulagement de voir quelqu'un prendre les rennes.

Aarhon et les cavaliers se rendirent tout d'abord dans les lieux publics, il sépara le groupe en deux et laissait donc trois hommes partirent de leur côté.
Quant à lui, il s'occupait de se rendre au lieu de rassemblement des marchands avec un seul cavalier.
En chemin il observait le moindre détail, la moindre petite chose pouvant être un début de piste. Mais malheureusement pour lui il n'y avait rien...

Le vieil homme de main commençait à désespérer, de toute façon si le môme s'était enfuit via une charrette il était forcément au fameux lieu de rassemblement... Du moins il l'espérait...
Une fois arrivé Aarhon s'approcha du groupe présent et prit la parole.


- Bonjorn, nous sommes à la recherche d'un enfant pas plus haut que trois pommes. Il se nomme Floris, une gueule d'ange... Vous ne l'auriez pas vu par hasard ?

- Mouarf ma foi non soldat. Ici c'est privé, et si un gamin il y avait, le gamin aurait été jeté..

- Auriez-vous une idée d'endroits ?

- Essayez les fermes du coin, c'est facile de se planquer.
- Mais non il faut qu'il commence par le moulin !
- Raaah la ferme ! Il faut qu'il commence par les tavernes !

Secouant la tête légèrement Aarhon décida de suivre son instinct... Direction les tavernes...
Argawaen
Le vieux vétéran se contentait de faire un signe de tête en guise d'approbation et talonna sa monture avec ses quatre cavaliers.
Le Dehuit de Malemort fonçait dans les rues de Paris jusque dans les quartiers mal famés, mais également la Cour des Miracles... Tout se savait là-bas, et vu le nombre qu'ils étaient ils ne tarderaient pas à se faire accoster...

Le Dehuit de Malemort ne s'y était pas trompé, à peine furent-ils arrivés que des hommes étaient déjà en train de les suivre. Ils étaient une dizaine à tout casser, et ils faisaient en sorte de les conduire dans une ruelle à l'écart... Un vrai piège à rats..
Argawaen connaissait la Cour dans les moindres détails, et à la vue du quartier Ouest il prit un léger raccourcit, c'était un coupe-gorge mais leurs poursuivants ne s'attendait pas à une telle manœuvre.

Cependant ils n'abandonnèrent pas si facilement, Argawaen devait être réactif, les hommes qui suivaient la troupe bloquaient la route de tous les côtés. Il ne restait qu'une solution... Il sortit sa carte de tarot et la lança dans la ruelle...


- L'homme en noir... Ici... Tu n'es plus le bienvenu !

Oh ça oui il le savait, mais il n'avait pas le choix, si il pouvait avoir des renseignements, c'était ici qu'il pourrait en avoir le plus...
Ses hommes avaient la main prête à sortir les armes, mais d'un signe discret le Dehuit de Malemort les fit attendre...


Je le sais, mais j'ai besoin d'un petit coup de main. En souvenir du bon vieux temps...

Des rires se firent entendre, les agresseurs n'étaient pas dupent...

- Et pourquoi ferions-nous cela ? Tu as tué plusieurs de nos frères !
Mais vous aussi mes chers, si la plupart d'entre vous sont encore en vie, c'est parce que je l'ai souhaité. Vous avez TOUS une dette envers moi !
Trêve de plaisanteries ! Aidez moi, ou c'est la mort...


Les armes sortirent de leur fourreau, un léger sourire se dessinait sur le visage du vieil homme...

Très bien... Vous l'aurez voulu...
_________________
--Floris
[Plusieurs heures en arrière...]


Floris tempêtait seul dans les écuries. Après avoir donné une centaine de coups de pied dans le fourrage, rougi ses poings dans les sacs de grains et laissé couler ses larmes, le petit garçon s'était endormi dans une stalle vide. C'est quand Oxy était venu récupérer Milo, son cheval, que le gamin avait émergé de son sommeil sans rêve. La vision de la flambée qui se carapatait en catimini lui donna l'idée de ce qu'il allait faire...

C'est donc un Floris au visage neutre qui se pointe en cuisine, grappille ça et là quelque nourriture dans les réserves, passe dans le vestibule pour récupérer son manteau de mouton et mettre ses bottes bien chaudes et se faufile par le jardin, désert à cette saison, jusqu'à une petite porte discrètement dissimulée par un houx.

Après avoir réussi à retirer la barre qui entrave l'ouverture, le petit garçon passe la tête à l'extérieur, donnant sur une ruelle sombre. Pas trop fier, il déglutit, réajuste la dague dans sa botte, et se lance à l'extérieur, refermant prudemment la porte derrière lui. "D'façon elle s'en fiche, elle a qu'à roucouler puisqu'elle le trouve tellement bien son Seigneur !!!"
Oxyane
Il était surprenant pour moi d'arriver à cette conclusion, moi qui m'étais toujours débrouillée pour aller de l'avant, de finir par la chose des plus pathétique et ridicule qu'est le suicide. Milo vint frotter ses naseaux dans mon épaule,je le caressais un instant, avant de faire un geste brusque qui le fit reculer violemment. Je me levais et lui hurlais dessus :

-Va t'en !! File !! ALLEZ !!

Il plaqua ses oreilles en arrières et partit en galopant, sans se retourner. Avant qu'il le fasse, j'aurais de toute façon disparue.
Je priais, avant de regarder dans le vide. Moi qui était sujette au vertige, la situation me parut ironique. J'avançais d'un pas, dans le vide. Je riais. Avant que le choc ne me fasse rejoindre le Très Haut ou l'enfer, j'eus le temps de penser que si les hommes rêvaient de voler, moi, non...je tombais toujours de trop haut.

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Tomber est permis, se relever est ordonné

Dieu pardonne, moi pas.
Boisedelademada
J'avais pris une des montures à la Force, et a toute vitesse j'avais réussie à la trouver. Mais j'étais trop loin. Et il était trop tard. Un cri s'échappa de ma bouche quand je vis la cascade rousse plonger dans le néant. Je crus presque entendre son rire, mais j'avais dû rêver. Je ne compris pas. Enceinte de quelques mois. Amoureuse. Toujours ravie d'être entourée de sa marraine et des enfants de cette dernière...et je réalisais alors que rien ne pouvait rendre heureuse celle que j'avais servie, en quête d'un bonheur qui n'existais pas. J'essuyais rageusement les larmes qui coulaient. Un mélange de colère et de tristesse se mêlait et je me retournais, Milo était là, tête basse, qui me regardait presque avec résignation. Sans doute avait il compris, je descendis de ma monture et approchais du bai, pour lui caresser l'encolure. Un léger bond, je me retrouvais sur son dos, et suivis de l'étalon blanc de la Force, je rentrais...Il restait à annoncer à Pattricia, puis à m'en aller.

(A l'hotel de la Force)

Le blanc bec rentré, Milo attaché dans la cours, je sifflais Nox qui accourut, me renifla et se mit à japper. Je lui caressais la tête en grognant :

-Arrête. C'est fini mon beau...C'est fini.

Je rentrais dans l'hôtel, suivi du tueur de ma rousse, allais dans le salon, et me servit une rasade d'alcool, histoire de me remettre les idées en place. Je pris un parchemin, et écrivit un mot pour la propriétaire des lieux :
Citation:

Dame Pattricia,

J'ai le regret et la tristesse de vous annoncer qu'Oxyane, votre filleule, est partie rejoindre le très haut. Comme elle me l'avait demandée, je vais reprendre Nox et Milo, et le peu d'affaires qu'elle possédait. Je vous souhaite une bonne continuation.
Que le Très-Haut veille sur vous et les votres.

Boise de la Demada.


J'allais dans la chambre de ma défunte rousse, humais l'air qui semblait encore retenir son odeur, pris ses affaires, sifflais Nox, sortis de la batisse, grimpais sur Milo, et ce fut non plus à quatre, mais a trois désormais, que je repris la route.
--Souffredoul
[Un semestre plus tard...]


- Alors c'est sûr, elle est partie pour de bon la patronne M'sieur Souffredoul ?
- Ouep !
- Elle va faire quoi de cet hôtel du coup ?
- Aux dernières nouvelles le garder.
- Ah ?
-Bon écoute mon gars, c'est pas tes affaires tout ça ! Tu es payé pour rester ici pour garder les lieux, veiller à ce qu'ils soient entretenus pour la propriétaire, alors tu t'exécute et t'évite d'être curieux. On aime pas trop ça dans la tribu.
- La tribu ?
- Ouais... 'fin chez les La Canéda quoi !
- Mais j'croyais que c'était l'hôtel particulier de la Dame de La Force ?
- C'est pareil.
- ...
- Laisse tomber, tu fais ton travail, tu touches tes écus, un commis passera tous les trimestres pour vérifier que tout va bien et c'est tout ce que tu as à savoir !!!
- C'est bon... pas la peine de vous énerver...
- Humphr !


Souffre tourne le dos à la bleusaille et enfourche son vieil hongre. Après un dernier signe de tête, l'ancien prend le chemin du Sud de la capitale, le Périgord et le mariage de la rousse l'attendait. C'est pas qu'arpenter le Louvre lui manquerait vraiment, y'avait rien de pire pour ses veilles jambes que ce château, mais avoir aidé dans sa tâche la Cap de la Garde Royale, " 'fin... l'ancienne Cap..." lui avait beaucoup appris et procuré bien du plaisir "sauf la période où il fallait sortir un certain ours des geôles parce que MONsieur ne supportait plus la longueur de toutes ces guerres et la séparation d'avec la vindicative.
Le mariage allait enfin avoir lieu et il espérait, bien que pas mal septique tout de même, que la môme au loup allait enfin se calmer...


- Direction le Périgord ma vieille carne, la tribu nous attend pour fêter des noces !!!
Henrii
- Le 19 Juin 1462 -

Henri n'était pas un incapable. Il n'avait pas reçu d'éducation, ne connaissait pas grand chose à la politique, savait lire et écrire avec difficulté, mais était débrouillard. Par lui-même, il avait appris à tailler le bois ; par lui-même, il avait appris à chasser et à tirer à l'arc.
A dix-huit ans, il avait croisé la route d'un fauconnier, qui lui avait appris les rudiments de son art. Pour le remercier d'un service que le jeune homme lui avait rendu, l'homme lui avait donné la possibilité de choisir un œuf de buse et de dresser l'animal. Henri avait suivi chaque conseil, et évité quelques erreurs, sans trop de mal. Parce que Henri était débrouillard, et qu'il ne manquait ni d'instinct, ni d'intelligence, même s'il lui arrivait de se montrer naïf.

Quelques jours plus tôt, le blondinet avait reçu une lettre. Une lettre d'une totale inconnue, une dénommée Plume. Le jeune homme avait trouvé le nom étonnant, et plus encore étonnant, la demande que cette personne lui faisait. Elle désirait un faucon, et quelqu'un pour lui apprendre à le dresser. Elle avait entendu parlé de lui par sa petite sœur Irénée.
Remis de son étonnement, Henri avait brièvement répondu qu'il arrivait au lieu du rendez-vous : l'hôtel de la Force, à Paris.
Paris... Henri n'aimait pas particulièrement cette ville. Il y avait commis de très imprudents erreurs, qu'il regrettait amèrement. Mais Paris resterait tout de même une ville qu'il chérirait, au moins parce que c'était là-bas qu'il avait croisé la route de la très belle Ciana. Ciana, qui hantait ses pensées jours et nuits, et qu'il avait retrouvé par hasard sur le chemin de la Bretagne. Et puis c'était là aussi que vivait Alida, une drôle de Chauve-Furie qu'il appréciait sincèrement.

Une fois arrivé à la capitale, le blondinet n'avait pas tardé à trouver la route de l'hôtel en question. Henri n'avait que très rarement mis les pieds dans de telles habitations. Il n'était qu'un simple paysan, après tout, et encore, pas vraiment. Il n'était que journalier, et ne possédait pas de terres à lui.
Il fut impressionné par l'hôtel. C'était plus grand qu'une cabane dans les bois, pour sûr ! Et c'était sûrement meublé comme le Manoir Ozéra, qui appartenait à sa sœur aînée, Marion.
Tout ce que Henri espérait désormais, c'était qu'on l'attendait bel et bien, et qu'on ne s'offusquerait pas de la présence de sa chienne. Parce qu'un chasseur sans chien, c'était comme un canard sans aile, ça ne rimait pas à grand chose. Et pour une fois qu'il acceptait de l'emmener ! D'habitude, il la laissait dans sa cabane forestière, mais cette fois il avait tenu à ce qu'elle vienne. Il n'avait pas envie d'être absolument seul dans Paris, et espérait que la présence de la chienne le dissuaderait de fréquenter les lieux douteux.

Henri toqua à plusieurs reprises sur le bois de la porte. Il était temps de s'annoncer, et de faire ce pour quoi il était là, à savoir : rencontrer Plume.
La porte s'ouvrit, et un valet apparut, lui demandant la raison de sa viste.

« Je viens voir la Demoiselle Plume. Elle m'attend, je suis Henri. Pour le faucon. »
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Henri pense. « Henri parle. »
Plumenoire
Paris …
Première fois qu’elle y remettait les pieds depuis son escapade à la cour des miracles.
Seule qui plus est !

L’histoire se répétait … Limoges … Paris … Limoges … Paris …
Seule la période, le but, l’accompagnement, avaient changés.
Elle était seule. Elle devait rencontrer un homme.

Le trajet c’était déroulé sans encombre et la louve avait retrouvé l’hôtel de la Force. Et encore, elle avait failli se faire jeter dehors !
Il faut dire qu’elle n’y était jamais venue seule … Et rarement en bon état …

Enfin, elle était à l’hôtel. Malade en plus de ça … mais elle était là.
Arrivée la veille, elle avait fait un tour d’inspection, écrit à son père qui devait se ronger les sangs de la savoir à Paris, essayé d’avaler un morceau qui, pour une fois, était resté, puis s’était endormie, Evil confortablement installé sur les draps. Il faut dire que depuis que sa louve était hantée par les cauchemars, il avait le droit de la veiller, blottit tout contre son corps tremblant.

Le lendemain matin, alors qu’elle avait passé une nuit épouvantable, à hurler de terreur, à faire se lever et se relever le valet encore et encore … Quelqu’un vint toquer à sa porte avant d’entrer, .

Demoiselle Plume ? Quelqu’un vous demande à la porte …
- Hmmmm …..
- Demoiselle ?
- QUOI ?!
- A la porte … Un certain Henri …
- Mais renvoyez le avec un coup de pied dans l’c…. grumph !
- Il dit que c’est pour le Faucon …


Evil, écoutant sagement, dressa les oreilles et vint mordiller le bras de la louve. Louve qui commence à se réveiller un peu plus et à comprendre ce qu’on attend d’elle…

Attendez … Henri ?
- C’est ce que j’ai dit …
- Henri … le Fauconnier ?
- C’est ce que …
- Bon Sang mais qu’est-ce qu’il fait encore dehors ?! Faites le rentrer en vitesse !
- Mais vous …


Un aboiement bref d’Evil fit reculer le pauvre valet qui partit ouvrir au jeune homme en vitesse.

- Entrez … Elle va arriver … Suivez moi ...

Tandis que le valet emmène le visiteur au salon, sans visiblement se formaliser du chien, Plume se lève en 4eme vitesse et enfile ses habits.
Refaire le bandage qui lui enserre le torse, diminuant sa poitrine, se passer de l’eau sur le visage, enfiler ses habits, noir et masculins, se passer un coup de peigne, glisser deux dagues à sa ceinture, jeter un œil à son reflet, sourire en coin et siffler le loup pour partir au petit trot dans les couloirs pour rejoindre le salon, pieds nus.

Se calmant, la louve observe l’homme, tandis que le loup repère la chienne. Les instincts se mettent en marche, le loup s’approche, méfiant, curieux. La louve l’attrape sèchement et le garde au pied, une main sur la taille, près de ses dagues, observant le visiteur. Son regard est méfiant, cependant un léger sourire en coin étire ses lèvres pales.


Je suis Plume. Lui c’est Evil.
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Henrii
Le valet l'invitait à rentrer, et Henri n'hésita pas. A peine le temps de regarder autour de lui qu'une jeune fille drôlement vêtue se matérialisait devant lui. Elle avait les pieds nus et des vêtements d'homme. Le blondinet esquissa une légère grimace. Ce n'était pas avec ses nippes qu'il allait pouvoir apprécier la silhouette de la jeune fille. Henri avait beau être amoureux, il n'en restait pas moins un homme, et une femme dans une belle robe seyante, c'était tout de même quelque chose.
Elle se présenta, et fit de même pour son... Pour son loup ? Henri grimaça franchement cette fois. Des loups, il en avait vu, et pas qu'une fois. Quand on passait la moitié de sa vie dans la forêt, fatalement, un jour ou l'autre, on finissait par tomber nez à truffe avec ce genre de bestiole. Pourvu que celui-ci soit correctement nourri !

« Henri. Le type des oiseaux. »

Etrange façon d'étaler son pedigree, mais Henri n'était pas un fou furieux du nom à rallonge et des mots compliqués pour décrire un truc tout simple. Il s'appelait bien Henri, et s'occupait bien des oiseaux. Pas la peine de prendre un ton pompeux et déclamer ses deux noms de famille associés au nom d'une profession qu'il ne pratiquait qu'en amateur. Le blondinet n'était décidément pas prétentieux.

« Ma sœur vous a donc parlé de moi ? Elle va bien ? »

Henri tourna la tête de droite à gauche, comme si Irénée allait brusquement surgir de derrière une tapisserie. Mais, comme il fallait plus ou moins s'y attendre, sa cadette ne fit aucune apparition spectaculaire. Peut-être que le fait qu'elle ne soit pas sur place expliquait qu'elle ne déboule de nulle part.
Le jeune homme jeta un œil au loup. Sa chienne s'était cachée derrière ses jambes, dans la plus parfaite illustration du courage canin. Mais Henri n'allait pas lui en vouloir, lui-même n'en menait pas large, à côté de cette bête-là.

« Alors, vous m'avez fait venir au sujet d'un rapace, c'est bien ça ? Vous voulez en avoir un ? Et... Excusez-moi... »

Il désigna le loup, vraiment trop proche de lui pour qu'il se sente parfaitement à son aise.

« Votre Evil, là, il ne va pas me sauter dessus, au moins ? »
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Henri pense. « Henri parle. »
Plumenoire
Plume observait le jeune homme grimacer. Le sourire en coin s’étire en sourire amusé, presque narquois. Les robes étaient bien trop encombrantes pour elle, et surtout trop incommodes !
Evil, assit contre la jambe de Plume, tendait le museau vers la chienne, son sang de mâle bouillonnant surement dans ses veines.

Le visage s’incline très légèrement devant l’homme, en guise d’enchanté, à l’entente du nom. C’est donc lui …


Ma sœur vous a donc parlé de moi ? Elle va bien ?
En effet.
Elle va bien ?
Oui.


Clair, simple, concis. De tout façon, elle ne pourrait pas faire mieux puisque la douleur qui lui tenaille le ventre l’empêche de parler plus longtemps … Plume lui proposa un siège d’un geste de la main, observant l’animal blottit contre lui.

Alors, vous m'avez fait venir au sujet d'un rapace, c'est bien ça ? Vous voulez en avoir un ? Et... Excusez-moi...

Plume observe l’homme, acquiesçant a ses dires

Votre Evil, là, il ne va pas me sauter dessus, au moins ?

Le regard va désormais de l’homme au loup et du loup à l’homme. Elle sait qu’il a peur, Evil est calme lui, attentif. Un geste, un seul, et il bondirait pour défendre la louve.

Pas sans un ordre de ma part.

Plume prend tranquillement un fauteuil, cachant ainsi sa faiblesse, réinvitant le jeune homme à s’asseoir.

Vous voulez boire quelque chose ?

Plume tourne le regard vers le valet qui lui jette un regard dépréciateur… pourtant, il devrait avoir l’habitude de ce genre d’accoutrement, avec une maîtresse comme Pattricia.

A boire s’il vous plait …

Le regard retourne sur le jeune homme.

En effet, je vous avais écrit pour un rapace. Ces créatures sont des prédateurs... Et je pense que mon ami prouve mon attirance pour cette « catégorie » du monde …

Une inspiration plus tard, pour faire passer un spasme … Plume reprit, caressant doucement le chien-loup.

Seulement, je ne sais absolument pas m’en occuper … Ni a quoi l’occuper.
J’aimerais trouver auprès de vous des conseils, et surtout, un oiseau. Je n’y connais pas grand-chose je dois vous l’avouer j’n’y connais vraiment rien … Alors j’espère pouvoir vous faire entièrement confiance…


Le regard sonde tranquillement le visage de l’homme, tandis qu’un petit sourire franc se dessine sur ses lèvres tandis qu’elle câline doucement Evil, sagement assit à ses pieds.
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