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[Campements] Joutes du Lyonnais-Dauphiné

--Bart
[Campement d'Arduilet : Dans la tente du grand]

La jeune fille s'était présentée, mais Bart n'en avait cure. Il surveillait les faits et gestes de la servante, plus par ennui que par intérêt. Il était curieux néanmoins de savoir quelle tenue elle allait choisir pour le jeune comte. A savoir qu'il fallait en plus tenir compte de son ego. Bien plus grand que ses chemises. Tout à la surveillance de la tente et de ses occupants, il entendit des bruits suspects. Il resserra sa main sur la garde de son épée, par instinct, lorsqu'il vit arriver le comte et son amie. Il avait à peine relâché son attention qu'il était aux prises avec un ennemi qu'il avait peu l'habitude de combattre. Le charme de l'impudente l'avait désarmé dans un premier temps, ajoutant à cette botte un chuchoti

Cassandre_ a écrit:
Bart, vous allez finir par faire peur à la jeune femme si vous continuez à avoir cet air renfrogné.


Que voulait-elle ? Un sourire ? Personne ne connaissait la couleur de ses dents, ni même s'il lui en restait, d'ailleurs. Il grogra sans se départir de son attitude rigide, surtout que le lionceau commençait à grogner, pour imposer sa présence, car apparemment, il devait feuler pour être remarqué. Tandis que l'éleveuse de faucons tentait de l'amadouer, peut être aurait-il droit à un morceau de viande crue s'il lui obéïssait, le doigt vengeur s'agitait dans tous les sens, sans vraiment savoir où aller. Il avait fait partir les femelles vers une autre tente, au grand soulagement du garde. Il ne releva point les attaques du lionceau qui voulait se faire plus gros que le boeuf. Il avait dû trop écouter les contes de sa nourrice.


Gailen_d_arduilet a écrit:
Dites à Koen qu'une fois tout en ordre il peut rentrer à Meymac, je n'aime pas savoir le domaine sans un responsable à sa tête. Ne dit on pas qu'une fois le chat parti, les souris dansent ?


Sourire ironique, il se baissa bien bas, montrant ainsi les bouffoneries du comte à qui le collier pesait encore trop lourd.

Bien messire le comte. Tout de suite, messire le comte. J'y cours, messire le comte.


Albin.
[Campement du rejeton Ar Sparfel, quand pour une fois c'est lui qui reçoit]

Dame la Baronne peut m'appeler comme bon lui semble. Allez y pour Albin.

Il lui sourit et sentait qu'elle ne semblait pas du tout comme l'impression qu'elle donnait au premier contact.
Une future jouteuse, une envie de découvrir les joutes et ne point arriver en terrain inconnu voila qui était intéressant. Toutefois, Albin réfléchissait un instant sur comment il pouvait bien appelée la Dame se tenant en face de lui. D'un coup sa mémoire fît comme un flashback et il tiqua sur le nom.

Farnese? Comme Vittoria?

Le ressemblance du nom était évident mais cela demandait toute de même confirmation. Le visage de l'Ar Sparfel se perdait lentement dans les souvenir du Maine, de sa sortie du monastère et son installation à Mayenne où il avait rencontré Vittoria jusqu'à son agression par un dénommé Mackiavell qui lui avait laissé une trace, une cicatrice indélébile sur l'épaule gauche du jeune homme.

Devant la tente, il attacha le canasson de la Farnese à côté de Nérélis qui mangeait un peu et se reposait. Il entra dans la tente en laissant passé la Farnese en premier, question de savoir vivre et de galanterie, malgré tout ça Albin il le perd pas lui faisait preuve si souvent de courtoisie...quand il veut bien.

Pour répondre à votre question, oui je joute mais je dois dire que je suis pas très doué je n'ai jamais gagné jusque là, je n'ai jamais réussi à passer un tour si ce n'est qu'une fois je suis passé à 2 doigts...mais je suis tombé dans le sable après avoir brisé ma lance...si je n'étais pas tomber je gagnais.

Un petit sourire pour cacher un soupire et d'ajouter.

Dans ma famille on aime le sable, ma mère ...adoptive..joute aussi, vous la croiserez elle se prénomme Hersent d'Ar Sparfel.

Puisque l'on parle de nom il posa directement la question.

Puis je vous appelez Aryanha?

Avant de proposer une collation.

Souhaitez vous, vous restaurez?
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Marguerite.
    [Campement d'Arduilet]


Le jeune homme semblait irrité par tout ce monde présent sous sa tente. Et dire que nous n'étions que deux, je me demandais bien comment il aurait réagi si tout le campement s'était retrouvé là pour jouer à cul de chouette ! La donzelle se dirigea vers le vieil homme d'armes, et moi, j'eus droit à un pointage du doigt en règle, avec des yeux si furibards que je n'osai plus regarder autre chose que mes chaussures pendant quelques secondes. Cependant, je ne voyais pas ce que j'avais bien pu faire de mal en exécutant les ordre que l'on m'avait donné, aussi je ne m'embarrassai pas de rougeurs sur les joues ou autres tremblements dans la voix, pour lui répondre.

    - Marguerite, Votre Grandeur, la nouvelle servante.

L'avantage au fait qu'il m'ait houspillée ainsi était qu'il s'était désigné comme propriétaire de la tente, j'avais donc pu en déduire qu'il était le Comte Gaïlen d'Arduilet, même si la chose me surprenait fort. Je l'avais imaginé plus... Grand. Grand et vieux, alors qu'à vue de nez, j'étais même un peu plus âgée que lui, mais sans doute pas de beaucoup.

Vint ensuite le moment où il me donna ses ordres. Aller habiller la demoiselle, l'habiller lui, puis apporter des fruits. Même si, en mon for intérieur, je me dis qu'il serait plus logique que j'aille aider Cassandre, que je prenne les fruits, puis que je l'aide à se parer, cela m'éviterait de brasser de l'air pour pas grand chose. Organisation, organisation ! Hop, j'inclinai la tête, puis formulai un poli :


    - Bien, Votre Grandeur.

Puis j'adressai un sourire à ladite Cassandre, et d'un petit signe de la main, l'invitai à me précéder jusqu'à sa tente. Tout en espérant que ça ne soit qu'une sale mouche qui aie piqué mon nouveau maître, et non qu'il soit constamment d'une humeur de chien.
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Cassandre_
[Campement d'Arduilet - Entre filles]

Un grognement de la part de Bart pour réponse et un Brun qui s’agita, presque hystérique pour une raison qui échappa totalement à la Blondinette. Il s’étonnait d’avoir du monde sous sa tente. Mais tout n’allait pas se mettre en place tout seul. Elle se pinça légèrement les lèvres pour s’empêcher de le stopper dans son élan et adressa un sourire à Marguerite lorsqu’elles eurent ordre de quitter la tente comtale. Toutefois avant de disparaitre, Cassandre s’avança d’un pas pour se planter devant le Comte et s’inclina légèrement pour le saluer afin de prendre congé.

Votre Grandeur…

La Blonde lui adressa un sourire avant d’ouvrir la voie à la nouvelle servante. Une fois sortie de la tente, elle attrapa un page pour lui demander confirmation que leur nouveau point de chute était bien celui légèrement en retrait. Elle s’assura que la jeune femme la suivait toujours, restant silencieuse dans un premier temps. Puis, lorsqu’elles furent dans ses quartiers, les émeraudes fixèrent un instant les lieux pour voir quoi était déposé où. Il n'y avait que le strict minimum, mais la Castelléo aimait s'imprégner des endroits où elle séjournait. Enfin, l’adolescente se tourna vers Marguerite.

Soyez la bienvenue parmi nous, malgré ces premiers pas quelques peu… mouvementés.

Oui, il fallait s’y faire, qu’elle soit simple employée ou fille de noble, Cassandre n’avait pas l’habitude d’être méprisante, même avec les gens qui la servaient. Son éducation n’avait guère était ainsi. Scandaleux pour de nombreux nobles. Mais le respect n’empêchait pas une certaine distance hiérarchique malgré tout. Sa mère lui disait depuis toujours que tout était une question de dosage.

Pouvez-vous regarder dans la malle sur la droite derrière vous, il y a des braies noires et une chemise blanche.

Pendant ce temps, la Blondinette posa enfin ses bottes qu’elle avait en main sur le sol avant d’entreprendre le troc de la robe et du corset contre les vêtements cités. Et de continuer à faire la conversation, parce qu’une fille reste une fille, pipelette au possible. Le sang italien qu'elle avait dans les veines y étant peut-être pour quelque chose, allez savoir.

Quel était votre emploi avant celui-ci ?
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Ulrika.von.stern
[Tout près du campement de Saint-Gilles]

La Teutonne reprenait ses esprits, un peu. Elle n'était pas encore très stable sur ses pieds, mais la fierté la tenait debout. La Von Stern n'était-elle pas un monstre d'orgueil? Oui, certainement. Combien de fois cela lui avait-il coûté des amitiés qu'elle avait pourtant chéris? Et même sa petite soeur adorée avait connu un tragique destin parce que l'aînée des filles de la famille avait refusé de courber l'échine, mais ça, c'était une toute autre histoire. Ulrika se détourna du Comte. Elle déroba ses larmes idiotes à son regard et essuya prestement ses joues. Qu'elle rageait de savoir qu'il avait encore vu sa faiblesse! Cesserait-elle un jour de se montrer aussi vulnérable? Elle le maudissait intérieurement de savoir exactement quoi dire ou faire pour la faire tomber tout en étant incapable de mettre le doigt précisément sur ce qui la satisfaisait. Chaque chose qu'il lui donnait ne faisait que la rendre plus gourmande encore, plus affamée d'obtenir plus, car il visait la cible et manquait d'un cheveu le coeur. Cette situation était en train de la rendre complètement folle d'ailleurs de toujours avancer quand il reculait, et de reculer quand il avançait.

La blonde s'accrocha à la selle et voulu mettre son pied à l'étrier quand une main sur son épaule lui fit tourner la tête. Si ç'eût été Alceste, il aurait regretté ce geste jusqu'à la fin de ses jours, mais le regard bleu clair de la Teutonne rencontra les ondes placides de lacs jumeaux qu'elle ne connaissait que trop bien. D'abord rigide et froide, Ulrika sembla fondre sous la chaleur de l'étreinte et du baiser de l'occitan. Trop bref cependant. Que dirait les gens de le voir s'accoquiner avec une petite bourgeoise prétentieuse et impériale de surcroît! La main blanche de la détestable blonde se posa sur la joue de son amant, sans le moindre sourire même s'il la connaissait maintenant assez pour lire la joie dans ses prunelles.


« Mein Liebe... Je suis... »

Désolée. Ce mot ne savait pas franchir ses lèvres. Lui non plus d'ailleurs ne savait pas s'excuser. Il fallait toujours jouer aux devinettes quand venaient le temps de demander pardon. À croire qu'ils pouvaient parlés des choses les plus intimes, aller au fond de leurs sentiments sans timidité, mais qu'ils devenaient hautement embarrassés quand il s'agissait d'admettre des torts.

La présence du garçonnet revint à l'esprit de la jeune femme qui lui fit signe de la main s'approcher. Elle le serra contre son ventre, glissant les doigts dans ses cheveux. Le pauvre enfant ne devait rien y comprendre. Ce n'était pas bon pour lui de voir ce qui lui faisait office de parents se déchirer ainsi. Ulrika s'agenouilla pour se mettre à son niveau et plongea son regard dans le sien avant de se pencher pour lui murmurer à l'oreille :


« Soit sage, mon petit, et tu pourras contribuer à la préparation. Tu pourras m'aider à serrer les sangles convenablement, mais tu dois te montrer calme et obéissant. M'en fais-tu la promesse? »

La Teutonne plongea de nouveau les yeux dans ceux de Sean.
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Signature non conforme aux règles du forum et donc retirée.
Escarilha
      [Campement Montbray-Sempère]



Anya lui sourit, une coupe dans la main, une main sur la fesse, l’image presque parfaite du bonheur, à condition qu’il n’exige pas qu’elle vide la coupe parce qu’elle ne boit pas, la blonde, elle ne sait pas faire. Elle prend une gorgée du contenu, du vin, tout de même, parce qu’il a ordonné et qu’il est son chef et qu’elle doit lui obéir, pour lui faire plaisir, en tout cas, elle essaie et jusque là elle dirait qu’elle ne s’en sort pas si mal. Elle hoche la tête, elle veut bien l’accompagner partout, l’assister, tenir son écu et lui passer sa lance, elle a connu pire comme travail, vraiment pire.

« Pour le salaire, on verra, faudra qu’on en discute… Pour le reste… »

Les yeux noirs d’Anya observe ce que porte le Lord et décide d’attaquer les bras d’armure avant toute chose parce que ça n’a pas l’air trop compliqué à enlever avec les sangles. Et c’est même pas trop lourd quand on a réussi à en virer un. Anya agite victorieusement la pièce de métal qui était accrochée au bras gauche d’Enzo.

« Han vous avez vu, je suis pas si nulle pour une première fois. Bougez pas, je fais l’autre. »

Et voilà un deuxième bras d’armures prestement enlevé, jusque là, la blonde maitrise, mais elle le savait qu’elle saurait bien le déshabiller sans trop de difficulté. Le tabard, fastoche, elle lui a enlevé sa chemise tellement de fois au Lord que c’est presque pareil, pis c’est que du tissu, rien de bien technique. La blonde lève les yeux et sourit à son chevalier-mannequin, il est beau quand-même et pas qu’un peu, mais c’est pas le moment d’y penser, là faut attaquer le… bah…

« Ca s’appelle comment ça ? »

C’est en cuir et il y a des sangles, rien de bien compliqué non plus et Anya s’en sort bien, il s’allège le Lord, il enlève ses couches, et même tant qu’à faire, elle lui enlève la sorte de pourpoint matelassé qui était en dessous de la brigandine pour le laisser en chemise. La jeune blonde s’agenouille devant lui et s’attaque aux harnois de jambes. C’est évidemment le moment précis que choisit le petit page pour faire son entrée avec un lourd plateau chargé de terrines, pâtés en croûte, fromages, pain, fruits. C’est toujours comme ça, quand on se trouve dans une position délicate que les gens font leur apparition, bah tant pis, il pensera bien ce qu’il veut le petit, c’est pas Anya qui va lui donner une explication et elle le regarde détaler avec un petit sourire. Un coup sec et la jambe droite du Lord est libéré de son carcan de métal, elle pose la pièce avec précaution sur le sol et détache les sangles de l’autre jambe..

« Faudra que je me renseigne sur comment ça se fait briller une armure parce que je sais pas bien ce qu’on utilise. Mais je voudrais pas que vous ayiez l’air minable à côté des autres. Toute façon, moi je pense que c’est vous qui serez le plus beau, que ça brille ou pas. »

Et le deuxième harnois rejoint l’autre sur le sol, Anya lève les yeux vers le Lord, qui paraît encore plus grand que d’habitude, et elle se relève, parce que rester à genoux devant un homme, ça ne se fait pas trop. Et c’est pas parce que sa langue va tourner avec celle du jeune noble qu’elle n’a pas de moralité la blonde, et puis la chemise rejoint le tabard quelque part sur le sol de la tente, et puis les mains si agiles pour défaire les sangles s’égarent un peu sur le corps musclé.
Ouais, décidemment c’est un chouette travail, écuyère.
Lulue
[Domaine d’Aubessagne]

Le minois contrarié surplombait quelques parchemins. Depuis plusieurs semaines la Brune avait décidé de se cloîtrer en son domaine. Les seules sorties qu’elle se permettait étaient pour faire le trajet Aubessagne/Embrun, Embrun/ Lyon et Aubessagne/Vincennes. Le reste, Lucie ne voulait plus en entendre parler et quiconque venait la perturber dans ses plans se faisait renvoyer dans ses filets avec sa diplomatie légendaire, qui dans ces moments-là serait comparable à celle d’un charretier. Hormis les domestiques et ses filles, seul Gaël avait le droit à un traitement de faveur.

Mais revenons-en à sa contrariété du moment qui était un projet qu’elle avait à cœur depuis longtemps pour la fauconnerie. Elle avait beau tourner le problème dans tous les sens, rien n’y faisait, le maçon s’était planté dans les calculs si bien que l’avancement des travaux allait encore prendre du retard. Le Gand Fauconnier soupira puis posa par hasard ses ébènes sur les plis qu’il y avait sur le coin de son bureau. La lettre de son Suzerain pour commencer. Le vague à l’âme la harponnait chaque fois qu’elle repensait à son contenu. La pilule n’était pas encore digérée. La seconde missive venait de sa fille ainée.


Norf !

Et voilà une furie qui bondit de sa chaise pour déambuler dans les couloirs en braillant au passage.

GAEEEEEEEEEEL ! C’EST LE MOMENT DE SE RENDRE AUX JOUTES !!!


Pourquoi a-t-elle donné de la voix ? Parce qu’elle ne savait pas exactement où il se situait, c’te bonne blague. Lucie n’était même pas sûre qu’il ne soit pas descendu au village pour régler quelques affaires. Coup d’œil à droite puis à gauche, des fois qu’on vienne lui annoncer que pour seule réponse de sa part elle aura un vent pour justement cause d'absentéisme. Mais alors qu’elle replaçait quelques plis de sa robe, Gaël fit son apparition. Elle lui sourit avec tendresse.

Tout est prêt ? On peut y aller ?

Questions rhétoriques, les ordres avaient été passés à qui de droit il y avait plusieurs jours. Et s’il y a bien une chose que la Brune détestait par-dessus tout, c’était bien d’être tout le temps derrière les uns et les autres pour s’assurer que le boulot était fait en temps et en heure. Ça avait même le don de la mettre de travers.

Ils se glissèrent donc dans le carrosse, bien que le Chevalier qu'elle était, ait toujours préféré être sur le dos d’un destrier. Les voilà donc parti pour quelques heures de trajets bien qu’ils soient déjà en LD, montagne oblige.


[Campement, côté tableau d'affichage]

Le trajet se fit sans encombre. L’avantage avec la période estivale c’est que même les brigands prennent des vacances. Ils avaient donc pu parler calmement avec Gaël, devisant sur des sujets aussi futiles que sérieux, laissant éclore leur complicité. Les derniers mois avaient été rudes pour la Brune et le Brun avait toujours été présent pour elle, se laissant parfois entraîner dans les méandres de l’Inaccessible.

Lorsqu’ils furent arrivés, le silence reprit ses droits. Les ébènes de Lucie détaillaient avec attention les différentes oriflammes. Cherchant une association de couleur bien particulière. Le cocher les arrêta non loin du panneau d’affichage. Elle sourit en voyant quelques noms, fut plus étonnée d’en voir certains absents. Et de regarder son garde du corps.


Motivé à ratisser le campement des jouteurs pour trouver le Comte ?

Le regardant du coin d'oeil...

C'est une impression où tu t'es un peu remplumé par là?

Petit sourire mutin sur les lèvres tout en désignant vaguement de l'index la zone ventrale. Qui a dit qu'elle se sentait d'humeur joueuse?

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Marguerite.
    [Campement d'Arduilet]


Bien contente d'échapper au grognon, je suivis la blonde demoiselle jusqu'à sa tente. Pas très causante, la fiancée. Ou était-elle la Comtesse ? Non, puisqu'il avait dit "damoiselle". Puisque silencieuse elle était, silencieuse je restai, le voulant pas l'indisposer de mon babillage pendant qu'elle scrutait les recoins de sa tente. Et puis finalement, elle ouvrit la bouche pour le souhaiter la bienvenue. Je lui souris, histoire de la rassurer, j'avais connu bien plus mouvementé à la ferme Etcheverry, incluant bonnes torgnoles lorsqu'ils m'arrivait, par exemple, de renverser un seau de lait tout juste tiré. Et en guise de réponse, je lui dis :

    - Merci mademoiselle. Je ne doute pas de me plaire ici.

La réplique pouvait paraitre un peu conventionnelle, mais enfin, je n'allais pas commencer à me montrer familière dès le premier jour tout de même ! D'autant que je ne connaissais rien du caractère de cette jeune dame, et peut-être aimait-elle que les domestiques se contentent de faire ce qu'on leur a demandé.

A la place, je m'empressai d'ouvrir la malle désignée, surprise qu'une jeune dame me demande des braies et une chemise. Quelle idée de vouloir ainsi jouer les garçonnes ! D'autant qu'elle devait avoir de bien jolies robes, de celles que j'enviais quand moi je devais me contenter de porter des nippes. Mais enfin, je n'étais pas en position de discuter ses choix, aussi après avoir soulevé quelques vêtements pliés avec soin je dénichai l'objet de ses demandes. Je refermai la malle, puis posait l'accoutrement par dessus, pour venir l'aider à se délacer.


    - Je travaillais à la ferme, Donà. Mais je ne m'y plaisais guère.

Cela lui paraitrait peut-être singulier qu'ont ait embauché une fille de ferme pour servir de servante au Comte, mais enfin comme Koen l'avait fait en connaissance de cause, j'estimais ne pas avoir à le cacher.

Une fois la robe de Cassandre ôtée, je dus prendre sur moi pour ne pas la considérer des pieds à la tête, même si j'étais curieuse de voir comment elle pouvait bien être faite. La chemise fut dépliée et je l'aidai à l'enfiler, pour les braies, elle saurait bien se débrouiller toute seule, l'aider aurait sans doute fait pis que mieux. Et tandis que l'habillage se faisait, je notais un détail que je m'empressai de formuler.


    - Vous avez des cheveux magnifiques, mademoiselle.

Et je me trouvai soudain bien envieuse, avec ma tignasse châtain coupée si court. Même mon ruban me parut à cet instant ridicule, tant je me trouvais dépourvue d'attraits capillaires, alors que tout le monde sait que c'est là la plus belle parure qu'une femme puisse avoir.

    - Voulez-vous que je les coiffe ?

Le fait était que je rêvais d'y mettre mes mains. Bien sûre, je ne prétendais pas être douée en coiffure, je n'étais pas camériste, mais pour ce qui était de les brosser puis, par exemple, de les tresser, j'estimais être capable de m'en tirer à bon compte.
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Albine.
campement de la Fléchère Marigny

La blondinette tenant son plateau, incline la tête.

enchantée. Je vous offrirai quelques rafraichissements si la table voulait bien se monter toute seule, mais la coquine ne l'entend visiblement pas ainsi...

coup d'œil à Ramwin qui panse Canadadraille et n'a rien entendu. Elle ouvre la bouche prête à faire résonner sa délicate voix de soprano, mais se ravise.
Hum.


Gothyra ? Elle lui offre son plus beau sourire en lui déposant le plateau dans les mains et retourner sous la tente pour en ressortir bientôt planche sous le bras et tréteaux sur l'épaule titubant légèrement. Il est difficile parfois d'accueillir convenablement.
Enzo
    [ Campement Montbray-Sempère ]


Oh qu’elle était douée. Définitivement douée. Vraiment. Non, il n’avait pas répondu quand elle lui avait parlé. À peine avait-il affiché un léger sourire quand le garçon était venu amener la plateau de victuailles. Les yeux sur Anya, silencieux. Assez douée pour qu’il s’attache. Pour qu’il ait voulu la revoir, en Gascogne, pour prendre la décision de vouloir son exclusivité, elle, simple petite putain de campagne. Assez douée pour que de ses mains, sa langue et ses sourires elle arrive à lui faire oublier l’instant, sa vie, ses malheurs, ses craintes et ses culpabilités. Surtout en ce moment, quand la langue de la blonde vient rejoindre la sienne, par surprise et que les mains s’installent un peu trop sur son joli corps musclé. Peut-être bien que la main du Lord est allée se perdre sous la chemise d’Anya ou ailleurs. Rien n’est moins sûr sauf que peut-être ce léger brouhaha quand il la plaque contre ce qui semble être une petite table. La seule de la tente. Une chose était sûre c’est que s’il y avait eu, durant le voyage, un peu de contrariété, maintenant, il n’en avait plus. Et le doute en ce qui concerne la capacité d’Anya à être écuyère c’était tout autant estompé. N’était-il pas qu’un pauvre homme, après tout ? Un sourire en coin, les sinoples se posent sur une Anya au sol, tandis qu’il se relève et que les braies sont nouées à la taille du Grand.

- « Anya, Anya, Anya… »


Le jeune homme se penche légèrement pour venir embrasser la joue de la blonde, s’attardant un peu à la commissure des lèvres. Un tantinet, avant de se redresser, les yeux toujours posés sur elle.

- « Charmante écuyère vraiment… »

Une main vient s’attarder dans les cheveux blonds avant de la lui tendre pour qu’elle se redresse à son tour, puis de lui redonner chemise et braies, qu’elle se remette bien. Léger sourire et Enzo d’aller vers le plateau délaissé, prenant avec un appétit certain un bout de fromage. Il se tourna de nouveau vers la blonde, restant ainsi, en simples braies et sans chemise.

- « Tu sais Anya... Quand je disais me déshabiller, je ne parlais que des bouts de métal qui encombraient mon corps… »


Et de lui tendre un bout de fromage tout en s’approchant de nouveau d’elle, tirant sur les lacets de la chemise d’Anya pour bien serrer et venir les nouer convenablement. C’est qu’il ne faudrait pas que d’autres yeux que ceux du Lord puisse se poser sur ses charmantes rondeurs qu’elle portait, l’Anya. Pas aussi parfaites que celles de Gabrielle, mais elles n’en restaient pas moins tout à fait acceptables.


- « Il faudrait me rhabiller maintenant. Au moins ma chemise… Il serait fort indécent que je sorte ainsi habillé, n’est-ce pas ? Ceci dit… Ta prestation m’a…Ehm, surpris. De façon agréable. Ainsi, pour l’instant je te donne le poste d’Écuyère, même si tu es un rien vieille pour ce genre d’emploi. Tu pourras apprendre un peu de ce monde dans lequel j’évolue, et comment prendre soin d’un Seigneur… »

Et de se pencher un peu, pour murmurer plus bas.

- « Autrement qu’en glissant une main dans ses braies et une langue dans sa bouche… »

Enzo de sourire de nouveau en coin avant de reculer, glissant entre ses lèvres un nouveau morceau de fromage. Définitivement, ces joutes seraient sans doute fort agréables, et même s’il ne se retrouvait pas dans les jouteurs, il saurait trouver un moyen de s’amuser et se détendre. Pour l’instant, il allait terminer de manger, un peu, puis il devra sans doute sortir ne serait-ce que pour voir ce qui se passait en dehors. Ou pas. Il hésitait encore. Faut dire que le voyage, même court, n’avait pas été des plus reposants, et la guerre l’avait rendu un peu las.
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Aryanha
[Campement du rejeton Ar Sparfel...La vénitienne en visite]


Aryanha sourit au rejeton Ar Sparfel...elle se sentait plus détendue, le messire étant serviable autant en profiter. Et c'est amusée qu'elle lui répondait de la façon dont leur présentation courtoise devait continuer.
Allons y pour Albin donc !
Vous pouvez m'appeler Aryanha...
Et oui...Farnese comme Vittoria, il s'agit de ma cousine.


Elle le suivait sous la tente, cravache en main...sait-on jamais...vrai qu'elle avait besoin de se desalterer. Les anecdotes sur les essais de joutes de son hôte lui tira un autre sourire.
Fichtre...cela veut dire que je vais mordre moi aussi autant de fois la poussiere ?
Je vais devoir m'entrainer dure.
Hersent...votre mère...en effet j'ai deja croisé votre mère cet hiver.


elle n'allait pas lui raconter qu'elle l'avait rencontrer sur les terres bourguignonnes où la guerre frappait quand elle était elle-même la régente sanglante, des souvenirs difficiles où elle avait enfermé son coeur.

Me restaurer ? en fait j'ai soif , très soif...messire Albin.
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Albin.
Campement du rejeton Ar Sparfel, une annonce fatidique

Ainsi donc Albin venait de faire connaissance avec la cousine de Vittoria. Les souvenirs du Maine mais les douleurs de Mayenne également ressurgirent. De cette époque où Albin vivait à Mayenne, il en a garder une cicatrice physique sur l'épaule gauche, un poignard reçu car il avait refusé de ce révolter.

Il nota tout de même qu'il pouvait l'appeler Aryanha. Il essaya toutefois de la rassurer.


En ce qui concerne les joutes, cela veut rien dire, à première vue vous avez un tempérament de guerrière. Certains ont un talent que je n'ai pas et puis l'expérience compte. Je suis "jeune" j'ai eu mes terres en décembre dernier par vassalité. Vous réussirez peu être mieux que moi.

D'un sourire il l'invita à prendre place.


Mettez vous à votre aise. Je ne suis pas ma mère et puis je ne suis que son fils adoptif. J'ai quitté le Maine quand elle m'a adopté et un jour l'oiseau fait son nid je suis parti voguer de mes propres ailes.

Que souhaitez vous boire?


En fouillant dans une mâle il trouva sa réserve de miel et en sorti un pot qu'il offrit à la vénitienne en espérant qu'elle aime ça. C'est alors qu'u petit garçon apparu, essouflé

Seigneur Albin, vous allez passer par les éliminatoires et vous affronterez la Duchesse Victoire Joncheray Devirieux De Montbazon Navailles

Abassourdi par cette annonce, Albin s'assied un instant partager entre l'excitation de se mesurer à Victoire mais aussi par l'amitié qui unissait la Montbazon à l'Ar Sparfel, Victoire devait être qui plus est la témoin de mariage, d'un mariage qui aura jamais lieu.
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Cassandre_
[Campement d'Arduilet]

Un fin sourire se plaça sur le visage de la Blonde. La surprise qu’elle put lire sur le visage de Marguerite l’amusa. L’incompréhension devait être forte chez la jeune femme. Et elle ne pouvait être que légitime, qui souhaiterait snober les jolies robes contre de simples braies, grossissant un tantinet le fessier et les cuisses. Aussi Cassandre crut bon d’expliquer à la Brune ce qui justifiait son choix, alors qu’elle laissait la robe glisser à ses pieds.

Cette tenue sera plus pratique pour courir à travers le campement.

Elle n’avait pas rebondit sur l’ancien emploi de la servante ne voulant pas se faire trop indiscrète. Et puis cette simple phrase lui permettait d’oublier l’embarras qu’elle ressentait de se retrouver en petite tenue devant une inconnue. Jusqu’à présent seule Ambre l’avait vu dans le plus simple appareil étant sa gouvernante depuis sa naissance. Fort heureusement, pendant qu’elle l’aidait, Marguerite était d’une discrétion remarquable. Elle avait à peine senti ses pupilles se poser sur ses formes prometteuses qui n’étaient pas encore complètement développées. Sans doute que la longue cicatrice qui lui travernsait le flanc droit n'échappa pas à la paire d'yeux florale. Souvenir indélébile de l'incompétence de l'armée ducale Tourangelle s'archarnant gratuitement sur une gamine d'à peine huit ans.

La première phase terminée, Cassandre enfila ses braies. Et tandis qu’elle nouait le lacet et qu’un compliment fut fait sur sa chevelure.


Je vous remercie Marguerite et j’accepte volontiers que vous me les coiffiez en une tresse. Ensuite vous pourrez rejoindre Sa Grandeur. Il ne faudra pas trop tarder pour l’habiller que je puisse lui transmettre la liste de ses potentiels adversaires.

La phrase fut ponctuée d’un sourire bienveillant. Puis elle s’assit pour laisser la domestique la coiffer. Les mains dans ses cheveux provoquaient un léger massage qui la fit frissonner imperceptiblement. La pause féminine lui faisait du bien. Parce qu’on a beau dire, un campement où règne en majorité la testostérone vous prive de certains aspects appréciables d’être une femme.
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Brunehaut_
Campement Poitevin face aux Bourmonts

Les réclamations et les palabres terminés, enfin pour l'instant car elle était têtue la Brunehaut, la lecture des heureux élus pour les éliminatoires la fit sourire mais pas longtemps. Cependant, d'humeur joyeuse, elle s'en retourna au campement pour s'entraîner et pour informer son suze de sa bonne fortune, de leur bonne fortune.

Coooliiinnnn!!! Préparez le mannequin je dois m'entraîner pour demain et Sa Grandeur aussi car Elle aura la joie, comme moi, de participer aux éliminatoires. Elle fera partie du deuxième duel!

Elle ouvrit la tente en soulevant la lourde tenture et claironna au risque de provoquer des ratures sur les parchemins:

Cyyyphuuus!!! Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne*, tu entreras en lice! Donc, faut que tu viennes t'entraîner avec moi. Nous sommes tous les deux d'éliminatoires... chanceux, n'est-ce pas! Tu tombes contre un Comte, une Grandeur comme toi. Il a des oiseaux comme tenants de son blason. Des éperviers il me semble mais ce n'est pas Datan.

Elle attend une réaction puis sourit:

J'ai invité l'amie de ma cousine à venir manger avec nous et boire quelques verres ce soir. Comme ça on prendra tous les trois courage pour les éliminatoires. Hersent et son ami le duc y échappent, ils ont du trafiquer les papiers du tirage au sort, non?
Donc, la mission que nous avons: un poitevin, au moins, doit réussir les éliminatoires. Le fin du fin serait que les deux Poitevins passent ce tour! Et là, Sophie, sera contente de notre performance.


Elle espérait que le mot magique, le nom de l'épouse de son suze par alliance, le fasse sortir de sa séance de boudin à cause de ses aigles arrangés n'importe comment.
Elle entra dans sa tente, voisine de celle du suze, pour se changer en vue de l'entraînement.



*"Demain dès l'aube" de Victor Hugo
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Marguerite.
    [Campement d'Arduilet]


Je me fendis d'un nouveau sourire lorsque la demoiselle Cassandre m'autorisa à tresser ses longs cheveux d'or. Me rendant donc auprès de la malle, j'entrepris une fouille superficielle afin de localiser un peigne qui aurait pu m'aider, mais las, je ne trouvai qu'un long ruban, qui me serait cependant bien utile. Ah, décidément, tout me serait bien plus facile une fois que je serai définitivement entrée au service de messire Gaïlen, ainsi je pourrai moi-même me charger de faire les malles, et ce sera beaucoup plus pratique pour savoir où chaque chose était rangée.

Il me fallut donc faire asseoir la jeune femme, et j'entrepris de démêler superficiellement ses cheveux à l'aide de mes doigts, comme je le faisais le matin en me levant. Le tout étant de ne pas tirer, ce que je tachai de faire avec application. Puis vint le moment de la tresse. Concentrée - et donc taiseuse - je séparai sa crinière en trois mèches d'égale épaisseur, et dans l'une je glissai ce ruban qui servirait d'ornement. Puis j'entrelaçai les brins, jusqu'à arriver à l'extrémité de sa chevelure, où je nouai la tresse avec l'extrémité restante du ruban sus-cité. J'arrangeai encore deux ou trois petites choses, puis je me reculai en disant :


    - Et voilà !

Pour ne rien cacher, j'étais tout à fait fière de mon œuvre. Cela me rappelait lorsque je coiffais les cheveux de Maman, qui se laissait toujours faire avec une patience infinie. Dieu ait son âme.

    - Et sur ce, je vais aller chercher les fruits de messire le Comte.

Ce que je fis prestement. Et une coupe de pêches plus tard, je pénétrai à nouveau dans sa tente.
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