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Malgré vous, j'irai à votre couronnement

Yvain
Yvain avait posté l'annonce :

Yvain
La cathédrale d’Aix avait été parée pour la circonstance. Les piliers bordant l’allée centrale avaient été recouverts de tentures aux couleurs du Marquisat, tandis que les deux barres reliant les piliers marquant le transept et le début du chœur étaient pavoisées aux armes du Marquisat et du Comté.

L’édifice, habituellement sombre, brillait de mille lumières. De grands lustres descendant du plafond de la nef portaient une myriade de bougies et dans les bas côtés, on avait installé des luminaires en forme de cône portant de nombreuses cierges. Mais c’était surtout la croisée du tranept et le choeur qui étaient éclairés par de grands candélabres d’argent portant de hauts cierges entourant tout l’espace où se déroulerait la cérémonie. En effet, une estrade légèrement surélevée avait été dressée au centre de la croix que formait l’église, portant les sièges des deux archevêques et celui qu’occuperait la future couronnée, ainsi qu’un coussin sur lequel elle s’agenouillerait.

Des bancs à l’avant étaient réservés à la haute noblesse provençale et étrangère, d’autres à la plus petite noblesse juste derrière et le peuple pourrait se masser dans les bras du transept et le reste de la nef.

Au fond du chœur, un espace accueillerait la chorale des jeunes garçons qui répétaient depuis une bonne quinzaine les hymnes qu’ils devaient interpréter.
Hersende
[Avignon, bureau de la Marquise, quelques jours avant la cérémonie]

Hersende, assise à son bureau, repassait l'organisation de la cérémonie. La Garde marquisale assurerait la sécurité, mais il y aurait sans doute des délégations étrangères... Il fallait donc sans doute renforcer la sécurité.

Elle prit donc un parchemin et écrivit au Comte :


Citation:
De nous, Hersende de Brotel, Marquise de Provence,
A vous, Arystote de Champlecy, Comte Illustre de Provence,



Des délégations étrangères étant attendues pour la cérémonie du couronnement, nous vous demandons de bien vouloir prendre des dispositions pour assurer la sécurité de la place d'Aix et des abords de la cathédrale.

La Garde marquisale assurera notre protection rapprochée, mais nous souhaitons que les Provençaux et les étrangers présents sur notre sol, pour la cérémonie et le banquet qui la suivra, profitent de ces moments en toute sécurité. Il en va de l'image de la Provence.

Vous remerciant par avance de bien vouloir faire le nécessaire auprès du Prévôt et du Capitaine,






Puis elle convoqua le responsable de la Garde Marquisale, qui n'avait pas encore de Capitaine.
_________________
Arystote
Arystote était assis dans son bureau à réflechir à une situation qui le préoccupait fortement et qui, pour une fois, n'avait aucun lien avec la politique. Cette préoccupation lui avait fait oublier le couronnement d'ailleurs. Aussi lorsqu'il se rendit dans la salle du conseil et qu'en dehors de tout regard Hersende lui reprocha de ne pas s'être occupé du couronnement alors qu'elle avait quelques difficultés à s'en sortir seule, lorsqu'elle insinua qu'il pourrait faire le boulot à sa place vu son manque de présence à elle... Là il sortit de ses gonds. Aussi, lorqu'il reçut le courrier quelques minutes après, ne fut-il pas surpris de cette bassesse... Si elle s'était contentée de lui demander de participer à la sécurité de la Cérémonie en lui expliquant la présence de délégation étrangère, comme c'était le cas là dans son courrier ; il aurait accepté sans hésiter. Arystote n'était pas un mauvais bougre même s'il pouvait s'avérer être facilement un "petit com" comme on disait en Provence... Le soucis était bien le manque de sincérité dans la démarche de la Marquise.

Il ferma les yeux un instant pour revenir à ses propres préoccupations. Si elles lui donnaient un noeud à l'estomac, elles avaient au moins le mérite de le faire sourire aussi.

Plus calme, il retourna à son bureau -le conseil attendrait encore puisque le marquisat se voulait prioritaire en toute chose- et il commença à rédiger des courriers.


Citation:
De nous Yueel-Arystote de Champlecy, Comte Illustre de Provence,
A vous Daisy, Prévôt de Provence,


Bonjour,

Je suis désolé de vous prévenir au dernier moment mais il faudrait augmenter le nombre de défenseurs sur les remparts cette nuit (aux frais du Marquisat, envoyez la note à Hersende). En effet, le couronnement risque d'amener des délégations étrangères en Provence, aussi est-il important de s'assurer de la sécurité de la capitale pour ce jour.

J'aurai aimé vous prévenir avant mais j'ai moi-même été prévenu à l'instant.

Encore merci pour votre dévouement,



PS : Prévenez Mielle qu'elle ne s'inquiète pas en voyant le nombre de défenseurs augmenté.



Citation:
De nous, Yueel-Arystote de Champlecy, Comte Illustre de Provence,
A vous, Eavan Maeve Gaelig, en qualité de Capitaine de Provence,


Bonsoir Eavan,

Comme vous le savez sans doute c'est aujourd'hui le couronnement de Sa Majesté et elle m'a "demandé" de faire appel à Daisy et vous pour assurer la sécurité de la capitale.

J'imagine les pensées qui vous traversent l'esprit et je les partage. Bien entendu j'ai du mal à comprendre la démarche de notre Marquise puisqu'il y a quelques jours elle nous reprochait l'absence d'effectifs de la garde. Il y a des logiques qui m'échappent. Quoiqu'il en soit, je mets à votre disposition une dizaine de gardes de Cassis et Carpentras histoire qu'en cas de soucis elle n'en profite pas pour rejeter la faute sur vous ou sur l'Illustre...

J'espère que cela suffira... Ils sont déjà en route vers la capitale et ont reçu l'ordre de se rendre à la caserne d'Aix pour recevoir vos instructions.

Amitiés



Citation:
A vous Hersende de Brotel, Marquise de Provence, Maître Suprême du Comté de Provence,
De nous Yueel-Arystote de Champlecy, Comte Illustre de Provence, Larbin du Marquisat,


Bonsoir,

Votre Majesté, j'ai pris note de vos ordres mais j'avoue m'interroger grandement sur votre capacité à régner sur la Provence car, vous me semblez devenue un peu gâteuse.

Tout d'abord la prévôté n'a pas pour mission d'être la garde personnelle de la Marquise et des potentielles délégations qui vont venir dans la capitale ce jour. J'ai tout de même demandé à Daisy d'augmenter le nombre de défenseurs sur la capitale pour cette nuit et de vous envoyer la facture pour les salaires versés !

Ensuite, je suis étonnée que vous fassiez appel à la Garde de Provence alors qu'il y a quelques jours vous nous faisiez le reproche suivant : les effectifs sont vides. Il y a des logiques qui m'échappent. J'ai donc prévénu notre capitaine et je lui ai envoyé, en bon vassal, des hommes de Cassis et Carpentras pour assurer la sécurité. Par contre je vous préviens la quasi totalité des hommes de Carpentras sont spinozistes donc ils resteront à l'extérieur de la cathédrale.

En espérant que cela vous convienne...
Ah et la prochaine fois essayez de me prévenir plus tôt ça ne fera pas de mal.

A plus tard pour le Couronnement. Je risque d'arriver en retard. Je n'étais déjà pas très en avance mais avec tout ça, autant vous dire que j'ai pris un sacré retard...

A plus tard donc




*Antidater l'action c'est abusé surtout quand je dois faire mettre des maréchaux supplémentaires au dernier moment

_________________
Eavan
Il y a des matins qui sont agréables et il y a les autres.
Pourtant le réveil sur son lit de camp avait été bon. Et puis rapidement il y avait eu un courrier. L'Illustre. Sérieusement, il a encore le temps d'envoyer des courriers ? Il est pas déjà en train de se préparer ? Et donc la Gaelig de lire.


Citation:
en qualité de Capitaine de Provence


Ouh... j'ai un mauvais pré sentiment. Il va pas m'envoyer en patrouille le jour du couronnement quand même ? Il a pas oublié au moins !


Citation:
c'est aujourd'hui le couronnement de Sa Majesté


Ah non. Il a pas oublié. N'empêche, "sans blague". Comment oublier ça...

Citation:
elle m'a "demandé" de faire appel à Daisy et vous pour assurer la sécurité de la capitale


C'est pas ce que fait la prévoté tout les jours que le Très Haut fait ? Assurer la sécurité d'Aix ? Enfin je vois l'idée... Et puis forcément que j'allais assurer une partie de la sécurité, j'ai la responsabilité de la vie du Comte Illustre. Au moins.


Citation:
J'imagine les pensées qui vous traversent l'esprit et je les partage.


Mh. Pas sûr. Beaucoup de pensées me traversent l'esprit. Je pourrais aller à la pêche, ça fait longtemps.

Citation:
il y a quelques jours elle nous reprochait l'absence d'effectifs de la garde


Plus particulièrement elle me reprochait de ne rien faire. Enfin oui, restons en à l'absence d'effectifs. D'ailleurs au cours de la même discussion, elle avait annoncé remettre en service la Garde Marquisale, or l'évènement était marquisal, et non comtal, donc, c'était au Marquisat d'assurer l'organisation de l'évènement, sécurité incluse. En vérité il aurait été plus juste de lever son ban de vassaux et de leur ordonner d'assurer la sécurité. Enfin bref... Apparemment Arystote avait subit une levée de ban ciblée. Il était le seul debout quoi.

Citation:
Il y a des logiques qui m'échappent


Ca fait longtemps que je leur courre plus après gamin.

Citation:
je mets à votre disposition une dizaine de gardes de Cassis et Carpentras histoire qu'en cas de soucis elle n'en profite pas pour rejeter la faute sur vous ou sur l'Illustre...


Bien, ils viendront tenir compagnie aux gardes que j'ai convoqué hier. Parfait. C'est Esteban et Gregori qui vont être contents... Eux qui se faisaient un sang d'encre.

Citation:
Ils sont déjà en route vers la capitale et ont reçu l'ordre de se rendre à la caserne d'Aix pour recevoir vos instructions.


Il est bien ce gamin quand il s'y met. Il commence à avoir la fibre militaire. Je déteins je crois. Nan c'est sur, je déteins.

Citation:
A l'adresse d'Arystote,
De la part d'Eavan,


Bien reçu votre Illustre Grandeur.
N'ayez crainte, je ne comptais pas laisser votre protection à la charge de la Garde Marquisale. Sa Majesté n'ayant pas partagé avec vous, je pense, ni avec moi, les détails de l'action de sa garde lors du couronnement, je ferais de mon possible pour que personne ne soit enlevé ou assassiné.

Nous nous verrons à la cérémonie.
Courage.






Un peu plus tard... Eavan regardait la caserne provençale. Vide. Affreusement vide. La fatigue et la lassitude menacèrent de s'abattre sur ses épaules de leurs poignes froides et glaçantes mais la vicomtesse redressa la tête. Elle avait à faire.
Dans la cour, un groupe commençait à se former. Ou plutôt quatre. Quatre couleurs bien distinctes. Sérieusement... en arriver là... La capitaine qu'elle était rejeta un peu les épaules en arrière, tâchant au moins d'assurer sa part du travail.

Une cérémonie de couronnement marquisal n'arrivait pas tout les jours. Plutôt tout les ans. A peu près. Cela restait à chaque fois, au moins l'espérait on, un évènement d'ampleur et d'importance pour faire briller le Marquisa... la Provence. Là dessus, la Gaelig était un peu désabusée. Mais enfin bon.

Face à elle donc, quatre groupes. Salon, Rians, Cassis et Carpentras. Les gardes de Carpentras prenant d'ailleurs étonnamment leurs distances d'avec les autres. La Gaelig savait bien que d'abord, une part d'entre eux était spinoziste, et qu'une part plus importante encore n'aimait pas le seigneur en place. Il avait fallut un peu de poigne lors des régences mais il lui semblait qu'ils la toléraient bien mieux. Cela lui faciliterait la tâche, parfait.

Sitôt qu'elle s'approcha, elle les vit tous se mettre en ordre et saluer. Comme quoi il y avait des avantages à avoir une réputation de militaire. Bon en plus elle était en uniforme de capitaine, donc le doute était peu permis.


"Bonjour à tous. Si vous êtes là c'est que vous êtes compétents, donc je n'insisterai pas sur l'importance de votre tâche aujourd'hui. Vous me connaissez tous, je suis Eavan Gaelig, actuellement Capitaine du Comté de Provence."

Voilà, ça mettait tout le monde à l'aise.

"Que les chefs de corps fassent un pas en avant et se présentent."


Quatre hommes s’exécutèrent et Eavan avait donc désormais , outre les habituels Estaban pour Salon et Gregori pour Rians, il y avait donc en plus un Claudius pour Cassis et un Salomon pour Carpentras. Elle les regarda un à un, enfin surtout les deux derniers, connaissant bien les deux premiers, afin de bien mémoriser leurs traits.


"Bien. Salomon, vous avez en charge les alentours de la cathédrale. N'interférez pas avec les forces de la prévoté. Evitons de créer des discordes inutiles."


Léger sourire. Eavan avait jugé qu'éloigner les spinozistes de la cathédrale ET de leur seigneur en même temps leur ferait plaisir, et ça avait l'air d'être le cas.

"Claudius et Estaban, vous serez respectivement à l'intérieur et à l'entrée de la cathédrale."

Regard pour chacun des deux. Un peu de déception dans le regard d'Esteban. Forcément le salonais aurait préféré lui coller aux basques pour assurer sa sécurité à elle, mais il allait devoir oublier sa livrée salonaise le temps d'une mission parce que la priorité ne serait pas la vicomtesse de Rians et de Salon de Provence mais Hersende, Arystote et les invités étrangers... Ah oui, les autres nobles aussi...

"Claudius, soyez vigilant à ne pas interférer avec les gardes épiscopaux..." S'il y en a se retint-t-elle d'ajouter. "Nous serons des invités, pas les propriétaires des lieux."

Chacun d'entre eux avait l'habitude d'assurer davantage la sécurité du domaine auquel ils étaient rattachés et de leur seigneur, non d'un lieu qui relevait d'une toute autre autorité.

"Gregori, je veux que tous les autres accès de la cathédrale soient gardés par un binôme."


Regard entendu. Ce n'était pas la plus simple des missions.

"N'oubliez pas que peu importe ma tenue à cette cérémonie, je reste votre supérieur. Au moindre problème, je veux que vous m'en fassiez parvenir un rapport. Pour ceux qui ont en charge l'extérieur, Felipe sera le relais. Vous lui transmettez, et il m'atteint pour me délivrer le message. Pour ceux qui sont à l'intérieur, un signe et vous aurez mon attention. Entendu ?"


Il y eut un petit choeur de "oui" aux accents chantants et divers de la Provence. C'était beau.


"Dernière chose. Vous trouverez votre livrée du jour dans ces coffres", indiqua-t-elle en désignant des coffres placés sur le côté de la cour.

Avec ça, elle les laissa vaquer à leurs occupations qui seraient sans nul doute d'aller préparer leur mission. Nul besoin de leur dicter le moindre geste, ces gardes là étaient compétents.
Désormais il revenait à la Gaelig de se préparer également, mais d'abord, elle alla rédiger un petit mot poli à l'adresse du maitre de cérémonie.



Citation:
A l'adresse de Son Eminence Ludovi de Sabran, Archevêque d'Aix,
De la part d'Eavan Gaelig,


Salutations,

Pardonnez le format court de cette missive, vous devez vous même être fort occupé avec cette cérémonie qui arrive.

Je me suis rendue compte ce matin en pensant à la sécurité de cette cérémonie que nous n'avions pas discuté de ce point essentiel. Je sais que les armes ne sont normalement pas tolérée dans les édifices dédiés à la prière pour le Très Haut et que la sécurité de tels édifices revient à la garde épiscopale. Néanmoins étant donné le caractère exceptionnel de l'évènement, j'espère que vous ne m'en voudrez pas d'avoir ordonné à plusieurs gardes d'assurer la sécurité à l'intérieur même de l'édifice.

S'il vous plait si cela devait être un problème, ne les blâmez pas eux. Je serais seule fautive. Si tel est votre souhait ils se désarmeront au moment d'entrer dans la cathédrale.

Bien respectueusement,







Enfin, il fallait se préparer, en soi. Et là, elle hésita. L'idée d'y aller en pourpoint.. ou même en armure comme elle l'avait fait pour une allégeance était tentante. Mais elle devait aussi jouer un rôle dans le déroulement et bon, il fallait bien donner une bonne image... Ce fut donc une robe. Bleue, comme le fond du blason des Gaelig. Ni trop riche ni trop sobre. Elle avait songé à prendre une dague même discrète mais savait qu'au fond, si quelqu'un tentait d'attaquer au sein de la cathédrale, ce n'était pas avec une dague qu'elle risquait de pouvoir se défendre.
Et puis ne pas oublier le manteau de Maitre d'Armes, ni la couronne de Vicomtesse, ni les divers ornements que l'on ne pouvait porter que dans ce genre de cérémonie : la croix de Grand Officier de l'ordre de Sainte Kyrène, la croix d'Officier de l'ordre de la Croix Provençale...
La journée allait être trèèèèèès longue.

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Hersende
Hersende prit connaissance du message du Comte... Le pauvre... Allons, être aimable et ne pas appuyer le doigt sur son aveu d'impuissance. Il devait en souffrir suffisamment comme ça...

Citation:
De nous, Hersende de Brotel, Marquise de Provence,
A vous, Arystote de Champlecy, Comte Illustre de Provence,



Vous rappelons - au cas où vous l'auriez oublié, ce qui me surprendrait au regard du poste que vous exercez - que la Prévôté a pour mission d'assurer la sécurité de nos villages, de nos Provençaux ainsi que des étrangers qui circulent chez nous. Mais vous rassurons pour les finances du Comté qui semblent être grévées par cette mission : nous financerons la défense supplémentaire exigée.

Nous savons, comme nous vous l'avons fait remarquer récemment ainsi qu'au Capitaine de Provence, que la Garde de Provence peine à recruter, mais heureusement nous connaissons le sérieux et l'activité de la maréchaussée ainsi que l'efficacité des volontaires, toujours prompts à se mobiliser en cas de danger.

Vous remercions de suppléer le manque d'effectifs par votre garde personnelle.




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Mielle64c
**
Elle devait se rendre à la cathédrale. C’était le jour de la cérémonie du couronnement, elle avait fermé la mairie pour cet événement, renforcé la garde pour garder les portes de la cité.
On pouvait voir les gardes du marquisat aux abords de la cathédrale, mais aussi des gardes de certain fiefs aux écus de cassis, Carpentras, Riam et Salon‏.
Une longue étoffe, dans la teinte violine était déposée sur le parvis de la cathédrale ainsi que sur les escaliers. Elle évita de marché dessus bien que l'envie lui l'avait traversé l'esprit. sourit
fit une légère pose avant de renter dans l’édifice pour contempler le trône



La laissant rêveuse, elle contempla les flambeaux, les fleurs l'odeur qui flottée dans la cathédrale la laissait un peu nostalgique. une vague d'émotion l’envahisse. il n'y avait pas encore les cardinaux. elle savait qu'il n’était pas très loin. le maitre d'armes et la doyenne devaient être dans les préparatifs. Les cherchant du regard sans les voir. Elle était là vêtue de sa bure se dirigea au fond de la cathédrale pour sonner les cloches énonçant le couronnement. elle ne devait pas se tromper dans les cordes en les tirant. Ce n'était pas les mêmes qu'un mariage ou un baptême ou encore moins sonner le glas.


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Daisy64
Daisy ne repassa que tardivement à son bureau. Quand elle lut le courrier déposé sur son bureau elle se leva d'un bond énervée.

Qui a déposé ceci sur mon bureau? Ne pouvait-on pas m'avertir plus tôt?

Mais elle morigéna pour rien, il ne restait personne dans les couloirs adjacents. Elle rechercha cependant un jeune garde et l'enquit de trouver sur le champs n'importe quel garde Maréchal qui pouvait encore trainer dans les locaux. Le pauvre bougre.

La Marquise désirait que l'on augmentât les effectifs pour son couronnement, ce qui était logique en soi vu la foule que cela engendrait à chaque fois mais Daisy n'y avait pas pensé ayant pris le poste que très récemment et qu'elle essayait déjà de se dépatouiller dans les affaires courantes.

Tant pis, s'il le fallait elle irait elle-même surveiller les entrées et sorties de la ville.
Encore une nuit blanche.
..

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Diane...
Diane s'était préparée un peu à la hâte après une séance de jardinage et faire du jardinage d'une seule main, c'était un vrai défi. Elle avait au passage, cueilli une petite branche de Myosotis qu'elle posa ensuite sur sa console en rentrant.

Après un bain aux essences de roses blanches citronnées et de jasmin, elle enfila sa petite houppelande de soie bleue azure qu'elle appréciait particulièrement pour la légèreté de ses jupons et qui, pour ses déplacements était idéale. Elle regardait son époux, un petit sourire aux lèvres, qui faisait l'effort de se préparer malgré sa santé encore précaire.


Une fois sa toilette enfilée et ajustée à cause de son petit bidon qui commençait doucement à prendre forme, elle laissa Célestine lui brosser les cheveux et lui faire une tresse sur le dessus de la teste bien épinglée en rond, pour faire tenir sa couronne, puis sourit face au miroir en voyant le reflet des fleurs de Myosotis, que la vieille nourrice lui piquait dans les cheveux.

Elle mit une petite pèlerine de velours bleu nuit, en cas d'un mistral capricieux et attendit sagement Bart, sauf qu'un homme va toujours plus vite qu'une femme, c'est bien connu. C'est donc fins prêts, qu'ils se rendirent à la cérémonie du couronnement.

La jeune femme avait décidé de ne guère mettre son bras en écharpe pour l'occasion, ayant besoin de ses deux mains, mais avait promis en contrepartie, de s'asseoir le plus possible et de faire attention.
La seule chose qui l'angoissait était de réussir à tenir la couronne à deux mains. Elle savait d'avance que son bras la ferait souffrir.


La blondinette le regarda, après un baiser et retroussant son petit nez.

J'ai faim...

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Gardo_silver
[Avignon, bureau de la Marquise]



Appelé par un garde, Silver, le Lieutenant-Major par intérim se pressa au bureau de la Marquise, une petite idée en tête du pourquoi de sa convocation. il salua le garde posté à la porte, et frappa, puis attendit l’autorisation avant d’entrer.

Mes respects, Votre Majesté. Vous m’avez fait demander ?
Hersende
Hersende vit arriver le nouveau Lieutenant de sa Garde en cours de reconstruction et apprécia la rigueur de son maintien.

Bonjour Silver. Je suppose que vous vous doutez de quoi il s'agit.

Je suis inquiète pour la sécurité de la cérémonie. Le Comté sera apparemment peut-être capable d'assurer celle de nos hôtes, mais j'aimerais que vos hommes y veillent aussi. De même vous êtes chargé de ma sécurité personnelle.
Vous posterez donc des gardes sur la grand-place d'Aix pour renforcer les forces de la Prévôté, et j'aimerais que ceux qui seront dans la cathédrale soient particulièrement discrets.

Pensez-vous pouvoir rendre vos hommes presque invisibles, tout en conservant leur efficacité?


Hersende sourit au Lieutenant, se doutant que sa demande était pour le moins inhabituelle pour une Garde fière de son rôle...
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Gardo_silver
Surpris par la demande de la Marquise, Silver prit un bref instant pour réfléchir, en même temps il était normal qu’un lieu saint ne soit pas sécurisé de la même manière qu'une muraille, mais de là à totalement disparaître du décor… C’était le souhait de la Marquise, il n’y avait pas à discuter : il fallait le mettre en œuvre.



Il se remit en tête son effectif, plutôt réduit à cause des départs.




J'aurais bien une suggestion à vous faire, Majesté, vous n’ignorez pas que nos nouvelles recru ne sont pas en état d'assurer une mission de protection diplomatique, bien trop nerveux pour le moment, mais nos vétérans partis en retraite n'ont pas leur égal au combat rapproché comme pour faire part de maîtrise de soi.

Il serait donc intéressant de les inviter de façon honorifique, mais ils seraient un parfait renfort en cas d'incident.




Tout en parlant d'anciens, le déclic…



Mais maintenant que j'y pense, nous avons parmi notre effectif un parfait fantôme, qui sait se fondre dans le décor, je le mettrai dans la sécurité à l'intérieur au milieu des invités.



Je mettrai les nouvelles recrues à l'entrée avec le sergent Thord pour veiller à ce qu'aucune arme ne rentre dans la cathédrale, une occasion pour eux d'apprendre aussi.

Pour votre sécurité personnelle, je l’assurerai moi-même avec ma lance, comme nous somme un peu limités par le nombre, me permettez-vous de faire appel à nos informateurs pour surveiller la route d'Avignon à Aix ?
Daisy64
Daisy avait finit par rassembler ses Maréchaux, fait doubler la garde et donné quelques éléments à la douane pour contrôler les entrers et sorties de la Capitale, en particulier contrôler des étrangers arrivant pour le couronnement ou autre. Il ne fallait pas d'incident qui pourraient devenir diplomatiques.

Dans les rues la foule grouillait de toutes parts. Il pouvait s'y mêler des subtilisateurs de bourses pleines. Peut-être y aurait-il aussi quelques fauteurs de troubles qui profiteraient de l'occasion pour se faire entendre.

Daisy avait décidé finalement d'accompagner ses gardes dans les rues, et elle allait se positionner à l'entrée de la Grand-place. Elle observait les hommes de la garde marquisale se positionner en complétant les trous de sécurités qui pouvaient subsister.

La Grand-place commençait à se remplir de la population des petites gens qui profitaient de ses occasions comme de spectacles grandeur nature. Toutes les couleurs, les matières et les formes des tenues des nobles venus de toute la Provence pour les plus proches, mais surtout ceux des françois, italiens et autres estrangers exotiques venus de très loin.

Notre petite Provence avait un rayonnement qui n'était point négligeable. Et qui lui permettait de s'asseoir à la table des grandes puissances de ce monde.

Après la poigne dont avait fait preuve la Marquise Frim, Hersende allait reprendre les rênes du pouvoir dont elle connaissait les arcanes mieux que quiconque. Mais ce n'était pas sans grincement pour certains, les rivalités existaient entre pouvoir Comtal et pouvoir Marquisal.
Cela ne la préoccupait pas outre mesure, Daisy était là pour la sécurité et la paix du peuple provençal et qu'il puisse profiter au mieux de ces festivités.

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Xciv
Un peu pris au dépourvu, plutôt mal en point à cause de son foutu dos qui tardait à se remettre d'aplomb, pas vraiment motivé par l'idée de devoir bouger son cul jusqu'à Aix pour assister à une cérémonie aussi barbante que longue, c'est dans une tenue des plus simple (non non, pas nu, quand même pas) que le Bart s'installa dans le carrosse. Il attendait sagement sa femme qui, elle, se faisait toute belle pour l'occasion.

La voyant enfin arriver, c'est avec un sourire qu'il l’accueillit.


Tu es magnifique ma belle, comme toujours.

Et tout en prenant soin de ne pas perturber sa coiffure, il posa sa main sur sa joue et déposa un doux baiser sur ses lèvres, alors que les chevaux se mirent en route.

La route était des plus désagréables, tant l'allure et l'état de la route le secouaient tous les 50 mètres, réveillant toujours un peu plus la douleur qu'il avait au bas du dos. D'ordinaire, il aimait que les trajets traînent en longueur pour pouvoir en profiter pleinement, surtout quand sa ravissante blonde en faisait partie, mais cette fois-ci, il tuerait pour qu'il soit déjà fini. Il avait beau regarder par la fenêtre pour penser à autre chose, beau se saisir de la main de sa femme pour chercher un peu de douceur, il n'avait qu'une envie, celle de franchir les portes d'Aix.

Une fois la cathédrale atteinte, il profita quelques minutes de l'arrêt du carrosse avant de se lever et de rejoindre la belle Diane, la prenant par la taille et s'avançant avec elle. Alors qu'il observait l'édifice religieux, il ne pouvait s'empêcher de remarquer les différents pigeons qui volaient par dessus de leurs têtes, à croire que les derniers préparatifs n'étaient pas vraiment au point. Chose qui n'étonnerait plus le barbu, désabusé par ce qu'il avait pu voir et constater des différentes institutions provençales.


Un "J'ai faim" le faisait sortir de sa contemplation. Il n'était pas religieux pour un écu, mais appréciait grandement le travail de ceux qui maîtrisaient leur sujet et réalisaient ces merveilles architecturales.

Déjà? On est pas prêt de manger tu sais.... Surtout que je suppose qu'il va falloir se coltiner tout le baratin avant de pouvoir se rendre au buffet...

Alors qu'ils pénétraient dans le lieu de culte, le BB zieutait sur les différents gardes déjà présents, ce qui avait une petite tendance à le mettre mal à l'aise. Tant d'hommes pour si peu le laissait pantois. Un "Comme si les brigands en avait à foutre du couronnement de la Marquise..." se glissa discrètement hors des lèvres du blond.

Une fois Daisy et Mielle saluées de loin, le blond prît place, laissant son épouse le loisir de faire le tour de la salle.


Je t'attends là ma belle, si jamais tu veux saluer ceux que tu connais. Moi j'ai besoin de m'asseoir, mon dos tire la gueule...

Il était donc en place. Il n'avait plus qu'à attendre le début de la cérémonie. Et puis si ça devenait trop long, il feinterait un malaise lié à son dos pour pouvoir se retirer. C'est qu'il y a quand même un petit avantage à s'être pris une armée en pleine face.
Hersende
[Avignon, appartements de la Marquise, le jour du couronnement]

Hersende, après un bain parfumé, se faisait coiffer... Elle détestait ce genre de moments où elle était entourée d'une foule de jeunes femmes, babillant et donnant leur avis, commentant la tenue qu'elle avait choisie pour le couronnement, conseillant le port de bijoux qu'elle n'avait aucunement envie d'arborer, discutant sans qu'elle fût consultée d'apprêts, de position des mèches, de l'effet de la future couronne...

Au bout d'un moment, n'y tenant plus, elle demanda d'un ton dont elle espéra avoir réussi à éliminer toute agressivité.


Est-ce bientôt fini?

Sa chambrière lui répondit aussitôt :


Presque, Majesté. Soyez patiente, je crois que nous sommes en train de réussir un chef d'oeuvre!

Hersende réprima un gémissement. Un "chef d'oeuvre"... mais ce n'était pas le but de l'opération!... Elle devait avoir l'air digne, éventuellement impressionnante... mais l'esthétique n'avait guère de place dans l'opération... Elle soupira.


Fais au mieux, Amélie... Mais presse-toi, je t'en prie. Et convoque le Lieutenant Silver pour qu'il fasse avancer ma voiture. On m'attend à Aix!

Le ton était ferme, mais Hersende, qui aurait dû se sentir pourtant sereine, ayant déjà vécu ce moment, éprouvait une grande nervosité. Savoir que le peuple provençal, deux ans et demi après son abdication, lui faisait toujours confiance avait été un choc et une grande joie. Elle devait se montrer digne de cette foi et ce n'était pas un petit défi à relever...
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