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[RP] L'arbre aux počtes...

Arnaut.du.perray


Arnaut posta un poème pour sa belle...

Citation:
Sous ta lune des doux reflets,

Dans mes yeux, paysages enneigés



Émigré sur des cargo Sidéral,

Clandestins aux âmes submergées,



Par l'amour idéal.

Enfuis dans une armoire,



Quelque mots détrousseurs,

N'ayant que pour but, l'histoire,



D'exploser le disjoncteur,

Faire sauter les plombs de l'espoir...



Deux colombes à l'envol magistral,

Les méandres d'antan s'évaporent,



Allergique aux spectres astral,

Tous deux les mains jointes vers l'aurore.

_________________


Galopin


a ma douce bellha qui me manque énormément.

Citation:
Ma vie était sans toi
Telle un nuage gris,
J'étais seule parfois
Et mon coeur assombri.

Et puis je t'ai connu,
Ainsi, un beau matin,
Comme un bel inconnu
Debout sur mon chemin.

Amoureux, pas à pas,
Tu m'ouvrais le chemin;
Moi je suivais tes pas
Comme on suit son destin.

Je marchais près de toi
Sans m'éloigner d'un pas,
Et mon amour pour toi
Croissait à chaque pas.


_________________



Aphrodyti
Finalement, comme tout arbre au printemps, celui-ci se recouvrait doucement mais soudainement. Pas de feuilles vertes et tendres, non, mais de petits parchemins parcourus de pattes de mouches .

Un de plus vint flotter a l'une de ses branches.




Le temps du papillon est revenu, comme un songe, une trace,
Quand il passait près de la fleur, tout contre son cœur.
La libellule, belle et jalouse, mais si fragile dans sa grâce
Ne pouvait accepter de passer en seconde, d'aigreur
Bouscula le papillon, lui volant l'objet de son désir.
Celui-ci prit peur, papillon aux mille couleurs si fragiles
Il se renferma dans son cocon, ne voulant plus en sortir
Mais de chagrin mourut, ne pouvant redevenir chenille

La vie est trop éphémère, trop difficile pour certains
Papillons au gout, pour les belles fleurs, trop enclin.
Échangerait couleurs brillantes du jour et éclat de volubilité
Pour deux ailes sombres de nuit poudrées d’invisibilité.

_________________
Jesse.plant
L'arbre déployait ses feuilles parcheminées comme si l'arrivée du printemps laissait éclore poètes en herbes si délicieusement inspirés...
Le novice pas encore soldat rasa les murs pour arriver jusqu'au centenaire et déposa sonnet trébuchant.



Lumineuse nuit dorée, peuplée de ta présence
La grâce de tes yeux posés, cascades de tes rires
Frissons, douceurs alanguies... Ivresse de mes sens,
Et s'ouvre alors mon âme à l'amour, refleurir...

Quand tes bras viennent s'accrocher à mon cou... Blottie.
C'est ton corps vibrant qui respire contre le mien.
Ton souffle vient parfumer mon visage, aérien,
Et mon coeur s'envole porté par ses chuchotis.

J'ai un temps porté malheur, chagrins et regrets
Mais jeune passion éclose pour toi est comme sonnet.
Quelques douces folies dans ses rimes délicieuses

Avec attrayants mots et métaphores soyeuses.
Dans nos danses, nos joutes et nos ondoyants combats,
A la vie... A l'amour, mon coeur succombera...
Angel_de_chevelu



A ma sœur...

Ma sœur, par ces moyens, à la cour familiers,
Par vice, pas par vertu, acquerrons nos lauriers;
Puis qu'en ce monde-ci on n'en fait différence,
Et que souvent par l'un, l'autre a sa récompense.
Apprenons à mentir, mais d'une autre façon.
J'admets que finalement, c'est toi qui a raison.

Apprenons à mentir, nos propos déguiser,
A trahir nos amis, nos ennemis baiser,
Faire la cour aux grands, et dans leurs antichambres,
Le chapeau dans la main, nous tenir sur nos membres,
Sans oser ni cracher, ni tousser, ni s'asseoir,
En nous couchant au jour, leur donner le bon-soir.

Car puisque la fortune aveuglément dispose,
De tout, peut estre enfin aurons nous quelque chose,
Qui pourra détourner l'ingrate adversité,
Par un bien incertain à tâtons débité.
Si pour que notre du, un jour nous soit rendu,
Il faut un sacrifice, tuons donc la vertu.

Et laissons là la muse, et son bel univers,
Laissons le luth, la lyre et tous ces jolis vers,
Où j'ai par tant de nuits mon travail occupé.
Mais quoi ? Je te pardonne, et si tu m'as trompé,
La honte en soit au siècle, où vivant d'âge en âge,
Mon exemple rendra quelqu'autre esprit plus sage.
Arnaut.du.perray


Citation:
Vivre à différents endroits
S'évader dans de divers espaces
Ma boussole s'est cassée
Je perds mon chemin
Une folie constante m'a détourné du droit chemin

Mon passé souffle sur mon cou
Et il me semble que maintenant tout ce que je peux faire c'est
Revenir au commencement quand c'est tout ce que l'avenir me réserve
Une illusion qui s'efface me harcèle maintenant

En moi il y a toujours un endroit qui me satisfait
Un caractère qui soit à moi, je m'y réfugie
Quand l'hiver tombe
Si j'essaie, pourrais-je trouver la terre ferme

Je suis des chemins difficiles
Oh, il semble qu'ils aient été écrits dans la pierre
Et la porte vers une nouvelle vie se referme si rapidement
Brûler les ponts ne me ramènera pas

Je sais qu'en moi il y a toujours un endroit qui me satisfait
Un caractère qui soit à moi, je m'y réfugie
Quand l'hiver tombe
Si j'essaie, pourrais-je trouver la terre ferme
Ou suis-je simplement en train de perdre mon temps ?

_________________


Aphrodyti
Entre deux défaillances, entre deux cauchemars, entre deux évasions artificielles, elle trouvait quelques facultés pour écrire encore ce qu'elle n'arrivait pas à oublier, ce que son cœur ne se décidait pas à relâcher.



Si tu n'existes plus, pourquoi moi suis-je encore là ?
Tu a disparu à jamais et je dois survivre sans toi
Si tu n'es plus rien sur cette terre déchue
Moi je dois toujours vivre ma peine en recluse.

Si tu es mort, que ton corps n'est que poussière
Le mien est encore là, entre regret et espoir.
Si rien ne peut te ramener à moi, retourner à hier
Il m'est impossible d'imaginer un avenir moins noir.

Si tu m'as laissé, que tu l'ai voulu ou non
Si de là où tu es, tu n'as plus rien à faire de moi
Si tous les mensonges ont brulé les restes de ma foi
J'existe encore rien que pour ta mémoire, pour ton nom.

_________________
Angel_de_chevelu


Ah, comme le bonheur est d'essence incertaine!
Et qu'à le croire entier dans l'erreur on se traîne.

Qui peut dire qu'icelle en sa félicité,
Se baigne à tout le jour bien qu'ayant récité,
Au Bon Père des cœurs une douce ballade?
Est-ce qu'un grand amour n'est pas un grand malade?

Qui sait si quand on croit ne voir que vérité,
D'un hymen absolu, grandement mérité,
N'est pas cachée, timide et pourtant bien active,
Une pauvre langueur qui s'étire plaintive?

Ainsi, croyant céder aux élans généreux,
D'un cœur soudain porté par des airs valeureux,
On s'affaire au bonheur que l'on souhaite pour l'autre,
Tout en bordant le lit où la peine se vautre.

Qui peut dire si l'on sera félicité,
Après que le cœur lourd on aura débité,
Une vérité nue qui peut sembler parfaite,
Pour que, sur nos amours, la lumière soit faite?

Non, ce n'est pas la peur mais bien la compassion,
Qui jette un voile noir sur ma folle passion.
Ce devoir qui souvent fait cacher la vaillance,
Quand le courage alors passe pour défaillance.

Au prix de mon bonheur j'ai voulu préserver,
Celui de mon amie en la laissant rêver,
À cet être idéal, autant lettré qu'aimable,
Même si c'est par peur…Est-ce à ce point coupable?
Rollin
*Adossé au tronc rugueux de l'ancêtre végétal auquel les Chambérien faisaient offrande de leurs vers et leur prose - renouvelant sans cesse par ce geste la belle couronne de sa ramure, mêlant le grège, le blanc et le gris de leurs poétiques billets au vert si tellement changeant de ses feuilles -, Rollin relisait pour la millionième fois les mots d'Yzalba... ceux qu'un jour au jardin d'Armavyr elle lui avait remis et fait promettre de garder. Le Chambérien connaissait les mots par coeur mais il ne se lassait pas de voir les pleins et les déliés, les cursives parfaites tracées par la main de sa Mie... Dieu que sa présence lui manquait en ces jours où brûlait le soleil, en ces nuits bercées de murmures de lune...*

*Il rangea le billet d'Yzalba sous sa chainse, tout contre sa peau, le posant sur son coeur, puis -une fois n'est pas coutume- c'est aux bons soins du vent qu'il remit quelques mots à haute voix.*

Nuls peine ne dolour, ma Mye
Ne me peut faire perdre souvenance
Nuls defaite ne odieuse vilanie
Ne me peut faire nourrir doubtance

Doulce Dame mienne jolye,
Vostre servant loial d'amour
Vostre aimant adorné d'honnour
Vous a baillé plus que sa vie.

_________________
Bailli de Savoie, Co-Mestre de la Corporation des cueilleurs de fruits de Chambéry.
Yzalba
Yzalba, son petit baluchon à bout de bras, s'en revenait... elle ne savait pourquoi ses pas l'avaient guidée vers l'Arbre aux Poètes pour rentrer chez elle, mais maintenant elle remerciait le Très Haut d'avoir suivi son instinct...

Cachée derrière un buisson, sourire aux lèvres et les larmes aux yeux, elle avait écouté son homme dire son amour pour elle à la douce brise de juillet...

Quand il eut fini, doucement, elle se mit à parler en sortant de sa cachette :

Nulle femme ne fut pareillement aimée
Que celle à qui s’adresse cette mélodie.
Et les mots sont musique à son cœur ébloui
Par ces mots qui la touchent comme un doux baiser…

Messire, la dame à qui sont destinés ces mots a bien de la chance d'être aimée de la sorte...


Rollin, au son de sa voix, se retourna d'un coup, un air d'incrédulité peint sur le visage...


Ma mie...

Il ne put articuler un mot de plus mais ouvrit grand ses bras dans lesquels, toute à sa joie de revenir à Chambéry et surtout près de Rollin et de leurs enfants, elle alla se jeter en riant et pleurant tout à la fois.

Oubliée la fatigue du chemin, l'énergie, la paix et la sérénité qu'elle avait retrouvées lors de sa retraite descendirent à nouveau sur elle en même temps que les lèvres de Rollin épousaient les siennes en un tendre baiser, la force de ses bras autour d'elle baignant son corps d'un doux vertige...

_________________
Locke
Le hasard, le chemin, ses pas l'avaient mené enfin vers cet arbre aux étranges feuilles d'encre, à l'écorce calligraphié et à aux ramures parcheminées. Il s'en approcha avec une certaine révérence, effleurant les feuilles anciennes, ne lambeaux où ne subsistaient plus que quelques mots presque effacés. Et là ceux encore éclatant de bleus et de noirs. Il avait dans les yeux ce regard gourmand et prit le temps de lire quelques uns de ces poètes pour la plupart inconnus mais dont certaines plumes le ravissaient. Il sourit en sortant le sien et ajouta à l'arbre une feuille de plume. La première mais pas la dernière. Du moins l'espérait-il ...



Voyez vous aux heures sombres les doigts agiles,
Que sur le canevas de nos vies de vielles femmes,
Etirent, piquent et repiquent chacun de nos fils,
Affichant de leurs mains le dessein de nos âmes.

Voyez vous sur leur face, l'étrange et amer rictus,
Lorsque des fils dorés s'élèvent les parfums putrides
Des vils à la bouche aisée mais l' haleine trop fétide,
Cachant la petitesse sous les vernis des grands Titus

Voyez vous dans leurs prunelles usées et sans âges
Un reste de bonté quand la dentelle se brode jolie,
Ornant un coeur pur d'un fil de bonté et de courage
Plaisant ouvrage que celui d'un existence bénie.

Voyez vous entre jamais et toujours, la nuit et le jour,
Le ciseau étincèle aux premières heures du soleil
Coupant les tapisseries effilochées à la trame trop vieille
Des existences qui s'éloignent. Dernier aller sans retour.
Locke
La main paresseuse et l'esprit morose. En pleine été, Locke vint ajouter un parfum d'automne parmi les étranges feuilles de cet arbre si particulier :

Long le tic avant l'écho du tac
Je meurs d'un ennui cardiaque,
La plume atteinte par traîtrise,
De ce trop de calme qui m'épuise.

Et le tac se traine et bientôt le tic,
Je me vautre dans l'oisif épique
Je fais un art de la sieste faignante
Contaminé par l' apathie régnante

Je déambule, funambule patraque
Sur le fil du temps, du tic au tac,
Je me fais maître dans l'observation
Minutieuse d'obscures plantations.

A l'ombre des ramures, j'entends le tic
Moustique authentique, déclic, je tique
Quand clac ! le tac ! Et ma main plaque
L'audacieux fâcheux qui ose et m'attaque.

Et la réplique du tic, irréelle rythmique,
Battant le pas d'une lenteur mystique.
Ainsi se délie le temps selon les humeurs,
Trop vite, trop lent, rarement à l'heure.

_________________
Aphrodyti
Sa plume courait sur le vélin. Agressive, elle trouait parfois le pauvre parchemin, laissant des marques sombres, un peu comme celles qui cernaient ses yeux.



De l'absence naissent ces sentiments que l'on dénigre
Du regret ne vient jamais que la peur d'oublier
Cours et ne te retournes pas, j'essaie de survivre
J'ai laissé mes sourires et mes larmes sur mon oreiller

Cours loin, mon chemin est long avant de te rejoindre
Et seulement si tu le veux, seulement si on y croit
J'm'en fout ! Je préfère dire que je n'ai pas besoin de toi
Mentir est toujours de tous les défauts, le moindre

Quelques soit mes cris, mes appels au secours
C'est comme s'ils se perdaient au loin dans le noir
Les drames dans mes souvenirs, une voix, un amour
Je ne me retourne plus, c'est moi qui cours, après l'espoir

Un vêtement et ton parfum, ton image est là, elle reste
Non, je n'ai pas besoin de tes bras, j'essaie de refuser
Me cacher la vérité pour ne plus souffrir, ne plus manquer
Je cours sans m’éloigner de toi, il faut que j’arrête .....

_________________
Aphrodyti
Était ce le temps orageux de la fin de l’été ? Était ce un événement de ceux qu'elle devait cacher ? Était ce tout simplement son humeur ? Toujours est il qu'elle avait rejoint l'Arbre pour y déposer un poème surgit de son esprit quelques heures auparavant.




J'avais rêvé d'un ilot au milieu des mers
J'avais imaginé que rien ne pourrait l'immerger
Je ne voulais rien de plus que vivre du soleil
Je n'avais pas penser qu'un jour il y aurait un réveil

Plonger au plus profond du désarroi le plus amer
Plonger là où l'on sait que l'on n'aura jamais pieds
J'ai voulu y croire, j'ai voulu le vivre à cent pour cent
Je suis en train de perdre ma vie, perdre mon sang

Aimer, aimer à perdre la raison, sans rien promettre
Aimer ou haïr, tellement fort, rien que des sentiments
Je t'aime, pour la première, la dernière fois, c'est net
Je t'aime et je le répèterais milles fois ce serment

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Locke
Il passait et il lut. Le dernier lui inspira une réponse. Il ne savait si l'humeur de son auteur était amoureuse et déception. A lire, l'amertume le disputait à l'amour. Il sortit plumes et parchemins et griffonna ce que lui dictait sa muse. Il espérait pour elle, qu'elle ai trouvé son âme ... frère ... Il sourit et suspendit son écrit.


J'avais rêvé de son îlot au milieu de l'amer
Offrant à son esquif un oasis sur la mer.
Après les houles profondes des vagues à l'âme
L'oubli des maux sous la passion de son calame.

La pluie fournit l'eau comme le sein de la Mère
Tièdes larmes emportant au loin ses colères.
Quand parait l'eden après fureurs et drames
Qui rongeaient son coeur de brûlures infâmes.

Torrents d'émotions sur ses roches calcaires,
Meurent anciennes et trop cruelles chimères.
Vient le temps d'aimer, du regard qui se pâme
Du cri de cet amour qu'enfin, elle nous clame.

Haïssent trop, parfois, ceux qui trop aimèrent
De l'un à l'autre, passions se consument, éphèmères.
Le brasier reste, diffèrent seulement les flammes.
Les unes nous portent, les secondes nous condamne.

_________________
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