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[RP] Noces ducales

Alivianne
La chef de famille d'Azayes se trouvait toujours là parmi tous les gens. Elle s'était opposée à ce qu'on s'oppose à l'opposition du mariage. Elle avait laissé les choses se passées. Chlo semblait assumer les choix de sa mère qui devait se retourner dans sa tombe. Même de là haut, elle veillait à ce qu'elle avait décidé de la manière qu'elle le voulait, l'imposait. Pendant un instant, elle se dit, qu'Enorig avait participé à la mauvaise réputation des Azayes et dernièrement elle l'avait encore subit. Combien de temps allait-il souffrir encore des actes que la morte avaient fait par le passé? Dernier en date : Geran... pincement au coeur. Tout ça à cause d'Enorig. Pourtant, elle aimait toujours sa nièce qui avait engendré des personnes remarquables qu'elle appréciait beaucoup.

Alivianne bougea la tête. Lorsque le frère ainé de la jeune fiancée osa insulter sa famille. Alivianne dit à sa soeur...


Comme bon te sembles... Je crois que Chlo a de toute façon choisi. Répondre à cette insulte, c'est ce mettre à leur niveau. Et ce niveau n'est pas le notre nous le savons bien.

Par contre, elle comprenait un peu sa réaction. Protecteur il l'était pour le gens qu'il aimait ce fut pareil pour sa famille en voulant s'opposer à ce mariage. Ce n’était pas contre cette famille, mais plutôt le fait qu'on sentait les époux loin d'être amoureux et ils supportaient ce mariage décidé par des morts qui n'étaient plus. Il fallait avancer au lieu de reculer en suivant leur demande. Refuser de suivre l'avis des morts voulaient dire voir l'avenir et non répéter les erreurs du passé, parfois celui desmorts.

tout de même elle a jouta d'une voix posé à Wonder.

Je les comprends, on les a aussi insultés en voulant s'opposer à ce mariage. Ils sont crus que la jeune fille n'était pas digne de nous et ce n’est pas ce qu'on a voulu leur faire comprendre... Nous voulons qu'il y ait un peu d'amour entres-eux. Ce n'est pas la fin du monde non plus

Son attention se reporta vers le devant.
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Uriel
Le Premier Archidiacre de Trèves était arrivé discrètement au mariage de son futur beau-frère, un peu en retard, certes, car la visite à l'Hostel-Dieu lui avait pris plus de temps que prévu.

Initialement, il s'était dit que la cérémonie serait mouvementée, mais là il fallait bien avouer que c'était le cas, bien que cela eu prit un détour qu'il n'aurait jamais osé imaginer.
Tragique événement, encore, pour les futurs mariés, avaient-ils besoin de cela, au jour de leurs noces, sans doute tant attendues ?

Uriel secoua la tête, se demandant comment les aristotéliciens pouvaient se laisser si aisément soudoyer par l'Ombre.
Décidément, celle-ci était partout, tapie dans les coins des esprits les plus retords et prête à fondre sur les coeurs les plus vaillants.

Quelle misère, le jour d'un mariage était sensé être l'un des plus beaux d'une vie et resterait gravé dans leurs mémoires.
Il regarda Sybille, effaré et lui prit la main, pour la rassurer.



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Eloin
Elle aurait du agir, se lever et rejoindre le groupe qui se forma autour de sa filleule.

Elle aurait du ouvrir la bouche et s'exprimer, leur jetant au visage sa froide colère de les voir se chamailler au nom d'un honneur qui n'avoit point sa place dans la demeure du Très-Hault ; sans se préoccuper de ce que les promis pensoient de cela.

Elle aurait du... Au lieu de quoi, la bordelaise resta assise sur le banc, interdite devant ceste cérémonie qui prit petit à petit l'allure d'un pugilat. Observant les visages ; escoutant les remarques, les insultes ; la veufve se rendit compte à quel point ce mariage attisoit les sentiments contraires chez ceux qui y assistoient en ce jour.

Un sourcil se haussa lorsqu'elle oya parler de duel, et suivit du regard la silhouette de la Pivoine s'éloignant de la nef, pour finir par quitter la cathédrale et se hisser sur sa monture, accompagnée de son escuyer.

Un duel... Au nom de quoi ? Au nom de qui ? Pour un nom de famille qu'elle portoit tel un fardeau depuys si longtemps ? Pour une promesse qu'elle avoit accomplie dix foys depuys la mort du chevalier Raphaël ?

L'honneur et le sens du devoir couleraient toujours dans les veines de la Pivoine, envers et contre tout, mesme si cela devoit mener la rousse De Vergy à se donner en spectacle. Guilhem n'estoit guère mieux, avec ses belles paroles. Luy qui durant des années avoit fui le domaine familial, revenu presque par hasard quelques moys avant le trépas de sa ducale maternelle.

Ils estoient tous ridicules, en cet instant, à s'invectiver tels des charognards se disputant un morceau de viande. Ecoeurée de voir telle mascarade, l'ancienne mainoise avoit tourné son regard vers le choeur, admirant les vitraux pour ne plus voir les visages défaits et les rictus de haine. Se demandant soudainement ce qu'Izarra pensoit de cela, du hault de son éternité.

Mais le mouvement esquissé par sa filleule la fict revenir à la réalité, et son visage se para d'un mince sourire, -un estrange sourire diraient certains- lorsqu'elle remarqua les promis se tenant par la main pour rejoindre l'autel et l'archevesque.

Sa filleule, sa fragile et si effacée duquesseta, venoit de prendre son destin en main, en choisissant elle-mesme de lier son destin au Von Frayner. Sans se préoccuper de l'avis des aultres, sans escouter ce qui venoit d'estre dict entre les parties s'estant affrontées du regard précédemment. Elle venoit de faire un pas dans le monde des adultes, cruel et sans pitié, un pas qui ferait d'elle, à n'en point doubter, une duchesse digne de son nom et de ses ancestres.

Elle estoit fière, en cet instant, de voir Elianor accepter son destin, le forcer mesme. C'estoit certainement cela, le "vrai" sens de l'honneur...
Si la baronne de Lesparre s'estoit retournée, elle aurait vu, sur le visage de sa marraine, ce léger sourire et ces prunelles pétillantes, détonnant avec les visages fermés des aultres convives...

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[Ban en changement]
Aurelien87
Mgr Aurélien voyait les un s'invectiver, les autres se foudroyer du regard, et d'autres encore, observer ce manège, la mine stupéfaite. Il était grand temps que l'ordre revienne dans l'antique édifice. Il frappa dans ses mains.

Bien.... un peu de calme et de sérieux maintenant. On se croirait plus aux halles de Paris qu'en la cathédrale. Le merveilleux spectacle que vous donnez là n'est digne ni de votre rang, ni de vos titres, nide la foi que vous semblez confesser. Chacun reste à sa place et les mécontents peuvent quitter les lieux, un mariage concerne deux époux et non point leur parentelle ou leur valétaille.


Mgr Aurélien alla à l’ambon et et ouvrit le Livre des Vertu au chapitre XIII de la vie de Christos



Mes enfants, nous allons écouter un extrait du Livre des Vertu, parlant du mariage, engagement que vous prenez aujourd'hui:


Citation:
Natchiachia versa le vin de sa cruche dans la corne de Christos, et lui demanda :
" Maître, je suis en proie à un profond tourment de l’âme. Je voudrais te suivre dans tes enseignements, mais j’aime un homme qui habite ici et qui se nomme Yhonny, je l’aime d’un amour pur comme le diamant… Que dit Aristote sur cette question que dois-je faire ? "
Christos lui répondit: " Lorsque deux êtres s’aiment d’un amour pur et qu’ils souhaitent perpétuer notre espèce par la procréation, Dieu leur permet, par le sacrement du mariage, de vivre leur amour. Cet amour si pur, vécu dans la vertu, glorifie Dieu, parce qu’Il est amour et que l’amour que les humains partagent est le plus bel hommage qui puisse lui être fait. Mais, comme le baptême, le mariage est un engagement à vie, aussi, Natchiatchia, choisis judicieusement, car une foi que tu auras épousé Yhonny, vous ne pourrez plus vous y soustraire. "
Comme cette dernière parole frappa d’étonnement l’assemblée, car l’époque était à l’inconstance… Natchiatchia reprit :
" Mais, Maître, serons-nous assez forts pour respecter ce choix et vivre sans pécher ? "
Alors, Christos répondit :
" Sachez que l’humain doute par nature, que l’amour qu’il éprouve pour Dieu et pour son prochain peut connaître autant d’aléas que la vie comporte d’épisodes. Mais la vie vertueuse est un idéal vers lequel l’homme doit tendre. Et, dans son chemin, il peut s’aider de la prière. La prière peut en effet être le moyen pour tous de renforcer cet amour lorsque cela est nécessaire. N’oubliez pas non plus la puissance de la miséricorde, qui est accordée grâce à la repentance. "


Aurélien regarda la réaction des fidèles, puis il fit un court sermon :

Mes enfants, vous venez d’entendre la parole de Dieu. Et que nous dit-elle, cette parole ? Que le mariage n’est pas en engagement pris à la légère. Il va vous imposer des sacrifices. Vous devrez être à l’écoute l’un de l’autre, pour vous soutenir dans les bons mais surtout dans les épreuves. Méditez bien ces paroles car lorsque je vous poserai la question de votre engagement, c'est en référence à ces paroles là, celle de Christos qu'il faudra répondre.
Le mariage n'est point chose aisé. Il suffit d'observer autour de soi. Des couples se défont, se déchirent, s'ignorent! Alors que d'autres montrent une unité sereine, une joie de vivre et un amour pour chacun qui ravit le coeur. Il n'appartient qu'à vous deux, et vous seuls, de faire que votre union sera un havre de paix apprécié de vos amis. Il n'appartient qu'à vous deux, et vous seuls, de montrer l'image d'un couple heureux et plein d'amour à votre entourage.

Toutes ces couronnes... tous ces beaux tabards.... toutes ces robes aux tissus si fins ..... tous ces bijoux richements ouvragées ...... tout cela n'est rien. Vanité des vanités !!!! Tout cela n'est que Vanité !!!! Ce n'est rien en comparaison de la richesse de votre coeur. Et c'est cette richesse là que vous devez échanger. C'est cette richesse là qui doit être le moteur de votre futur couple. C'est cette richesse là que vous devez exposer aux yeux de votre entourage. C'est cette richesse là que le Très Haut attend de vous. Cette richesse qui s'appelle AMOUR !!!!

Soyez donc vertueux et aimants. Soutenez vous dans les difficultés, et profitez ensemble de vos joies. Ainsi votre vie recevra la récompense promise par Dieu à ses fidèles croyants. Amen.



Mgr Aurélien laissa la maîtrise chanter un chant de grâce
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--Rufus_
[Dans les ruelles parisiennes]

Petit sourire en coin.

Et bien pour une foire d’empoigne. S’en était une belle.

Ça lui rappelle de vieux souvenirs, du temps où le manger de bébés était encore vivant. Les mots doux, les gentillesses acides, les petits piques sympathiques dans les banquets des nobliaux.

Il chevauche en silence auprès de la Capitaine licorne qui a la tête des mauvais jours. Il sourit toujours en regardant les traits fermés, la main qui se crispe les rênes qui est blanches aux jointures des doigts qui enserrent le cuir avec force.

Il n’avait rien dit. Il n’était pas là pour les commentaires. Le vieux mercenaire avait prit l’habitude depuis ce temps innombrable au service des Faucons de les garder pour lui. Et aujourd’hui il avait ri intérieurement. Diantre s’il avait été dans une taverne, il en aurait ri à s’en taper ses cuisses noueuses, musclées par les chemins et les exercices.
Des nobles qui se marient par amour ? La belle affaire… oh ça l’aurait fait rigoler le chevalier noir, d’un beau rire à en péter les voûtes de Notre Dame. Y en avaient certains qui devaient avoir été bercé trop près des romans de chevalerie et biberonné à l’amour courtois. Comme si l’amour avait avoir dans cette affaire. On parle de politique avec des têtes couronnées pareilles. De terres, d’influence, de revenus sonnants et trébuchants, d’alliance et de diplomatie. Et tout ce que l’amour avait déclenché ce jour…. C’était une guerre… joli coup, joli coup… et encore le passé n’était plus, malheureusement ou heureusement… à l’époque le mangeur de bébé aurait sûrement déjà mit trois baffes et décollé deux têtes…

Ils avaient réagi…
Chacun a sa manière. Et pas étonnant que vu le motif des levées de boucliers dans le clan du marié, ça ait fait grincer des dents de l'autre.
Intéressant d’ailleurs le revirement des situations. Les changements dans les attitudes. Les tensions. Les regards. Autant d’indices qui ont amené Rufus, serviteur du Faucon et par allégeance de la Vergy, à se rapprocher et jouer les pions stratégiques. Le mariage se ferait ou non, il n’en savait rien. Et au fond… il n’en avait cure. Il avait déjà les noms et les visages des futurs potentiels ennemis du jeune maître, en bon bras droit de celui qui avait été un des meilleurs en infiltration, avait noté mentalement avant de coucher cela sur le papier. Ce qui l’intéressait c’était plutôt…

Un coup de talon le porte aux côtés du chevalier.


Il vous a donné rendez vous dans dix jours sur le Pont Neuf à l’aube… vous y serez n’est ce pas…

Il avait capté le murmure étant le dernier à partir en longeant le futur marié. Le ton n’appelait aucunement l’interrogation.

La Maitre d’arme, quant à elle, n’a pas porté ses yeux verts orageux sur sa personne. Elle a juste souri, de ce sourire carnassier qu’il lui a vu parfois arborer et qui lui rappeler l’ancien maître dont elle avait prit la place. Ce sourire qui annonçait sa détermination. Ce sourire qui déformait la balafre qu’elle avait récolté devant Eikorc de Nerra. Il avait apprécié, le vieux mercenaire. Sacré bout de petit femme pour oser rester debout devant un géant pareil… et toujours en vie, ce qui montrait sa science du combat qui l’avait amenée à avoir la canne de Maître d’un des ordres royaux les plus prestigieux du royaume.
Le mercenaire émet un petit rire puis se permet de dire plus bas à la petite roussette montée sur son immense shire :


Pensez à vous préserver… il a encore besoin de vous pour déployer définitivement ses ailes. Et ce serait une perte trop grande comparé à la valeur de l’adversaire.

Puis tirant imperceptiblement sur les rênes de sa monture et sous le prétexte fallacieux de l’examen d’une ruelle au passage, il ralentit pour se reporter près d’Adrian. Il savait la suite. Appeler le témoin. Elle trouverait aussi un héraut. Il savait la suite. Jusqu’à dans dix jours, sur le Pont Neuf, à l’aube.
Chlodwig_von_frayner
Indifférent aux rumeurs qui montaient du fond de la cathédrale, ou à quoi que se soit d’autre que l’archevêque, il se tenait cette fois à nouveau devant l’autel. Il bouillait encore un peu de rage… Tiens donc, merci au lieu sacré et au reste, sans quoi il se serait permis de faire l’un ou l’autre commentaire sur l’une des images encore intactes de son enfance jusqu’à il y a peu… et qui venait de voler en éclat. Les discours lénifiants ne valaient rien de plus que la valeur qu’on leur accordait au final. Il avait… non en fait il l’avait toujours sut… mais les préjugés ont la vie dure… Foutus gens, foutus honneur pourri, foutue mascarade… Puissent ils tous trépasser la bouche ouverte… Loin de lui… loin de tout ça… au soleil, loin de cette fichue lorraine, loin de tout… Un coin de paradis où il pourrait se saouler toutes les nuits et ne rien faire que gérer ses terres toute la journée. Ouais un truc pas mal.

Mais pas de soleil dans la cathédrale… dehors certes un peu, mais pas grand-chose de significatif. Allez comme disait « l’curé » aimons nous, et si ce n’est pas le cas, faisons semblant. Après tout ça doit se gausser là haut, rire aux éclats et prendre des paris sur qui l’ouvrira encore.

Alors c’est sur, dans tout ça, le sermon était beau. Il lui rappelait une phrase de Guise « Vanité mon cher, tout n’est que vanité… t’auras beau avoir une belle couronne, si t’es un minable, ça ne fera jamais de toi qu’un minable couronné ». Il avait le mérite de sonner juste… à voir si il porterait. Un couple heureux et plein d’amour… pourquoi pas… C’est vrai après tout, qu’est ce qu’il l’empêchait de la saisir par la main, de l’embrasser et de sortir en gambadant pour aller courrir tout nu dans les prés, à écouter des pâtres jouer du jazz à coup de flutte ? Une atmosphère bucolique… (1) Se fut la révélation… il en était amoureux… amoureux fou, à en crever. Sa simple vision le faisait rougir, un seul de ses regards le faisait fondre et lorsqu’elle se mettait à élever sa voix cristalline, le ciel semblait se consteller d’étoiles sous la douce mélodie qu’elle modulait ainsi à chacune de ses paroles (Dixit la douce et adorable Mel : pardon ? Où est Chlo, pouvez vous me le chercher s’il vous plait ? Nan mais vous êtes bien gentil, arrêtez juste de prendre sa place). Ouais bon je plaisante bien sur, mais on a tous le droit de rêver, non ?


Amen…

Et zut… il avait loupé l’examen de passage dés l’énoncé… vertueux et aimant… Y a une deuxième cession ? Nan parce que à ce tarif là, je me demande si c’est bien la peine de se présenter. Encore que aimant… il pourrait finir par passer pour en s’y mettant bien… mais vertueux… il fallait rire c’est ça ? Même en rêve (ou sur un meuporg) il ne parvenait pas à faire semblant. Alors en vrai, et jugé par le Très Haut, autant oublier. Hum… Inge, on va avoir besoin de toi (2).

(1) référence à mon ancienne prof de français, je sais on s’en fiche mais au moins je suis le seul à me marrer devant ce passage et ça fait classe de la citer au lieu d’un auteur important.

(2) Ah tata (comprendre Inge), quelle femme… comme le dit si souvent notre ami Toto
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Eithne
Alix et elle se sont assises non loin de la porte mais pas trop près,( faudrait pas non plus que la blonde vicomtesse attrape une humeur) afin d’apercevoir la cérémonie. Elle n’est pas vraiment à l’aise, s’ennuie même un peu. Oblige sa mâchoire à rester obstinément fermée pour ne pas laisser échapper un bâillement, qui aurait sans nul doute fait mauvais genre auprès de sa noble amie. Mais Aurore est Aurore, malgré sa naissance, son savoir-faire du à son rang, elle n’en reste pas moins une peste qui n’en a strictement rien a f** de la bienséance et si Alix n’avait été là…elle est là et c’est tout ce qui compte. Elle jette des regards circulaire dans la nef, détaille du coin de l’œil les invités en présence. Certains déjà croisés, d’autres pas mais que des nobles de haut rangs apparemment ou des vieilles familles. Pas que cela l’intéresse mais au moins cela l’occupe. Elle se serait bien amusée à essayer de voir à quoi chacun pensait au vu de leur expression mais elle aurait dû laisser ses tempêtes s’attarder plus que de raison… Quel ennui mortel. Elle se voyait bien se lever, tendre la main à Alix et lui dire « Et si on allait faire quelque chose de plus drôle. » Elle imaginait sans peine les yeux ronds que lui aurait faits sa tendre amie, son pincement de lèvres en désapprobation, alors elle attend que le temps passe.

[Pourquoi, pourquuuuuuooooiiiiiii… le pop-corn n’existe pas ?]

La bave à la commissure des lèvres ou peu s’en faut. Somnolant à moitié. Tableau idyllique dont nous fait grâce la jeune Aurore de Montbazon qui semble fortement se plaire dans un endroit aussi lugubre que Notre Dame. Et dire qu’on ne l’avait même pas rémunéré pour se trimbaler dans ce genre de cérémonie. La Vestale va être sacrifiée, le loup (oui c’est un poney mais pour la mise en scène c’est beaucoup plus crédible) se repaitre de sa tendre chair intact. Rien de bien attrayant en soi. La jeune femme jette un regard à sa cavalière, entrouvre la bouche prête à la supplier de s’éclipser. Qui pour la juger si elle ne connait personne ? Sa décision est prise.

A…

Le prénom de sa cavalière meurt dans un souffle retenu. Bien trop occupé dans sa réflexion, la peste n’avait pas entendu l’archevêque prononcer la phrase fatidique mais pour son plus grand plaisir la suite.
Quoi ? Quoi ? La peste se redresse (enfin seulement le buste) des voix qui s’élèvent tel le glas pour empêcher l’union. Bah voilà, elle qui voulait du spectacle pour l’empêcher de s’assoupir en avait.
Qui ? Qui ? La famille du fiancé, des amis surement aussi.
Pourquoi ? Elle n’est pas assez attentive pour cela. Quoique, cela est assez distrayant au final. Le théâtre de rue en pleine cathédrale. Les saltimbanques peuvent aller se rhabiller, les nobles sont tout aussi doués. Ses tempêtes cherchent un enfant de chœur, un panier à la main composé de collations diverses. Non point, où est-elle cette époque bénie où l’on accompagnerait une sortie de différentes sucreries ? Très loin. Désabusée de ne pouvoir rien se mettre sous la dent, la peste profite de ce qui se présente là.
Bien plus drôle que la commedia, plus palpitant qu’une course poursuite avec de mauvais bruitage, l’action se découvre enfin.
Aurore se serait bien levé pour applaudir en criant « encore, encore » mais ce n’est point une pièce qui se joue icelieu (enfin si mais cela est une autre histoire) mais la future vie de couple des deux protagonistes. Une poupée livide et un poney dépassé par les évènements.
Et la peste de s’imaginer dans un mauvais roman pour jeune pucelle en chaleur. L’épée à la main une pivoine provocant le héros de sa fine lame. Bientôt, il la provoquerait en duel. Mais pour agrémenter son fantasme, la voilà qui fait surgir une horde de nains roux pour enlever ledit promis. Le torturer de leur pique sanguinaire (en réalité des cure-dents) mettant à feu et sang la grande nef. Il n’y aurait en rien un happy end, juste des hectolitres de sang, une promise de pourpre vêtue.
Bon d’accord, ses fantasmes sont un tantinet, mais vraiment légèrement, glauques.

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HRP : Addict de Chlodwig Von Frayner et de sa Bannière
Elianor_de_vergy
La poupée avait tenté de toutes ses forces de faire le vide dans sa tête. De ne plus penser à rien ni personne, de crainte d'être prise de panique, de regrets, de remords, de crainte d'être tentée de prendre ses jambes à son cou et de fuir. Ne plus penser. Ne plus regarder personne, ne plus rien écouter si ce n'est les paroles de l'archevêque. Oh n'ayez crainte monseigneur, il ne sera pas pris à la légère, l'engagement de la jeune quintefeuille. Elle pressent bien au contraire qu'il sera d'une lourdeur de plomb, ce serment, qu'il va la lier quoi qu'elle en eût jusqu'à la fin de ses jours. Elle le tiendra, coûte que coûte. Et l'image sera là, les apparences seront sauves. Pour le reste.... Qui pourrait le dire en ce jour? Nul sinon le Très Haut ne sait de quoi l'avenir est fait...

Mains jointes, air grave et recueilli, la jeune fille fit écho au dernier mot du sermon entérinant tout ce qui venait d'être dit.


Amen.

Il ne lui restait qu'à attendre que le prélat pose la rituelle question qui cloturerait définitivement cette cérémonie.
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Aurelien87
Le calme semblait provisoirement revenu, bien qu'Aurélien ait quelques doutes sur la suite de la cdérémonie. La question fatidique allait arriver et les débordements pouvaient à tout moment reprendre. Il jeta un oeil du coté de la porte pour vérifier que la Garde Episcopale était toujours en mode surveillance active. Il laissa le choeur achever le motête, puis il se leva et regarda les deux fiancés droit dans les yeux:



Le mariage suppose que les deux époux s'engagent l'un vers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute la vie, qu'ils accueillent les enfants que Dieu leur donne, et les éduquent selon les écrits d'Aristote et la pensée de Christos. Chlodwig et Elianor, est-ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?

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Elianor_de_vergy
La jeune promise soutint le regard de son archevêque. Avec un soupçon de rose aux joues peut-être? Sans contrainte? S'engageait-elle réellement sans contrainte? Finalement, oui. Du moins sans autre contrainte que celle qu'elle s'imposait à elle-même, puisque sa famille avait été prête à tout abandonner avant l'instant fatidique. Une contrainte personnelle en somme, l'idée qu'elle se faisait de son devoir. Autrement dit, une décision qui finalement était *sa* décision.

Oui Monseigneur, c'est ainsi que je veux vivre dans le mariage.

Ta décision, quintefeuille. Tu ne pourras t'en prendre qu'à toi-même si cela tourne mal.
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Chlodwig_von_frayner
Libre et consentant… la réflexion aurait été mérité pour ce coup là. Etait on un jour libre et consentant ? Les gens se gargarisaient de cette notion e liberté alors que tous n’étaient en fait que des esclaves… de certaines personnes, des circonstances, de leurs émotions, de leur honneur… foutue liberté qui n’existait que dans les rêves les plus fous. Alors, un choix pour un autre, dans le fond, quelle importance ? Eh bien si ça pouvait en avoir, mais quand le vin était tiré, autant le voir. Il l’avait encore le choix, oui, si il le désirait il pouvait partir… et après ? Il était las de se battre contre des fantômes, contre ses fantômes. A un moment donné, on arrivait à une croisée des chemins, et là s’en était une…

Nuls doutes que se serait une belle manière de vivre ainsi… dans le mariage… sans nuls doute… et dire qu’il y aspirait étais ce au fond mentir ? Non pas vraiment… s’y conformerait il ? Non plus… mais on lui demandait juste si il désirait vivre ainsi… la réponse était sans nuls doutes un oui. Le reste n’était que poudre aux yeux. Il se prit à se souvenir de sa lame s’enfonçant dans le ventre d’un homme, le sang et les tripes dégoulinant sur le sol dans un cri de terreur et de douleur. Mais pourquoi donc cette image s’imposait elle à lui en cet instant ? Etrange pensée alors qu’il était devant l’autel… et léger sourire qui orne ses lèvres


Oui monseigneur, c’est aussi ainsi que je désire vivre…

Que sont les mots ?
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Aurelien87
Aurélien fut soulagé en entendant la réponse des fiancés, la cérémonie reprenait le cours qu'elle n'aurrait jamais du quitter.

Acte est pris de votre réponses, mes enfants. Puisqu’il en est ainsi, échangez vos consentements.

Code:
 X : Y, veux tu être ma femme ?
Y: Oui, je le veux et toi X veux-tu être mon mari ?
X: Oui, je le veux. Moi, X, je te reçois comme épouse et je serais ton époux. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
Y: Moi, Y, je te reçois comme époux et je serais ton épouse. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.

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Chlodwig_von_frayner
Mon dieu… par le saint crâne d’Aristote… par la vieille outre pleine de vinasse qui l’attendait à Château-rouge… il allait vraiment devoir dire tout ça ? Nan parce que le parjure était puni par des tas de choses pas sympa à l’enfer lunaire, enfin c’était à peu près ce que les vieux racontaient quand ils devaient faire peur au « petit le n’enfant », subtile référence que peu de personnes peuvent comprendre… ah si peut être un poussin, qui sait… Encore faut il se souvenir d’une brune (celle qui enivre, voyons) dans une taverne d’Epinal, et des conséquences qui avaient suivi. Certains disaient que sa saveur délicate survivait encore ailleurs… on le disait, oui.

Dans la pure tradition du Nord, il savait ce qu’il devait faire… jouer de la harpe, qu’elle idée divertissante. Se conformer à ses devoirs aussi… et puis mince quoi, après tout pourquoi se justifier ? Il se tourna en direction de la jeune fille, un regard légèrement terne. Autant en finir, en espérant que l’autre là haut le foudroierai pas sur place pour avoir prononcé de pareils mensonges. Il se dit qu’il aurait pu adopter une attitude super funky, avec un grand sourire et un peu de dynamisme dans la voix, l’attitude, tout ça… il devait avoir vraiment l’air d’être à un enterrement… et encore tous ses enterrements avaient plutot été joyeux. Il avait sans nuls doute le même dynamisme qu’une équipe de France de football chaque matin, après avoir passé la nuit avec une horde de Zahia.


Hum…
il se racla la gorge, Elianor de Vergy, veux tu être ma femme ?

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Elianor_de_vergy
La poupée ne s'était pas attendue à un promis délirant de bonheur et de joie. Un déballage public de bons et grands sentiments l'aurait d'ailleurs plus embarrassée qu'autre chose. Mais enfin, un brin plus de ... vie... dans le regard de son fiancé l'aurait quand même rassurée sur les chances de réussite de leur union...

Ceci dit, après les remous passés de la cérémonie, ça, c'était... comment dire.... du détail. Elle ne s'attarda donc pas outre mesure et se contenta de prononcer à son tour réponse et question rituelles.


Oui, je le veux.

Et toi, Chlodwig von Frayner, veux-tu être mon époux?
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Chlodwig_von_frayner
Ouaiiiiis j’en crève d’envie sa race même, tellement que je vais me dessaper et courir à poil partout dans l’église criant « champiooon du moooonde », au moins on aura un français qui le sera (comment ça c’est déplacé ? Eh oh, mon aussi j’ai un hostel de luxe d’abord… bon me manque Zahia j’admet). Et pourtant cette question, à laquelle il s’attendait, si naturelle le fit sourire légèrement… un léger rire désabusé intérieur retentit dans sa tête.

Oui, je le veux.

Oh mon dieu… il l’a dit… quoi que… on aurait plus compris un « je te veux » qu’autre chose mais bon, mon imagination déplacée de narrateur doit me jouer des tours.

Moi, Chlodwig Von Frayner, je te reçois comme épouse et je serais ton époux.

Et ils bais… vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Il pensa mentalement à la suite et se surpris à pouffer légèrement… qu’il cacha dans un toussotement.

Je te promets de t’aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves, tout au long de ta vie.


Allez c’est bon quoi… arrêtons l’hypocrisie… on est marié et voilà, pourquoi insister sans cesse sur l’amour ? Allez… s’épouser par amour c’est has been sincèrement, le plus sur moyen de rompre un mariage en fait. Pourquoi nous rabacher ça tout le temps ? On allait être heureux, on allait faire des gosses et… ben c’était pas ce qui était demandé ?

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