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[RP] Du vent dans les roses - Castel de Dampierre / Boutonne

Datan
Elle était là, à quelques pas de lui, toujours aussi belle, apportant avec elle un vent frai venant de l'extérieur qui manquait à Datan ses derniers jours. Datan sentit son parfum bien au delà des senteurs ambiantes, parfum qui l'enivrait encore. Mais là n'était pas le sujet.

Bonjour Cali, je suis... heureux qui tu aies pu venir aussi rapidement.

Il s'approcha d'elle, effleura sa main en prenant son sac.
Laisse-moi porter cela et viens.

Une poignée de secondes, les yeux dans les yeux, certainement bien moins furtives qu'il n'y paraissait. En d'autres temps, il aurait aimé qu'elle soit là sans raison, si ce n'est pour lui. Pour eux.

Il s'écarta d'elle, sans lui tourner vraiment le dos, afin de l'amener vers la chambre de Dune. Lorsqu'il entra, il parla à sa fille comme si elle était éveillée, tandis qu'elle semblait toujours dormir, même si la fièvre avait légèrement fléchie.


Dune, ma chérie, voici Cali qui vient t'aider.
Mots dérisoires semblait-il, mais la gorge nouée du niortais ne put davantage produire de son.

Il se tourna vers celle qui fut sa compagne, sans mot dire. D'un geste doux, il lui fit comprendre qu'elle avait tout loisir pour opérer ses soins ; nul besoin de rappeler l'importance de Dune à ses yeux, Cali ne le savait que trop bien.

Il s'assit de l'autre côté du lit, sentant pour un instant la responsabilité de l'état de Dune le hanter...

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Porte-Parole du Poitou - Champion du Poitou - Médaillé du Mérite militaire - Épervier dans l'âme...
Dune
L'esprit avait repris possession du corps.

Le corps avait été transporté au château.

Le lit avait été bassiné, il était bien chaud, le corps se réchauffait.

Au fur et à mesure que le corps se réchauffait, la douleur remontait à la surface.
La tête devenait trop petite, l'esprit se sentait serré.

Au moment où il s'apprêtait à quitter le corps par les narines pour fuir cet espace trop étroit, un parfum frais l'arrêta et le repoussa vers le fond du crâne. Il se débattit et frappa sur les tempes.

Dune gémit, sa tête bougea un peu.
Cali
Cali ,le nez dans ses pieds, ne releva la tête qu' en arrivant au palier du premier étage ... et le vit.

Bonjour Cali, je suis... heureux que tu aies pu venir aussi rapidement.

Bonjour Datan...


Il s'approcha d'elle..


Laisse-moi porter cela et viens.


Elle baissa les yeux sur sa main qui frôla la sienne en lui prenant son sac, puis leva son regard vers lui un instant... un instant volé au temps. Elle détourna les yeux puis il s'écarta pour la mener à sa fille.


Dune, ma chérie, voici Cali qui vient t'aider.


Cali observa Datan parler à sa fille, ressentant tout l'amour qu'il lui portait et l'inquiétude qui marquait ses traits. Sur un geste discret qu'il lui fit, elle s'approcha à son tour de la pâle jeune fille, allongée dans son lit et lui parla doucement..


Dune... ton père a fait appel à moi pour venir te soigner. Dune... Il va falloir nous aider aussi en te battant... ne cède pas... résiste .


La jeune médicastre se redressa en jetant un regard dans la chambre, semblant chercher quelque chose . Avisant l'objet de ses recherches, elle se dirigea vers une commode près de la fenêtre sur laquelle était posée un ensemble pour la toilette. Elle versa de l'eau sur ses mains et les savonna, ainsi que ses avant bras.

Dans le miroir qui lui faisait face, elle vit soudain Dune , toujours inconsciente, bouger légèrement sa tête en gémissant. Cali se ressuya rapidement les mains et rejoignit Datan et sa fille.


Dune ?... Dune... Datan ? Résume moi ce qu'il c'est passé s'il te plaît. De plus , Ta fille entendra ta voix. C'est très important qu'elle garde ce lien... enfin, c'est ce que je pense.



D'un geste, Cali , retrouvant ces habitude de médicastre, repoussa drap et couverture et commença à ausculter la jeune fille. Remontant sa chemise de nuit , elle inspecta chaque parcelle de sa peau pendant que Datan lui faisait le récit de l'accident.

Le corps de Dune ne portait aucune trace d'oedème laissant supposer qu'elle puisse avoir des fractures, tout au plus des hématomes.. pas de côtés cassées. Cali porta son attention sur la blessure que la jeune fille avait à la tête. La plaie n'était pas importante en soi , mais les coups portés à la tête pouvaient faire plus de dégâts internes qu'en apparence et Cali l'expliqua à Datan.


On va la sortir de là. Je te promet de faire tout mon possible Datan.
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Datan
Datan expliqua brièvement la disparition de sa fille durant ces quelques jours, la découverte du corps, la description de ce qui semblait être la chute de Dune et enfin l'état de sa fille depuis tout ce temps.
Dune gémit soudainement et le sang de Datan ne fit qu'un tour, provoquant dans sa poitrine des coups violents. Il s'approcha d'elle.

Ta fille entendra ta voix. C'est très important qu'elle garde ce lien... enfin, c'est ce que je pense.
Durant tout le temps où il avait été à côté d'elle, il n'avait cessé de parler. Si seulement Cali maintenant présente avait pu connaitre alors le sujet de ce monologue, elle serait bien gênée à cet instant. Tout. Il lui avait tout dit sur leur relation, sur son état. Tout ce qu'un père peut dire à sa fille, tout ce qu'une fille peut entendre de la bouche de son père.

Peut-être qu'alors la présence de Cali avait fait réagir Dune, peut-être que sa fille voulaient commenter la situation ? Nulle ne savait à part Elle...


Dune, ma chérie, reviens-moi, je t'en supplie. Nous avons tant encore à partager ! Tu as toute la vie devant toi, tu dois te battre. Je me refuse à te laisser partir.

Puis, levant la tête en regardant Cali, ses mots résonnaient encore dans sa tête sans qu'ils sortent de sa bouche.

Je me refuse à te laisser partir.

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Dune
Citation:
Dune, ma chérie, reviens-moi, je t'en supplie. Nous avons tant encore à partager ! Tu as toute la vie devant toi, tu dois te battre. Je me refuse à te laisser partir.


Ces mots venant d'une voix chérie fit sortir de sa torpuer "Volonté".
Celle-ci sortit de son petit coin reclus et chercha l'esprit.
Elle trouva l'esprit frappant sur les tempes pour essayer de sortir.
Volonté prit l'esprit et le répartit aux lieux statégiques au maintien de la vie, l'obligeant à se connecter.
Une connection après l'autre, le retour à la réalité se fit.


Dune remua légèrement la tête, ses lèvres bougèrent.
Un doigt, puis deux, puis trois se levèrent.
Les cils battirent sur des yeux qui s'ouvrirent légèrement.

Un éclat de lumière frappa l'esprit qui sursauta et se rebella à Volonté mais celle-ci, sous la pression de la voix aimée, maintint sa presssion sur l'esprit.

Les yeux s'ouvrirent un peu cherchant le lieu.
Ils virent Datan.
Les doigts se relevèrent un peu vers l'image floue.
Un son sortit par les lèvres sèches : Datan
Dune
L'effort était intense, l'esprit encore dissipé et Volonté un peu faiblarde.

Les yeux se refermèrent , les doigts retombèrent, les lèvres restèrent entr'ouvertes.

Dune repartit dans l'inconscience mais une petite flamme restait ,là, au fond de sa conscience.
Doucement, la chaleur se répandit, doucementles ondes mumineuse se mirent à sillonner le cerveau.
Datan
Il lui tenait les mains lorsqu'il sentit qu'elle allait parler.

Datan.

A ce seul mot le père se sentit enfin revivre. Il posa sa main sur son front, la température ne baissait toujours pas. Dune était en sueur et cela ne rassurait qu'à moitié le Niortais.

Allez ma fille, bats-toi, je suis là avec Cali, nous allons te soulager et tu pourras de nouveau faire tout ce que tu veux.

Datan était de genoux face au lit de sa fille, comme s'il priait en lui parlant. Un sourire forcé tentait de cacher son visage grave et las. Mais rien n'y fit, Dune retomba dans un silence inquiétant, laissant son entourage dans le désarrois le plus complet. Datan tournait régulièrement son regard vers Cali, espérait qu'elle puisse agir pour la libérer de son mal.

A cet instant, Urbain entra dans la pièce sans un bruit. Il s'approcha de Datan et dut lui poser la main sur l'épaule pour qu'il constate sa présence. Le Seigneur de Dampierre ne lâcha pas la main de sa fille et lança un regard interrogateur.


Seigneur, je suis désolé de vous déranger, mais vous m'aviez dit de vous tenir au courant si des évènements surgissaient... Et bien, il s'agit du Comte du Poitou, une annonce vient de paraitre. Il aurait...

Datan ne laissa pas le temps à l'intendant de finir, tant il se moquait bien de tout ce qui pouvait se passer hors de ce chateau à cet instant.
Le Comte n'a qu'à faire ce qu'il veut, laissez-le où il est ! Je n'ai que faire du Poitou en ce jour. Si ma fille se meurt, je mourrai avec elle.

Jamais le regard de Datan ne fut aussi noir depuis bien longtemps... Depuis qu'en d'autres circonstance il tenait les mains de corps sans vie qu'on avait abandonné à ses pieds... Il y a si longtemps.

Jamais plus.

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Cali
Dune, ma chérie, reviens-moi, je t'en supplie. Nous avons tant encore à partager ! Tu as toute la vie devant toi, tu dois te battre. Je me refuse à te laisser partir.

Datan rencontra le regard de Cali lorsqu'il leva les yeux . La jeune femme lui adressa un sourire d'encouragement... je suis avec toi Datan..

Un léger mouvement dans le lit la fit cligner des yeux comme si le lien qui l'unissait à Datan venait de s'évaporer comme par enchantement.
Cali vit clairement les doigts de Dune bouger et son regard se fixer un instant sur son père qui venait de s'adresser à elle, pendant que ses lèvres formaient le nom.. Datan. Celui ci réagit très vite en se rapprochant de sa fille.

Pendant ce temps là, la jeune médicastre voulant profiter de cet instant de conscience pour administrer un remède à Dune, commença à sortir de sa besace ses préparations, jetant de furtifs coups d'oeil au père et à sa fille mais déjà elle retombait dans son état léthargique .



Allez ma fille, bats-toi, je suis là avec Cali, nous allons te soulager et tu pourras de nouveau faire tout ce que tu veux.


Cali concentrée dans ce qu'elle faisait, débarrassa la table de nuit pour y mettre un linge blanc sur lequel elle posa ses remèdes et autres objets lui étant nécessaire. Le fait que la jeune fille soit de nouveau inconsciente lui imposait de changer de méthode aussi elle mit dans un fond de verre d'eau quelques gouttes de colchique pour la douleur et de benoîte pour combattre la douleur.

Sentant une autre présence, la médicastre releva son visage en voyant arriver le majordome.


Seigneur, je suis désolé de vous déranger, mais vous m'aviez dit de vous tenir au courant si des évènements surgissaient... Et bien, il s'agit du Comte du Poitou, une annonce vient de paraitre. Il aurait...


Le Comte n'a qu'à faire ce qu'il veut, laissez-le où il est ! Je n'ai que faire du Poitou en ce jour. Si ma fille se meurt, je mourrai avec elle.


En entendant sa réponse , Cali reposa ce qu 'elle tenait en main et fit le tour du lit pour s'approcher de Datan. Elle se mit à genoux dans la même position que lui et posant ses mains sur ses épaules, elle dut le tourner légèrement vers elle.


Personne ne mourra ici ! Tu m'entends Datan ? Ni toi, ni ta fille !


En voyant son regard se poser sur elle, Cali eut un imperceptible mouvement de recul. Jamais elle ne lui avait vu un tel regard, noir et profond où se mêlait colère et dépit .
Elle aurait voulu caresser sa joue, le serrer contre elle et lui parler doucement en passant ses doigts dans ses cheveux. Elle aurait voulu le rassurer avec les seuls moyens qu'elle connaissait.... Mais elle ne put qu'essayer de ne pas perdre le lien... le lien... ne pas le perdre lui .


Datan... écoute moi. Dune est là. Elle est revenue. Dune est là quelque part, toute proche. Elle est sortit de son sommeil par deux fois. Elle est sortit de son sommeil profond tu comprends ? C'est encourageant... On va faire tomber cette satanée fièvre et combattre tout signe d'infection.... Datan je t'en prie, ne perd pas courage.


La jeune femme appuya ses mots d'une légère pression sur les épaules de Datan sans l'avoir quitté des yeux une seconde.

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Sganapin
A présent qu'elle était sa "mission"... ? Il ne savait plus trop...

Il n'avait put rejoindre Dune. Il l'avait cherché à l'intérieur du château. Personne n'avait pu dire où elle était. D'ailleurs, étrangement, il n'y avait pas trouvé grand monde. C'est la résignation qui l'emporta. Soudain, tout lui semblait trop grand. Il était encore d'humeur à plaisanter malgré tout :


*C'est certain, encore deux ou trois journées dans ce goût là et je connaîtrais la moindre parcelle de ce château...*, se dit-il, en se laissant tomber lourdement sur une luxueuse banquette capitonnée, recouverte d'une fine étoffe discrète.

Il soupira. Le petit salon était décoré avec goût, comme la plupart des pièces. Il avait remarqué plusieurs endroits comme celui-ci, propices au repos, ou a des conversations au coin du feu. Mais on s'y voyait mal y boire de la bière...

Il s'était efforcé de ne pas s'impatienter : Dune avait le droit de profiter de son père. Il s'était efforcé de ne pas s'inquiéter non plus, lorsqu'une femme, qui se disait la soubrette de Dune, remarqua sa présence et l'avertit, affolée, que sa maîtresse avait eu un accident. Gagnée par l'émotion, la jeune femme n'avait pas été très claire dans ses explications. La seule information valable que Sganapin avait retenu fut que Datan l'avait ramené dans sa chambre. Ca suffisait pour qu'il accourt vers elle. Après avoir demandé où se trouvait la chambre de Dune, il grimpa les escaliers quatre à quatre.

Il allait devoir prendre son mal en patience : Une fois devant la porte, un homme lui interdit l'accès sèchement, en répétant l'ordre que son maître lui avait intimé :
"Aucune visite ! Personne ne rentre !" Dans ce château, Sganapin n'était encore qu'un étranger sans-doute.

Pourtant, assis sur un banc, dans le couloir, il vit clairement une femme qui entra sans que personne n'intervienne. Il n'entendit aucunes protestations, venant de l'intérieur, qui laissait supposer que sa présence dérangeait. Elle semblait jolie, sur le peu qu'il devina lorsqu'elle se faufila à l'intérieur, avec une discrétion assurée.

Après quelques minutes, elle n'était toujours pas ressorti. Il osa se lever pour écouter à la porte : Bien trop épaisse pour entendre quoi que ce soit ! Il aurait voulu tourner la poignée mais se retint. Il ne lui restait plus qu'à s'asseoir et attendre. Le plus dur n'étant pas de rester dans le couloir, mais d'éviter d'imaginer le pire, en se rongeant les sangs. Il n'avait plus envie de plaisanter.
Anagor
Urbain avait accueilli impassiblement le voyageur qui apportait une lettre pour son seigneur, Datan.
"Un ami d' Niort m'l'a confié car il savait qu' vot' château était sur ma route".
L'intendant ne connaissait pas cette écriture un peu maladroite, avec ses lettres malformées.
Il posa la missive sur le bureau puis partit vers d'autres occupations.

"Cher frère et chère nièce,
Comme vous le savez sûrement, je n'ai pas pu faire autant de fournées que je l'aurais souhaité, mais n'ayez crainte, la ville se porte bien. Les mots frère et nièce me semblent encore des gâteaux que j'aime à avoir en bouche et prononcer tant nos retrouvailles me semblent un beau conte digne de la veillée. J'espère que l'automne est magnifique à Dampierre et que vous allez bien.
Bien à vous, Anagor"
Datan
Datan je t'en prie, ne perd pas courage.

Il prit la main de Cali posée sur son épaule, sans pour autant rompre le contact avec Dune. Un sourire fatigué se dessina sur son visage quand il la regarda. Il aimait qu'elle fut là, près de lui, et aurait tant aimé qu'elle reste à jamais à Dampierre. Il comprit enfin que l'accident de Dune n'était peut-être qu'un message du très haut, et que la venue de Cali à Dampierre n'était pas une coïncidence. Mais il savait aussi qu'il ne lui offrirait jamais plus qu'un amour décousu, tandis qu'un autre pourrait répondre à ses aspirations.

Il embrassa sa fille sur le front, lui dit quelques mots à l'oreille et se leva pour se diriger vers la fenêtre. Un beau soleil s'étalait maintenant sur les terres de Dampierre, illuminant la nature qui se reposait sous la douceur d'octobre. Les roses commençaient à dépérir mais heureusement la serre en préserverait bientôt quelques-unes.

Urbain entra de nouveau, tenant à la main un second courrier. Datan, qui s'était calmé, lut avec intérêt le message de son frère. Il était heureux de le savoir bientôt près de lui, avec sa fille. L'arrivée prochaine de sa filleule l'enthousiasmait tout autant. Il y avait de l'espoir partout autour d'eux, de cette famille qui lui tenait tant à coeur...


Dune doit s'en sortir, il ne peut en être autrement.
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--Urbain
Urbain s'approcha de nouveau de la porte et Sganapin eut le temps de se cacher. L'intendant entra dans la pièce, un nouveau parchemin à la main et le délivra au Seigneur des lieux. Cette fois-ci, aucune réaction mauvaise, au contraire. L'intendant se retira, fermant doucement la porte.

C'est là qu'il vit le jeune homme.

Je vais prévenir Messire Datan que vous êtes là, peut-être vous laissera-t-il entrer. Patientez encore un peu.

Il entra de nouveau dans la pièce, et vint souffler quelques mots à l'oreille de Datan.

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Intendant du Castel de Dampierre sur Boutonne

Edit pour signature
Cali
Datan s'était éloigné , le regard porté au loin tout à ses pensées. Cali le regarda un instant la mine assombrie puis retourna auprès de Dune. Sa fièvre commençait à baisser.
A l'aide d'un linge humide qu'elle posa sur son front , la médicastre tenta de la rafraîchir un peu et regardant à nouveau la plaie sur la tête de la jeune fille, préféra faire un point ou deux. Elle dut pour cela couper quelques cheveux et le fil dans le chas, la main sûre piqua avec l'aiguille, s'éleva semblant flotter en l'air puis recommença une seconde fois.
Pour parfaire les deux points, la jeune femme appliqua une pâte épaisse sur la plaie pour en accélérer la cicatrisation.

Alors que Cali se lavait les mains , le majordome revint donner un pli à Datan. Lorsque celui ci le parcourut des yeux, son visage s'éclaira. Cali sourit. " enfin une bonne nouvelle pour lui ".


Dune doit s'en sortir, il ne peut en être autrement.



Cali soupira en s'essuyant les mains puis alla doucement caresser le dos de Datan qui regardait déterminé par la fenêtre. Cali se massa la nuque, ressentant les premiers signes du manque de sommeil.
L'accouchement de Sylphide puis son départ pour Dampierre c'étaient cumulé et depuis deux jours déjà, elle n'avait pas pu dormir. Est ce pour cela que soudain elle se laissa aller contre de dos de Datan, encerclant sa taille de ses bras ? Était ce le besoin de sentir sa chaleur ou celui de lui apporter réconfort ? Elle avait agit instinctivement et posa doucement sa tête contre le dos du Niortais murmurant ..


.. Elle va s'en sortir.. n'ai pas.. d 'inquiétude..


Cali bailla et ferma les yeux sentant qu'elle commençait à s'endormir contre Datan, sa tête se faisant plus lourde.
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Dune
La petite lumière réchauffait l'esprit. Celui-ci se dilatta et pris toute sa place. La douce chaleur activa les synapses endormies.
Volonté secoua conscience qui sursauta.


Dune eut un sursaut, léger mais un sursaut quand même.
Ses yeux s'ouvrirent doucement et chercha à situer le lieu.

Le plafond, les tentures lui rappelèrent quelque chose.
Puis le regard rencontra Datan avec Cali dormant contre lui.
Un faible sourire apparut sur les lèvres de Dune.

Père!
Datan
Datan sentit les bras de Cali entourer sa taille et ferma les yeux, encore frappé par la douce lumière du soleil. Il prit conscience alors qu'il en avait demandé beaucoup à la jeune femme ; après l'avoir abandonnée sur la route de Thouars, il avait eu le culot de l'appeler à l'aide pour soigner sa fille.

Il se tourna doucement et regarda Cali. Elle semblait si fatiguée. Voyant que Dune se reposait toujours, il souleva délicatement Cali pour la porter dans ses bras, tandis qu'elle dormait toujours. Urbain lui ouvrit la porte, et le niortais sortit de la pièce. Là, il retrouva Sganapin qui attendait, à la fois penaud et impatient. Datan comprit la situation.


Tu peux aller la voir, mais elle a besoin de repos. Je... reviens.

Tandis qu'il se tournait vers la partie du couloir donnant sur les chambres des invités, l'intendant se plaça devant lui.
Seigneur Datan, je suis désolé, je n'ai pas fait préparer d'autres chambres, je ne savais pas qu'elle...

Datan sourit en fermant les yeux. Décidément, tout faisait de sorte de les rapprocher inlassablement. Datan se retourna, emmenant maintenant Cali vers sa propre chambre. Lorsque l'intendant ouvrit la porte, Datan entra et déposa la jeune femme sur son lit. Il lui retira ses chausses et tira les draps à elle. Il s'assit à ses côtés, passant une main dans ses cheveux...

Urbain se retira doucement, sans faire de bruit, et alla directement voir les gens de maison afin qu'ils préparent les autres chambres pour l'arrivée des nouveaux habitants...

Datan quitta la pièce doucement et se rendit encore auprès de Dune, regardant de temps à autre le jeune homme avec un demi-sourire. Une main posée sur le front de sa fille l'informa que la fièvre baissait, il en fut rassuré...

Dans sa chambre de Datan, la belle Cali dormait, une rose rouge posée à côté d'elle... Datan aimait la savoir ici, près de Dune, près de lui, même s'il avait sentit que son coeur trainait maintenant ailleurs...

Sur le mur de la pièce, Datan pouvait lire un poême écrit par son propre père...

Citation:
Ma Rose Pourpre,

Une rose pourpre, dans mon âme a fleuri,
Au soleil de mon cœur, à l'aube de ma vie,
Elle est née du bonheur, de nobles sentiments,
D'une vie bien trop courte, qui subit le temps.

En touchant mon cœur froid, délicat et blessé,
Ses pétales de soie l'ont fait ressusciter,
Y ont mis de l'Amour, juste comme il en faut,
L'entourant de velours, ils l'ont remis au chaud.

Dans mon âme d'enfant, cette rose divine,
Déposa doucement sa tige sans épine,
Sa corolle courte, pour embaumer ma vie.

Je laisserai le temps, me prendre tout mon corps,
J'attendrai seulement, au moment de ma mort,
Que ma rose pourpre, dans mon cœur ait flétri.



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