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[RP/IG] La Chevauchée du Val qui Rit

--Tuco
Que la chasse commence. Prologue suite...

Tuco à les foies ! La c'est clair. Pas que le gars soit pas courageux mais faut quand même bien observer la situation. Le v'la en pleine nature avec une charrette à foin sur lequel s'amasse de la barbaque en train de pourrir. Heureusement qu'on est pas en été et que le froid préserve un peu de la puanteur des plaies. Le Tuco à une sainte horreur des mouches ! C'est sales ces bestioles et en plus ça vous pond ça progéniture dans la moindre de vos blessures ! Vous savez ces petits trucs blancs qui se régalent de votre sang. Bah! Vive février et son hiver rugueux au moins cette ennemie la leur sera épargné

Pour le reste va falloir se presser de se faire baptiser. La chevauchée des compagnons n'est plus qu'un nuage de poussière au loin. On peut espérer un coup de main d'Aristote mais le gus va avoir du boulot avec ce que les copains du chapeauté ont laissé à Bordeaux. Pas sur qu'il est trop de temps à leur consacrer. C'est la crise mon pauv'e vieux !

On coupe dans les budgets et sur le coup c'est le ministère de la défense qui a trinqué. Un coup d'œil à l'irlandais qui sur la selle semble piquer du nez..


T'endort pas maraud. Vaut mieux garder l'ouïe en alerte et l'œil bien ouvert

Ouais en cas d'attaque faudra lui expliquer comment ils vont s'en sortir. Il y ' a bien une blonde, y' a que ça dans ce pays, La brune est en voix d'extinction, c'est p'têtre à cause des mouches ? Enfin bref …donc..il y a bien une blonde et son amoureux mais ceux la roucoulent plus qu'autre chose. Sur la charrette on a rajouté une gasconne au fort accent italien. Ça doit être la dernière brune du coin. Ils nous l'ont confié pour qu'on préserve la chaîne alimentaire du monde masculin....Seulement avec ce qu'elle s'est pris l'homme est pas prêt de se nourrir. D'ailleurs la pauvre femme crie sa faim.

Améliane bonne duchesse vous auriez pas un truc à donner à manger à cette pauvre femme ? Je sais que sa duchesse vous a trahi mais elle a combattu avec vous !
Puis si elle arrête pas de gémir comme ça elle va m'obliger à la balancer par dessus bord !
Au moins elle calmera la haine de ceux qui vont nous coller au train !

Le Tuco il est pas d'humeur. Il a une transpiration dans le bas du dos qui gagne ses omoplates et ça le rend légèrement nerveux. L'Esthète lâche pas la béarnaise. Un regard en coin il vaut quoi celui-la avec une arme dans les mains ? Quand ils ont fuis le champs de bataille ils ont vu au loin ce nuage annonciateur. Bordeaux va s'ouvrir, Bordelais vont se fêter mais après..Gens de Guyenne vont ils chasser ? Sur qu'à la course ils ont pris l'attelage de Diabolo et Satanas. Avec des chevaux qui vont à cette allure ils vont prendre des coups de massues sous peu les guerriers de l'aventure.

Ça va pas. On avance pas, on est trop visibles avec nos blessés et trop mal armé pour en découdre dans la plaine. Faut se planquer le temps qu'on puisse remettre ces gens à cheval. Trouver un bois, un hameau, Un monastère ? ...tiens...Un couvent..?...Ouais tiens...ça serait pas mal ça de planquer tout le monde sous une robe de bure..Et puis on emmerde pas des pèlerins sur les chemins de la foie retrouvée...

éh Chapeauté j'ai une idée !!!!!!!!!

Ben ouais c'est pas souvent non plus que ça arrive....Mais bon l'autre s'en fout. il ronfle ....

GGGGRRRRHHOOOOOOOOOOOOOO......ppppiiiioooouuu.....

Quand on pense qu'on fait tout ça pour ça...Bon allez..regarder droit devant..Faut trouver un monastère ou un couvent. Se demande ce que sa donnerait un Mercoeur déguisé en bonne sœur, le Tuco se dit que ça le rendrait bien rimailleur à ses heures....

Isambre
Isambre laissa divaguer un instant son regard mécontent, sur le fourmillement désordonné que secouait une foule bourdonnante, agitée comme une vieille carcasse subissant les premières avanies de la décomposition zélée de vermisseaux souterrains. Elle marchait à contre courant d’une foule obtuse qui s’obstinait, par un mauvais esprit propre à tout mouvement de troupeau, à contrarier son avancée alors qu' elle remontait le flux débilisant d’une population au bord de l’hystérie collective.

Bref, Isambre ne parvenait pas à s’y retrouver, malgré les coups de coudes et d’épaules qui lui permettaient de se constituer un chemin dans ce chaos et elle continuait d’aviser ses voisins de fortune d’un regard de fort mauvais augure. Dire qu’elle était exaspérée serait sans doute un euphémisme, tant les sourcils arqués flirtaient dangereusement avec la naissance tourmentée d’un long nez, aux narines quelque peu dilatées par une moutarde qui se répandait petit à petit dans le reste de ses sinus. Elle laissa à Aristote le soin d’accueillir tous les jurons qui lui étaient destinés et finit par apercevoir l’objet de toute sa peine : la tente des soins.
Un soupire de satisfaction vint mettre un terme à sa mauvaise humeur et l’angoisse déferla toute crue, se substituant à la colère. Ce n’était pas tout ce bazar, qui à lui seul aurait pu effectivement la mettre en rogne, mais bien une trouille monumentale qui la rendait aussi agressive.


Campée sur ses deux jambes, dont l’une n’assurait pas réellement la stabilité de l’ensemble, le capuchon commença à entrevoir aigrement le pourquoi de son trouble. De la fameuse tente sortaient un chapelé de râles et autres gargarismes, à l’origine plus ou moins humaine. La jeune femme avait trop d’expérience des combats pour se mentir quant à ce qu’elle risquait de découvrir là dedans.
Elle était sur le point de vivre la chose qu’elle redoutait le plus, une métamorphose désarçonnante: passer de la guerrière pseudo ténébreuse et orgueilleuse à la fiancée éplorée cherchant désespérément les reliques de son amant, au milieu d’une monceau de débris humains, tous plus gémissants les uns que les autres. Tout ça était de sa faute ! Quel idiot ! Lui faire ça à elle…

Une main nerveuse rabaissa rapidement la capuche et se porta une nouvelle fois sur la poche où reposait le pli fatidique, l’infâme confirmation de toute ses craintes : une lettre d’amour à moitié bâclée griffonnée dans une écriture étrangère. Il aurait tout de même pu ménager une sortie plus grandiose… Il faut toujours qu’il néglige le romantisme des scènes tragiques.

Malgré tout, Isambre s’acharna à parcourir la tente de long en large, boitant davantage, à mesure qu’elle s’apercevait que les corps qui pouvaient potentiellement appartenir au sénéchal, s’amenuisaient en quantité.
Un goût fort désagréable monta au bord de ses lèvres crispées en une moue mécontente : la panique commençait à gagner petit à petit, un terrain de plus en plus conséquent. Où pouvait-il bien être cet abruti de Lebo! Pas déjà dans la tombe quand même ! Elle ne lui pardonnerait jamais un coup pareil ! Quel mufle !
Elle déambula encore un certain temps sous la tente, à fustiger l’absent, dont les oreilles devaient sans doute commencer à siffler méchamment.
Kazert
l’Ad Gloriam Guienna

Le Duc fait son allocution, Kazert songe que cette joie est bien utile en ce moment.
Le vin coule , Kazert refuse et regarde d'un mauvais oeil ses officiers boirent!
Puis il ce laisse aller c'est alors qu'une estafette transmis une missive a Kazert , il l’ouvrit en pris connaissance et s’excusa auprès des officiers puis réfléchit a ce qu’il allait pouvoir répondre !
Il songea a son ex-lieutenant et a une époque ou il était Mestre de camps, ou il aimait poser des questions étranges, et pourtant si perpicaces. Il pris place dans un bureau et répondit a la missive.
Le Duc venant prendre des nouvelles les deux hommes discutent, même a un moment ils rient, même si Kazert ne comprends pas bien pourquoi, puis aprés explication il devient tout rouge, ce léve et ce tient droit devant Jeroen, lui donnant sa parole d'homme que jamais, jamais malgrés ses missives le ........ Namay lui a transmis les noms des soldats ce repliant sur Bazas!
Jeroen n'en doute pas un instant, Kazert dit que tout cela est fait pour mettre l'occitanie a feu et a sang, qu'il faut que cela s'arréte, et qu'il y qu'une seule chose a faire!


Citation:


A Namaycush Salmo Salar
Capitaine de Gascogne
Seigneur de Agonac et de Champiré


Capitaine,
J’ais pris ma plus belle plume afin de vous avertir par deux fois. Vous avez répondu avec grand mépris pour vos hommes venu égorger nos femmes et nos enfants.
Il est vrai que donner des ordres de ci loin, en évitant de ce battre c’est tout a fait digne d’un Capitaine !

J’accepte votre proposition, cela est tout a votre honneur !

J’espère que la Duchesse Herra sera présente car sans elle il ni aura aucune saveur. Au passage transmettez toutes mes amitiés a son époux, espérant que ces problèmes avec la justice sont réglés.

Malheureusement je ne pourrais être présent dans deux jours, j’ai quelques affaires a réglés dans une ville frontalière.

Mais je vous promet que dés que possible je serais dés votre, et sincèrement j’ai hate.

Je vous donne donc rendez vous dans votre ville de Labrits ainsi que, a la Duchesse Herra pour recevoir des vos mains votre rédition sans aucunes concessions.

J’éstime que votre Duché ne mérite pas un Capitaine riant de ses hommes et une Duchesse qui ne s’est que cacqueter.
La Gascogne mérite bien mieux et nous sommes prét a l’aider en vous jugeant pour vos crimes , en demandant la destition de la duchesse Herra, et la perte de tout ses fiefs, ainsi que tout les nobles l’ayant soutenu.

Que la Gascogne le sache ! Que les Gascons le sachent.

Seulement après je serais votre homme pour ce duel, car je sais faire passer mon Duché et mes Hommes avant une attaque personnelle.
Si vous insistez je serais auprés de vous plus vite que vous ne vous y attendez.

Mais comment pourrais je avoir confiance en vous ? Vous qui venez de dire m'avoir transmis les noms de vos soldats rentrant en leur terre.
Vous commencez a chercher des justifications pour cacher votre incompétence, a rejeter votre faute sur les autres.
Es cela le comportement de la noblesse en Gascogne?
Biensur que non, et je le sais bien.

La Guyenne est fière, la Gascogne est fière ; sans des gens comme vous !
Jamais nous ne tiendrons responsable les Gascons, des agissements de femmes et d'hommes avident de pouvoir.
Car Nous sommes des Occitans !!

L’Occitania !!
Cette terre qui fait de nous des frères !!
Ce qui devrait être une terre de paix pour les hommes ,
alors que vous avez fait couler le sang de nos fréres Occitans
Ce qui sera une terre d'amitié trés bientôt!


Shimir de Demessy dict Kazert
Vicomte de Bruihlois, Seigneur de Pierre-Buffiére, Chantemerle et D’Auzillac



Aprés avoir transmis la missive a une estafette, toute l'armée, repris sa marche pour une traque , mais avant il devait aller dans une ville ou jamais il n'avait mis les pieds.
Il ce dit que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu d'invitation......

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Muriperle
Le calme était revenu dans la Guyenne, La Teste aussi savourait du haut de ses remparts une étendue enfin dégagée et sereine.
Les pierres sèches centenaires des murs des fortifications n'avaient pas eu à subir d'assauts pendant cette guerre.

Elle avait tremblée pour la jeune capitale nouvellement née, à qui déjà des prédateurs avaient voulu s'attaquer.
Une belle capitale aux pieds d'argile était sortie de terre symbole de la fière Guyenne,
qui allait de nouveau bientôt sombrer dans les débats des uns et des autres qui se rejetteraient mutuellement les fautes d'un déficit alarmant.

La maire, les traits tirés et le visage émacié par des heures passées à parer aux éventuelles futures attaques, dont sa ville avait aussi été menacée,
avait tenu à suivre la fuite des troupes de près.
Elle contemplait la plaine désertée du campement qui venait d'être évacué à la hâte, ce matin.
Quelques feux agonisaient encore des braises incandescentes qui finissaient de ronger les quelques morceaux de bois abandonnés là par les Gascons.

Hier, les habitants les avaient observé, tremblants de crainte de les voir perpétrer quelques exactions sur le chemin de leur fuite.
Piller le marché, s'attaquer à quelques fermes isolées ...
Les lourdes portes du guet avaient été fermées, plus personne ne rentrait ni ne sortait, la ville s'était mise une fois de plus en alerte.
Les villageois, courageux en l'absence des vigiles de la ville, avaient pris les armes, prêts à défendre leurs récoltes, leur existence et leur ville.

Toute la journée les interrogations n'avaient cessé de fuser des uns et des autres, elle avait été là pour les rassurer, les encourager, les accompagner.

Puis, avant même l'aube naissante, des mouvements dans le campement avaient été observés ,
des hennissements des montures scellées et harnachées pour le départ, qui avaient résonné contre les remparts de la ville.
Ils avaient contourné la forteresse, puis petit à petit, la longue file avait disparu dans le paysage...

Un soupir.

Les troupes gasconnes s'en étaient allées.

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--Irlandais
Que la chasse commence ... les fauves sont lachés

Parait qu’c’était l’ouverture d’la chasse ! La venaison était variée ... plus ou moins gros, selon. L’seul souci d’la Mèche, c’est qu’le gibier, ben, il en f’sait parti … et ça, point d’vue comique, fallait repasser. L’était pas du genre à s’en faire habituellement, mais là … avec la bande de bras cassés qu’ils traînaient, à s’demander s’il allait pas falloir les finir, ouep … on achève bien les chevaux !

Comble qu’le moment n’est pas à l’optimisme, l’Tuco se targue d’avoir une idée !

L’temps est d’faire rayonner l’esprit et fissa …


Eh … psssssssstttttttttttt … L’Tuco !!! Pas qu’j’ai les j’tons mais … ton idée, s’tu peux m’en dire un p’ti peu plus, j’pourrai aider, hein !

L’train était à la ramasse, sans sifflote des trois comparses. Au loin, l’exaltation était d’mise … les clameurs v’naient jusqu’aux esgourdes ! Avilissant, vexant … pas d’mot pour décrire cet affront.

Sur qu’ils n’pourraient aller bien loin en l’état, pi faut penser à bequ’ter aussi, important de bequ’ter ! Qui dans la troupe d’troubadours avaient l’âme d’un chasseur, car lui … à part faire sauter, péter, éclater …

‘fin bref !

Dix m’nutes plus tard et trois cent pieds plus avant, la Mèche, plissa les mirettes …


Battisse droit devant …

L’doigt pointé droit d’vant, il signifia au troupeau l’objet d’sa trouvaille.

Isadora.da.vinci
[Quand vous êtes en colère, comptez jusqu’à trois. Quand vous êtes très en colère, jurez ! Mark Twain.]

- @¤% *§°¤ tous-les-bouffer%^$tout-crus !!!...
- arrrhhïïïïe…


J’ai la tête qui éclate, j’voudrais seul’ment vomir… faire une petite halte et pi aussi dormir.

Mais ce sera pour une autre fois.
La bonne nouvelle c’est que visiblement elle est toujours vivante. La mauvaise c’est que ceux qui sont allongés autour d’elle sur ce tas de foin cahotant ne le sont pas tous… ou plus tout à fait… Elle tourne péniblement sa tête endolorie – la vache ! il y a pas été de main morte ! – et se retrouve nez à nez avec un brun à l’air sympa qui la fixe de son regard bleu… et vitreux de cadavre.

- Rhaaaaa !

Elle se redresse brusquement, se débat contre quelques membres appartenant vraisemblablement à ses co-voituriers moribonds et lutte pour conserver son équilibre passablement compromis par un bondieu de mal de crâne pas piqué des vers et l’instabilité du plancher de la charrette bringuebalante. Tant bien que mal, et plutôt mal que bien, elle enjambe quelques corps sans prendre le temps de chercher ni pouls, ni poux, nid’poules ! Arf ! S’accrocher ou tomber… telle est la question dont la réponse fût une main fébrile au bout d’un bras flageolant lancée au petit bonheur la chance vers une épaule voûtée sous une veste vétuste et couverte de poussière, en l’occurrence celle de l’un des deux pilotes de ce convoi très spécial. Celui qui dort précisément. Pas d’bol…

Tous les bourdons de la papauté lui résonnent entre les deux oreilles, mais la réaction de son nouveau meilleur ami est à peu de choses près celle qu’elle entend bien avoir quand elle remettra la main sur son corniaud de neveu. Rassurante litanie de jurons soignés aux petits oignons qui lui prouvent que tout le monde n’est pas mort à bord. Du coup elle en lâche aussi quelques uns pour la mesure, histoire de ne pas être en reste. Pi ça soulage quoi !
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Bourrike
Bourrike était arrivée la veille, accompagnant les éventuels défenseurs de la ville.

Le tour rapide de la ville qu'elle avait fait sur la journée lui avait appris que de rudes combats avaient eu lieu, laissant de nombreux agonisants qur le champ de bataille.

Après être rentrée au campement pour se rafraîchir, elle prit le temps de se remettre à la lecture de quelques parchemins théologiques, les parcourant d'un oeil distrait alors que son esprit vagabondait, parti sur le champ de bataille, lié à la situation des pauvres âmes qui devaient avoir quitté leur enveloppe charnelle sans sacrement pour les accompagner vers le soleil.
Elle laissa passer quelques instant supplémentaires, puis n 'y tenant, plus requit la compagnie d'Isabel, l'ancien médecin de l'ost, pour aller y faire un tour.

L'ayant trouvée, elles avancèrent, prenant le chemin qui serpentait tout doucement vers le lieu du choc. Loin avant d'y arriver leur parvint l'odeur fade du sang, écoeurante à souhait et difficile à supporter pour la femme enceinte qu'elle est.
Mais elle tint bon.

Leurs premiers pas sur l'enclos fut des plus difficiles, des corps sans vie, des torses démembrés gisaient, épars.
elle se mit à prier pour le repos de leurs âmes, avançant toujours, son oreille perçut un faible râle, dont l'origine, encore indistincte, se précisait au fur et à mesure qu'elle marchait.
Ses pas la menèrent vers le corps d'une jeune fille, visiblement blessée au flanc. seul un bouchon de charpie empêchait la plaie de béer.

"ISA ISA viens par ici"


S'agenouillant en vitesse, elle toucha la peau de la blessée, visiblement inconsciente, mais dont la chaleur démentait qu'elle fut morte.
Relevant le visage vers Isa qui approchait "elle est vivante"
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Isabel_
La Guyenne... A feu et à sang disait-on.
Isabel n'avait pas hésité à entrer dans la danse lorsque ses compagnons avaient émis l'idée d'aller prêter main forte aux habitants de ce duché si souvent pris pour cible.
On parlait également de batailles sanglantes, de nombreux morts parmi les hommes, mais pas seulement. Femmes, enfants et vieillards étaient autant de victimes. La faucheuse n'épargnait personne et se délectait de chacune des âmes qu'elle pouvait voler.
La guerre...
Durant son enfance, sa défunte mère lui avait longuement parlé des horreurs de la guerre, avec de tels détails qui avaient laissé à Isabel l'impression de l'avoir vécu, même s'il n'en était rien. Sans doute était-ce la raison qui avait poussé la toute jeune fille qu'elle était alors à vouloir devenir medecin.

Alors qu'elle rassemblait quelques effets pour le départ, Isabel avait préparé une petite malle contenant un minimum de plantes, bandages, onguents et autres produits necessaires aux soins....

Peu après leur arrivée, son amie, la diaconesse de Tarbes lui avait demandé de l'accompagner sur le champ de bataille. Sans doute voulait-elle prier pour la bonne sauvegarde des âmes des nombreuses victimes. La jeune medecin était loin de penser que l'idée soit judicieuse pour une femme dont l'état de grossesse était avancé. Toutefois, connaissant le caractère de son amie, elle savait qu'il était inutile de tenter la faire changer d'avis.
Le spectacle qui s'offrit alors à elle était terrifiant, le silence pesant, seulement brisé parfois par quelques gémissements. Sans parler de cette odeur particulière, fétide, celle dont la mort se réjouit, servie cette fois ci par les nombreux cadavres qui jonchaient le sol.
Bourrike entraina alors Isabel dans une autre direction, jusqu'au corps d'une femme, gisant à terre, une mauvaise blessure sur le flan.
Isabel s'agenouilla à ses côtés, appliqua deux doigts sur le menton de la victime la forçant ainsi à ouvrir la bouche de laquelle elle approcha sa joue. Elle sentit alors un souffle, léger, mais belle et bien présent.


Tu as raison Bou', elle vit. Elle est très faible et je ne donne pas cher d'elle si elle reste ici où la boue se mêle au sang. Nous devons la ramener. Peut-être même ne supportera t-elle pas d'être bougée mais ici, elle moura donc la question ne se pose pas.

Isabel déchira un long pan de ses jupons qu'elle noua autour de l'abdomen de la femme blessée, serrant au mieux son bandage de fortune de façon à éviter l'extension de la plaie pendant qu'elle serait transportée.

Vu l'étendue de la blessure, nous devons fabriquer une litière pour la conduire au campement. Aide moi à rassembler et fixer quelques branchages.
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Simone_de_beauvoir
Ceux qui en reviennent disent que c’est tout blanc et que, pour une fois, c’est apaisant…


Elle n’en est pas encore là, juste flottante dans une espèce de substance ouateuse qui n’existe que dans le délire de sa fièvre. Les sourcils se froncent au dessus des yeux clos, la bouche se tord, de peur plus que de douleur.


J’veux pas crever…


Un râle s’échappe d’entre les lèvres sèches.
Aah…

Mais c’est pas toi qui décide.

...

Et il est bien temps de penser à ça.

...

Ce n’est que justice, tu as tué et tu mourras.


Tourmentée par sa conscience, elle tente de tourner ses pensées vers Aristote.

Oh arrête, fais donc pas ta mijaurée. Les dieux n’aiment pas beaucoup qu’on ne pense à eux qu’au dernier moment.


Elle secoue pitoyablement la tête, c’est faux, elle a toujours cru en Dieu, en un dieu, quel qu’il soit, elle a toujours su que le monde ne pouvait avoir surgi de nulle part et, plus que tout, que l’être humain ne pouvait pas être la forme de vie la plus évoluée. Mais à présent que sonne l’heure de le retrouver, ce, Dieu, ou son antithèse, se creuse un vide glacé dans son ventre, plus terrible que le coup d’épée qui l’y a précédé.

L’espoir a du bon, paraîtrait-il. Mais il n’y a rien. Cette certitude lui ouvre brusquement les yeux sur le ciel blanc. Il n’y a rien après, et l’horreur de cette idée lui offre un sursaut d’énergie qui crispe ses doigts gourds sur son ventre blessé. Un soubresaut la traverse. En même temps que la conscience est revenue la douleur.


Aaahh.

Le visage en sueur, elle se redresse à demi, pour, à bout de forces, se laisser lourdement retomber, comme retombent les paupière sur les yeux brillants de fièvre.

Aah…

Elle ne voit pas approcher la providence que ses gémissements avaient attirée, mais sentie la fraicheur de sa main sur sa peau. Des cris soudain, puis des murmures. Deux vois s’entremêlent, jeunes et avenantes. Leurs paroles sont inintelligibles à Simone, mais elle se sentait mise en confiance par leur intonation compatissante.

Une douleur aiguë lui enserre vivement le ventre. Elle hoquette. Sa tête bascule sur le côté, laissant échapper un filet de sang d’entre ses lèvres pâles.

_________________
Bourrike
Les alentours ne semblent guère présenter autre chose que des morceaux d'armes et des morts.

La présence d'isa aux côtés de la blessée sera certainement plus utile que la sienne propre.
"Veilles la isa, je reviens dans un instant, le temps de trouver de quoi la transporter ou un de nos membres. je reste à portée de voix dans tous les cas"

elle se dirige vers les remparts, là où, peut-être subsisteront un morceau ou deux d'échelles brisées lors des combats. cherchant avec acharnement le nécessaire pour constituer un brancard, n'hésitant pas à remuer les déchets du combat, elle finit par trouver un reste suffisamment complet afin que le transport du corps soit possible.

revenant vers le duo qu'elle aperçoit au loin, elle traîne derrière elle le trésor de guerre, c'est le cas de le dire, dont elle fera bon usage. Un morceau de jupon supplémentaire pour consolider le tout. et la surveillance du corps pendant que l'ex médecin de l'ost prend les dispositions nécessaires au chargement.

C'est à ce moment là qu'un hoquet fait tressaillir la blessée. sa tête bascule, laissant apercevoir un saignement suspect.

"il faut se presser Isa, elle ne tiendra pas sinon, regarde la, si jeune et dans cet état là à cause de la bêtise humaine, ça me rend malade"
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Isabel_
D'un revers de la manche, Isabel essuya le filet de sang qui s'échappait des lèvres de cette femme qu'elle ne connaissait pas mais qu'elle s'était mise en tête de sauver, du moins ferait-elle tout son possible pour y arriver.

Vous n'êtes plus seule, nous allons vous aider... Lui dit-elle d'une voix douce qui se voulait réconfortante. Y arrivait-elle? Dissimulait-elle cette douleur profonde qui lui nouait le ventre? La médicastre l'espérait de toutes ses forces.

L'épuisement, du à la longue marche effectuée pour venir jusqu'en Guyenne, au trop peu de repos qu'elle avait pu s'offrir, aux retrouvailles qu'elle avait imaginé tout autre, aurait du avoir raison d'elle. Pourtant tout le contraire se produisait, elle avait pour l'heure en elle cette rage, ce souhait d'être utile qui l'empêchait de penser. Tant que l'esprit est occupé, les maux de l'âme restent enfouis...

Il n'était pas question que Bourrike traîne la litière de fortune, le risque était bien trop important. Isabel se voyait mal mener de mains de maitre un accouchement prématuré alors qu'il y avait cette femme blessée.

La jeune femme se permit de fouiller quelques besaces appartenant aux morts. Au bout de quelques minutes, qui lui parurent pourtant interminables, elle mit la main sur une corde dont'elle fixa une extrêmité à la litière tandis que l'autre enserra sa taille.


Bourrike, je te laisse passer devant afin de dégager le chemin de ce qui pourrait gêner notre progression.

Isabel regardait les dizaines de cadavres qui gisaient ça et là. Une chance que l'hiver battait son plein, cela laissait un peu plus de temps. Malgré cela, ces corps devaraient être rapidement enterrés si l'on voulait éviter quelques dangers supplémentaires.

Isabel prit une profonde inspiration et commença à avancer. Avec l'aide de Bourrike, elle faisait en sorte que le transport soit le plus doux possible, le moins douloureux serait sans doute plus juste.
Bien que le trajet parut long, que l'épreuve fut douloureuse, Isabel était étonnée d'y être arrivée. Isabel avait fait installer une tente hospitalière dans le campement de la CMO, nul doute qu'elle serait utile.

Il ne fallait maintenant plus perdre un instant si l'on voulait sauver cette femme.


Nouveau regard vers son amie...

Tu veux bien faire bouillir de l'eau pendant que j'ote cette crasse et ce sang séché qui me couvre les mains, et que je prépare le nécessaire?
_________________
--Tuco
Et pendant c'temps la dans l'Bazadais...

Un irlandais à la vue perçante annonce la vison d'un hameau abandonné. Éviter l'endroit ne servirait à rien. Fuir va un temps mais avec une carriole de cadavre asséchés il vaut mieux savoir se garer et trouver les bons soins avant de repartir. L'ennemi n'est pas non plus sauvage et mieux vaut être prisonnier que mort. L'en a ras le bol le Tuco de se prélasser au rythme d'une procession aristotélicienne et en plus il y ' a la brune qui s'éveille et ses jurons laissent à penser que la dame va avoir besoin de s'alimenter.

Écoutez moi tous. Nous sommes de l'armée de Rouergue et nous avons été attaqué par l'armée des Boulets qui fuyait la Guyenne. Nous avons besoin de soins avant de reprendre notre route. Nous arrêter le temps de bander nos plaies et repartir.

Alors planquez moi vos épées, couteaux, fourchettes et tout ce qui pourrait apeurer la population du coin !


On arrive devant un long mur que surplombe une église. Le Tuco n'y croit pas. Le malin est avec eux, quand devant une grande porte en bois qui sert d'entrée à l'édifice il lit la phrase suivante..

Couvent de l'assomption de sainte Cunégonde du Bazadais...

L'en reste pantois le Tuco jetant un regard interrogatif mais silencieux à l'irlandais ? Est ce que le malin lirait dans ses pensées ? Il y a t-il une présence à ses cotés qu'il ignore. Le Tuco commence alors à penser que si ses rêves deviennent réalité il serait alors possible qu'il se sorte de cette besogne sans trop de frais.

A peine le chariot arrêté qu'il descend tirer sur la cloche d'un portillon à l'entrée pour indiquer leur présence. Les gonds grincent rapidement et le visage d'une femme en soutane apparaît par l'entrebâillement


Bonjour ma sœur ! J'ai malheureusement avec moi quelques gens dans le besoin. Nous sommes armée Rouergate qui nous en sommes venus sur le sol de Guyenne défendre cette terre. Malgré nous l'armée des Boulets nous est tombée dessus et nous à causé grand déboire .
Je demande votre charité pour les miens le temps de refaire leurs pansements et reprendre chemin..


Le Tuco s'est un truand aux bonnes manières. Le genre gendre idéal qui en veut à la fortune du beau père et qui se fera la malle avec le pognon et la belle mère. On lui donnerait le bon dieu sans confession quand il prend cet air de réfugié égaré dans le pétrin, genre le pauvre orphelin abandonné auquel en bonne mère on ne serait rien refuser...
Et Aristote fit que la porte s'ouvrit laissant apparaître le visage d'une femme mature qui rayonne de générosité et de compréhension au discours prononcé


Entrez donc je vais vous faire ouvrir la grande porte pour votre chariot. Vous êtes chez les sœurs de la charité et nous allons vous aider.

Les sœurs ? Vous n'êtes que des femmes ici ?

Oui bien sur notre ordre à fait le serment de ne vivre qu'entre femme est aucun homme ne réside ici si ce n'est le jardinier qui vient d'un village à coté...

Le Tuco observe la femme qui le laisse devant le portillon allant ouvrir les grandes portes. Un sourire carnassier devant tant de réussite. A bien observer la dame elle devait avoir sa taille. Sur qu'avec cet attirail ils passeraient frontière sans être embêtés.

Vous avez entendu vous autres ? Ces dames vont nous aider. Faites moi honneur. Il n'y a aucun homme ici si ce n'est le jardinier.....

Se demande si l'irlandais sait monter à cheval en soutane....

Falco.
Plaine de Guyenne

Tous entiers et ma tête sur mon col..La vie est belle mon Ch'val!Avanti!

Quelques jours à dormir contre des murets branlants, à bouffer de ces miches infâmes que le Zouz refile partout, à chasser les poux et puces de son gambison à chaque reveil.
Le printemps est aux affuts, embellissant ses errances furtives de jeunes jonquilles, de scilles et anémones précoces.
La lance de guerre n'est pas arme de chasse, mais le chevreuil surpris la veille ne s'en est pas offusqué pour autant.

Dans un replis des lacets d'un ruisseau il achéve de se nettoyer le visage et les mains.
Ablutions en rite machinal. Renforçé par les écrits universitaires. Miasmes se collent aux chairs, il faut s'en défaire pour qu'il ne gagnent pas l'être aimé soi même.
Les armes, puis la cuirasse sont frottées avec une épaisse touffe de chiendent et ses racines sableuses.
Pour ôter les piqures de rouille.
Un bout de couenne est passé avec lenteur en chaque parcelle de métal.
Huiler, proteger sa seule richesse immediate.

Ainsi comme espéré les armées adverses sont aux portes de gascogne?
AInsi comme prévu déjà Herra s'abrite derriére l'Eglise pour éviter les foudres de Guyenne.
Qu'elle crame.

Gascogne peut être envahie.
Il sait que dans son duché perdure l'ancienne idée.

" Nos ennemis chevaucheront à nos coté"

Il s'éloigne de son havre d'une nuit.
Aprés de riches heures incognito dans une taverne.
Le temps de recevoir et donner quelques informations.
Rien de méchant.

Se concentrer sur le principal.
On reclame sa tête en Gascogne.
Des armées menacent sa terre si ingrate.

Un rire de hyene sur un chemin creux.
Une lance saute de son attache au creux d'une main.
Reste à voir combien il vaut exactement.
Et comment cela peut servir les siens, sa navarre.




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Tableau de chasse de Guyenne:

Aelyce_h
[Il est permis de violer l'histoire, à condition de lui faire un enfant. Alexandre Dumas ]

Elle les a vu tous partir, n'a voulu en retenir aucun, pas même son cher et tendre parti vivre sa vie à l'abri de complications dont il se passerait volontiers.
Les jours s'égrainent lentement, les blessures se referment, d'autres se réouvrent pour peut être un jour mieux se refermer.

Gascogne a poignardé ses hommes, Gascogne devra payer un jour ou l'autre, du moins ceux qui manquent assez de courage pour assumer leurs actes jusqu'au bout, ceux qui s'accrochent à de faux prétextes pour excuser leur lâcheté. Ceux qui se débarrassent d'un bras sous prétexte qu'il est atteint de gangrène, mais qui refusent de voir que la vraie gangrène germe déjà dans leur coeur.

Comment se plaindre de ses blessures, alors que Gascogne souffre plus qu'elle finalement?

Elle espère revoir un jour ces terres qu'elle cherit tant, et s'il faut la purifier avec du sang, elle n'hésitera pas à prêter son épée.

Elle se souvient du jour où le campement de la Légion Gasconne fut installé face à celui de l'armée Anti-boulet.
Elle se souvient de cette limite imaginaire entre les deux campements, de ce rondin de bois qu'elle avait poussé là pour partager avec Cymoril, Falco, Anisette, Lucky et la châtaigne une bière.
les pieds de part et d'autres de cette frontière, elle avait fuit leur regard afin qu'ils n'y lisent guère combien elle enviait leur liberté.
Elle, elle se sentait muselée par des lois idiotes mettant en péril la vie de ses hommes pour soit disant satisfaire un dieu tout puissant. Quel dieu aurait sacrifié autant d'hommes au nom de l'amour divin?

Mais en même temps, l'Ost c'était son père qu'elle chérit, sa mère qu'elle adore, sa famille qui était fière d'elle.
La lutte entre une liberté payée au prix fort et être le pantin d'un pouvoir idiot se faisait de plus en plus acharnée, au fur et à mesure que le temps passe.

L'armée anti-boulets, comme eux Légion Gasconne furent abandonnés par la Gascogne, châtiés. Une rupture s'est faite naturellement.
Aelyce, jouait avec une brindille de bois vert, dont elle admirait la souplesse qui lui permettait de plier sans rompre. Elle, elle était trop rigide, et le rigide sous la pression casse.

Elle dessine instinctivement sur le sol des nuages, trahissant sa soif de liberté, souvenir d'une soirée qui a changé sa vie, mais les ailes sont encore bridées par la peur de quitter le cocon familial.

Partir, rester, s'envoler, revenir, payer sa dette, resservir la Gascogne, recommencer, les idées se bousculent, elle se relève, quittant l'ombre du chêne, et s'aidant d'une canne, part ruminer des idées aussi farfelues qu'obscures, se livrant à des questions existentielles. Le mal sert il le bien? le bien zélé dessert il le bien? Et ce cheveu qui sépare les deux, était bien trop fragile, rien n'avait plus le même sens lorsqu'on a vu de près la mort.

Dans un endroit isolé, sur une berge du lac, elle délace ses haillons, les laisse glisser sur sa peau et choir à ses pieds, les éloigne de l'humidité d'un coup de pied adroit et plonge doucement, ses cheveux ébène flottant à la surface de l'eau : elle espérant laver son corps pour s'éclaircir les idées, espérait purifier son âme pour se débarrasser de ses tourments.
Quand elle aura fini de se rhabiller, elle se rendra enfin à l'évidence, qu'elle était devant un chemin qui bifurque, l'heure des choix a sonné, certainement les plus cruels de sa vie, ceux qui vous change une destinée, ceux qui toucheront jusqu'à ceux qu'elle chérit tant, ou alors à un cher ami.

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--Tuco
C'est que ça serrent aux entournures ces trucs là ! Le couturier devait utiliser une truelle pour fabriquer ça !
Le Tuco ne s'était jamais retrouvé attifé de la sorte . Robe longue et sandale n'étaient pas de sa garde robe. Il préférait de loin une bonne tenue masculine. Mais c'était pour la bonne cause...

La comtesse avait tiqué à l'histoire de maltraiter des pauvres nonnes sans défense. L'honneur, la noblesse, l'éducation, bla bla bla bla , blasphème et tout ça.
Pas d'une classe à faire les soldes la dame. Seulement quand la mère sup avait pas vu v'nir ? Non pas ça ...Mais quand la fameuse mère sup avait refusé toute forme de crédit ben l'avait bien fallu menacer et agir !

Deux coups de cierges, trois estafilades de crucifie et crêpages de chignon plus tard et le tour était joué.
La sacristie transformait en cabine d'essayage et voilà la troupe sur pieds et habillées.
Le Tuco prenait plaisir à contempler le réalisme de son idée. Rester plus qu'à affiner les détails :

Comment expliquer une nonne espagnole et l'autre Irlandaise avec de la moustache ? Sans parler de celle barbu qui voulait pas enlever son chapeau ? Ou de celle qui croassait sans bouger les lèvres...Même l'italienne qui hurlait à la faim pourrait sembler normale de corps et d'esprit dans cet assemblage.

Le Tuco réfléchit et en vient à la conclusion qui s'imposait !

Bien ! On voyagera de nuit.

On était pas loin de la frontière. Bazas avait garnison mais avec cet accoutrement ils pourraient se prétendre sur les chemins de saint Jacques.
La Chapeauté avait retrouvé la santé. Bon il n'avait plus que ses mains pour se battre mais c'est à lui qu'on confia le crucifie de la caissière.
L'Esthète avait pas la carrure d'un Goliath mais ils semblait bien maitriser le dressage de la grenouille guerrière.
On mit l'italienne sur la charrette dont le Tuco prit les rênes. Sa blessure l'empêchait encore de marcher mais elle envoyait encore quelques jurons et le Tuco soignait son italien à longueur de journée.
C'est pas grave..On dira que c'est la lépreuse de service qu'on doit déposer en offrande à Lourdes pour le salut de nos âmes.
Avec ça si un seul maudit de nos ennemis nous approchent...c'est qu'on aura vraiment pas d'bol...

La nuit tomba et les portes du couvent s'ouvrirent à nouveau sur la campagne aux alentours
Un taxi pour Tobrouk , Un tramway nommé désir ? En tout cas sur que les marcheurs partaient pour le salaire de la peur..
Bah ! Pouvait pas leur arriver grand chose. Ils avaient toujours échappé à la mort et le Tuco sentait que ça ne serait pas encore pour cette nuit qu'ils auraient rendez-vous avec le diable...


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