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[RP] L'Antre des Encapuchonnés, sur la rue Saint-Martin

Asmodee
Catastrophe, une véritable catastrophe, la canne vient d’entrer en cuisine, voici la luxure qui entre en scène. Leviathan pour gueuler un bon coup ça aurait été suffisant mais là, Azazel lu ne pouvait résister face à une si jeune créature.
Sous son masque, il se sen de plus en plus inquiet, il ne sait encore où se mettre, il n’a même pas eu le temps d’avertir sa sœur sur quelconque sujet et maintenant, il va devoir se tenir prêt à n’importe quelle éventualité.
Mais en ces lieux, il n’est plus un prince mais bien un roi, les cuisines sont son domaine et rien qu’à lui, il est le seul à détenir autant de secrets culinaires capables de faire dormir ses frères après un bon festin digne de ce nom.

Ellana comme à son habitude ne réagit pas tout à fait comme elle le devrait, commençant par provoquer l’autre masqué.
La situation peut vite déraper si elle continue ainsi, elle-même ne semble pas remarquer dans quel pétrin elle vient de se fourrer. Et Asmodée qui devra bien s’expliquer à un moment donné ou à un autre et si possible avant que sa sœur ne finisse bâillonnée par les mains et les jambes au lit d’Azazel.
Qui sait ce dont il est capable de faire à une jeune femme comme elle, même lui ne pourrait pas être aussi cruel avec quelques carottes et des radis.

Et voilà, l’un cherche l’autre, le chat d’abord puis la souris ensuite, un petit jeu qui n’amuse guère la Gourmandise qui s’impatiente de plus en plus.
Il doit intervenir maintenant, tous deux en sont venus aux mains et sa sœur semble venir trouver refuge auprès de lui, chose tout fait compréhensible en fait.
Ainsi, Asmodée s’interpose entre les deux d’un grand pas certes grossier mais qui suffira à les retenir tous les deux d’une nouvelle chamaillerie.


Ellana, MA SŒUR, je te présente Azazel, prince de… Ainsi il regarde par-dessus son épaule à la recherche du regard de sa sœur. La Luxure !

Si avec ça elle n’avait pas comprit, lui-même ne pouvait pas faire mieux. Peut-être en lui montrant un exemple à l’aide… d’un concombre qu’il enfoncerait délicatement dans une pomme de terre, creusée pour l’occasion enfin, ce ne son que de simples suggestions.
Le moment venu de fixer à nouveau Azazel pour s’expliquer.


Je ne sais pas ce qu’elle fait là et j’aimerais bien le savoir en fait.

N’osant pas regarder cette créature de l’enfer qui se trouvait dans son dos, il préféra attendre ses explications avant de prendre un éventuelle décision…
Ellana...
Attendez voir…il croyait qu’à son âge, certes pas bien avancé mais…il croyait qu’elle était encore vierge ? Elle travaillerait son cri de pucelle effarouchée pour la prochaine fois tient…elle préférait de loin attacher qu’être attachée d’ailleurs. M’enfin ce n’est qu’un simple détail technique. En plus d’un détail c’est un concombre qui allait être épargné, tout concombre qui se respecte se devait de terminer sa vie dans une assiette.

Enfin Asmodée se décide à agir et quelle action mesdames et messieurs ! Il se jette vaillamment devant sa sœur chérie pour faire rempart de son corps ! Applaudissons ce geste d’un courage exemplaire ! C’est presque ça. En tout cas il s’interpose et c’est le principal. Sans sa rame elle se sent un peu nue et elle a déjà plus de mal à se défendre correctement. Précisons que manier une rame ne nécessite pas spécialement une incroyable dextérité, il suffit simplement de veiller à ne pas la lâcher. Oui, c'est pour ça que ladite rame se trouvait actuellement au sol...

Les présentations faites, la Bleue se laisse aller à un long regard scrutateur, de haut en bas et de bas en haut. Inutile de préciser qu’entre temps rien n’a bien changé. La luxure donc. Une des plus grandes faiblesses du genre humain. Se laisser à ce point dominer par des pulsions aussi primaires la rendait pour le moins perplexe.
Ella a une autre théorie farfelue, se taire trop longtemps entraine irrémédiablement des séquelles sur sa précieuse personne, c'est donc sur le ton de la confidence qu'elle commença par s’adresser à son frère :


La luxure ? Sérieusement ? C’est bien ce que je pensais ! Un des courtisans de ce bordel ! Tu es gentil mais dit lui d’aller remuer la queue plus loin...Son masque ne m’inspire pas confiance.


Adoptant un ton plus léger elle put tranquillement poursuivre son blablatage insignifiant :

J’étais venu chercher mon escargot tsss il a dû avoir peur, c’est malin il a fugué maintenant. Il faudra que tu m'aides à le chercher avant mon départ, je n'irai nul part sans lui. Dans combien de temps on passe à table ? Ça creuse de marcher je te ferai dire.


Vous avez très bien compris, elle a bel et bien l’intention de s’incruster.

Nous sommes où ici ?

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Asmodee
Sa sœur… il semblerait qu’en ces lieux, ce titre de sang ne lui donne plus le droit de s’exprimer ainsi, avec autant d’aise et d’assurance. Asmodée le savait si Leviathan ou ne serait-ce que Belial pointent leur nez alors il ne pourra plus rien faire pour elle.
Azazel étant déjà sur le coup, si seulement elle savait ce dont il est capable envers les plus jeunes catins de ces terres.
Ainsi, il se retourne lentement dans la direction d’Ellana, lui faisant face et tournant le dos à la Luxure. La situation semblait s’être calmée et se fut alors le moment de convaincre cette créature de quitter les lieux au plus vite.

Pas le temps d’en placer une que déjà la voilà qu’elle parle de ce foutu escargot, Asmodée lui n’aura jamais rien comprit à ce sujet. Seule chose dont il est au courant, c’est qu’elle y tient énormément mais ça lui n’y pouvait rien.
Comment retrouver quelque chose qui n’existe pas physiquement, quelque chose qui sort tout droit de l’imagination d’une petite idiote comme elle ?
S’en était trop pour lui, se faire ainsi rabaisser devant l’un des six autres frères encapuchonnés mais de quel droit pouvait-elle bien s’exprimer ainsi. Certaines règles s’appliquent en ces lieux mais maintenant Asmodée en était certain… Sa sœur ne lui apporterait donc jamais rien de bon.

Et la question de trop. Mais c’est sans doute son ignorance qui explique le fait qu’elle se sente un peu trop à ses aises.
Ses yeux se posent sur les lèvres de sa sœur qui n’ont de cesse de s’agiter encore et encore, les bonnes odeurs qui viennent lui titiller les narines, la présence de Azazel dans son dos, les autres membres qui attendent l’assaut pour passer à table.
Il bouillonne intérieurement, tout comme ces légumes qui se trouvaient sur le feu il y a quelques instants encore…


SUFFIT MAINTENANT !

Les poings se serrent et laissent place à un tout autre homme. Asmodée qui s’avérait être l’encapuchonné sans doute le plus calme et le plus raisonné, voilà qu’il devenait comme ses frères.

La Cour des miracles, ça te dis quelque chose p’tite ignorante ?! Pour le nom du quartier tu peux toujours t’accrocher, si c’est pour qu’tu r’vienne pointer ta trogne ici, autant n’rien dire !

Des pas décidés vers la sortie des cuisines alors qu’il s’arrête enfin pour regarder à nouveau sa sœur. Son doigt se lève et pointe la direction de la porte du manoir, l’heure maintenant pour elle de quitter les lieux.

Viens avec moi, je te ramène.

Ce n’était pas une question, pas une demande d’avis, juste un ordre de la part d’un grand frère qui agissait ainsi juste pour sa sécurité…
Ellana...
C’était inévitable, Asmodée craque. Inévitable et compréhensible. Ella pouvait être la pire des chieuses, changeant sans cesse d'humeur d’une minute à l’autre. Follement indifférente aux dangers qui pouvaient bien l’entourer, elle évoluait tranquillement dans son monde bleu, au milieu de fantômes et de rames. Son frère d’un naturel si calme généralement semblait avoir atteint ses limites de tolérance vis-à-vis du comportement excessif et capricieux de sa sœur. Faire machine arrière ? Doucement alors, histoire de s’arranger pour satisfaire malgré tout sa curiosité débordante.

Merci, je connais le coin. Je parlais de cette maison, c’est quoi ? Pourquoi portez-vous tous des masques ?

Elle prit soin de contourner précautionneusement la Luxure pour pouvoir s’approcher de son frère et pressa doucement une des mains en guise de déclaration de paix. Oh bien sûr elle savait s’excuser, mais cette tendance nécessitait une grande préparation psychologique de sa part pour ne pas risquer de s’évanouir sous l’effort. Dans une autre situation elle se serait surement enflammée et aurait hurlé plus fort que lui, comme quoi, elle sait se tenir de temps en temps. Reculer pour pouvoir avancer de nouveau, un pas en arrière pour trois en avant.
Mais Ella reste fidèle à elle-même en toute circonstance malheureusement…Ignorant le doigt tendu elle plongea son regard buté dans le sien et secoua la tête. Si ça peut rassurer quelques personnes, la Bleue n’étais pas complètement obsédée par diverses fantômes, mais celui de son Bobby elle y tenait.

Je ne partirai pas sans lui, c’est hors de question. S’il le faut je dormirai devant cette porte nuit après nuit jusqu’à ce que tu me retrouves morte, devant cette porte toujours. Quoi que, avec un peu de chance quelqu’un préfèrera dévorer mon pauvre corps sans vie avant de mourir de faim. Tu veux avoir ma mort sur la conscience ?

Comment ça elle en fait des tonnes ?!
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--Azazel_l_encapuchonne



Posant son derrière princier su un coin de table, Azazel s'amuse à faire tourner sa canne entre ses mains, suivant la joute verbale entre frère et sœur, puisque sœur il y a. Le moins que l'on puisse dire, c’est que la supériorité masculine est largement battue en brèche.

La mort? Pas de suite, en tout cas... Il en faut pour tous les goûts.

Il tourne la tête vers l'autre encap.


Une sœur... Comme c'est mignon. Le fruit défendu entre tous... une gourmandise luxurieuse, n'est ce pas Asmodée?
Car, elle est au menu, bien entendu? Sinon, effectivement, elle n'a rien à faire ici, à part en buffet froid.


L'acier se fait sentir sous le velours de la voix. Il est des choses avec lesquels Azazel ne badine pas, parait il.

Asmodee
Situation plus que délicate en cette cuisine de l’antre des encapuchonnés. Une sœur qui ne semble pas se douter du danger auquel elle est exposée, un Azazel bien décidé et un repas prêt à être servit qui se refroidit peu à peu.
Habituellement, Asmodée aurait sonné l’heure du soupé pour que ses frères viennent se servir et remontent ensuite dans leur chambre pour se rassasier chacun de son coté.
Un encapuchonné suffit, pourquoi prévenir les autres alors que Ella est encore présente en ces murs, les craintes de la Gourmandise sont déjà bien trop grandes, inutile de rameuter les autres.

La luxure elle semble déjà avoir ses propres idées et Asmodée se voit désormais départagé entre deux fronts qu’il affectionne tout autant l’un que l’autre.
Que faire ? Assommer le pauvre Azazel en espérant qu’il ne se souvienne de rien et ramener sa sœur en un lieu plus approprié ?

Le risque bien trop grand le force désormais à essayer de raisonner une nouvelle fois sa sœur.
Si elle n’a pas comprit alors il espère que les mots provenant de l’autre encapuchonné la feront réfléchir d’avantage mais le voici en proie à un doute des plus profonds.


Tu n’as rien à savoir sur ce qui se passe ici ma sœur, allons parler en un lieu plus calme.

L’idée serait de la ramener en une taverne à l’extérieur même de la Cour des miracles afin de lui expliquer tout ce qu’elle se doit de savoir.
Ne pas tout lui dévoiler sur l’ordre des encapuchonnés, juste le nécessaire pour ne pas qu’elle revienne dans les jours suivants. Car les rares femmes qui entrent ici bien souvent ne ressortent pas vivantes.
La faute bien entendu à Azazel ici présent qui n’aura jamais dans l’idée de partager avec ses frères mais c’est ainsi. Encore aurait-elle pu se faire passer pour une femme de chambre, peut-être que la luxure aurait eu plus de compassion.

Le masque se tourne vers l’autre encapuchonné un peu plus au fond dans la cuisine. La canne l’inquiète, qui sait sur qui elle va s’abattre désormais.
Mais désormais un léger sourire s’affiche derrière son masque, la situation ne semble peut-être pas si grave que cela. Ainsi la gourmandise se rapproche d’une luxure qui semble en proie à des envies bien déterminées.

Les deux encapuchonnés l’un à coté de l’autre se confondent et il faudrait être un expert pour pouvoir les différencier.
Et pourtant, il est bon de savoir que chaque encapuchonné semble tout de même posséder des traits bien distincts. Disons une canne pour Azazel et quelques tâches de gras sur la buse d’Asmodée. Peut-être leurs voies qui pourraient les différencier mais une nouvelle fois, il faudrait les avoir côtoyé depuis bien des lunes.


Et bien mon frère, pourquoi n’irions nous pas faire une halte à la Rose Pourpre ? Laisse-moi te payer les services d’une jeune catin comme tu les aimes.

Ainsi il pourrait en profiter pour apporter quelques victuailles à la Succube et ainsi pouvoir espérer approcher le corps de cette Reyne du quartier Pourpre qu’il envie tellement…
--Azazel_l_encapuchonne


Un éclat de rire rauque échappe à Azazel. Comme il est meugnon, Asmodée à vouloir sauver sa petite soeur. C'en serait touchant.

Tu essayes de noyer le poisson, Gourmandise.
Qu'ais je à faire d'une catin, alors que m'est servi à domicile une jouvencelle?


Le pommeau d'argent tapote doucement la poitrine du frère qui s'est rapproché.

Tu vas me faire me répéter.
Ou nous la consommons, et dans le nous je t'inclue. Ou alors, ses minutes sont comptées, pire qu'un oeuf dans une casserole d'eau bouillante.
Si tu voulais la sauver, il fallait mieux l'éduquer et ne pas la laisser s'aventurer n'importe où.
Maintenant, il est un peu tard.


Les prunelles marron pleines d'une lueur prédatrice retournent à la contemplation de la jeune fille, enfin muette grâce au ciel.

Ellana...
Situation plus que délicate donc…à choisir Ella préférait attendre un peu avant de rejoindre les charmants esprits avec qui elle discutait de temps en temps, attendre un peu pour fêter son vingt-quelque chose-sième anniversaire, n’entrons pas dans les détails, et taxer un maximum de monde pour avoir de beaux cadeaux. Attendre un peu pour bruler cette foutue demeure aussi mouahahahah ! En réalité elle aurait surement beaucoup de mal à réaliser ce brulant projet mais dans sa tête tout se consumerait. Ella a une imagination débordante moui.

Heureusement qu’il y a quelqu’un de censé et d’à peu près responsable dans la famille, inutile de préciser que ce n’est pas tellement la jeune femme. Le calme est revenu dans la cuisine pour le moment, aussi soudainement qu’une goutte de pluie qui s’écrase sur un nez levé vers le ciel. Quand elle ne parle pas, étrangement tout est toujours plus reposant, bon faudrait quand même pas en profiter trop longtemps.


Un lieu plus calme ? Pourquoi pas. Tu vois quand tu veux ! Imagine le temps qu’on aurait pu gagner si tu avais prononcé cette phrase un peu plus tôt.

La curiosité est le désir de connaître les secrets des autres…Inconsciemment c’est la raison pour laquelle la Bleue avait quitté son confortable lit pour suivre Asmodée jusqu’ici. Franchement, il est clair que son subconscient s’exprimait tout seul à travers l’escargot ! Non...c’est pas clair ?

Oublié le pauvre Bobby pff, rha ça va, c’est un fantôme ! C’pas lui qui risque sa coquille en restant ici ! Alors qu’Ella c’est une autre histoire, un désagréable petit frisson vint s’immiscer dans son dos. En se concentrant elle parviendrait peut être à se rendre invisible mais c’est trop tard, si le vilain méchant pas beau n’avait pas ouvert la bouche celle de la Bleue serait aussi restée fermée. Raté.
D’une voix mielleuse elle ajouta donc elle aussi son grain de poivre.


Oui pourquoi noyer le poisson mon bien aimé frère…Noie le lui ! Dans une de tes marmites si tu veux, je lui tiendrai la tête. A la place de son œuf ça va de soi.

Comment savoir quand la personne sous un masque vous dévisage ? Ne cherchez pas, on ne peut pas le savoir. Il faut attendre que la sensation étrange d’être observé vous tombe dessus.
Adressant un regard venimeux au masque à canne et sans le quitter des yeux elle recula d’un pas pour bien montrer son intention de quitter les lieux. C’pas lui qui allait l’en empêcher! Qu’il essaye et j’peux vous dire qu’elle lui enfoncera sans une hésitation sa canne dans…la gorge oui.


Nous sommes partis Asmodée?

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Asmodee
Lassitude, toi-même qui peut détenir l’âme du Prince de la gourmandise en personne. Pourtant Asmodée est un habitué des histoires sans fin de sa petite sœur mais là, cette situation semblait devenir bien trop désespérante pour tout le monde.
Mais il finit tout de même par avoir le dernier mot, pour une fois. Regard porté sur Azazel alors que derrière son masque, un large sourire vient de prendre possession de ses lèvres.

Luxure, tu devras faire avec mais ne sois pas trop impatient car la gourmandise portant si bien son nom pourrait fort bien penser à toi sur le chemin du retour.
Les catins et les jeunes vierges, ça court encore les rues, surtout en la Cour des miracles, il suffit de bien savoir chercher.


Désolé Azazel… le masque se tourne alors que les yeux se posent désormais sur la jeune femme. Et bien allons-y, si pressé que tu es désormais.

Il souffle un bon coup avant de rejoindre sa sœur à l’entrée des cuisines. Il semblerait qu’elle est enfin comprit le danger direct auquel elle était exposée, ce qui est un bon point.
Ce qu’il redoute en revanche, c’est qu’elle vienne à nouveau fouler le sol de l’antre des encapuchonnés et elle pourrait tomber sur plus dangereux encore qu’Azazel.

Mais soit, les décisions étaient prises, hors de question de faire machine arrière désormais. La buse se déplace rapidement jusqu’à la porte de la sombre demeure alors que celle-ci s'ouvre une nouvelle fois.
Sa sœur quitte enfin les lieux alors qu’il s’échappe à son tour, refermant la porte derrière lui. Voilà maintenant que les deux silhouettes semblent se diriger vers un point qu’Asmodée connait bien.

Sa main passe à sa ceinture, vérifiant la présence de sa dague ainsi que celle de sa bourse, tout semblait en place. Les encapuchonnés allaient donc pouvoir passer à table, loin de la présence d’Ellana…
L.valentine
Valentine accompagnés de ses fidèles avançaient pas à pas dans les rues des miracles. La rue St-Martin pour être plus précis. Un but bien définit les y menaient, ils étaient là pour proposer une alliance aux encapuchonnés. Dans le milieu, tout le monde ce connaissait sans pour autant s’être rencontré en face à face auparavant. Le point positif était que les activités criminels des deux clans, n’avaient jamais entrés en conflits les unes avec les autres. Ce qui pouvait aider à une alliance temporaire afin de se débarrasser du guet royale qui se promenait librement dans la cour à cet instant précis. L’idée ne plairait peut-être pas aux hommes masqués, mais il y avait de grande chances qu’elle soit mieux acceptée que prévu.

Valentine marchait lame en main pointant vers le sol le pas lourd et sans hésitation. Ils arrivaient bientôt, devant ce qui ressemblait à un hôtel. Ils se ressemblaient presque tous, mais c’était le bon il le savait. Une gravure dans la pierre attira son attention. ''Cave Daemonia’’ La définition du latin ne laissait aucun doute. C’était bien ici. Un regard vers l’une des fenêtres plutôt étroites ne laissait présagé rien de bon. L’endroit semblait inhabité ou simplement délaissé par les occupants. Aucun bruit rien qui ne laissait croire que quelqu’un y était présent.
Valentine regarda ses hommes un instant et leur dicta un ordre.

Positionnez vous en surveillance.
Je ne veux pas d’attaque surprise dans notre dos.
Rodrielle, avec moi !


Valentine se dirigea vers la porte laissant ses troupes positionnées à l’extérieur. D’un geste sec, il tapa du poing contre la porte avec force. Pas question de partir d’ici avant d’avoir une réponse. Valentine n’était pas homme à laisser tomber aussi facilement. Le clan allait bientôt remporté, une victoire et la participation des encapuchonnés était la moindre des choses. Après tout, il s’agissait de leur cour des miracles également.


TOC TOC TOC

La porte raisonna sous les coups, il espérait que ce serait suffisant.

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Rodrielle
Les affaires reprenaient pour les Basilisk ! Après une longue période de latence pour le groupe, où chacun faisait un peu ce qu'il voulait, Valentine avait reprit les choses en main et leur avait trouvé une belle mission : taper sur le guet royal. Chouette ! Tout seul ? Nan, parce qu'ils avaient beau être doués -très doués, ils n'étaient quand même pas assez nombreux et devaient trouver des alliés...

    Rue Saint-Martin.


Une alliance avec les encapuchonnés, moui pourquoi pas ? Depuis le temps qu'ils se partageaient la Cour, les deux "clans" ne s'étaient jamais vraiment rencontrés et, pour la Corleone, leur sentiment était plutôt conflictuels qu'amicaux : logique pour deux groupes qui voulaient régnaient sur la Cour des Miracles, non ? Qu'importait, Valentine avait son idée en tête et les encapuchonnés étaient surement les seuls encore présents ici et capables de leur fournir quelques mains armées. Alors soit.

Ils étaient arrivés devant leur "antre", Valentine, Rodrielle et quelques autres, et l'endroit semblait... vide. La Corleone plissa le nez, toujours peu convaincue par l'alliance. "Rodrielle, avec moi !". D'accord, l'italienne avança avec Valentine, un tantinet fière de la confiance qu'il pouvait lui porter. Elle resta donc à ses côtés, sabre et dague à la taille, les mains sur leur garde en cas d'attaque "surprise". Regard vers Valentine.

J'espère que t'as raison, Maestro...

En d'autres termes : elle espère que c'est le bon endroit, qu'il y a quelqu'un à l'intérieur et qu'ils accepteront l'alliance. Sinon ? Sinon elle lui casserait les dents volontiers, au beau Valentine. Mais évidemment tout était sous-entendu, autant ne pas faire de conflit internet pour l'instant.
--Lucifer_l_encapuchonne



Lucifer fume, fume, fume, il n'a de cesse de produire cette fumée âcre qui vient napper tout ce raffut, d'une couche de superflu en sus. Il n'a pas bougé, mutique,presque hiératique dans cet immobilisme qui fait songer à une inertie profonde.

Dans cette observation attentive où la pensée fuse, laconique d'arcanes en sordides constats.
Ses frères s'agitent autour d'un maigre butin, menu fretin s'il en est, qui finit son esclandre de mégère douteuse dans une sortie piteuse.
Il n'a pas même daigné l'obole d'un regard à cette scène pleine de familiale tendresse sur les bords du foutage de gueule.

Il fume. Encore. Peut être pour chasser un agacement profond, une résolution froide et sans appel.
Qui peut savoir ce que songe l'Acédie, enfermé dans cette indifférence totale et cette nonchalance trompeuse..

Il ne dit mot, pas même un cillement alors que la porte annonce une visite.
Il étouffe un baillement à crever de sommeil le témoin d'un pareil décrochement de mâchoire.
Une profonde respiration plus tard, l'Acédie couve cette fameuse porte d'un oeil morne, quelques cendres chutent avec négligence, allant faire la noce avec la poussière du sol.
Il a bien entendu la sollicitation du bois et de l'huis, pourtant, il ne bouge pas d'un pouce disputant à Belzebuth l'économie du geste.
Azazel resté là, à quelques pas s'est tu aussi.

La Gourmandise défroquée à passé le seuil sans un seul espoir de retour, il va sans dire. Il est inutile d'ergoter parfois, l'évidence se charge d'imposer son implacable conclusion.
L'évidence, toujours elle, se pose là, les gloires passées qu'on voudrait bien endosser comme manteau de prestige et passe droit..
Ces mémoires là sont toujours présentes, dans leur os pourrissants, certes, mais veillant au grain et au vrai.

L'Acédie oubliera vite. Insignifiant détail pour lui.
Détestable il peut l'être parfois.
Il savait que cette précipitation aurait son lot d'aléas..
Il ne sert à rien de presser ce qui doit être.

Lucifer se tourne légèrement du masque, impassible, vers son frère.
Il se fend d'un silence éloquent, alors, que l'écho toqué à leur battant va crever lentement dans les méandres de la demeure.
Un sourire peut être sous l'ivoire, aiguisé et moqueur.
Sarcastique toujours, il assure sa pose avec son fardeau toujours ballant.
Refroidissante toujours.

Le ridicule ne tue pas dit on.

Bélial en serait crevé pourtant, mais L'Acédie elle, survole et dépasse le comble du comble.
Et il joue de sa flemme comme d'un accessoire personnel pour se payer le luxe de faire attendre..

Par delà le massif et le chambranle, il imagine cette attente, cette impatience qu'il aime susciter.
Il suppute les possibles venus quémander à leur perron antique.
Il fume encore, amusé et il prend son temps, à plaisir...
Malgré la crampe naissante qui lui titille l'épaule.
Détail encore.
Lucifer patiente. On va bien finir par l'ouvrir.
Belzebuth_l_encapuchonne



Les semaines ont passées… Dire qu’il serait en retard pour le concile serait un doux euphémisme. Il aurait pu prévenir mais Belzébuth, Prince Démon de l’Avarice est économe. Gaspiller vélin et écu en messager lui avait fait horreur lorsque la pensée l’avait effleuré. Il a du forcer sa bourse pour se faire ouvrir une porte afin d’entrer en ville de nuit. Dans son sillage, les quatre crevards ramassés en bord de route et qui trainent la carriole lourde de trésors acquis dans le vice et le sang.

La nuit commence à s’effacer et il les tance pour les faire avancer comme il le ferait avec des ânes. Ne le sont-ils d’ailleurs pas à se vendre contre une miche de pain ? Dans les ruelles de la Cour, personne qui se mette en travers du pavé. Les ombres se réfugient à l’intérieur, préférant l’assurance de volets moisis à certains croisements. Bien leur en prend, il n’est pas d’humeur à céder la moindre seconde à quiconque, trop pressé de rejoindre ses Frères et de pouvoir étaler ses acquis sous leur nez. De vérifier la comptabilité aussi. Il sait la Gourmandise et l’Orgueil dispendieux, l’Acédie désinvolte et la Colère… non, Leviathan n’est rien tout cela, il n’est que rage.

En coin de rue, son princier cortège bifurque pour prendre le passage serré qui mène à l’arrière cour et aux écuries. Mal guidée la charrette tangue et un tonnelet mal arrimé s’écrase au sol et répand son précieux vin. L’Avarice explose en un geste éclatant de netteté. Les trois boules hérissées de pointes de son goupillon s’abattent sur le crâne du responsable qui rejoint le tonneau en ruine pour mêler son ichor au sirupeux vermillon. Un sillon rouge se dessine et glisse sur la terre battue. Qu’il est bon de rentrer chez soi, d’y retrouver ses valeurs. Un sourire cynique sous le masque, Belzébuth gronde ses ordres aux survivants, tremblants de trouille dans leurs haillons crasses devant le fléau qui égrainent ses gouttes de sang sous leur nez.


Que plus rien ne tombe.. Et s’il manque quoi que ce soit, il vous en coûtera.

Il leur en coûterait, rien n’était plus assuré que cela. L’Avarice n’a pas la moindre intention de rétribuer ces chiens puants. Au mieux, il leur accorderait la vie sauve, ce qui somme de toute chose faite est déjà beaucoup, et ils n’auraient qu’à se contenter de tremper leurs quignons rances dans une sauce abandonnée en cuisine par Asmodee.
L’arrière cour est enfin gagnée. Il continue d’intimer, sadique, surveillant le déchargement de ses biens, avant de s’engouffrer enfin dans Sa demeure, traversant les cuisines délaissées pour rejoindre ses Frères assemblés. Il a bien entendu raté la parade familiale d’un pansu mal inspiré.


Et bien mes Frères.. Où en sont nos comptes ?

Lard ou cochon ? L’Avarice en sa demeure compte ses picaillons. Et le goupillon à sa ceinture écume ses dernières gouttes sur le plancher tandis que dans un repli de la bure, il effleure du bout de doigts un ruban au contact brûlant.
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Bien mal acquis profite... mais plus à la même personne, voilà tout !
Fourmi.
Partie du quartier voisin, elle a pris son temps pour arriver à destination. Le temps que la prudence impose à quiconque ayant deux sous de jugeote et connaissant Paris, une fois la nuit noire, ville dangereuse même hors de la Cour des Miracles.
Les flambeaux allumés en coin de rue tiennent plus de la légende populaire que de la réalité et les seules torches qu’on peut y voir sont celles tenues par les milices qui patrouillent parfois et qu’il vaut mieux éviter de croiser. Dans le lointain, le cri d’un oiseau de nuit sonne comme un glas lugubre venu de l’aube des temps.

Dans les méandres de la Cour, elle a même retrouvé la masure… S’y est arrêté un instant, la porte poussée un pied dedans avant d’être assiégée par un déluge de réminiscences du passé, jusqu’à ce que sans crier gare les images jaillissent des tréfonds de sa mémoire… Visions si parfaites qu’elle sent sa gorge se serrer et les larmes lui monter sans qu’elle puisse y faire grand-chose. A part respirer à fond pour tenter d’endiguer ce flux de larmes idiotes ; mais rien n’y fait et tout devient si flou devant elle qu’elle est contrainte de s’appuyer contre la porte vermoulue en étouffant un sanglot étranglé. Frissonnant, elle inspire profondément en s’efforçant de se calmer. C’est dans cette bicoque à demi en ruine qu’elle avait eu la révélation de sa vie ; ici aussi que son fils était venu au monde un soir de folie hivernale… Ici et là deux catins avaient perdu la vie sous sa lame.

Au coin d’une venelle, un relent âcre vient s’infiltrer dans ses narines. Une moue de dégoût passe sur son visage alors qu’elle écarte définitivement le flot de souvenirs de ses pensées. Ressasser les souvenirs qui venaient l’assaillir l’aurait rendue folle depuis longtemps. Enfin, encore plus folle ou d’une manière différente. Mais elle en avait trop vu se laisser dévorer par leur colère ou leur chagrin, et ceux là étaient perdus, tout comme ceux qui faisaient en sorte de transformer leur cœur en pierre et ne distinguaient plus le bien du mal. Et ça, il faut bien l’avouer, elle ne sait pas faire.

Elle est restée la même que la première fois que ses bottes gasconnes avaient foulé le pavé parisien. A quelques détails près. Toujours ridiculement petite et menue, bien loin des walkyries qui hantaient partout les contrées françaises. Nope. Fourmi reste… Fourmi. Elle ne se relève pas si elle prend une tannée d’un gus qui fait trois têtes de plus et quatre fois son poids, elle ne traverse pas d’un seul bond gigantesque une taverne, n’a pas les yeux qui brillent dans la nuit –ce qui l’arrange bien niveau discrétion- elle n’aboie pas non plus sur les gens quand ils y entrent pour se donner un genre et elle ne déteste pas le monde entier sous le prétexte que la vie a été méchante avec elle… Une fille normale, à quelques détails près, avec un vécu, des cicatrices et l’expérience de la vie. Et la vie en ce bas monde est chienne pour tout le monde en ce siècle de misère.

Enfoncée sous l’immense cape de couleur incertaine qu’elle s’est choisie pour masquer son apparat, elle atteint la rue Saint Martin… Et attend, observe, à l’abri d’un porche, jusqu’à ce qu'à l'approche de l'aube l’occasion rêvée se présente avec l’apparition d’une parade princière. Depuis son coin, Fourmi laisse passer et suit de loin. Elle rate malheureusement le très certainement formidable tournoiement du fléau d’armes. C’est qu’elle a toujours aimé sans oser pratiquer. Dommage, elle ne peut que constater et enjamber le cadavre fumant, prenant même dans la charrette un paquet pour entrer dans la demeure à la suite des grouillots, donnant l’illusion à l’œil pas trop regardant qu’elle n’est qu’un serviteur de plus. Paquet bien vite abandonné aux cuisines alors qu’elle entame la première étape de son chemin de croix. Un pas après l’autre, elle se laisse guider par les quelques sons et voix en écho pour trouver enfin ce pourquoi elle est venue. Ou plutôt Ceux pourquoi elle est venue.

Lentement, elle s’invite dans la pièce, conservant encore un instant l’illusion du déguisement, la tête baissée. Les yeux fixés sur le dallage du sol, de longues inspirations viennent gonfler ses poumons pour se concentrer, éviter de dire trop de conneries aussi. La tête se redresse et un minois pâle mais déterminé se révèle alors que la cape glisse doucement au sol. Fi de l’apparente crasse, la blancheur immaculée de sa robe en contraste avec tout ce qui l’entoure. Un fin sourire en coin se glisse même sur ses lèvres alors qu’elle pose nonchalamment sa main gauche sur la masse d’arme à sa ceinture, avant de toussoter, à peine, comme pour s’éclaircir la voix…


C’est à vous le macchabée à l’entrée ?

Dans le temple du commerce de toutes les impiétés, un insecte vient d’entrer.

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Belial_l_encapuchonne
Pour la énième fois depuis qu'il est assis là, l'Orgueil lisse la bure impeccable, de son gant noir. Chaque repli se trouve placé de façon stratégique, de manière à le faire paraître plus grand encore, sur le fauteuil déjà réhaussé de cales. La botte à embout ferré frappe le sol, en un geste agacé. Pourquoi ne l'écoute-t-on donc jamais, lui qui a pourtant LA parole ? Est-ce vraiment trop demandé que d'avoir deux ou trois cireurs de bottes à son service afin qu'il soit, comme à son habitude, parfait en toute circonstance ? Et deux ou trois ne seraient point de trop. Prince il est, et une Cour digne de ce nom il lui faut. Question de bon sens. Qu'est-ce que la perfection sans personne pour la vanter ? Sans doutes sa divine voix ne portait-elle pas assez. Peut-être devrait-il en parler à Léviathan, lui, on l'entend.

Le masque étincelant d'être trop frotté se tourne vers le Coléreux Frère. Belial le titillait comme personne. Malheureusement, personne n'aura le temps de savoir ce qu'aurait pu donner la suite, puisque suite il n'y eut pas. Du moins point celle attendue. Venant des cuisines, l'un des Frères entre, et aux mots prononcés, il ne peut s'agir que de l'Avarice, ce briseur de rêve et de Grandeur, trop rapiat pour satisfaire la soif de luxe et d'égo flatté d'un Frère qui ne demande pourtant pas grands choses. Sans compter qu'il lui a prit sa place de dernier arrivé et que son entrée ne vaut décidément pas les siennes. Et sous l'ivoire, un sourcil se voit haussé à l'idée des taches qui allaient avoir un mal de chien à partir.


Tu es en retard Belzébuth ! Mais je suis sûr que si tu ouvres un peu les coffres pour satisfaire quelques désirs, tu seras tout pardonné. J'ai justement quelques idées intéressantes, si tu es prêt à écouter.

Dans son champ de vision, une ombre semble se faufiler doucement. Qui oserait ? Tous sont ici réunis. L'une de ses mains gantées vient se poser, en douceur, sur le bras de son fauteuil alors que le buste se penche vers l'avant, et que le regard détaille l'intrus avec attention. Un rictus dégoûté se fait jour sous le masque, c'est sale. Avant que cela n'ôte cette vilaine cape. Le rictus se transforme alors en sourire avide.

Il semblerait que tu nous ais ramené une alléchante petite chose, Frère Avare.
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Le diable en rira demain.
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