Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   1, 2, 3, ..., 6, 7, 8   >   >>

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[Campements] Joutes du Lyonnais-Dauphiné

Deedlitt
[Campement de Minerve]

Et le Jour J, Minerve arriva avec un paquet incroyable d'affaires à ranger, à disposer, à afficher. Bref !!! Elle donna des ordres qu'on monte son campement.
Une fois ceci fait, elle regarda ce qui lui manquait pour le panneau d'affichage.

Quelques soucis de blason restaient encore à corriger. Elle soupira...
Enfin elle se mit au travail sans tarder.

Chat noir allait être de bonne humeur pendant ce tournoi.

_________________

J'arriveuuhh
Koen
[Campement d'Arduilet]


Koen, qui gérait les affaires de Meymac depuis le départ pour les Flandres du Comte, fût surpris par la missive reçue quelques jours plus tôt. Le Lionceau se rendrait prochainement en Dauphiné pour y jouter en l'honneur de sa cousine Malemort. Bien qu'il avait une préférence pour la blanche héritière, il aimait à parader en compagnie de l'exilée dauphinoise. C'était donc logique qu'il se rende à ces festivités, mais de la à en confier l'organisation au Flamand... En effet, d'habitude ce genre de choses étaient organisées par Théobaldo, l'intendant de Roubaix. Mais cette fois, pour on ne sait quelle obscure raison, Gaïlen avait confié ce boulot à Koen.

La tâche paraissait simple mais, première fois oblige, stressante pour le pauvre flamand.
Sa tâche consistait à faire installer le campement et à veiller à ce que son maître ne manque de rien pendant le Tournoi. Pour ce faire, il amena quelques gens de Meymac, mais décida d'en recruter d'autres. Une fois la tente du seigneur installée, il s'y installa derrière une table comme s'il s'agissait de son bureau et attendit les postulants. Une certaine Marguerite devait se présenter. A ce doux nom, l'ex gamin de campagne du plat pays, imaginait une jeune fille soit rousse, soit blanche et noire, se laissant paisiblement aller dans un champ fleuri. La "belle des champs" serait-elle à la hauteur de ses rêves.



Lilin
[Campement de Minerve]

N'ayant point emmené mon paquetage de joutes, je profitai de la venue d'un de mes cousins pour me rendre à mon tour en terres dauphinoises. Ainsi de cet évènement festif, j'en profite pour en faire réunion de retrouvailles familiales.

En tant qu'armateur, jamais occasions que dame Chance vous fournit, n'est à négliger. pour rrive en le campement de la plus si jeune juge des joutes. Juchés sur des chevaux flamands à la robe alézane, nous cheminons doucement vers le milieu du campement. Vêtements aux couleurs de nostre maison, d'or et de sable, seuls la qualité du tissu diffère entre les hommes composant notre groupe. Mon blond de cousin porte oriflamme de nostre maison.

Trouver nostre chemin est fort aisé, il suffit de suivre à l'oreille les grognements dus au rangements de dossiers, le cliquetis des articulations se pliant, se relevant, se pliant à nouveau tel les flexions, fentes des genoux.

_________________
Marguerite.
    [Campement d'Arduilet]


Qu'on ne me dise pas qu'écumer les tavernes est inutile. Alors que je m'embêtais comme un rat crevé, hier, car j'étais étrangère à toute l'agitation causée par ces joutes, un homme était grimpé sur une table et avait beuglé que le Comte Gaïlen d'Arduilet cherchait du personnel. Inutile de dire que j'ai sauté sur l'occasion pour glisser mon nom au grouillot, qui me donna alors rendez-vous auprès de l'intendant le lendemain.

Je dormis fort mal cette nuit là, car je n'étais pas habituée aux entretiens d'embauche. Pour travailler à la ferme Etcheverry, ça s'était fait tout seul, ils avaient proposé de m'embaucher à la mort de mère, point à la ligne. Là, je présumais qu'il me faudrait répondre à des questions, peut-être montrer ce que je savais faire, ou que sais-je ! Aussi, lorsque le matin fut venu, je me débarbouillai de la tête aux pieds, histoire de n'avoir pas trop l'air d'une pouilleuse de la campagne, mais bien de la servante d'un homme important. C'est d'ailleurs pour cela que je nouai un ruban dans mes cheveux courts, je jugeai que cela me rendait plus présentable.

A l'heure convenue, et après avoir picoré une tranche de pain en guise de petit-déjeuner, je me rendis près de la lice qui devait accueillir le tournoi, sur les lieux du campement. Il me fallut plusieurs fois prendre renseignement, mais au final, je trouvai assez aisément l'intendant en question. Comme il n'y avait encore personne près de la table, je m'avançai vers lui, et le saluai d'un petit signe de tête poli.


    - Bonjour messire, je suis Marguerite, je viens pour la place.

Cela dit, je lui souris, d'un air qui se voulait engageant, et n'avais plus qu'à attendre la suite.
_________________
Cassandre_
[Campement d'Arduilet]

L’épisode Savoie était dans son esprit. La Blonde en bouillonnait encore même si depuis la fin de la fameuse journée, elle tentait de se faire toute petite. C’est donc enfermée dans son mutisme, ne parlant que lorsqu’elle ne pouvait pas faire autrement que le voyage vers le LD se fit. Cela ne l’empêchait pas d’être souriante et aimable. Elle n’oubliait pas qui était le patron, mais Cassandre restait malgré tout une jeune adolescente, piquée au vif par son conscrit qui n’avait pas su s’affirmer comme l’homme qu’il était censé être. Si elle devait avoir une maitresse avec un mariage, elle attendait, avec le sang qui coulait dans ses veines, que son maitre lui apporte une certaine protection plutôt que de laisser sa moitié l’entrainer dans des jeux malsains de nobles trop prétentieux et imbus de leur personne.

Les terres Lyonnaises furent en vue, la jeune Castelléo retrouva le sourire. Elle se trouvait chez elle, bien qu’il lui restait à affronter les foudres de sa mère. La Blondinette supposait qu’elle serait également aux joutes, le Vicomte de Gaudemar y participant surement. A moins qu’elle ne vienne simplement les voir, puisqu’elle lui avait adressé une missive, restée sans réponse jusqu’à lors.

Lorsqu’ils arrivèrent au campement, elle descendit de cheval et se tourna vers le Comte.


Votre Grandeur ? Que souhaitez-vous que je fasse dans l’immédiat ?

Peut-être quand l'envie vous prendra, vous faire visiter ces terres.
_________________
Geoker
Campement Saint Gilles

GeoKeR avait récupéré Sean juste avant le voyage : une tornade d'énergie que le Comte put enfin contenir en lui promettant de l'emmener avec lui regarder les joutes entre chevaliers du Royaume. Il put alors raconter et fasciner l'enfant en lui décrivant à quoi pourrait ressembler ce tournoi. Il s'endormit alors, probablement des rêves d'enfant plein la tête.
Mais faire un long voyage avec un enfant de 4 ans était une torture : pauses pipi, l'enfant veut monter à cheval avec lui d'abord, puis finalement non aller dans une voiture, monter avec Ulrika, puis finalement non, courir, avant d'être fatigué. Agacé, le Comte lui ordonna de choisir et d'avoir intérêt à ne plus changer d'avis. Pleurs d'enfants pour une cause qui lui parait horriblement injuste, cris qui percent les tympans de tout être vivant à moins de trois lieues ne feront pas céder le Gaucher, las, enfin, Sean finira dans la voiture.
Un voyage dans des conditions loin d'être optimales, et donc sous sa tente, le Comte essayait de retrouver ses habitudes de préparation. Mais il était particulièrement fatigué, alors que le voyage fut plus court que pour la plupart des jouteurs, du coup ce fut une courte sieste pour GeoKeR.

_________________
pécore érudit.
Koen
[Campement d'Arduilet ( grande tente)]

- Bonjour messire, je suis Marguerite, je viens pour la place.

Le flamand releva les yeux, la jeune femme se tenait devant lui un sourire aux lèvres ce qui rendait la vue d'ensemble assez agréable. Il replongea les yeux quelques instants dans ses notes pour se donner un air sérieux et répondit.

Bien, pouvez vous me parler un peu de vous ? Expérience? Avez vous déja travaillé pour une noble maison ? Qu'attendez vous de ce poste ?

Il se pencha en arrière, prit un air décontracté et regarda la jeune femme dans les yeux comme pour lire en ses pensées.



Kelso
[Campement Rosnay]


La levée de ban terminée, cela tombait parfaitement bien pour reprendre des activités dont il était friand : à savoir les joutes. Ca faisait quand même un petit moment qu’il n’avait pas tâté de la lance, et surtout la lice sablonneuse. C’est Hersent qui l’avait poussé à venir s’inscrire, lui-même ignorant totalement l’organisation de celle-ci.

Arrivé en Dauphiné à dos de son cheval. Il avait besoin de se défouler après avoir passé de long mois sur un bateau. Mal de mer, pèche, surveillance des côtes, c’était d’un ennuis terrible alors quoi de mieux qu’une virée à cheval pour se dégourdir.

Il posa pied à terre et suivit le reste des participants jusqu’au campement. Aussi, il déposa son simple baluchon là où il avait choisis son endroit. Pour sur que d’ici quelques minutes Hersouille viendrait mettre son grain de sel.
Gailen_d_arduilet
[Campement d'Arduilet ( entrée du campement)]

La route s'était déroulée sans encombres, mais Cassandre s'était révélée bien moins bavarde qu'à l'ordinaire. Sans doutes, l'épisode d'Aix n'était-il pas tout à fait oublié. Gaïlen savait que sa relation avec la blonde était ambiguë et sujette à épreuves. Il était bien jeune, la jeune fille faisait preuve de caractère et il ressentait envers elle une amitié qui était incompatible avec une seine relation employeur / employé. Ajoutez à cela les humeurs d'adolescents victimes de poussées hormonales et vous obtenez notre explosif cocktail.

Pourtant, la jeune femme vint se mettre à son service dés leur arrivée sur le campement dauphinois. Gaîlen lui sourit et tenta de rompre la glace.


Eh bien, je n'ai pas vraiment de projets. Je pensais que vous profiteriez de la route pour me parler un peu plus de cette belle province.


Il se tourna, cherchant le chef de sa garde du regard.

Bart, je vous laisse soin de faire installer mes affaires. trouvez Koen, il doit avoir tout préparé pour notre arrivée. Damoiselle Cassandre et moi allons découvrir les environs.


Tendant le bras , un sourire d'ange aux lèvres, il ajouta :

On y va ?

_________________

Ceci est un jeu. MP si je vous oublie.
Cassandre_
Sale caractère mais cœur d’artichaut également, la Blonde. Elle n’en était pas encore à espérer pouvoir fricoter avec un garçon, comme on le lui disait lorsqu'elle était petite, mais le sourire charmeur du Comte fit voler en éclat tout ce qui restait de sa contrariété. Son bras s’enroula autour du sien.

Vous allez voir le paysage est très varié. Je ne sais pas si nous pourrons rester quelques jours après le tournoi, mais vous ne pouvez pas repartir du Lyonnais sans avoir goûté à quelques spécialités gastronomiques. Comme les poires au Beaujolais, ou la Clairette de Dié. Ou le Génépi du Vicomte de Gaudemar.

Le rouge lui monta soudainement aux joues.

Hem, ce n’est pas que je veux vous saouler. Là comme ça, on dirait que le Lyonnais Dauphiné est un duché d’alcooliques.

Elle se mit à rire avant de reprendre son sérieux.

Si nous avons le temps, peut-être que nous pourrions allez à Aubessagne, sur les terres de maman. Vous comprendriez pourquoi elle a du mal à quitter sa montagne depuis qu’elle n'est plus Blanche. A cette saison l’endroit est particulièrement agréable. J’y ai de bons souvenirs.

Le sourire de la Blondinette s’était davantage illuminé, repensant aux quatre cent coups qu’elle avait pu faire avec Rémi et Florestan. Et en bonne pipelette qu’elle était redevenue.

Et puis sur les terres de son suzerain, vous pourriez contempler les vitraux qu’elle a réalisés. Vous saviez qu’elle avait ce talent ?

Si Gailen voulait cerner un peu mieux l’attachement de sa famille à ces terres, il fallait en passer par là. Il comprendrait pourquoi malgré son envie de voyager à ses côtés et de le servir, une partie d’elle resterait aussi fidèle au LD. Et surtout pendant qu’elle le noyait d’informations touristiques, la Blonde n’avait pas besoin de s’expliquer sur son comportement à Aix et sur les différents qu’Alix avait avec sa mère. Parce que malgré les apparences, Cassandre connait tous les visages que sa mère a croisé ces dernières années, ou presque. Et celui-là aurait pu être un petit protégé de la Monssygnac.
_________________
Actarius
[Campement d'Euphor]


Le rouge et le blanc, le Comte du Tournel avait décidé de mettre les couleurs de son fief à l'honneur. L'azur, le phénix et les lyres familiaux lui avaient suffisamment porté malchance. Bien évidemment, les couleurs euphoriques n'étaient pas tout à fait absentes du lieu. Quelques oriflammes flottaient de ci de là, certains suivants arboraient également le motif du blason des Euphor. L'installation du campement avait pris plus de temps que de coutume, car le Pair avait décidé de voyager "léger". Et pour cause, il était prévu qu'il reçoive plusieurs personnes durant son séjour lyonnais. La première se tenait justement de l'autre côté de la table, face à l'impressionnant Mendois occupé à manger une pomme tout en écoutant les dernières nouvelles de ses fiefs languedociens. Profitant de la proximité de sa Province natale, Actarius avait décidé de poursuivre quelques discussions et décisions laissés en cours lors de son dernier passage au Tournel. C'était également l'occasion de donner les premiers instructions en vue des joutes qui se dérouleraient dans un peu moins d'un mois dans son comté.

La discussion semblait animée et résonnait de ses inflexions du sud - l'Euphor ne crachait jamais sur une opportunité de parler dans sa langue natale - jusqu'au dehors du refuge de toile. La faute bien évidemment au chambellan du Pair, qui rappelait à son maître tout ce que l'organisation d'un tel événement pouvait avoir de dispendieux. Joan, puisque tel était le nom de ce fidèle serviteur d'Actarius, rompit finalement à force de plier sous les souhaits impérieux du Comte et quitta peu après la tente non sans grommeler une fois les oreilles de son seigneur hors de portée. Ce dernier resta avec sa pomme, l'air amusé et attendant visiblement une nouvelle intrusion dans son refuge. C'était du moins ce que laissait croire son regard d'ocre brûlé porté vers l'ouverture.

Il appela bientôt un de ses hommes auquel il confia le trognon et demanda une cruche d'eau ainsi que deux hanaps. Le deuxième étant réservé à ce nouvel écuyer qui ne tarderait sans doute plus à apparaître. D'une main ferme, il balaya un pépin qui avait eu l'audace de se loger dans un pli de son pourpoint d'azur. Récalcitrant, celui-ci poussa le vice jusqu'à rebondir sur la table et à se poser avec impudence sur les chausses blanches du Mendois, qui déploya sa grande taille et son imposante carrure, un brin piqué dans son orgueil, pour se débarrasser une bonne fois pour toute de cet intrus. La victoire fut sienne et il arbora une moue satisfaite, glissant sa sénestre dans sa chevelure d'écorce, grisonnant sur les tempes, où régnait cette belle anarchie. Puis, ses doigts se portèrent sur son menton poilu qu'il caressa un instant. Le valet revint avec la cruche exigée et fut congédié après avoir reçu la consigne d'introduire l'homme qui se présenterait sous le nom de Vaudalm. Arcadhias de Vaudalm, le nouvel écuyer en question.




_________________
Arcadhias
[Arrivée aux Campements]

Quelques jours de cheval pour arriver finalement en Lyonnais-Dauphiné.
La lice Saint-Georges, où des dizaines de tentes et autres chapiteaux s'étaient installés autour de celle-ci, avec des centaines de personnes s'activant avec hâte telles des fourmis en leur demeure.
Pas d'indications, des espaces étroits entre les campements, un bruit infernal..
Cherchant celui de son probable futur maître, il essaya de demander à des valets qu'il croisait, ceux-ci ne se donnant même pas la peine de le regarder ni même de l'écouter, ne laissant rien perturber l'accomplissements des tâches qui leurs avaient été données.


« Excusez moi ? ..
S'il vous plaît ? .. La tente du ..
Le Comte du ...
Ooooh !!!

Diantre on se croirait à Paris ici ! »


Commençant à s'énerver de ne pas trouver à la fois l'endroit et de personne pour l'y aider, il se dit qu'il allait y passer le temps qu'il faudrait, même qu'il finirait par trouver !
Il gratta sa barbiche un instant, réfléchissant à la meilleure manière de procéder.
Arcadhias fit donc le tour le tour du campement par l'extérieur, monté sur son cheval espérant ainsi trouver ce qu'il cherchait, en vain.
Entrer dans les artères du campement était donc nécessaire ...

[Campement d'Euphor]
Une bonne heure plus tard, enfin !

Il vit la tente couleurs argent et gueule correspondant au Comté du Tournel, et les autres armes, gonfalons et boucliers déposés autour ne lui donnèrent plus aucun doute. Il était où il devait être.
Voyant un page faire des allés venus dans la tente, il attendit à l'entrée de celle-ci qu'il sorte de nouveau.

Chose faites, il l'interpella ;


« Ola mon brave !
Pouvez vous m'annoncer à Son Altesse ? Je suis Arcadhias de Vaudalm ? Je suis attendu.

Enfin .. normalement »
, marmonna t-il
_________________
Hersent
[A la recherche du campement du Duduc]

Sa cousine ayant réussi à embarquer son suzerain aux joutes, Hersent ne voulant pas s'imposer chez les Poitevins, qu'elle irait saluer lorsqu'ils arriveraient, chercha partout l'oriflamme du Duduc de Rosnay. Elle lui avait indiqué que des joutes étaient organisées en Lyonnais-Dauphiné, et il s'était empressé de s'y inscrire.

Comme d'habitude son écuyer Jehan s'était occupé de la charrette es joutes, avait vérifié que tout y était, même l'armure griffée des DO. Elle avait souffert depuis que sa porteuse joutait, des réparations avaient été nécessaires et le forgeron de Compiègne avait réussi des prouesses: alléger l'armure ce qui lui permettait d'être moins engoncée et de se mouvoir plus librement.
Elle rageait toujours après son "vidage d'étriers" face à Aimelin... un jour elle lui rendra la monnaie de ses pièces et elle lui fera alors goûté au sable de la lice.

Le voyage fut un peu longuet vu qu'il n'y avait que Jehan à qui faire la conversation ce qui avait frustré l'Ar Sparfel. Elle avait récolté des simples en cours de route, des simples introuvables en Champagne. Comme ça, si elle n'allait pas très loin dans le tournoi, elle ne sera pas venue pour rien.

Les participants étaient nombreux, les campements fleurissaient et toujours pas de Rosnay en vue. Où était-il diable passé???
Elle aperçut un baluchon posé en vrac dans un coin, pas trop mal le coin, un bon point pour le Duduc. Elle démonta de cheval rapidement et se porta à sa rencontre.


Kels!!!! Te voilà enfin. Que vois-je en dehors de ton baluchon? Rien! Comment comptes-tu jouter sans lance et sans armure? Où comptes-tu dormir? A la belle étoile?

Elle soupira, un brin amusée: il ne changerait jamais celui-là et elle comprit très vite qu'il lui faudrait partager tente et matériel avec lui. Restait plus qu'à prier pour que le tirage au sort ne les mette pas face à face sinon le partage de l'armure et des lances aurait de grandes chances de virer à la farce digne d'un parvis de cathédrale pendant la grand'foire!

Jehan, tu montes la tente et n'oublie pas le paravent pour que je puisse conserver un minimum d'intimité.

Alors Kels, prêt à faire mordre la poussière à quelques nobliaux?


Elle s'installa, dans l'herbe grillée par la chaleur de juillet, aux côtés de son ami Kelso, attendant des nouvelles de ses aventures marines.
_________________
Marguerite.
    [Campement d'Arduilet - Avec Koen]


Le sourire de mon recruteur me parut un bon signe. Déjà, d'extérieur, je lui plaisais. Dans le sens où je lui semblais avoir le physique correspondant aux tâches demandées, hein ! S'il avait fallu une bonne grosse servante capable de soulever de lourdes charges de deux bras puissants, il n'aurait sans doute pas fait cette mine en me regardant. J'envisageais donc la suite un peu plus sereinement, bien que... Par un curieux effet, l'angoisse me faisait danser, de telle sorte que je ne cessais de transférer mon poids d'une jambe sur l'autre, si bien qu'il aurait pu croire que j'étais prise d'une sérieuse envie d'uriner.

Enfin, il ne dut pas s'en rendre compte tout de suite, puisqu'il baissa les yeux vers ses notes, sans doute son maître lui avait-il préparé une liste de questions. Il m'en posa d'ailleurs quelques uns, et je pris quelques demies-secondes pour y réfléchir avant de lui donner ma réponse.


    - Et bien, comme je vous l'ai dit... Je me prénomme Marguerite. J'ai seize ans environ. Je n'ai jamais connu mon père, et ma mère est morte l'année dernière, alors je suis allée travailler à la ferme Etcheverry, pendant un an. J'ai appris tout ce qu'il fallait sur la ferme, et dernièrement je m'occupais des livraisons car j'étais la seule à savoir lire et écrire.

Mon discours était un peu brouillon, je tentai donc d'organiser mes idées.

    - Donc, je sais tenir une maison comme il faut, m'occuper des animaux, lire et écrire mais ça je l'ai déjà dit, compter, et...

J'hésitai à lui confier que ma mère m'avait appris la botanique et l'art de confectionner des remèdes. Mais finalement je préférais taire ce point, quelques fois qu'il serait du genre paranoïaque. Les gens avaient si vite fait de crier à la sorcière... !

    - Cuisiner, aussi, un peu, mais je doute qu'un Comte aime beaucoup la soupe de haricots ou le pain noir.

Quant à savoir ce que j'attendais de ce poste... Je n'y avais pas vraiment réfléchi, mais... Mis à part un salaire, il y avait aussi, sans doute, le prestige de travailler pour un homme bien né plutôt que pour un fermier.
_________________
Enzo
    [ Campement Montbray-Sempère ]


Il n’avait pas eu de réponse. Il avait attendu le dernier moment avant de venir. Soupirant. S’agaçant, surtout. Il avait même écrit à Minerve pour tenter de savoir s’il était inscrit ou pas, aux joutes. Aucune réponse. Encore. Le jeune homme à peine arrivé à Montpellier avait donc hésité à repartir pour le Dauphiné. C’est qu’après sept mois de guerre et à peine de retour chez soi, partir pour éventuellement ne pas pouvoir participer aux joutes, ça ne motivait pas. Mais pas du tout. Alors il avait tourné en rond dans l’Oustau, hésitant, s’énervant, regardant les quelques gens autour de lui, indécis, ne sachant pas ce que le maitre des lieux leur annoncerait finalement. Et s’il était appelé ? Si on le nommait en lice et qu’il n’était point présent ? Ça serait honteux. Pour lui, son nom et sa famille. Il avait soupiré, et finalement l’ordre que l’on prépare ses affaires avait été donné. Il devait y aller. Il trouverait bien quelque chose à faire sur place, si jamais l’ennui le prenait et qu’il n’était pas amené à jouter. Ce qui risquerait de le mettre de fort mauvaise humeur, ceci dit. Il n’avait plus qu’à espérer qu’il était inscrit. C’est donc au couleur de Valsiger que le jeune Montbray-Sempère était arrivé, accompagné de quelques gens seulement. Sa femme quant à elle avait préféré rester à Montpellier, sans doute épuisée de suivre son mari partout et de cette guerre qui les avait rendu las. Il n’était toutefois pas venu seul. Elle était là. Dans la voiture qui suivait le petit groupe. Ainsi, s’il advenait le cas qu’il ne puisse jouter, il aurait de quoi se distraire et se calmer, certainement. Son Escarilha. Enzo descendit de sa monture d’un mouvement brusque, délaissant l’animal à l’homme qui serait son écuyer pour ses joutes. Faute de mieux. Son regard vert se posa ensuite alentour, fixant par instant les oriflammes battant et de sourire quelque peu, en coin. Une main vint fouiller dans le sac qu’il avait à la taille, extirpant une pomme dans laquelle il croqua avec appétit. Il alpagua ensuite un jeune roux qui venait d’arriver dans la mesnie et qu’Enzo avait rapidement trouvé efficace et doué. Assez pour qu’il le suive jusqu’ici, du moins.

- « Evroult ! Adus la ! »

Un soupir et le jeune homme lissa ses braies puis son pourpoint observant avec attention le manège des quelques hommes qui montaient la tente. Pendant un instant, il se demanda s’il ne devrait pas amener Christopher à ses joutes, une fois. Son fidèle bras droit. Ceci dit, le savoir à Montpellier rassurait aussi le jeune noble en ce qui concernait les affaires de l’Oustau, mais aussi l’Angloys pourrait surveiller Gabrielle et que tout tourne bien au sein de la mesnie. Il était celui que les gens devaient écouter quand le maitre des lieux était absent. Enzo retira finalement son casque et secoua légèrement ses cheveux qu’il avait finalement coupés, puisque la guerre était terminée. Des boucles brunes tombant sur ses épaules ne restaient plus que les cheveux en bataille qui étaient bien trop souvent impossible à dresser. Il pénétra dans la tente qui lui servira d’habitation le temps des joutes, et soupira de nouveau. À peine avait-il pu passer quelques nuits dans un vrai lit qu’il le quittait pour se retrouver de nouveau dans une tente. Vraiment, s’il n’était pas inscrit aux joutes, Enzo risquerait d’être fortement en colère. Surtout qu’il l’avait fait dans les temps impartis ! Le petit page lui avait même mentionné avoir bien remis la lettre pour les inscriptions. Il secoua la tête, mais prit toutefois une meilleure mine quand il vit pénétrer dans la tente sa jolie blonde. Léger sourire.

- « Adishatz polida Escarilha. Cela tombe bien que tu sois déjà là. Il me faut discuter de quelques modalités avec toi. Ta présence ici, avec moi, ne doit pas se remarquer tu te doutes bien…De ce fait, tu vas te changer, que tu aies l’air d’un mauvais garçon. D’un écuyer plutôt que d’une jolie blonde qui accompagne un jeune Seigneur alors qu’il est marié. »

Et de lui sourire légèrement, tout en se versant du vin dans une coupe en étain. Quand ceci sera réglé, il sortira et tentera peut-être d’aller voir s’il n’y a pas des nobles qu’il connaît.

Trad. phrases occitanes :
- « Evroult ! Amène la ! »
- « Bonsoir belle Escarilha. Escarilha étant un surnom qu'il lui donne et qui veux dire « Jasmin jaune »

_________________
See the RP information <<   1, 2, 3, ..., 6, 7, 8   >   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)