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Entrevue de la noire avec le Coms Philippe de Cetzes (à partir page 8)

[RP] Hôtel de Cetzes

Jean.de.cetzes
Le jeune de Cetzes avait commencé chichement sa vie dans le Comté de Toulouse avec un petit champ de maïs, à Castres, dont il avait su tirer parti, lui permettant d'acquérir un second champ sur lequel il fit élever de gras moutons. trouvant le maïs peu rentable du blé fut cultivé à place ce qui lui permit de lui procurer rapidement une rente de près de 100 écus par semaine. Fort de ce capital il avait fait acquisition près du Comté d'une patente de tisserand permettant d'accroitre un peu plus ses gains, conforté par sa solde d'officier royal. Ainsi, assez rapidement, de Cetzes devint assez riche pour pouvoir acquérir un hôtel en la belle Toulouse. Ce n'était pas un grand hôtel particulier - avec cour - que possédait certains notables bien établis. C'était plutôt une belle maison, en centre ville, à la façade sobrement mais joliment ornementée, en pan de bois, à triple encorbellements dont le premier reposait sur de fortes potences et se trouvait en saillie d'une bonne demi-toise sur la voie publique. Face à la maison on pouvait distinguer, en hauteur, à l’aplomb du mur mitoyen de droite des cheminées assez importantes. A l’aplomb de l’autre mur ... ben rien. (pour avoir une idée de la chose)

La façade était ornementée de quelques statues en bois représentant d'un côté Samson tuant le lion, et de l'autre saint Michel terrassant le démon. Jean avait particulièrement apprécié la qualité de ce travail d'ébéniste et c'est, avec la grande cave dont il disposait en cette demeure, ce qui l'avait poussé à l'acquérir. Un autre argument de poids l'avait fait choisir la demeure : les fenêtres n'étaient pas trop étroites et permettaient de s'éclairer à moindre cout lui offrant ainsi la possibilité de financer sa cave plutôt que ses bougies. A choisir, il n'y avait pas d'hésitation à avoir !

Ce fut d'ailleurs l'un des premiers endroits de la demeure qui fut garnie par un tonneau de champagne, un tonneau de bordeaux, un autre de bourgogne et de Tokay. Ce fut d'ailleurs une sacré affaire que de voir les tonneaux rouler jusqu'à la cave par la trappe aménagée par le concepteur, sans doute lui aussi, amateur de bonnes boissons, permettant l'entrée des tonneaux. Car à recevoir il fallait bien les faire entrer avant de recevoir certaines barriques - par la taille - bien moins enivrantes et bien plus assommantes. Le vin permettait de voir le temps filer plus vite en leurs présences.

Une fois les tonneaux entreposés au frais et la trappe scellée, de Cetzes fit entrer les meubles. Il n'y en avait que peu pour l'instant. Quelques lits, bien évidemment, mais également un bureau de travail, une table à manger assez grande pour recevoir, quelques tapis et tapisseries pour la chaleur et le décor, mais assez peu car il n'avait pas encore de grands moyens. Il y avait des chaises, du matériel de cuisine, des cierges, des chandeliers, deux ou trois lustres, quelques coffres contenant des vêtements, et du linge de maison, une baignoire en bois pour les grandes occasions, quelques bancs, une bassine en cuivre et en étain. Furent amenée également des cruches, des écuelles, des mortiers et des saloirs, des poêles et des plateaux. Et le matériel nécessaire à tout héraut, à savoir des livres, des livres, des livres, des livres et des ... livres. Mais encore des étuis à livre, et une bibliothèque ou plutôt les planches qui feraient offices de bibliothèque une fois assemblée par les quelques charpentiers chargés de finir l'aménagement intérieur de la bâtisse. Ce fut un grand remue ménage qui dura plus de deux jours et qui nécessitât grand rangement par les gens de maisons qu'il employa pour l'occasion de son séjour en la cité.

Il espérait bientôt y recevoir bonne compagnie et y faire bonne chaire. Peut-être même y donner quelques fêtes pour fêter quelques heureux évènements futurs ou pour oublier quelques déconvenues à venir. Mais en tout cas, le 24 juin de cette année, il pensait y donner réception pour son anniversaire, si les résultats des élections, qui seraient connus à cette date, s'avéraient favorable à lui et ses compères.


Edit : les différents édits sont ceux du titres qui évoluent au fil des RP qui y sont joués.

Modif' du titre à la demande de l'auteur - {EL}
Jean.de.cetzes
Le Roi est mort... Certains s'en réjouiront et s’exclameront "enfin !" ou plus sobrement "ca, c'est fait". Jean lui voyait tout le mal qui pouvait sortir de ce trépas. Les opportunistes allaient profiter de la période de flottement inéluctable de la régence et de la campagne électorale pour la couronne de France. Oh bien sur il y avait une période de deuil mais déjà l’Église se réjouit et annonce à qui veut l'entendre qu'elle a remportait la victoire définitive et que le Très Haut a enfin fait justice. Billevesée ! Le Très Haut ne rend pas justice dans le monde des hommes mais seulement là Haut. Il a permis aux hommes de laisser libre court à leurs volontés et de choisir par eux et pour eux mêmes le chemin de la vertu ou du péché. La vérité c'est que les Hautes Instances de l’Église de Rome était corrompue. Hélas. Oui. Hélas car la plupart des serviteurs du Très haut dans le royaume était des clercs intègrent et dévoués, au service des fidèles et de Dieu. Mais à tout pouvoir il y a une corruption et cela faisait maintenant longtemps que les prélats avaient cédé à la tentation et avait cédé au Sans Nom. Arilan par exemple qui prenait ouvertement le parti d'une liste politique pour assouvir sa soif de pouvoir. Jean avait de toute autre vu sur la question de la religion et de l’État. Peut-être avant-gardiste, mais il saurait, un jour ou l'autre, les faire entendre. En attendant la fête qu'il avait projeté pour son anniversaire était ruiné avant même d'avoir été annoncé. La mort du Roi avait fait entamé un deuil national jusqu'au 24 inclus. Qu'à cela ne tienne la fête aurait lieu le 26 ! Et tant pis si les aveniriens remportaient la "bataille" électorale. Ils seraient eux-aussi invités car demain ils travailleraient tous ensemble, nécessairement pour le bien du Comté. En attendant couleurs en bernes. Mais cela n’empêchait pas le Jeannot de préparer la chose. Il passait discrètement - oui parce que c'était pour faire une surprise à ses amis avant tout - commande de vin et de nourriture, il recherchait des troubadours, des jongleurs et des danseurs, mais aussi des maîtres-queux. Les riches comme les pauvres seraient les bienvenues, les puissants comme les faibles. Chacun trouveraient à manger et à boire. Tout le monde ferait ripaille, Aristotélicien de France ou de Rome et même d'ailleurs s'il y en avait. C'est ainsi qu'il entendait dépenser son argent ! Il n'était pas un collectionneur d'or tel qu'était parodié le vicomte de Lordat, Erick Aymercah. L'argent n'avait aucun intérêt en soi. Par contre, transformé en bonne boisson et bonne chère, en bonne musique et bonne danse, en bonne réception et bons plaisirs, menus ou grands, en galantes et aimable compagnie, alors l'argent valait de l'or !

Ainsi les tables dressées seraient recouvertes de belles nappes blanches sur lesquelles reposeraient de grandes coupes sur pieds contenant les mets principaux. Les autres mets seraient comme il est de coutume disposaient sur de larges tranches de miches de pain absorbant généreusement le jus bien gras et bien riche des viandes hachées comme il se doit pour ne point risquer de déchausser les dents abimées des vieilles biques. Et elle sera bien relevée, tout comme il se doit, pour ne point empoisonner les plus fragiles mais donner une bonne colique aux importuns. Seraient ainsi servis en premier, "Vinaigrete, cretonnée de lart, brouet de canelle,venoison a clou". Puis viendraient ensuite "Paons, signes, hérons, lappereaux au saupiquet, perdriaux au sucre". Une fois l'appétit primaire satisfait, le troisième mets viendrait contenter les petits creux restant : "Chapons farcis dedens de cresme, pastés de pyjons, chevrotz." Enfin, pour les gourmants seraient donnés des "Aigles, poires a lypocras, lesches dorées, gelée, cresson. et "Cresme blanche, amandes, noix, noysilles, poyres, jonchée." Chacun pourra y mettre la main et la porter à sa bouche et se lécher les doigts pour ne point graisser de trop les godets emplis de vins et de bières de toutes sortes. Ce serait là grand festin ! Avis aux amateurs !
Le.menestrel
Où est-ce que ce foutu hôtel se trouve ? Il aurait pu être plus précis qu'ca le de cetzes ! Quelle prétention de faire appeler son hôtel par son nom. Encore un nouveau riche tu verras. A tiens le voilà. Oui. Bon. C'est vrai qu'elle est belle la bicoque. Hein ? Allez heurte donc la porte et dit bien que c'est la compagnie du ménestrel qui s'annonce à la demande du proprio.

La compagnie du ménestrel. Un nom aussi prétentieux que celui de l'hotel de Cetzes. Il le savait le musicos, mais il l'assumait. Sans doute autant que le propriétaire du lieu qu'il allait servir le temps d'un soir. Il aimait à changer régulièrement de patron. C'était une belle liberté que ne point être attaché à un maitre comme les valets de chambre qui changeait le même pot emplie de la même mauvaise odeur chaque matin. Lui au contraire vivait au grand air, la journée, parfois y passer la nuit lorsqu'il n'étais pas pensionner par un bourgeois ou un nobliau qui voulait profiter d'un peu de bonne musique. Mais c'était sa liberté et il ne l'aurait troqué pour aucun fief, aucune rente ni même aucune femme. Pouah, encore moins pour une femme. Une femme ça se trousse avant de se carapater sinon elle vous détrousse !

GNnnnn - c'est le bruit de la porte qui s'ouvre. Oui ca fait très film d'horreur. Et alors ?

Un page : Qui va là ? - original hein ?

Le musicien : La compagnie du ménestrel. On nous a ben d'mander d'venir - S'il eut été bourgeois il aurait dit "Le jeune de Cetzes nous a fait mandé". Mais lui, là, celui qui parlait... Oui, lui, là ! Vous voyez bien. Allons ne faits pas semblant de ne pas comprendre, le petit joueur de flute à bec et, à l'occasion de Douçaine, qui accompagnait le joueur de viole de Gambe qui le devançait et lui avait commandait de frapper à la porte. Oui cela là. Voila. Et bien lui c'était un pécore sortit du ruisseau parce qu'il savait jouait du pipot. Oh oui, je vous voir venir. Mais non, pas de ce pipot là. Le joueur de viole - non, pas de viol - n'avait pas ces penchants. Ce qu'il voulait c'était gagner sa vie avec la musique, et le gamin était bougrement doué !

Le page : Ah oui, vous êtes attendu, et vous êtes en retard !

Le joueur de flutiau :C'est qu'nous n'avons point d'heure depuis qu'l'archeveque ne fait plus sonner les cloches et qu'on s'trouve fort démunie pour savoir si c'est l'matin ou bien l'soir !

Le page : Allez grouillez-vous, moi j'veux pas savoir. Suivez moi mais décrottez vous les pieds d'abord ! dit il en indiquant l'arceau en métal inscruté dans le mur de façade

Les musiciens, en choeur : Ci- fait ! Ci-fait !

Tous entrèrent dans la demeure. Ils étaient sept. Un joueur de viole de gambe, le "leader" du groupe, le petit joueur de flute, le "bizut", un gros joueur de Sacqueboute joufflu - le joueur pas la Sacqueboute ! -, un grand joueur de Tambourin, un joueur maigrelet de trompette, un curieux joueur de Le luth occidental et un joueur, évidemment, de Vielle à roue. La joyeuse troupe, d'apparence assez disparate entra, instrument à la main ou sur le dos dans la demeure, espérant qu'il leur serait accordé gite et couvert jusqu'à la fête.
Jean.de.cetzes
Après s'être fait livré un tonneau de vin de la Rioja, un tonnelet de vin de Porto, quelques belles grappes de raisins et un bon jambon Iberico dont il s'était assuré personnellement de la qualité Jean reçu les musiciens, dégustant une belle tranche de Jambon accompagné d'un peu de Porto. Ce qui était troublant c'est qu'en cette période de disette les marchandises de luxes restaient abordables tandis que les denrées courantes atteignaient des prix exorbitants.

Jean : Ah ! Voilà donc les musiciens. Entrez je vous pries !

Le ménestrel, tout en courbette: Lo bonjorn messer, lo bonjorn !

D'un geste il fit comprendre à ses compères de jouer pour impressionner le commanditaire espérant ainsi gagner ses faveurs et son hospitalité. Trois jours de paie valent mieux qu'un ! Alors ils jouèrent, quelque chose d'enjoué, de gai, et même pourrait-on dire, de festif et de chantant tout à fait en rapport avec la fête et la pénurie de vivre... Car oui tous jouaient et tous chantaient. D'où l'intérêt d'avoir un petit pour les voix aigu, un gros cochon pour le grave, etc.

Alors Jean écouta sans avoir vraiment eu le choix. Il écouta et apprécia la qualité musicale du groupe. Mais... mais.


Jean : Vous n'auriez pas quelque chose moins... parlant ? En fait je préfèrerai que vous chantiez peu et jouiez beaucoup, donc comme à la fin de ce gentil morceau. Voyez ?

Le ménestrel, contrarié, mais déférent : Ouiiii Bien suuuurrr. Comme cela ?

Ils jouèrent après une très courte concertation un air sans parole. C'est anachronique ? Oui et alors ?!

Jean : Parfait. Allez hop Embauché. Allez donc en cuisine vous restaurer. On vous indiquera ensuite le grenier si vous souhaitez le gîte.

Le groupe ne se le fit pas dire deux fois et déguerpit en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Tant mieux ! Jean pouvait de nouveau savourer son vin et son jambon. Mais c'était sans compter le prompt retour du Ménestrel

Le ménestrel : Pardon votre bienveillance. Mais nous n'avons pas parler de l'essentiel ! Le gîte et le couvert sont une rémunération coutumière mais combien comptez vous nous donner ? Peut-être votre bonté nous ferait-elle l'honneur d'une petite avance ?

Les yeux du troubadours brillaient en pensant aux piécettes qu'ils recevraient.

De Cetzes prit une bourse qui se trouvait sur son bureau à cet effet contenant 25 écus et la lança vers le troubadour qui ne manqua pas de la rattraper.

Jean :
25 écus d'avance. Soit un tiers de la somme finale payable le lendemain du concert. Tu feras le compte.

Le ménestrel : Oh merciii. Il le dit sans avoir tout à fait la certitude du montant total. Mais comme le tiers c'est moins de la moitié et donc du total ça ferait plus de 25 écus en plus que les 25 déjà donnés. Bref, c'était pas mal payé en étant logé et nourrit en sus pendant trois jours et gratis ! Alors il reparti en faisant maintes courbettes, à reculons, puis une fois hors de vue, il courut rejoindre ses compères avant qu'ils n'aient bâfré toute la collation.
--Maistre.queux
Cré non de Diou ! Mais quand est-ce qu'on va pouvoir acheter la boustifaille à prix décent. Sont-y pas fou les gens ? ? ? L'autre jour yen avait qui vendaient leur pain sur le marché à plus d'huit écus. T'rends tu comptes ? Heureusement qu'cmatin il était retourné à prix raisonnable. On s'demande c'que fou l'commissaire au marché. Faudra en toucher un mot au patron ! C'est qu'depuis tous les gens en arment ont levé l'camp ca commence à aller mieux sur l'marché et avec un peu d'chance on va pouvoir servir l'menu qu'on a décidé ensemble. Et puis alors c'est fou c'qu'il a acheté à boire l'patron. A croire qu'il veut faire baigner tout l'monde dans le picrate !

C'est ainsi que le maître queux parlait à son petit commis en rentrant du marché. Il y avait acheté le bois nécessaire pour activer les feux, ainsi que la farine nécessaire à faire les pains et les tourtes. Le poisson attendrait, à quatre jours il y avait trop d'risques que ça pourrisse avant même d'être cuit. La viande par contre ça allait, alors il en avait pris quelques morceaux fraichement coupé par le boucher pour la faire rassir car c'est comme ca qu'elle est bonne ! Il en avait pris de diverses sortes, de différentes tailles et de différentes espèces pour que chacun y trouve son compte. Pis il avait acheté le sel et les épices car dans la cuisine il n'y avait rien du tout. Point neuve qu'elle était mais c'est les anciens proprio ils avaient tout emporté avec eux ! Alors il fallait tout découvrir en quelques jours et s'habituer au lieu pour être prêt pour mercredi. Pis c'qu'était ben embêtant pour l'maitre-queux c'était le nombre d'invité que le de Cetzes ne connaissait pas. Alors pour prévoir... Il fallait préparer quantité et être prêt à en faire d'avantage.

Allez va donc ranger tout ça et pis active les fourneaux. Parait qu'on a des saltimbanques à nourrir jusqu'à mercredi. Comme si qu'onon avait pas assez à faire pour mercredi !
Jean.de.cetzes
Bon c'est aujourd'hui la fête. Qui viendra ? Aucune idée pour le moment. Ce n'est pas grave. Même s'il n'y a qu'une personne Jean serait content. Et s'il n'y avait personne ? Et bien il profiterai seul des plaisirs de la vie. Il faut savoir apprécier les bons moments, quoi qu'il arrive. En attendant l'arrivée des premiers invités, c'est-à-dire tous ceux qui le souhaitent, quel que soit leur "bord" politique ou religieux. Tout était prêt, ou presque pour les accueillir. Les musiciens étaient là, les cuisiniers s'activaient, la plus grande pièce du logement avait été aménagée pour l'occasion. Mais rien d'extravagant ou de rutilant. Tout était fait en sobriété. Le Grand deuil avait prit fin mais il fallait observer tout de même une certaine décence. Et de toute manière le jeune de Cetzes n'aimait pas le clinquant. C'est également la raison pour laquelle le héraut n'avait pas fait annoncer par les crieurs publiques la fête. C’eut été indécent. Il avait préféré passer lui même, sobrement, le message aux personnes qu'il avait pu croiser ci et là, en taverne, en halle, ou par missive.

Il n'y avait maintenant plus qu'à attendre leur arrivé et pour ce faire Jean se tenait près de l'entrée, à l'intérieur, bien qu'il sortait la tête de temps à autre pour voir si personne ne venait et ne faisait retentir le bruit des pas dans les rues trop calmes de la capitale. Cette position dans la maison le faisait se tenir prêt des cuisines et les odeurs le mettaient en grand appétit ! La faim l'aurait bien guidé vers l'office mais il se devait de rester là pour accueillir les invités. Mais tout de même... il faisait faim et avait déjà hâte de se rendre au premier étage de l'immeuble pour y prendre collation avec ses convives !


Seigneur, faites qu'ils arrivent bientôt !
Catherines


[Casa Floreta]

Elle a reçu une invitation il y a déjà quelques jours et la laissé sur son petit bureau.
Elle n'a pas pris le temps de répondre à la personne qui lui a adressé ce parchemin ne sachant pas ce qu'elle ferait.

Il est temps de prendre une décision , elle va se rendre à l'hotel de Sieur Jean de Cetzes espérant qu'elle ne sera pas seule

C'est fébrile qu'elle cherche une tenue présentable , son choix s'arrète sur une une robe
en samit, simple mais élégante de couleur écrue ayant des galons brodés sur chaque manche
La jeune fille ajuste sa robe qui s'élargie en bas
Pour que la tenue soit parfaite elle prend une ceinture , qu'elle met sur autour de sa taille , et dont les bouts se terminent à mi-jambes par trois cordons

Il lui faut s'attaquer à discipliner sa longue chevelure qu'elle maintient avec un cerclet de la même couleur que sa robe.


Il est temps maintenant de prendre la route sans se perdre dans les ruelles


velours :Connu au Moyen-Age sous le nom de "samit",

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--Adon
Plus tôt dans la journée, le jeune Adon avait entendu deux compères musiciens parler d’une prestation. A les entendre la soirée serait ouverte a qui voulait, ce qui ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. Le jeune homme, mineur de son état n’hésita pas bien longtemps sur la marche à suivre, c’est qu’une aubaine comme ça fallait pas la rater.
Donc ni une ni deux il retourne dans sa cahute se préparer. Il se lave a grande eau, revêt sa tenu du dimanche et décrotte ses semelles, enfin bref, il s’emploie à se faire beau comme une chariote toute neuve. Autan dire que tout ça lui pris du temps, c’est que la mine sa vous encrasse de partout, même du dedans. Une fois prêt, confiant, il se met en route à la recherche du lieu convoité en sifflotant un aire guilleret.
Catherines


[Arrivée devant une belle bâtisse]

Elle a traversé sans encombre les ruelles qui séparent la Casa Floreta à la demeure qui lui a été indiqué sur le parchemin , une chance , elle ne s'est pas perdue
Devant elle se dresse une bien jolie maison levant la tête elle en reconnait la description qui lui a été faite quelques statues .

Arrivée devant la porte elle n'ose frapper il lui semble entre quelques sons discordants une nouvelle sorte de musique sans doute

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Cumluna
Cumluna était très en retard, il avait reçu l'invitation de messire de Cetzes depuis des jours ...

L'hotel avait belle allure, les domestiques s'affairaient a préparer un festin, la soirée allait bien se passer.


Bien le bonjour messire,

quel accueil, il faudra que je m'en inspire pour l'inauguration de mon hotel limougeaud ... Il est terminé mais je n'ai point eu le temps d'y faire une réception, Toulouse me manquait.


Cumluna sourit.

Bien, trêve de jalousie, vos gens peuvent ouvrir ce tonneau de vin de Bourgogne si vous le souhaitez. C'est mon dernier mais du meilleur millésime.
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--Adon
Lorsque Cumluna fut reçu par la maistre des lieux, le jeune homme à la chevelure bouclé se félicita de l'avoir suivit. Il semblait avoir suivit le bon bonhomme et de se fait être arriver à bon port. Ne restait plus maintenant qu'a pénétrer dans les lieux sans se faire refouler comme l'homme de peut qu'il était.

C'est ainsi qu'il se retrouve sur le pas de la porte à chiffonner son couvre chef en choisissant d'avance quelques mots don la tournure lui semble opportune.
Emmanuela
Une invitation avait été faite au cours d'une conversation amicale. La jeune princesse avait tout de suite apprécié le jeune homme et c'est sans hésitation qu'elle avait donc accepté de se rendre à la fête qu'il organisait.
Elle savait également que son anniversaire était proche, si ce n'est passé. La mémoire des dates n'avait jamais été son fort.
Elle avait donc amené un présent... assez original.
Mais qui connaissait la blonde ne pouvait pas s'en étonner.

Elle avait refusé de s'y rendre en carrosse, préférant monter à cheval.
Elle avait choisi une des juments issue de l'élevage de feue sa mère.
L'animal était immense, couleur de la neige, avec juste en son front une étoile noire.
La demoiselle avait vêtue pour l'occasion une houppelande cavalière d'un rouge sang, qui tranchait admirablement avec sa monture.
Cheveux au vent, et coiffée d'un petit chapeau noir ornée d'une plume rouge.

Une fois prêt de l'adresse indiquée, elle repéra quelques personnes devant la bâtisse.
Elle fit arrêter sa jument et attendit.
Aucun signe à la porte de Jean.
Légère pointe de timidité.
Elle se souvint que, mis à part son hôte, elle ne connaissait personne.
Elle se mordilla les lèvres, léger tic nerveux, et décida d'attendre quelques instants, afin de voir si les personnes entraient, ou si Jean se montrerait

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Catherine Elisabeth Von Frayner

(En raison d'une longue...très longue absence, si vous m'aviez envoyé un message ig merci de réitérer... RP en retard ? Mp moi ! retour d'ici juin au plus tard !
bannière en cours)
Jean.de.cetzes
Il semblait, à l'écoute du bruit qui s'élevait de la rue, qu'un attroupement commençait à se former devant l'hôtel. Il ne s'agissait sans doute pas d'une foule puisque les pas résonnaient distinctement. Il n'y avait pas le tumulte que produit une cohue désordonnée. Un petit groupe silencieux s'était donc formé en bas de l'immeuble. L'heure d'ouvrir les portes grandes et de laisse entrer les invités étaient donc toute proche. Jean demanda aux serviteurs de vérifier si tout était prêt de l'en informer, avant que de recevoir tout le monde. Lui en tout cas était prêt. Visiblement sa chienne aussi. La queue et la truffe frétillante à l'idée du repas auquel, elle aussi, aurait droit.
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(Impossible de lire mes mp IG...)
Elea_themis
les rues de la ville rose étaient vides et la jeune Marigny profitait de sa halte passagère pour visiter les abords de la Garonne, trainant son pas léger le long des rives alourdies de tant d'inondations du printemps.

Trainant ses pieds crottés de la boue des chemins, elle balançait son regard au hasard des ruelles que le soleil avait délaissées le temps d'un après midi pour laisser aux murs colorés le temps de respirer l'air de l'été.

Un attroupement la fit curieuse et elle se faufila plus avant pour mieux en goûter la raison. Une fête semblait poindre le bout de son nez en un hôtel particulier . Les invités semblaient arriver et Elea Thémis admirait les tenues raffinées qui s'y pressaient. Levant la pointe de ses pieds, elle était bien placée pour le spectacle et se réjouissait à l'avance de ce que ses yeux découvriraient.

La guerre était chose vilaine et toute attraction était bonne à prendre à son esprit qui ne demandait qu'à vagabonder en cet instant.

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Jean.de.cetzes
Le moment était venu d'ouvrir les portes ! Le page venait de lui annoncer que tout était prêt. Les musiciens étaient en place, et la musique commençait déjà à résonner dans les murs parées de leurs tapisseries. Le vin était en place sur les tables, les cuisines prêtent à envoyer tout ce qui pouvait être absorbé par les convives. Que la fête soit belle !

Ouvrez la porte je vous prie -demanda Jean au page.

Lorsque ce fut fait, Jean s'avança, tout sourire. Il reconnu dans la rue des personnes de sa connaissance. Le bailli Catherines, la Prince Catherine Elisabeth, et le médecin Cumluna qui s'empressa de le saluer.

Soyez les bienvenus ! Entrez, je vous en prie.

Puis il répondit au médecin - Je vous remercie messer Cumluna pour vos compliments et pour ce tonneau duquel coulera dès ce soir le précieux nectar bourguignon.

Se trouvaient également parmi ces personnes d'autres qui ne lui étaient point encore connues. Un homme à la chevelure bouclé et une femme, sans doute du même âge que le bailli.

Bien le bonser, je suis Jean de Cetzes et suis ravi de vous accueillir en mes appartements. Il n'y a jamais trop de monde pour s'amuser et oublier les tourments de la vie.

Arriverait-il d'autres personnes ? Il l'espérait ! En attendant il fit signe au page de conduire les convives vers la grande salle pour qu'ils y reçoivent de l'hypocras fraichement préparé pour les mettre en appétit et qu'ils profitent de la musique tout à leur aise. Ce soir on danserait et ferait bombance ! On oublierai la vilenie de certains, on oublierai la guerre l'espace d'une soirée, et l'on penserait avec son ventre et plus bas peut-être aussi. Le «cheval érotique» galoperait-il dans la nuit ? Rien n'était moins sur, mais à bonne ripaille, bon rapports, n'en déplaise à Bartolomeo Sacchi dit "Platine" qui recommandait de ne point forniquer le ventre plein... Quelle bêtise de curé ! Les antiques grecques étaient plus cultivés, à l'instar de Gallien qui prêchait qu'«une double jouissance" était nécessaire à la fécondation» ! Or, justement, pour double jouissance il faut des forces et donc manger et boire tout son saoul !
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(Impossible de lire mes mp IG...)
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