Il était une fois, dans une abbaye comtoise, une belle femme arrivée peu après son mariage, avec un grand manteau bleu, fourré d'hermine, aux attaches de passementerie. Elle avait les cheveux noirs comme l'ébène, et s'appelait Lhise de Tapiolie...
Une charrette arrive à Chablis, baronnie primitive et siège bourguignon de Charles de Castelmaure. La nouvelle n'est pas encore parvenue aux visiteurs que le Duc de Nevers s'en est allé quérir la gloire dans le Comté de Toulouse...
Cela fait maintenant quelques semaines que Béatrice de Tapiolie se morfond à Chablis. La lettre qu'elle a écrite à son père tarde à trouver réponse. C'est sans savoir qu'un oncle est en chemin...
L'attrait de la ville est grand, pour une ancienne recluse rurale. L'attrait est d'autant plus grand, quand il s'agit d'une capitale... Et quoi de mieux à faire, qu'y aller visiter les lieux de savoir - et critiquer les savants ? (pages 1 & 2 - affichage de 15 messages par page)
La reconnaissance paternelle n'étant que de peu de valeurs, si les autorités ne la valident pas, voici donc comment Béatrice de Tapiolie rompit le calme et la tranquilité de la chapelle Saint-Antoine le Petit, jusqu'à enfin faire reconnaître non seulement sa parenté, mais aussi les dispositions testamentaires de son père... Fort inattendues.
Dijon. Fête de la Nativité. Une grande crèche vivant s'anime sur le parvis de l'église. D'un côté de la place, posant son oeil froid sur ce spectacle, Béatrice de Tapiolie, tristement solitaire. De l'autre côté, sur un banc, Vaxilart de la Mirandole, réchauffant ses mains sur une tasse de lait chaud. Au milieu, la neige. (pages 3 & suivantes - affichage de 15 messages par page)
Conviée aux joutes de Sainct-Omer, par une mystérieuse lettre qui ne laisse pas de l'intriguer, mais fort heureusement ravie de l'opportunité, quoique son père soit à l'agonie, Béatrice de Castelmaure, désormais héritière de tous les titres de son père, se présente en grand apparat aux portes du domaine des Ailhaud-Cassel, en Artois.
Dans le Petit Salon du Château de Sainct-Omer, s'attendant à être reçue par la Comtesse, pour laquelle elle a un présent pour le moins particulier, Béatrice de Castelmaure reçoit la compagnie inattendue de Lothaire de Cassel, Vicomte d'Ussé. Des deux personnages, c'est à qui aura l'orgueil le plus démesuré...
Les éliminatoires du tournoi. D'un côté, l'Esquerrièr. De l'autre, AsdrubaelVect de la Louveterie, Duc d'Amboise et de Luynes, Vicomte de Montbazon, d'Avallon et de Sombernon, Baron de Vouvray... Homme que Béatrice de Castelmaure n'a rencontré qu'une fois, dans le bureau du Héraut de Bourgogne, mais qu'elle honnit déjà - fierté familiale : il a voulu destituer Sa Seigneurie son père de tous ses titres bourguignons.
Huitièmes de finale. L'Esquerrièr affronte désormais le comtois Sirius de Margny, fils du Gros Prince de Condé Almaric. Le Gros n'a jamais vraiment apprécié les Castelmaure, mais il s'entraînait à la joute avec l'oncle Looÿs - qui à bien des égards avait quelques tares, au regard de sa famille.
Encore une fois, il s'agit d'une histoire de fierté familiale : l'Esquerrièr doit vaincre pour Béatrice de Castelmaure.
Venu pour être discret et rendre tout honneur à celle qui lui donnerait ses couleurs, le chevalier masqué, par ses victoires tant successives qu'éclatantes, commence à intriguer, lors qu'il affronte le maître des lieux, Grégoire d'Ailhaud. Béatrice de Castelmaure, petit à petit, entrevoit combien il lui est profitable d'avoir jeté son dévolu sur l'Esquerrièr.
Rien ne prédisposait Béatrice de Castelmaure à passer une mauvaise nuit. En vérité, elle ne fut pas précisément mauvaise... l'homme qui s'invita dans sa chambre n'était pas tout à fait désagréable, mais assurément, importun.
Au beau jeu des joutes, l'Esquerrièr n'a pas à rougir de ses performances, quand arrive l'avant-dernier tour. Il défaille, et Béatrice frémit. Mais rien n'est encore joué, et la victoire est encore à portée de main...
La joute est finie, et voici le temps de la courtoisie, de la discussion... De l'approche prudente et stratégique. Le Vicomte de Monestier de Briançon avait promis qu'il se rendrait auprès de Béatrice de Castelmaure, à qui il avait, avant le tournoi, offert une sacoche de nougat. En vérité, la jeune héritière se soucie très peu d'en savoir plus sur la friandise. Ce qui l'intéresse est bien plus insidieux...
Les festivités de Sainct-Omer se terminent par un bal, le premier de Béatrice, auquel, c'est certain, l'on dansera la basse danse. La jeune fille n'a jamais encore appris à danser ; ce n'est pas le genre de choses que l'on apprend au couvent... [Ce RP n'a jamais été fini.]
Pour comprendre la présence de Béatrice de Tapiolie à Saint-Omer, la narratrice croit bon d'enfin instruire le lecteur d'un détail important : la jeune héroïne, sans savoir ni pourquoi, ni par qui, mais non sans en être flattée, avec reçue, avec une petite émeraude, une invitation à une réunion secrète, qui se tiendrait à l'issue des festivités sus-nommées. Et voici comment se déroula la réunion, dans une sombre salle souterraine de Saint-Omer...
A la mort de son père, Béatrice de Castelmaure contacte la Hérauderie de France
pour réclamer son héritage. Mais les hérauts sont bien revêches, et
l'orgueilleuse héritière, fort impatiente. Mais rien ne pourra durablement empêcher l'ancienne béguine d'être Duchesse...
Ainsi s'achève le premier livre de l'histoire de Béatrice de Castelmaure, orgueilleuse fille de deux Pairs.
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Archiviste : Beatritz Ajouté le : 23/01/2009 - 00:47 Modifié le : 22/04/2009 - 23:03